A mon cabinet, vous êtes nombreux à me questionner sur les différentes étapes du deui. Parfois, vous vous étonnez d’avoir le sentiment de revenir en arrière, à une date-anniversaire notamment. Effectivement les étapes ne sont jamais totalement acquises. Il arrive, selon notre schéma mental ou les particularités du décès que l’on soit enclin à revenir en arrière ou à rester « bloquer » dans l’une de ces étapes. C’est un sujet terrible mais qui mérite d’être étudié.
La psychiatre Elisabeth Kübler-Ross a décrit plusieurs étapes fréquemment rencontrées dans le processus de deuil. Ces phases ne se succèdent pas toujours dans un ordre précis et certaines peuvent revenir plusieurs fois. Elles permettent néanmoins de mieux comprendre les réactions émotionnelles qui apparaissent après la perte d’un proche. Pour les personnes qui traversent un deuil à Vichy, comprendre ces étapes peut aider à mettre des mots sur ce qui est vécu intérieurement.
La première étape est souvent le déni : la réalité de la perte semble difficile à accepter et l’esprit se protège face au choc. Vient parfois la colère, dirigée contre la situation, le destin ou même l’entourage. La troisième étape est le marchandage, période où l’on se surprend à imaginer ce qui aurait pu empêcher la perte. Je trouve cette étape particulièrement « étrange » et pourtant elle est saine ! Ces réactions font partie du processus de deuil et témoignent de la difficulté à intégrer l’absence.
Ensuite apparaît souvent la tristesse profonde ou la dépression du deuil, moment où la réalité de la perte devient pleinement consciente. Cette étape peut s’accompagner de fatigue, de solitude ou d’un sentiment de vide. Progressivement, certaines personnes parviennent à l’acceptation, qui ne signifie pas oublier la personne disparue mais apprendre à vivre avec son absence. La dépression est normalement fonctionnelle au deuil. Mais bien entendu chez certaines personnes déjà fragilisées, cet élément est à vérifier auprès d’un psychologue D.E ou d’un psychiatre.
Mon travail avec les endeuillés à mon cabinet consiste à apporter du réconfort par l’emploi d’outils comme la relation d’aide, la sophrologie et l’hypnose douce de bien-être.
Plus récemment, l’auteur et spécialiste du deuil David Kessler, proche collaborateur de Kübler-Ross, a proposé une sixième étape : la recherche de sens. Cette phase consiste à donner une signification à ce qui a été vécu et à transformer la relation avec la personne disparue. Dans un accompagnement du deuil à Vichy, comprendre ces étapes peut aider à traverser cette période avec plus de douceur et à retrouver progressivement un équilibre émotionnel.

