Pourquoi certaines personnes grandissent toute leur vie… tandis que d’autres restent prisonnières de leurs limites

En cette période de vacances (je vous rappelle que le cabinet est actuellement fermé et rouvrira le 1er septembre), j’avais envie d’aborder le sujet de l’évolution personnelle. Comme toujours je vous donne ma propre opinion sur le sujet, qui n’est qu’une opinion parmi tant d’autres et je ne prétends nullement posséder la clé à tous les soucis d’évolution personnelle ou professionnelle… Il existe une réalité que beaucoup préfèrent ignorer : deux personnes peuvent naître dans des conditions similaires, disposer d’opportunités comparables, et pourtant connaître des destins radicalement différents !

Ceci ne veut pas forcément dire que l’une sera heureuse et l’autre malheureuse. Que l’une est travailleuse et l’autre flemmarde, rien de tout ça !

En effet chacun a sa propre définition d’une vie réussie et tout le monde ne perçoit pas son passage sur terre de la même façon ! Certains ont besoin de petits projets rapides, vite mesurables, et d’autres – et c’est mon cas – préfèrent s’engager sur le long terme, voyant leur travail personnel comme une « odyssée » que comme une « nouvelle » qui se lit rapidement.

Les clients de mon cabinet le savent ; je n’ai jamais réellement arrêter mes études ! Après des études longues dans différents domaines (communication, management, psycho de l’enfant, théologie puis négociation et j’en passe, je suis quelqu’un de très curieux de tout et je ne conçois pas une vie sans apprentissage) j’ai toujours ces phases dans lesquelles je me penche sur une méthode, un concept nouveau, en profondeur…

Ça a été le cas ces deux dernières années avec la signature énergétique alliée à la sophrologie et à la relation d’aide, qui a même donné lieu à la création de ma propre formation en ligne, disponible ici.

Mais j’ai de nombreuses amies qui n’ont pas une vie si chargée et foisonnante niveau culturel que la mienne et qui s’en portent très bien ! Lorsque j’arrête d’apprendre ou de me développer spirituellement, je sens que je « roule bien en dessous de mon potentiel ». L’intuition est très importante pour moi dès lors qu’il s’agit de faire croître mes connaissances…

Donc pour en revenir à ces deux personnes nées avec les mêmes opportunités : l’une progresse, apprend, construit, développe sa vie et son potentiel même s’il y a parfois des échecs, des projets avortés, des déceptions pour quelques réussites… L’autre reste au même endroit pendant des décennies, répétant les mêmes gestes, erreurs, les mêmes plaintes et les mêmes habitudes. Imaginons une personne qui n’arrive pas à gagner sa vie, une personne qui a un emploi à mi-temps et qui dépense plus que ce qu’elle ne gagne. Tout ça est déprimant, non ? Pas à un moment elle n’envisage de travailler à plein temps et pourtant elle ne fait rien de constructif de son temps libre… Et elle se plaint de ne pas arriver à joindre les deux bouts. Elle a peur de « changer le cadre ».

Pourquoi ?

La réponse ne réside pas uniquement dans l’intelligence, le talent ou la chance. Elle se trouve souvent dans la manière dont une personne se perçoit, dans ses croyances profondes et dans sa volonté d’évoluer.

La plus grande pauvreté est parfois mentale

On associe souvent la pauvreté à un manque d’argent. Pourtant, il existe une pauvreté plus profonde : la pauvreté de vision ! Personnellement c’est pour moi la pire. Je pense comme tout le monde que gagner sa vie est nécessaire mais lorsque cette course devient sclérosante au niveau de votre potentiel, il faudrait avoir le courage de « revoir sa copie », d’entamer une formation ou alors de vivre de façon plus frugale.

Certaines personnes pensent petit parce qu’elles ont appris à penser petit. Elles considèrent que réussir est réservé aux autres. Elles voient le succès comme une anomalie ou une menace plutôt que comme une possibilité.

Le grand Jim Rohn disait :

« Vous êtes la moyenne des cinq personnes que vous fréquentez le plus. »

Cette phrase résume une vérité fondamentale : notre environnement façonne nos ambitions. Si tout ce que nous entendons est de la critique, de la peur ou du fatalisme, nous finissons par considérer la médiocrité comme normale.

À l’inverse, ceux qui cherchent à apprendre, à rencontrer des personnes inspirantes et à élargir leur horizon découvrent progressivement qu’ils sont capables de beaucoup plus qu’ils ne l’imaginaient.

Attention, il y a également quelques personnes qui obtiennent ce qu’elles possèdent non par l’apprentissage, le développement de soi ou le travail mais par des biais plus complexes et délétères : épouser quelqu’un de riche, mettre au point des arnaques etc. Cela se voit aussi ! Eux décident de mener la grande vie aux dépends des autres. C’est une posture plutôt malsaine mais certains sont tellement habitués à la pratiquer depuis la jeunesse qu’ils ne voient même pas où est le problème ! L’éthique leur importe peu. Laissons ces énergumènes de côté…

Une confusion fréquente autour des valeurs judéo-chrétiennes

Dans certains milieux, on a fini par associer la spiritualité à la résignation. Comme si être humble signifiait rester petit. Comme si vouloir grandir, réussir ou prospérer était incompatible avec la foi. Pourtant, cette vision est loin du message biblique.

Dans l’Évangile selon Jean (10:10), Jésus déclare :

« Je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. »

Le mot important est « abondance ».

Il ne s’agit pas uniquement d’argent. Il s’agit d’une vie pleine, riche de sens, de talents développés, de relations fortes, de générosité et d’accomplissement.

Dans la parabole des talents, Jésus raconte même l’histoire de serviteurs à qui des ressources sont confiées. Ceux qui les font fructifier sont félicités. Celui qui enterre son talent par peur est réprimandé.

Le message est clair : nous ne sommes pas appelés à gaspiller nos capacités mais à les développer. La véritable humilité n’est pas de se diminuer. Elle consiste à reconnaître que les dons reçus doivent être mis au service du monde.

Le regard français sur la réussite

La culture française possède d’immenses qualités : l’esprit critique, la profondeur intellectuelle, l’attachement à la culture. Mais elle porte également un héritage particulier : une certaine méfiance envers la richesse et la réussite visible ! Parfois je rencontre certaines personnes qui sont extrêmement fières de gagner très peu. Elles disent « Oui on gagne peu en France, mais on a la sécurité sociale ! » Et quand je leur dis : « Mais savez-vous qu’un instituteur débutant au Danemark touche 2300 euros nets par mois? » alors très vite revient cet argument : « Oui mais nous, on a la sécu, pas eux ! » C’est ce que j’appelle « porter la misère comme un badge d’honneur ! »

Dans de nombreuses conversations, une personne qui réussit financièrement devient rapidement suspecte. On cherche ce qu’elle a dû faire de mal, quels privilèges elle a eus ou pourquoi elle ne mérite pas vraiment son succès. A chaque fois que je me trouve sur un salon du livre ou du bien-être, en France, et que j’explique que je suis sophrologue, on me demande immédiatement : « C’est une reconversion ? » C’est la question qui revient sans cesse. Par contre lorsque je suis en Allemagne, aux Canaries ou aux USA et que j’explique mon métier, les gens me disent juste : « Congrats! » La différence est flagrante. C’est une façon de dire que c’est super, mais aussi que c’est le choix de l’autre et il ne se discute pas. Dans un pays comme les USA où les gens travaillent souvent jusqu’à 12 heures par jour, personne n’a le temps de se pencher sur la vie des autres !

Bien sûr, certains abus existent. Mais cette suspicion permanente crée parfois un problème : beaucoup passent davantage de temps à observer les autres qu’à construire leur propre vie.

Aux États-Unis, sans idéaliser ce modèle, l’approche est souvent différente.

L’énergie est davantage orientée vers une question simple :

« Comment puis-je progresser ? »

L’attention est dirigée vers l’amélioration personnelle plutôt que vers la comparaison sociale. Lorsqu’une personne voit un entrepreneur prospérer, elle est plus susceptible de demander comment il a réussi que de chercher immédiatement pourquoi il ne devrait pas avoir réussi. Cette mentalité produit un effet puissant : l’énergie est investie dans la croissance plutôt que dans le jugement.

Et l’énergie va toujours là où l’attention se porte !

Pourquoi certaines femmes partent de rien et réussissent

On observe souvent un phénomène étonnant.

Certaines femmes grandissent dans des conditions modestes, parfois difficiles. Pourtant, elles construisent une carrière, développent leurs compétences, créent une entreprise ou transforment complètement leur existence.

D’autres disposent d’un environnement plus favorable, d’une famille soutenante, d’études accessibles et de ressources importantes, mais restent enfermées dans des difficultés chroniques.

La différence n’est pas uniquement économique.

Elle est souvent psychologique.

Les femmes qui avancent ont généralement développé plusieurs caractéristiques :

  • Elles apprennent constamment.
  • Elles investissent dans leurs compétences.
  • Elles prennent la responsabilité de leur vie.
  • Elles refusent de se définir par leur passé.
  • Elles cultivent leur confiance personnelle mais aussi leurs différences plutôt que de se conformer à un genre de « moule légal »…

À l’inverse, certaines personnes finissent par croire que leur valeur dépend entièrement des circonstances extérieures.

Elles attendent que quelqu’un les sauve, les valide ou leur donne une autorisation implicite de réussir. Or, aucune transformation durable ne peut commencer tant qu’une personne ne reconnaît pas sa propre valeur.

L’apprentissage permanent : le véritable avantage concurrentiel

Dans un monde qui évolue à une vitesse inédite, le diplôme obtenu il y a dix ans ne suffit plus. Les personnes qui progressent le plus sont rarement celles qui savent déjà tout. Ce sont celles qui apprennent continuellement. Elles lisent. Elles se forment. Elles écoutent des conférences. Elles remettent en question leurs croyances. Elles cherchent à comprendre davantage aujourd’hui qu’hier.

Jim Rohn affirmait :

« Travaillez davantage sur vous-même que sur votre emploi. »

Cette idée est profondément juste. Un emploi peut disparaître. Une compétence demeure. Une opportunité peut s’envoler. Une personne qui continue d’apprendre peut en créer une nouvelle.

Donner une véritable valeur à soi-même

Beaucoup de gens souhaitent une meilleure vie tout en conservant exactement la même image d’eux-mêmes. Or le monde finit souvent par refléter la valeur que nous nous attribuons. Une personne qui se considère incapable agira comme quelqu’un d’incapable. Une personne qui se considère digne de progresser cherchera naturellement des opportunités de croissance. Donner de la valeur à sa vie ne signifie pas devenir arrogant.

Cela signifie reconnaître que son existence mérite d’être développée.

Cela signifie comprendre que les talents, les idées et les rêves ne sont pas là pour rester enfermés.

Grandir est un devoir

Le développement personnel n’est pas seulement une quête de réussite. C’est une responsabilité. Chaque être humain possède un potentiel qui ne demande qu’à être cultivé. Rester volontairement petit par peur, par habitude ou par résignation revient souvent à abandonner une partie de ce potentiel. La véritable prospérité commence lorsque l’on cesse de demander ce que le monde nous doit pour commencer à se demander ce que nous pouvons devenir. Car la question n’est pas : « Pourquoi certains réussissent-ils ? » La vraie question est : « Que suis-je prêt à apprendre, à changer et à construire pour révéler la meilleure version de moi-même ? »