Bon lundi à tous ! Aujourd’hui, parlons des rêves, des désirs et des objectifs que nous avons tous… mais que nous pouvons, parfois, hésiter à concrétiser.
Certains esprits pessimistes diront que nos rêves et objectifs tendent toujours vers la quête de bonheur et/ou de plaisir, comme si c’était égoïste et antisocial de penser à soi, à son bien-être, à son épanouissement…
En réalité la quête de plaisir est plutôt favorable au bonheur à moins que le plaisir ne devienne une prison incontournable : par exemple, « Je ne sais pas être heureux si je ne voyage pas tous les mois » ; « Je ne sais pas être heureuse sans la présence constante de mon conjoint » ; « Je suis malheureux dès que je n’ai plus tel critère de plaisir dans ma vie » etc.
Si je prends mon exemple personnel, j’ai toujours eu en tête, dès l’enfance, de croître sans cesse, d’apprendre, de ne jamais arrêter d’étudier, de voyager à but de rencontres locales etc. Alors, mon chemin professionnel n’a pas été rectiligne, certes, j’ai eu des périodes compliquées à différents niveaux, mais j’arrive à 50 ans en me disant que j’ai énormément profité de ma jeunesse, que j’ai aimé plus que de raison, que j’ai reçu énormément d’amour aussi, que j’ai réalisé tous mes rêves de voyages, d’écriture (par l’édition de mes livres), de musique (en réalisant deux albums avec les US et l’Angleterre etc.), mes rêves artistiques en peignant, sculptant, exposant etc.J’ai obtenu ce que je souhaitais, en somme. Certains essayeront toujours de rabaisser vos acquis, leur moyen d’obtention etc. On vous dira « Oui mais tu as été aidée par, au choix, tes parents, ton mari, ton ancien employeur, tes diplômes etc. » comme si cette aide-ci était « tombée du ciel ». En réalité, et je vous le dis souvent au cabinet : si quelqu’un vous aide matériellement ou financièrement, c’est que VOUS avez su manœuvrer positivement et persuader, ce qui est une grande qualité. Aucun mécène, ni mentor pour ceux qui n’ont pas de dons réels !
Pour obtenir le bonheur et l’alignement, j’ai renoncé 1. Au salariat et à la stabilité financière qu’il comporte 2. A une partie de ma famille, trop rabaissante et toxique, pas prête à me voir m’épanouir de façon si libre 3. A certains clichés de la société moderne 4. A une vie « tradi » entre mes 20 et mes 36 ans (cette vie-ci est venue ensuite mais par choix réfléchi, et non par « pression » ce qui s’avère très différent. )
La question de prioriser pour trouver du plaisir dans sa vie, réaliser ses rêves etc. est pleine de complexités. Il s’agit de mixer ses idéaux et d’éliminer ce qui ne peut nous épanouir.
Nous passons une grande partie de notre vie à répondre aux attentes. Celles de nos parents parfois craintifs de la vie, de notre entourage parfois trop prudent, de notre employeur souvent conscient de notre sens du devoir, de notre conjoint, de la société. Très tôt, nous apprenons à nous adapter, à faire ce qu’il faut, à être raisonnables. Cette capacité d’adaptation est précieuse, oui. Mais lorsqu’elle devient un mode de vie permanent, elle peut nous éloigner progressivement de nous-mêmes.
Une phrase résume parfaitement ce phénomène :
« Si tu ne réalises pas tes rêves, attends-toi à réaliser ceux des autres. Si tu ne prends pas ta vie en main, attends-toi à ce que les autres la dirigent à ta place. »
Cette idée peut sembler brutale. Pourtant, elle pointe une réalité fondamentale de l’existence : notre vie avance toujours dans une direction. La seule question est de savoir si nous choisissons cette direction ou si nous laissons les circonstances et les autres la choisir pour nous. Et vous le savez, surtout si vous discutez avec moi, après les séances, à mon cabinet : nous perdons un temps fou à essayer de nous adapter aux demandes incessantes (et parfois camouflées) des autres.
Le confort de la passivité
Prendre sa vie en main ne signifie pas tout contrôler. Personne ne maîtrise totalement son destin. Cependant, nous pouvons choisir notre attitude, nos priorités et les valeurs qui guideront nos décisions.
À l’inverse, rester passif procure souvent un sentiment de sécurité immédiate. On suit le mouvement. On évite les conflits. On reporte les décisions importantes. On attend le bon moment.
Mais le temps passe.
Et un jour, certaines personnes se réveillent avec une étrange sensation : celle d’avoir vécu selon le scénario des autres. Elles ont rempli leurs obligations, atteint certains objectifs, parfois même connu une réussite sociale. Pourtant, une question demeure :
« Est-ce vraiment la vie que je voulais vivre ? »
Les rêves oubliés ne disparaissent jamais
Les aspirations profondes ont une particularité : elles peuvent être ignorées, mais elles ne disparaissent pas.
Elles se manifestent parfois sous forme de fatigue chronique, de perte de motivation, d’irritabilité ou d’un sentiment diffus de vide. Comme si une partie de nous cherchait à rappeler qu’elle existe encore.
Bien souvent, les personnes qui consultent pour retrouver un équilibre émotionnel ou traverser une période de transition ne souffrent pas seulement du stress. Elles souffrent d’un éloignement d’elles-mêmes.
Elles ont appris à être efficaces, disponibles, performantes. Mais elles ont parfois oublié d’écouter leurs besoins profonds.
Reprendre sa place dans sa propre vie
Prendre sa vie en main ne consiste pas nécessairement à tout quitter du jour au lendemain.
Il s’agit plutôt de redevenir acteur plutôt que spectateur.
Cela commence souvent par des questions simples :
- Qu’est-ce qui est réellement important pour moi ?
- Quels sont mes besoins aujourd’hui ?
- Quelles décisions est-ce que je reporte depuis trop longtemps ?
- Qu’est-ce que j’aimerais oser si la peur n’était pas aux commandes ?
Ces interrogations ouvrent un espace intérieur nouveau. Elles permettent de retrouver une cohérence entre ce que nous sommes et la manière dont nous vivons.
Entre liberté et responsabilité
La liberté n’est pas seulement un droit. Elle est aussi une responsabilité.
Choisir sa vie implique parfois d’accepter l’incertitude, de sortir des habitudes, de décevoir certaines attentes extérieures. Cela demande du courage.
Mais l’alternative est souvent plus coûteuse encore : vivre avec le sentiment permanent de passer à côté de soi-même.
Le philosophe danois Søren Kierkegaard écrivait que le plus grand risque est de perdre son propre soi. Cette perte ne se produit pas soudainement. Elle s’installe progressivement lorsque nous cessons d’écouter notre voix intérieure pour ne suivre que celles qui viennent de l’extérieur.
Retrouver son chemin grâce à l’écoute de soi
La sophrologie et les approches de relation d’aide offrent un espace privilégié pour renouer avec cette écoute intérieure.
Dans un quotidien souvent rythmé par les obligations et les sollicitations permanentes, elles permettent de ralentir, d’observer ce qui se passe en soi et de retrouver davantage de clarté.
Lorsque le mental s’apaise, il devient plus facile d’entendre ce qui compte réellement. Les choix gagnent en cohérence. Les priorités se clarifient. La confiance en soi se renforce.
Peu à peu, la vie cesse d’être une succession de réactions aux événements pour redevenir une création personnelle.
En conclusion
Nous ne pouvons pas tout choisir dans notre existence. Mais nous pouvons choisir de ne pas l’abandonner.
Chaque jour offre l’opportunité de faire un pas, même modeste, vers ce qui nous ressemble davantage.
Car au fond, la véritable question n’est peut-être pas : « Suis-je en train de réussir ma vie ? »
Mais plutôt :
« Suis-je en train de vivre la vie qui me correspond vraiment ? »
Et parfois, cette simple question est déjà le début d’une transformation.
Cet article est publié à titre informatif et reflète uniquement la pratique et les opinions de l’auteure. Il ne remplace en aucun cas un avis, un diagnostic ou un suivi médical. Pour toute question relative à votre santé physique ou mentale, consultez un professionnel de santé.

