Ces souvenirs que vous pouvez désamorcer pour avancer …

Changer de vie n’est pas synonyme d’abandon total …

Vous souhaitez changer de vie, donner à votre existence plus de Sens ? Beaucoup de gens pensent que le changement de vie passe par un « coupage » de ponts avec l’entourage ou un grand déménagement au vert. Ces visions correspondent tout à fait à ce que les médias transmettent et vendent à travers des « success stories » du type : « Ce couple d’informaticiens a tout quitté pour aller élever des chèvres en Ardèche » et autres clichés… Cette pression ambiante veut nous faire croire que pour changer son destin il faut forcément revenir à la case Départ… Rien n’est plus faux ! Changer de vie peut être tout simplement changer de mentalité face aux autres, à l’avenir, réaliser un vieux rêve enfoui ou, enfin, changer de domicile. Souvent le bon amène le bon, c’est pourquoi un changement de vie peut s’accompagner pour ne pas risquer un retour en arrière.

Un changement trop radical et c’est retour à la case Départ …

Je n’ai rien contre des médias qui « vendent du rêve » à ceux qui s’ennuient ou qui n’ont pas le courage de « changer de vie » eux-mêmes et qui donc se passionnent pour ces émissions de télé-réalité où les autres « sautent », eux, le pas… Par contre je trouve qu’il est dangereux de ne pas montrer également suite. Que deviennent les parisiens informaticiens devenus éleveurs de chèvres au fin fond de l’Ardèche, 5 ans, 7 ans, 10 ans plus tard ? Pour beaucoup, c’est justement le retour à la case Départ.

Pour une île de rêve …

Une personne passait ses vacances au bout du monde sur une plage de rêve. Elle ne vivait plus que pour cela. Toute l’année sa vie était mise entre parenthèses et tout ce qui importait pour elle était de réunir l’argent nécessaire à un nouveau voyage. Peu importe l’emploi choisi, elle était prête à tout (balayer, vendre des crêpes à emporter, faire le ménage à gauche, à droite pour des gens qui la traitaient comme une moins que rien…) pour avoir toujours plus d’argent et vivre son mois de rêve qu’elle passait à se faire photographier en maillot de bain dans le sable blanc… Puis lassée de payer un hôtel elle a eu pour projet de trouver un conjoint sur cette île. Elle finit par y arriver mais la relation s’avéra d’emblée compliquée. L’homme ne parlait pas un mot de français, il avait une mère très présente et très intrusive qui ne vit pas l’arrivée de la jeune fille d’un bon oeil… Elle qui était très indépendante s’ajouta donc une contrainte familiale qu’elle n’aurait pas tolérée venant de sa propre famille ! Rapidement, l’homme, qui lui ne rêvait que de quitter son île paradisiaque pour vivre dans une grande ville (on veut souvent ce qu’on n’a pas…), arriva à la convaincre de monter une petite affaire à Paris, lui promettant qu’ils reviendraient souvent sur ladite plage de rêve… Lui se retrouva sans papiers, il ne pu travailler, elle se retrouva à cumuler des petits jobs dévalorisants… Après quelques années de galère ils repartirent « au paradis », se séparèrent et la jeune fille devenue jeune femme trouva un autre compagnon. Lui aussi voulait quitter son île, l’histoire se répéta donc… A la quarantaine, la femme se retrouva de nouveau à Paris, symbole de ce qu’elle considérait comme « ses échecs », sans emploi, avec aucune expérience significative. Elle admit d’elle-même : « Mon grand rêve a gâché ma vie ! ». Aujourd’hui cette personne envie beaucoup ses amis et amies, qui eux, ont, à force de persévérance, ce qu’elle qualifie de « vraie vie » ou de « vrai emploi ». Elle ne tolère pas que certains soient, pendant son absence, devenus propriétaires ou parents ou qu’ils aient réalisé leurs rêves d’entrepreneuriat. Il y a là une certaine rancoeur. Pourtant, davantage de « vision », un accompagnement au changement ou à la transition lui aurait probablement permis de sortir victorieuse de son aventure, sans avoir à trouver de conjoint pour une raison « d’intérêt »… C’est un simple exemple de comment le grand changement de vie peut « déraper » et générer encore plus de frustration ! …

Votre projet est-il vraiment vôtre ?

Au cabinet, certains de mes clients arrivent avec de grands projets. C’est très positif en soi. Certains ont tout balisé de leur grand changement de vie et il n’y a rien à dire, juste à accompagner la transition. Parfois un Coaching en Leadership s’impose car ils projettent d’embaucher, de gérer des équipes. Certains ont de grands projets, d’autres ambitionnent juste le rêve d’être autoentrepreneur à leur compte. D’autres encore s’oublient dans des projets qui ne leur conviennent pas vraiment. Des conseillers Pôle Emploi, des amis, des proches leur ont conseillé de se former à telle ou telle discipline, de choisir tel ou tel nouveau métier. Le projet n’est pas vraiment le leur mais ils ont été amenés à le croire. Et rapidement ça pèche…

Moins le projet est nôtre, plus la résistance au changement est forte !

Dans ces différents cas, le premier écueil rencontré est souvent la difficulté de CROIRE EN SOI. Se mettre à son compte sans croire en soi, sans croire en son service, en son produit, rend les choses infiniment plus compliquées. Heureusement un bon coaching en Suppression de croyances limitantes ou axé sur le Sens à donner à sa vie, permet de lever la majorité des schémas erronés qui empêchent la véritable Confiance en Soi. C’est sans compter la résistance qui peut être énorme chez certains. Moins le futur projet vient de soi, plus la résistance est forte. Pourquoi se lancer sereinement dans ce qu’on croit avoir choisi lorsqu’on s’aperçoit, au fil du temps, que le choix réalisé il y a un mois, un an, trois ans, n’est pas entièrement « nôtre » ?

Les souvenirs influencent le processus

Les souvenirs de nos réussites ou de nos échecs influencent le process. L’Inconscient est une mémoire bien camouflée. Il recèle nos souvenirs enfouis, ceux qui sont trop douloureux pour appartenir à nos réflexions quotidiennes. Lorsque vient le temps du « changement de vie » (un désir souvent très légitime et très profond), les souvenirs trop lourds peuvent plomber notre confiance.

Nous sommes la résultante de notre passé

Nous sommes la résultante de notre passé. Lorsque des images négatives trop lourdes à porter s’imposent à nous, le changement peut être compromis. Il peut ne pas être durable. A la première difficulté l’homme revient dans sa bulle de confort, sa « posture » de confort. Il aura toujours une bonne raison pour avoir « échoué » dans son projet : l’argent trop absent, les autres trop peu empathiques, le piston trop répandu dans le domaine choisi, le manque de relation etc.

Ainsi je me souviens de l’histoire d’une jeune fille de 25 ans, qui avait monté son entreprise (free-lance) et qui en se rendant chez ses clients en métro, chaque jour, ne pouvait s’empêcher de se remémorer son adolescence malheureuse, l’échec cuisant de ses relations et j’en passe… Des idées parasites qu’elle ne parvint pas à surmonter si bien qu’elle mit rapidement la clé sous la porte, convaincue de ne pas mériter ce changement… Cet exemple est loin d’être extrême. Être assailli par le doute lorsqu’on tente de changer de vie est somme toute assez courant…

Dépoussiérer nos souvenirs avant de nous lancer

C’est pourquoi je recommande, avant de se lancer dans un grand changement de travailler sur soi et sur son inconscient. Il ne s’agit pas d’effacer ce qui nous compose : tous nos souvenirs… Mais plutôt de les dépoussiérer afin qu’il ne nous fassent plus « éternuer »… Car les mauvais souvenirs sont comme des objets poussiéreux qui, lorsqu’on les touche, peuvent provoquer une toux ou un larmoiement indésiré…

La première étape des coachings que je propose consiste à guérir les souvenirs douloureux. On ne les efface pas, simplement on ne leur permet plus de générer chez nous des effets secondaires inattendus, déroutants, contrôlants…

Notre mémoire, comme un iceberg …

Imaginez un iceberg. Tout le monde sait que la partie émergée de l’iceberg est ridicule par rapport à ce qui se cache sous la surface de l’eau. Il est facile de la toucher ou d’y poser le pied. Ce qui est plus difficile à atteindre (à moins de posséder un mini sous-marin ou un scaphandre protégeant du froid extrême) c’est la partie immergée de cette masse glacée… Nous pouvons comparer la partie émergée de l’iceberg à notre conscience, à ce que l’on connaît et qu’on peut facilement disséquer, étudier, analyser… La partie immergée, elle, est comparable à notre Inconscient : nos souvenirs enfouis, refoulés… des écueils sous-marins !

Vérité crue ou refoulement ?

Pourquoi nos souvenirs douloureux de l’enfance ou de l’adolescence ou les évènements actuels relevant du traumatisme, vont-ils s’enfouir directement dans notre inconscient ? Peut-être tout simplement parce que l’oubli profond est plus bénéfique à notre psychisme que la vérité crue qui ferait, comme une grenade, trop de dégâts dans notre vie. Travailler sur la mémoire revient à désamorcer la grenade. Bien que présente, elle ne risque plus d’exploser à tout moment. Sachant cela il devient plus facile de programmer une sortie de sa zone de confort ou d’engendrer un réel changement de vie.

Nos souvenirs sont des filtres. Lors d’un changement de vie il convient de travailler sur ces filtres. Un deuil compliqué peut nous permettre de mieux comprendre un client. Un burn-out professionnel de mieux aider un proche etc. Les évènements qui nous arrivent, même douloureux, ajoutent des filtres à notre vision. En version « filtre » ils ne sapent plus ni notre motivation, ni nos initiatives de changement.

Vous souhaitez engager un grand changement de vie ? Je vous invite à lire la page « Coaching Un Sens à ma Vie ».

 

Confinement et Guérison intérieure (2)

Comme vu dans l’article précédent (Confinement et Guérison intérieure 1), le temps du confinement est propice à la cogitation personnelle, au bilan de vie mais aussi à engager un pas vers la Guérison intérieure. Nous avons défini ce qu’est un « homme guéri » même si cette conception est personnelle à chacun, en fonction de sa vision et de son vécu…

La notion de nouveauté

La guérison intérieure doit entraîner un état d’esprit nouveau par rapport à son vécu, à soi-même, aux autres, au monde qui nous entoure et à l’avenir. Mais la notion de nouveauté ne peut s’appliquer si de grands changements n’ont pas déjà eu lieu. Beaucoup de femmes, par exemple, souhaitent, à un tournant de leur vie, changer de style, changer de « look ». Il n’est pas rare qu’on leur conseille de déjà changer leur routine de santé, d’alimentation, de faire du sport, de perdre quelques kilos et de travailler leur confiance en elles avant de sauter le pas. Nous pouvons dire qu’il en va de même pour le mental. Il serait absolument contre-productif d’appliquer des conseils « bateaux » de changement sur un terrain infertile, inchangé. Sans entrer dans les détails et les tréfonds de notre passé comme l’exigerait une psychanalyse en bonne et due forme, revoir son passé de manière plus positive est une étape intéressante. Une fois le passé accepté, connu et revisité, il est plus simple et plus justifié de repartir sur des nouvelles bases, d’autoriser une véritable nouveauté à entrer dans nos vies.

Croire en la Guérison intérieure

Hélas pour changer et guérir intérieurement il faut CROIRE que la guérison peut se produire chez nous. Savez-vous pourquoi toutes les psychothérapies de la plus classique à la plus innovante, ne porteront pas toujours leurs fruits ? Parce qu’à la base il y a une résistance, résistance qui fait dire au client qu’il lui est possible d’entreprendre une thérapie mais certainement pas de « guérir ». Se plier au changement et à la nouveauté, c’est comme plier un bâton, plus le bâton est souple, plus la mesure est facile. Le relâchement de la bonne volonté à « céder », à plier, à accepter la réalité telle qu’elle est peut se traduire par un grand rejet (le bâton, à l’instar d’un arc, se déplie brutalement, ce rebond est peu contrôlable par celui qui n’en a pas la force). Croire qu’il est possible de changer, de guérir tout simplement parce que « d’autres bien moins souples y sont arrivés » est un bon début mais ne fait pas tout. Chacun est unique… La résonance avec le thérapeute est primordiale.

La peur de l’échec

A la base du manque de confiance de certains clients en la thérapie (sophrologie, psychopratique, coaching) il y a une crainte : la peur de l’échec. Quand on démarre un nouveau projet en se donnant une possibilité d’échouer il y a déjà un dysfonctionnement à la base. Dire « Je peux éventuellement réussir » plutôt que « Je suis la réussite » est révélateur d’une résistance…

Les souvenirs frustrants : ces bombes prêtes à exploser

Dans le coaching, plutôt que de parler de son passé, le client est amené à lister ses souvenirs frustrants, limitants, douloureux. En sophrologie si le client les a abordé naturellement (ou s’ils sont la raison d’une consultation) il est facile de les désamorcer. En coaching comme en psychopratique, le client désamorce ces « petites bombes » du passé seul, bénéficiant d’une guidance légère et d’un cadre sécurisant. Une fois désamorcés ces souvenirs douloureux, ces bombes prêtes à exploser lors d’éventuelles réminiscences ou lors de la reproduction d’événements similaires, sont toujours présentes. Elles existent en tant que pensées et événements passés mais ne sont plus dangereuses. Un terrain bien déminé est propice au changement. Le confinement est l’occasion de songer à soi, à son parcours plus positivement, de déminer. Il est simple durant ce confinement d’être un héros en ne faisant rien d’autre que de rester chez soi et d’essayer de s’améliorer. Pour ceux qui ne savent « accepter » ce confinement, celui-ci générera de nouvelles « bombes ». Dans 1 an, 3 ans, 10 ans on les entendra peut-être évoquer le confinement comme cause de certains de leurs problèmes…

Guérir c’est accepter d’avoir été blessé

Pas de nouveauté sans acceptation de son statut de « blessé par la vie ». Entrer en guérison, c’est toujours accepter d’avoir été blessé. Il y a celui qui sera un éternel blessé (ex: un homme qui rejettera toutes les femmes après une rupture douloureuse) et celui qui admettra qu’il a de la chance d’avoir été guéri. La différence est immense, entre les deux états il y a un monde ! J’ai omis de parler de ceux que la vie a blessé encore et encore mais qui n’ont jamais souhaité s’arrêter sur leurs blessures de guerre et on continué, jour après jour, d’embrasser une vie dynamique, intéressante, positive, qui a du sens… Une forme de résilience. Un challenge dans l’adversité.

La mémoire comme un placard…

La mémoire est un vaste dressing, placard ou grenier qu’il convient de ranger. Posséder un intérieur splendide et bien rangé mais savoir qu’il y a « là-haut » une pièce comparable à un véritable débarras dérange l’esprit. Faire le ménage chez soi et dans l’inconscient est primordial à celui qui veut guérir. Ce confinement se mue chez beaucoup en immense chantier de tri, en un véritable nettoyage de printemps. Libéré de la pression, du regard des autres, il devient plus facile de déterminer ce qui compte et ce qui n’a aucun intérêt pour nous. Chez les asiatiques, posséder peu, c’est posséder mieux. C’est aussi développer un lien spécial à ce « peu » d’affaires personnelles, leur donner une valeur qui se sent et se ressent. Tout est énergie… Les bons objets sont ceux qui nous rappellent des moments heureux, des moments de gloire parfois. Les autres ne sont donc pas utiles. Trier le « début de son histoire » et la ré-ordonner est une bonne chose.

Si vous souhaitez engager votre guérison intérieure, revoir le sens de votre vie, donner un sens à votre vie et rebooster votre personnalité et votre confiance en vous, consultez la page « Coaching : Un Sens à ma Vie ».