Femmes et travail : 3 attitudes décrédibilisantes

Que vous soyez salariée, fonctionnaire ou encore à votre propre compte, vous l’avez peut-être remarqué, certaines attitudes vous servent (à évoluer par exemple ou à vous faire respecter) et d’autres vous desservent. Ces dernières freinent votre évolution en ajoutant des écueils multiples sur le chemin de l’accomplissement professionnel.

Pourtant beaucoup de femmes qui se regardent dans le miroir et qui, parfois, travaillent sur elles-mêmes, ne possèdent pas une vision objective d’elle-même dans leurs attitudes. C’est bien et bon de se connaître physiquement par exemple, de savoir quelle image on renvoie à l’autre. Mais pour mieux comprendre l’autre et notamment sa hiérarchie il y a une analyse à fournir : cette analyse est comportementale avant tout…

Il y a de nombreuses attitudes qui desservent les femmes au travail. J’écrirais un roman si je devais toutes les citer. Aujourd’hui je me contenterai d’en décrire 3 principales.

1) Être ultra-féminine dans le look et l’attitude

Bien-sûr, nous sommes des femmes et nous assumons cette condition normalement de façon positive. Or il n’y a pas besoin de surcompenser physiquement pour faire carrière… bien au contraire. Certaines jeunes femmes qui visent des postes à responsabilités ajoutent à leur beauté naturelle : du maquillage à outrance, des vêtements dernier cri, des accessoires de luxe etc. Souvent elles adoptent une voix qu’elles aiment mais qui n’est pas la leur. Ce trop plein de superficiel est rédhibitoire dès qu’il s’agit d’évoluer. S’il peut être agréable d’avoir une jolie assistante qui présente bien devant les clients, cela peut devenir gênant d’avoir au travail une « miss beauté » qui va peut-être attiser les regards, cristalliser les désirs… dans un lieu qui n’est pas fait pour : le bureau ! Un look médium, féminin sans excès et une personnalité naturelle sont bien plus payantes qu’une mascarade qui questionne les salariés et la hiérarchie : « Mais pourquoi a-t-elle tant besoin de séduire ? » … A bon entendeur…

2) Raconter sa vie privée et ses soucis au travail

Ne pas vouloir comprendre que le travail est lieu  » de limites » qui est aussi « cadré » est une grave erreur pour celle qui veut évoluer. Dès lors que vous racontez votre vie privée et que tout le monde sait tout de vous, c’est une arme pour éventuellement se passer de vos services un jour. Cette arme c’est VOUS même qui la fournissez… Je me souviens d’une collègue qui claironnait sur les toits que ses parents étaient « très riches » et qui se plaignait, année après année, de ne pas avoir obtenu la promotion tant méritée. Hélas, elle s’était « grillée » et un jour le patron me dit ouvertement : « Ses parents sont millionnaires ! Ils ont même trois villas en Espagne ! Tu crois vraiment qu’elle a besoin de ces 300 euros de plus chaque mois ? » Dans un sens cela paraissait logique puisque le chef préférait augmenter une fille vivant seule qui, elle, n’avait plus de parents depuis longtemps… Mais dans un autre le travail de cette employée était bon, très bon même ! Et elle méritait cette augmentation. Un peu de discrétion lui aurait permis de l’obtenir… Raconter tout le bon qui entre dans votre vie peut attiser… la jalousie ! A l’inverse raconter tout le mal qui vous arrive peut vous coller une image de « fille à problèmes » dont il sera difficile de se débarrasser plus tard. La psychopratique par le biais d’une thérapie cognitive peut vous aider à « doser » et à viser l’échelon supérieur sans crainte.

3) Être super maternante avec les plus jeunes

Écueil fréquemment rencontré chez les femmes mamans de plus de 40 ans, l’excès de maternage peut nuire ! Devant une « maternante » un patron peut entendre ceci : elle est déjà très occupée à soigner tout le monde dans la boite, pourra-t-elle assumer des responsabilités en plus ? En maternant des gens qui ne sont pas vos enfants et en voulant leur faire plaisir vous les « infantilisez » au passage. Ils pourraient vous reprocher de les empêcher d’évoluer seuls… Chacun à sa place est un bon compromis.

Vous vous posez des questions sur le fonctionnement émotionnel et psychologique d’une entreprise ? Vous ne comprenez pas pourquoi vous sabotez vos chances d’évoluer ? Visitez ce site ! La partie Coaching peut vous aider à surpasser une stagnation !

Hommes et Femmes : des différences dans la Communication verbale

D’où vient l’incompréhension mutuelle ?

La plupart des problèmes d’incompréhension – que ce soit en famille, dans le couple ou même au travail – proviennent d’écarts dans les méthodes de communication  ou de l’utilisation de techniques de communication trop peu efficaces… Pour exemple, mais ce n’est pas toujours vrai et c’est très variable, il y a un « style » de communication attribuée à la femme et un autre qui siérait davantage à l’homme…

Une communication mixte : un mix de communication …

Il n’y a aucune généralité car un homme peut présenter un mode d’expression et de communication très féminin et une femme peut en avoir un très masculin. Certaines personnes adoptent un mix des deux. Ainsi une femme peut avoir un mode de communication féminin à 80% et masculin à 20% … ou l’inverse ! La personnalité profonde de chacun, son vécu et ses expériences se reflètent également dans la façon dont il communique…

L’importance de connaître son mode de communication personnel

Nous ne nous penchons que très rarement sur notre mode de communication et pourtant il est à la base de certains des écueils que nous pouvons rencontrer comme de nos réussites ! On ne change pas une recette qui gagne mais par contre il convient, si le résultat ne nous satisfait pas, de changer nos techniques. C’est pourquoi l’analyse de notre mode de communication (qui peut s’effectuer dans les séances de Préparation d’entretiens, de Psychopratique ou de Consulting en Leadership) est primordiale ! Comprendre comment nous communiquons avec les autres (et parfois avec nous-mêmes : je parle du discours intérieur positif ou négatif) est à la base même de la Connaissance de Soi. Pour réussir dans la vie, dans le couple, en famille ou au travail il est bon d’avoir ce recul sur nos agissements et nos méthodes habituelles, même si ils nous paraissent innés et peu contrôlables…

Ces différences entre la communication des hommes et celle des femmes…

Biologiquement nous pouvons dire que la femme est plus portée vers la parole et son usage que l’homme. Leurs conversations incluent une dimension plus émotionnelle et moins « pratique » que celle des hommes. Les femmes sont celles qui pendant les guerres veillent sur les enfants, canalisent l’anxiété extrême. J’ai été marquée, il y a fort longtemps, par une interview de Yoko Ono, la femme de John Lennon, qui expliquait comment la chanson « Imagine » était née… C’est elle qui avait créé un jeu verbal avec son petit frère pour le détendre et l’apaiser lors des bombardements incessants que connaissait alors le Japon. Ce jeu commençait par : « Imagine… ceci ou cela… »  Le but de ce jeu verbal consistait à visualiser un monde meilleur pour son petit frère afin de le relaxer alors que le pays vivait l’horreur totale… Elle s’était servie de toute sa créativité pour faire ceci. Son mode de communication était 100% féminin.

Des hommes moins friands de conversation…

Les hommes utilisent la communication lorsque c’est nécessaire. Ils en sont moins « friands » (mais attention, aucune généralité!) par contre il l’utilisent souvent pour asseoir des objectifs à plus long terme que ceux de la femme. Ils sont « focus » sur le bénéfice à long terme. Les femmes sont davantage dans l’émotion immédiate et pour elles la communiquer dans ses détails et tréfonds est primordial.

Des femmes dans le ressenti

Les hommes ont souvent des objectifs clairs à formuler, des listes. Les femmes sont davantage dans le ressenti et comptent sur leur intelligence émotionnelle plus que sur un document écrit et balisé pour s’exprimer. En général l’homme exprime ses sentiments généraux, la femme se lance dans des détails plus intimes de son ressenti. Le détail importe autant que le Tout. Les hommes utilisent particulièrement la communication pour résoudre des problèmes. Ils recherchent ainsi des solutions à de grands dilemmes. Les femmes communiquent davantage pour dissiper des ressentis et des émotions négatifs.

Deux façons de raconter différentes

Hommes et femmes varient dans leur façon de raconter une histoire. Les hommes extraient d’un événement des détails parlant et importants pour articuler les grands mouvements de l’histoire dont ils veulent témoigner. Les femmes explorent et organisent leurs pensées pendant qu’elles parlent. L’ordre chronologique est moins important pour elles.

Quand une femme se sent mal elle aura besoin d’en parler à son compagnon. Son compagnon, dans la même détresse, gardera une grande partie de ses émotions pour lui. Il évoquera plus facilement le concret, le pratique. La plupart des hommes mettent fin à la conversation lorsqu’ils ont exprimé ce qui leur paraissait le plus important (les priorités). Les femmes ne mettent fin à la conversation que lorsqu’elles sentent que leurs soucis ont été validés et entendus mais aussi parfois seulement lorsqu’une solution a été trouvée et déployée. C’est pour cette raison qu’elles « reviennent » parfois plusieurs fois sur un événement ce qui peut être frustrant pour l’homme dans le couple. Il est courant de rencontrer des femmes « dépendantes affectives »ou hypersensibles qui ne supportent pas de rester dans le doute par rapport à un mot ou une phrase exprimée par leur conjoint. Le besoin de clarté est pour elles primordial même si elles ne sont parfois pas prêtes en « entendre » le sens réel d’une critique, par exemple. Mais cela se vérifie aussi chez certains hommes.

Quand la discussion n’est plus profitable…

Quoiqu’il en soit, passé un certain stade (stade de saturation, stade où l’énergie positive de la conversation décline vers l’agacement et le négatif) la communication, qu’elle soit de type féminin ou masculin, n’est plus efficace… Lorsque les protagonistes s’épuisent ou restent sur leurs positions, lorsque trop peu d’écoute active ou d’empathie sont déployées, alors il faut revoir son mode de communication… Retomber dans les mêmes schémas de communication alors qu’ils ne fonctionnent pas est un leurre…

La conversation entre dans une phase d’inefficacité quand :

  • Le ton est tellement haussé par l’un des protagonistes que l’autre se bloque et n’écoute plus. Il pense à tout sauf au sujet abordé. Il tente de se sortir de ce qu’il considère comme » un piège ». Ne pouvant en sortir physiquement (s’il est dans un bureau avec un supérieur par exemple) alors il en sortira mentalement. Je me souviens d’un de mes professeurs de Communication qui m’avait expliqué ceci, alors que j’étais étudiante en seconde année : « Lorsqu’on me crie dessus ou que le ton monte, je regarde ce qu’il y a sur le bureau comme un stylo bille par exemple et je rentre mentalement dedans. Je m’imagine dans le stylo ainsi je me fiche de tout le reste ». De la part d’un homme d’une telle envergure cela m’avais fort étonnée ! J’ai compris par la suite, et avec l’âge, que la technique n’était pas mauvaise… On peut comparer une conversation agressive à une publicité trop choquante : elle n’est pas assimilée par le spectateur qui la zappe carrément. Quand les effets promis sont trop incroyables ou trop peu crédibles, quand le choc de l’image est trop important, alors on zappe. L’esprit part ailleurs… Un véritable rejet s’opère.
  • L’attente de réparation est déçue. Dans une conversation qui devrait résoudre un problème lorsque l’un des deux protagonistes sent que l’attente de réparation est mise de côté, il zappe. C’est pourquoi il est si mauvais, lors de conversations de remettre sur la table de vieux problèmes (résolus ou pas). La réparation du problème actuel tarde puis est définitivement enfouie sous de vieilles histoires, d’autres attentes déçues… Ici encore le rejet opère…
  • Un des protagonistes se situe dans le Plein pouvoir et émet des jugements personnels sur l’autre. C’est un piège dans lequel on voit parfois des managers seniors tomber…
  • Un des protagonistes est procédurier et évoque immédiatement une sanction pénale (ou autre) pour réorienter la conversation en sa faveur et atteindre ses objectifs personnels coûte que coûte. Inutile de dire qu’ici il n’y a plus aucune notion de « gagnant-gagnant »…
  • Les excuses prennent la place de la Réparation. L’un des deux ne veut pas entrer dans la polémique. Il se met alors à prendre toutes les fautes sur lui et à s’excuser… dans l’espoir que « tout ça » se termine enfin… Hélas les excuses ne peuvent réparer des problèmes organisationnels par exemple ou des problèmes de planning ou de manques de respect qui se renouvellent encore et encore…

Le sujet de la Communication dans le couple, dans la famille, avec vos enfants ou au travail vous intéresse ? N’hésitez pas à programmer une séance pour mieux connaître votre façon de communiquer et voir où et comment il est possible de la modifier.