Choisir soi-même sa vie : ce que la philosophie de Jim Rohn nous apprend sur nos décisions quotidiennes

Vous le savez si vous lisez ce site, j’ai deux auteurs favoris dans le domaine de la motivation, depuis mes 20 ans : Wayne Dyer et Jim Rohn. Bien entendu je lis aussi des penseurs plus spirituels comme Krishnamurti, mais concrètement, au quotidien, dans ma motivation personnelle Jim Rohn m’aide beaucoup. Il ne se passe pas un jour sans que certains de ses principes ne tournent dans ma tête…

Dans le domaine du développement personnel, peu de penseurs ont marqué autant de personnes que ce Jim Rohn. Entrepreneur, conférencier et mentor de nombreux leaders, il a consacré sa vie à une idée simple mais profondément transformative selon moi : notre vie est la somme de nos décisions quotidiennes ! Nous sommes également la moyenne des 5 personnes avec qui nous passons le plus de temps.

Contrairement aux promesses de succès rapide, sa philosophie repose sur la responsabilité personnelle, la discipline et la clarté intérieure. Il rappelait souvent que ce ne sont pas les circonstances qui déterminent notre avenir, mais notre manière d’y répondre. Mais attention il parlait aussi d’une forme d’énergie que nous irradions : la signature énergétique de notre volonté et de nos croyances personnelles. Et c’est en quelque sorte ce sur quoi je base une partie de mon travail de psychopraticienne et sophrologue à Vichy.

Comme il le disait :

“Your life does not get better by chance, it gets better by change.”
« Votre vie ne s’améliore pas par hasard, elle s’améliore grâce au changement. »

Transformez juste Chance en ChanGe !

Pour comprendre cette idée, imaginons l’histoire de deux jeunes femmes, peut-être même de deux amies de longue date. C’est tout à fait plausible car nous sommes parfois attirés, même en amitié, par nos inverses. De plus : qu’on soit positif ou négatif, pour assurer un équilibre entre les deux, nous devons faire des expériences de vie avec des personnes différentes de nous. A mon cabinet, d’ailleurs, j’ai parfois vu de grandes transformations. Devenir positif et croire en soi n’est pas une obligation. C’est difficile. Plus difficile que d’être négatif et que de tout critiquer. Il faut remettre chaque jour son ouvrage sur la table, mais cette démarche offre une profonde satisfaction personnelle : ne pas se laisser envahir par le marasme émotionnel que provoque l’extérieur. Revenons à nos deux jeunes femmes :

Toutes deux ont le même âge.
Le même diplôme.
Elles commencent leur vie professionnelle au même moment.

Au départ, rien ne les distingue.

Mais leurs choix vont dessiner deux trajectoires radicalement différentes.

La première accepte un emploi qui ne lui correspond pas vraiment. Ce n’est pas terrible, mais ce n’est pas catastrophique non plus. Elle se dit qu’il faut bien travailler, qu’elle changera peut-être plus tard. Les années passent. Elle reste. Elle s’habitue.

Ce qui devait être temporaire devient permanent. L’autre lui dit : « C’est du provisoire, tu ne peux pas rester là-dedans ». La première y sent du mépris. La réflexion de l’autre la dérange. « Qu’elle se mêle donc de sa vie, la grande intello… »

Sans s’en rendre compte, elle laisse cependant la vie décider à sa place.

Jim Rohn résumait parfaitement ce phénomène :

“If you don’t design your own life plan, chances are you’ll fall into someone else’s plan.”
« Si vous ne concevez pas votre propre plan de vie, il y a de fortes chances que vous tombiez dans celui de quelqu’un d’autre. »

Cette femme ne se pose plus vraiment de questions. Elle avance comme beaucoup de personnes : en espérant que les choses finiront par s’améliorer… Elle entre dans une posture dans laquelle elle n’a plus le choix : les factures s’accumulent alors comment pourrait-elle faire un tour du monde d’un an, comme c’était son rêve, ou créer sa gamme de bijoux ? Non, tout ça ne rapporterait rien !

Elle reste aussi dans une relation qui ne lui apporte pas grand-chose. Son partenaire est médiocre, mais la peur d’être seule est plus forte. Ils n’ont pas d’enfants, pourtant elle reste. Parce que partir demanderait du courage, de l’incertitude, un saut dans l’inconnu. Elle ne se connait pas seule…

Alors elle s’adapte.

Avec le temps, elle compense autrement. Elle consomme. Elle achète des marques. Elle veut donner l’image d’une réussite qui, au fond, ne la satisfait pas. Si réussite il y a…

Jim Rohn avait une manière très directe d’expliquer ce phénomène :

“Poor people have big TVs. Rich people have big libraries.”
« Les pauvres ont de grandes télévisions. Les riches ont de grandes bibliothèques. »

Autrement dit : certains investissent dans l’apparence, d’autres investissent dans leur évolution personnelle. Et c’est le cas lorsque vous lisez un livre, suivez une formation même en ligne (certains, ceux qui n’en suivent aucune diront : « ah, c’est une formation à distance ? Donc ça n’a pas de valeur… et resterons ainsi ignorants de nombreuses choses…)

Pendant ce temps, la seconde jeune femme fait face aux mêmes débuts incertains. Elle aussi commence avec le même diplôme, les mêmes doutes, les mêmes obstacles.

Mais elle décide de se poser une question essentielle : quel type de vie est-ce que je veux vraiment construire ?

Elle comprend très tôt ce que Jim Rohn répétait souvent :

“Don’t wish it were easier. Wish you were better.”
« Ne souhaitez pas que la vie soit plus facile. Souhaitez devenir meilleur. »

Alors elle agit. Malgré les critiques, les yeux des autres qui se lèvent au ciel lorsqu’elle évoque ses projets. Puis elle comprend la dynamique et se reprend : « Au final je dois avancer dans le secret, sans rien dire pour garder mon énergie. Ne pas écouter l’opinion des autres mais avancer sur mon chemin, seule ».

Elle cherche un poste qui correspond davantage à ce qu’elle aime vraiment. Peut-être qu’elle change plusieurs fois de direction. Peut-être qu’elle se lance en freelance ou dans une activité indépendante. Peut-être qu’elle choisit un métier passion qui ne rapportera jamais énormément.

Mais elle avance dans une direction choisie.

Surtout, elle pense à long terme.

Elle comprend une chose essentielle : la liberté ne vient pas du salaire, mais de la manière dont on construit sa sécurité.

Elle commence donc à épargner et à investir. Pas forcément beaucoup. Mais régulièrement.

Un petit appartement dans une banlieue encore peu prisée. Rien de spectaculaire. Rien d’impressionnant.

Mais c’est un premier pas.

Puis un autre.

Pendant que certains dépensent pour paraître riches, elle choisit la sobriété. Des vêtements simples, de bonne qualité, sans logo. Elle sait que les personnes vraiment aisées n’ont rien à prouver. Et surtout, le matin, avec un dressing uniforme, elle ne met que 5 minutes pour se vêtir. Elle est sobre et classique. La beauté c’est elle, pas les vêtements !

Son argent devient une soupape de sécurité.

Une liberté.

Jim Rohn disait souvent :

“Either you run the day, or the day runs you.”
« Soit vous dirigez votre journée, soit c’est elle qui vous dirige. »

La seconde femme choisit de diriger sa vie.

Son parcours n’est pourtant pas parfait. Elle a un enfant. Et à un moment donné, elle réalise que son partenaire ne correspond pas à ses valeurs. Il est médiocre, comme celui de l’autre femme.

Mais elle fait un choix différent.

Elle part avec son enfant. Elle organise une garde qui coûte peu à chacun.

Elle assume la solitude pendant longtemps. Très longtemps parfois.

Elle refuse de reconstruire une relation par peur. Elle préfère attendre une personne qui partage réellement sa vision de la vie. On lui présente des hommes et maintes fois elle dira « Non, ça ne me convient pas ». Ses amies commencent à s’impatienter : « Il va peut-être falloir revoir tes critères à la baisse sinon tu finiras toute seule ». Elle laisse cancaner…

Jim Rohn disait une phrase qui résume parfaitement ce choix :

“You are the average of the five people you spend the most time with.”
« Vous êtes la moyenne des cinq personnes avec lesquelles vous passez le plus de temps. »

Elle choisit donc soigneusement les personnes qui entrent dans sa vie. Elle élimine ceux qui la jugent, la critiquent gratuitement, la jalouse, cherchent à lui donner de « bonnes leçons »…

Les années passent. Et un jour, elle rencontre quelqu’un qui correspond vraiment à ses critères. Quelqu’un qui partage ses valeurs, sa vision, son énergie.

Les années continuent de passer.

Quinze ans de mariage. Puis vingt ans.

Et toujours cette sensation d’être parfaitement alignés.

Au départ, les deux femmes avaient pourtant les mêmes cartes en main.

La différence ne vient pas de l’intelligence. Ni de la chance. Ni du milieu social.

La différence vient des petites décisions répétées chaque jour.

La première femme dit d’elle : « Elle a été aidée, ce n’est pas comparable ». Oui effectivement elle a su s’aider elle-même ! Elle dit aussi : « Elle a été pistonnée » mais la réalité c’est qu’elle ne connaissait personne : elle a passé des tests, elle les a réussi, son patron l’a soutenue car elle était un élément majeur de son entreprise. Un patron, surtout en France, n’a ni l’utilité ni le temps de faire des courbettes à une femme inefficace…

Jim Rohn le disait ainsi :

“Success is nothing more than a few simple disciplines, practiced every day.”
« Le succès n’est rien d’autre que quelques disciplines simples, pratiquées chaque jour. »

Les petites décisions façonnent les grandes vies.

Au fil des décennies, les résultats deviennent visibles.

La première femme continue de travailler dans un emploi qui ne l’a jamais vraiment épanouie. Elle dépend toujours de son salaire. Elle a vécu longtemps dans la peur du changement. Elle blâme la société, ses parents, sa famille, ses amies jalouses, le contexte économique etc. Jamais elle ne dira qu’elle est la première responsable de son mal-être, de sa situation qu’elle décrit elle-même comme « médiocre ».

La seconde a construit autre chose.

Elle possède plusieurs biens immobiliers qu’elle loue. Elle travaille moins. Et surtout, elle exerce un métier passion qui, paradoxalement, ne rapporte pas énormément.

Mais ce n’est plus un problème.

Parce que sa liberté financière lui permet de choisir.

C’est cela que Jim Rohn appelait la vraie richesse :

  • La liberté de vivre selon ses valeurs.
  • La liberté de dire non.
  • La liberté de choisir son temps.
  • La liberté de construire une vie qui a du sens.

Il résumait cette philosophie avec une phrase qui reste l’une des plus puissantes du développement personnel :

“Motivation is what gets you started. Habit is what keeps you going.”
« La motivation vous met en mouvement. L’habitude vous fait continuer. »

Au fond, la philosophie de Jim Rohn nous rappelle une chose essentielle : notre avenir n’est pas décidé par un grand moment spectaculaire.

Il est construit, jour après jour, par des choix parfois minuscules.

Choisir de croire en soi.
Choisir de quitter ce qui ne nous respecte pas.
Choisir d’investir plutôt que d’impressionner.
Choisir de construire plutôt que de subir.

Et avec le temps, ces choix silencieux finissent par transformer une vie entière.

Si vous souhaitez changer votre signature énergétique et votre mental, contactez-moi au 06 56 77 02 11, pour envisager une guidance.

« C’est beau, mais tout le monde ne peut pas se le permettre » : la phrase qui nous empêche de regarder nos choix en face

Par Céline Baron, sophrologue et coach de vie

On l’entend partout : dès qu’une personne raconte un projet mené à bien, un changement de vie, un accomplissement, surgit cette sentence polie et un peu venimeuse : « C’est beau, mais tout le monde ne peut pas se le permettre ! » À force de l’entendre, on finirait presque par y croire ! Pourtant, cette phrase est souvent fausse, et surtout, elle nous empêche de voir ce que nos vies révèlent vraiment : des choix, pas des impossibilités. Comment y voir plus clair ? En lisant derrière les mots et en comprenant bien qu’il est plus facile de se donner des excuses que des objectifs bien concrets !

Je vais être directe : en dehors des situations où la maladie, la précarité ou un effondrement mental empêchent réellement d’agir, la plupart des “je ne peux pas” sont en réalité des “je ne veux pas assez”, “je ne veux pas payer le prix”, ou “je ne suis pas prêt à renoncer à telle chose”. Ce n’est pas un jugement. C’est un constat. Et tant qu’on se cache la vérité, on ne peut pas avancer. C’est la base de toute thérapie.

Psychologiquement, dire « je ne peux pas » est très confortable. Cela supprime la responsabilité personnelle et fabrique l’illusion d’une contrainte extérieure absolue : le travail, les enfants, le budget, la fatigue, la région, le métier. Une manière élégante de dire “la vie décide pour moi”. En réalité, c’est souvent un mécanisme d’évitement. On préfère croire à une impossibilité plutôt que d’avouer que certaines choses ne sont tout simplement pas nos priorités.

Prenons des exemples simples. Beaucoup de personnes affirment ne pas pouvoir acheter une maison, changer de vie ou partir plusieurs mois, tout en dépensant sans sourciller en vêtements, en restaurants, en manucures ou en voyages express. Non, ce n’est pas un manque de moyens : c’est un système de choix où la gratification immédiate passe avant la construction sur le long terme. Renoncer à un plaisir fait peur. Renoncer à un plaisir peut faire mal à l’ego. Économiser demande de la discipline. Et se priver temporairement n’a rien de séduisant. Alors on dit « je ne peux pas ». C’est plus doux que “je n’ai pas envie de faire les efforts que ça implique”.

Et puis, il y a la peur du changement, ce moteur invisible qui dicte plus de vies qu’on ne l’admet. Changer de région, changer de métier, réduire son confort, accepter l’inconnu : tout cela active nos alarmes internes. L’être humain préfère rester dans une situation qui ne lui convient pas tout à fait, plutôt que de s’aventurer vers une situation qui pourrait être meilleure mais qui le déstabilise. Alors, encore une fois, “je ne peux pas” sert de bouclier. On masque la peur derrière un argument financier ou logistique. Ça passe mieux. Sans compter le : « Si j’étais toi je ne le tenterais pas… Tu risques de perdre ta stabilité »…

Mais le plus intéressant, c’est la comparaison. Quand quelqu’un ose, fait, transforme, il devient un miroir gênant. Il reflète nos renoncements, nos immobilismes, nos rêves laissés de côté. Alors, pour atténuer ce petit pincement intérieur, on lance : « Vous avez de la chance ». Comme si la chance tombait du ciel, comme si certains recevaient un cadeau que d’autres n’auraient pas mérité. C’est une façon très élégante de dire : “Je n’ai pas fait ces choix-là, et ça me dérange un peu que tu les assumes.”

Prenons un exemple concret. Un couple, convaincu qu’il ne construirait jamais rien dans la ville où il vivait, a décidé un jour de prendre son libre arbitre au sérieux. Ils ont quitté la ville, changé de travail, et acheté une maison à rénover pour moins de 50 000 euros à la campagne. Sept années entières de travaux, de sacrifices, d’économie, de compromis, de soirées à poncer plutôt qu’à sortir, de vacances sacrifiées, d’anxiétés sur l’avancement. Sept ans à investir dans un projet plutôt que dans le quotidien. Quand la maison a été terminée, ils l’ont revendue. Avec cette plus-value, ils ont acheté plus grand, dans une région plus belle. Et autour d’eux, les réactions n’ont pas tardé : « Vous avez de la chance ! » Non. Ce n’est pas de la chance. C’est du choix. Du renoncement. De la discipline. De la volonté. De la persévérance. Ce que l’on nomme “chance” chez les autres est souvent la somme invisible de décisions courageuses.

On entend aussi cette phrase dans le domaine de la maternité, et elle en dit long sur nos mécanismes internes. Une femme raconte qu’elle allaite depuis un an, qu’elle a réorganisé son budget, son rythme et ses priorités pour que cela fonctionne. En face, une coiffeuse lui répond : « C’est super… mais moi, avec mon métier, je ne peux pas me le permettre. » Ce « je ne peux pas » n’est pas vrai. Pas dans le sens littéral. Allaiter un an en travaillant est difficile, contraignant, fatigant, parfois épuisant, mais c’est faisable lorsqu’on décide d’ajuster son mode de vie : dépenser moins, réduire le superflu, ralentir temporairement, réaménager son emploi du temps ou s’organiser autrement. Ce n’est pas l’impossibilité qui bloque, c’est le prix à payer. Et ce que cette phrase signifie réellement est plus inconfortable : « Ce n’est pas ma priorité. Je choisis de conserver mon niveau de dépenses, mon rythme, mon confort, mes habitudes. M’investir dans l’allaitement long n’est pas mon choix numéro un. » Ce n’est ni une faute, ni une preuve de mauvaise volonté : c’est un choix, simplement un choix. Mais dans un univers saturé d’injonctions maternelles, dire la vérité demande un courage énorme. Alors on préfère l’illusion de l’impossibilité : c’est le métier, c’est la vie, c’est “comme ça”…

En réalité, ce n’est pas le métier qui empêche. Ce sont les priorités qu’on ne veut pas nommer. Et tant qu’on continue à se cacher derrière un « je ne peux pas », on se prive de la seule chose qui libère vraiment : reconnaître que l’on choisit. Que l’on choisit toujours, même quand on prétend que non.

Dans une société où tout doit être confortable, où l’on voudrait la réussite sans la frustration, et les changements sans efforts, le libre arbitre est presque devenu tabou. Pourtant, il est central. Le libre arbitre, ce n’est pas la capacité à faire exactement ce qu’on veut. C’est la capacité de choisir ce qu’on fait avec ce qu’on a. Et surtout d’assumer ces choix. Il n’est pas nécessaire de tout vouloir. Pas tout le monde veut allaiter un an, acheter une maison, voyager seule, déménager ou changer de métier. Et c’est très bien ainsi. Ce qui fait souffrir, ce n’est pas le choix que l’on fait. C’est de croire qu’on n’a pas choisi.
On se prive d’un immense pouvoir en refusant simplement de reconnaître que notre vie est construite par nos décisions — les petites, les grandes, les conscientes, les automatiques.

Dire « je choisis autrement », c’est affranchissant. C’est adulte. C’est aligné.
Dire « je ne peux pas », quand ce n’est pas vrai, c’est s’enfermer dans une cage dont la clé est dans notre poche.

La liberté commence souvent là : dans la lucidité un peu brutale, mais profondément libératrice, de dire
« Ce n’est pas que je ne peux pas. C’est que je choisis autre chose. »

Et c’est peut-être la seule phrase qui permet vraiment d’avancer.