Ces 5 clés pour être Soi et créer l’harmonie dans sa vie : éclairages des dernières recherches U.S

Aujourd’hui, j’avais envie d’aborder un sujet qui revient très souvent à mon cabinet de sophrologie de Vichy, mais aussi dans nos vies en général : comment être soi-même… vraiment, et vivre en harmonie avec ce que l’on est profondément. Autrement dit comment expérimenter chaque jour (et non une fois de temps en temps…) un profond alignement entre nos valeurs et désirs et notre vie concrète ?

C’est une question simple en apparence, mais lorsqu’on creuse un peu, on se rend compte que ce n’est pas si évident ! Entre ce que l’on attend de nous, ce que l’on pense devoir être, et ce que l’on ressent vraiment… il y a parfois un écart. Un grand écart ! Et c’est souvent là que naissent le stress, la fatigue, ou ce sentiment un peu diffus de ne pas être complètement à sa place. Les charges mentales, et j’en suis totalement certaine après 28 ans de travail dans l’Humain, proviennent aussi de notre manque de congruence et de concentration. Plus nous nous éloignons de ce que nous sommes profondément, plus nous sommes susceptibles d’encaisser des charges mentales violentes et de nous créer nos propres charges mentales. Alors le secret serait-il de développer une congruence à toute épreuve tout en apprenant à utiliser l’art de la concentration ? Pas certaine, hélas, que cela suffise. Explications…

Ce qui est intéressant, c’est que ce sujet de l’harmonie, de la congruence et de l’alignement, qui mènent au bonheur, est aujourd’hui très étudié en psychologie, et notamment dans les grandes universités américaines telle Harvard. Et leurs conclusions rejoignent beaucoup ce que l’on observe en accompagnement et en relation d’aide : être soi-même n’est pas un concept abstrait, c’est une base essentielle pour se sentir bien ou en tout cas pour s’offrir de l’oxygène au quotidien…

Petit exemple : lorsque vous vous levez le matin, c’est souvent la course. Vous avez tendance à croire que lorsque vous serez à la retraite tout ira mieux. Mais pour accompagner professionnellement en structures sociales et en entreprises des retraités, je peux vous dire que ce rythme ne s’efface pas du jour au lendemain et bien souvent… demeure, se re-ancre d’une autre façon dans leur quotidien ! Imaginons maintenant que vous puissiez vous lever plus tôt, pour méditer ou lire, prendre un bain chaud, masser vos pieds, vous accorder un petit soin du visage, arroser les plantes et écouter un peu de musique avant d’allumer votre téléphone ou de céder à la routine infernale de la journée. Est-ce que cela changerait quelque chose à votre Soi profond ? Probablement. Mais bien entendu, dites-vous, « je n’ai pas le temps pour ça ». Alors peut-on faire plus simple ou faut-il creuser le sujet plus profondément ?

Alors j’avais envie de partager avec vous 5 clés, issues de ces recherches, mais aussi de mon expérience de sophrologue.

1. Apprendre à se connaître vraiment et noter ses avancées…

La première chose, et peut-être la plus importante, c’est d’apprendre à se connaître. Dit comme ça, ça paraît évident… mais en réalité, on passe souvent plus de temps à s’adapter aux autres qu’à s’écouter soi-même. La psychologie parle de “conscience de soi”, c’est-à-dire la capacité à reconnaître ses émotions, ses besoins, ses valeurs (Kernis & Goldman, Psychology Today). Les études montrent que les personnes qui développent cette connaissance intérieure sont globalement plus sereines et prennent des décisions plus justes pour elles (Harvard Health Publishing). Et concrètement, ça commence souvent par des choses très simples : prendre un moment pour ressentir, se demander “de quoi j’ai besoin là, maintenant ?”. Il y a une chose que vous ne faites jamais : un audit de

2. Se réaligner avec ce qui compte vraiment

Ensuite, il y a quelque chose que je trouve essentiel, mais aussi parfois inconfortable : l’alignement. C’est-à-dire le fait d’agir en accord avec ce que l’on ressent profondément. Parce qu’on peut très bien savoir ce qui est important pour soi… et pourtant faire l’inverse. Dire oui alors qu’on pense non, continuer dans une direction qui ne nous correspond plus. Les recherches montrent que ce décalage crée du stress et une forme de tension intérieure (Smerek, 2021). À l’inverse, quand on commence à ajuster ses choix, même petit à petit, il y a souvent un apaisement qui se met en place. Ce n’est pas forcément spectaculaire, mais c’est bien réel.

A une époque pas si lointaine, j’avais dans mon entourage quelques personnes stressantes. Vous savez, des proches qui se comparent à vous et donc cherchent à vous décourager dans vos projets, des personnes jalouses de ne pas partir, elles, en voyage, des gens qui inconsciemment cherchent à vous faire douter de vous. Les gens ne font pas toujours exprès d’être « comme ça ». En réalité leur démarche intrusive les rassure sur leurs propres capacités. Hélas j’ai remarqué qu’une conversation fatigante au téléphone, dans laquelle on ne peut laisser se dire des inepties à notre sujet, ou sur un sujet d’actualité, est préjudiciable à notre énergie. Voilà pourquoi j’ai usé et abusé du procédé ‘blackliste et éloigne-toi » mais aussi de la maxime : « ce qui a été ôté de ta vie, ne le laisse jamais revenir ». Depuis j’avance tranquillement sur mes projets pros et artistiques, personnels etc. Lorsque je pars au bout du monde, j’attends d’être revenue pour en parler et la plupart du temps j’agis dans dire ce que je fais. Cette posture permet de se préserver.

3. Revenir au présent grâce à la pleine conscience

Une autre clé qui revient beaucoup dans les études, et que j’utilise énormément en séance, c’est la pleine conscience. Le fait de revenir à l’instant présent, de ralentir un peu. On vit souvent dans le mental, dans l’anticipation, dans le “il faut” ou “je devrais”. La mindfulness, étudiée notamment à Harvard, montre qu’en portant attention à ce que l’on vit ici et maintenant, on améliore sa régulation émotionnelle et on réduit le stress (Harvard Health Publishing ; Journal of Research in Personality). Et honnêtement, ce n’est pas toujours facile. On s’éparpille, on décroche… et c’est normal. L’idée, ce n’est pas d’être parfait, mais de revenir, encore et encore. C’est ce que je nomme le « recâblage ». Chaque pensée qui n’est pas adaptée à notre but doit être recâblée.

4. Oser être soi dans ses relations

Il y a aussi toute la dimension des relations. Être soi-même, ce n’est pas seulement un travail intérieur, ça se joue aussi dans le lien aux autres. Et là encore, ce n’est pas si simple. Oser être authentique, dire ce que l’on pense, montrer ses émotions… ça demande du courage. Mais les recherches montrent que c’est justement ce qui crée des relations plus profondes et plus satisfaisantes (Harvard Gazette). Être authentique ne nous isole pas, au contraire, cela nous rapproche des autres de manière plus vraie. Et petit à petit, cela renforce aussi l’estime de soi (Gino & Kouchaki, Harvard).

5. Cultiver le positif et le sens

Enfin, quelque chose qui me semble fondamental, c’est de remettre un peu de positif et de sens dans sa vie. On a parfois tendance à se focaliser sur ce qui ne va pas, sur ce qu’il faut améliorer. Mais la psychologie positive montre que les émotions agréables, comme la joie, la gratitude ou même des moments simples de calme, ont un impact direct sur notre équilibre (Harvard Health Publishing).

Et surtout, le fait de se sentir aligné avec une direction, avec quelque chose qui a du sens pour nous, change profondément notre manière de vivre. Les études montrent que cela augmente la résilience et le bien-être global (Personality Research, Springer).

Être soi-même, ce n’est pas une destination à atteindre parfaitement. C’est plutôt un chemin, avec des moments où l’on se sent très aligné… et d’autres où l’on se perd un peu. Et c’est ok.

Dans mon approche en sophrologie, ce que je vois, c’est que le corps est un formidable point d’entrée pour revenir à soi. Respirer, ressentir, relâcher… ce sont des choses simples, mais puissantes. Et souvent, c’est dans ces moments-là que l’on commence à se reconnecter, vraiment. Parfois, vous avez juste besoin de créer un espace intérieur et c’est le début d’une vie en conscience.

Peut-être que la vraie question n’est pas “comment devenir quelqu’un d’autre pour aller mieux”, mais plutôt “comment revenir, doucement, à ce que je suis déjà”.

Et ça, c’est un chemin profondément humain.

Pourquoi tant de personnes sont actuellement stressées et malheureuses

Nous vivons une époque paradoxale. Jamais les sociétés occidentales n’ont offert autant de confort, de technologies et de possibilités… et pourtant, le stress, l’anxiété, la fatigue mentale et le sentiment de vide n’ont jamais été aussi répandus ! A mon cabinet, et dans mon courrier, beaucoup de demandes bien particulières : « Comment être enfin heureux ? » ou encore « Doit-on tout sacrifier à ce système ? ». Et autres « Je redonne 80% de ce que je gagne en factures et impôts. Cette vie ne me convient plus. Je ne m’y retrouve pas ! »… Burn‑out, dépression, troubles du sommeil, perte de motivation : ces signaux ne sont pas des faiblesses individuelles, mais les symptômes d’un modèle de vie qui ne respecte plus les besoins humains fondamentaux.

Un contexte actuel sous tension permanente

Les contraintes contemporaines pèsent lourdement sur les individus :

  • Pression économique (inflation, peur du déclassement, précarité même avec un salaire normal)
  • Hyperconnexion permanente (notifications, emails, réseaux sociaux)
  • Accélération des rythmes de travail
  • Disparition des frontières entre vie professionnelle et personnelle
  • Isolement social croissant malgré l’illusion de lien (posséder 500 amis sur facebook, ce n’est pas « avoir des amis » !)

Le système nerveux humain n’est pas conçu pour vivre dans l’urgence constante. À force d’être sollicité en continu, il reste bloqué en mode « survie », générant stress chronique et épuisement.

Nous ne sommes pas faits pour le « métro, boulot, dodo »

L’être humain est un être cyclique, sensoriel, relationnel. Or, le schéma métro‑boulot‑dodo impose :

  • Des horaires rigides
  • Des espaces fermés et artificiels
  • Des tâches déconnectées du sens
  • Une valorisation de la performance plutôt que de l’équilibre
  • Bien souvent le véritable talent est méprisé car il appelle à des horizons plus vastes…

Ce modèle est l’héritage de siècles d’organisation du travail basée sur l’exploitation des ressources humaines au même titre que les ressources matérielles. On a appris à fonctionner, pas à vivre. À produire, pas à ressentir. On ne tolère pas que l’homme soit un « passif » et non un « actif » ! On le traite donc comme un actif même s’il ne le souhaite nullement…

Résultat : une fatigue profonde qui ne disparaît pas avec un simple week‑end ou des vacances. Notez que pour beaucoup d’entre vous les weekends servent à : faire les courses, ranger, avancer les lessives, faire le ménage, remettre la maisonnée sur pied pour le lundi matin !

Replacer la chaleur au centre de nos vies

Face à ce monde froid, normé et pressé, une piste essentielle émerge : la chaleur, sous toutes ses formes.

La chaleur du corps et de l’environnement

Vivre constamment dans des lieux froids, climatisés, standardisés, coupe le corps de ses sensations. Avoir chaud apaise le système nerveux.

Possibilités concrètes :

  • Habiter ou travailler dans des espaces lumineux et accueillants
  • Porter des matières naturelles
  • S’autoriser le confort plutôt que la rigidité
  • Utiliser des bains chauds, bouillottes, saunas, moments de repos
  • Favoriser la sieste même au travail, comme dans certains pays (la Finlande autorise depuis 1996 les employés à décaler leurs horaires de travail jusqu’à trois heures par jour, ce qui donne de la flexibilité pour mieux gérer le sommeil et les rythmes personnels).

La chaleur relationnelle

Le stress moderne est aussi un stress de solitude. Les relations deviennent souvent fonctionnelles, superficielles ou virtuelles.

Recréer de la chaleur relationnelle peut passer par :

  • Des échanges profonds et sincères
  • Des moments partagés sans écrans
  • Le retour aux cercles, aux communautés locales
  • Le droit à la vulnérabilité

La chaleur alimentaire

Manger froid, vite, debout ou devant un écran entretient la dissociation.

Revenir à une alimentation chaleureuse, c’est :

  • Privilégier les repas chauds
  • Prendre le temps de manger en conscience
  • Réduire les repas sur le pouce
  • Considérer le repas comme un temps de récupération

Retrouver un projet qui fait sens

Beaucoup de souffrance vient du fait de consacrer l’essentiel de son énergie à des activités qui ne nourrissent pas l’identité profonde.

Un projet porteur de sens :

  • Est relié à ce que l’on est
  • Valorise nos dons et talents naturels
  • N’est pas forcément rentable
  • Nourrit l’estime et la joie intérieure

Exemples de projets :

  • Créer, écrire, transmettre
  • Jardiner, cuisiner, fabriquer
  • Accompagner, écouter, soigner
  • Développer une activité parallèle ou associative

Le simple fait d’avoir un projet aligné redonne une direction intérieure. Il y a une différence entre un projet et un loisir ! Ne pas confondre les deux. Le projet s’inscrit sur le long terme !

Travailler moins ou autrement : des alternatives réelles

Revoir son mode de consommation ouvre des portes insoupçonnées. Moins consommer, c’est réduire ses besoins financiers, donc sa dépendance au travail.

Possibilités concrètes :

  • Télétravail
  • Temps partiel choisi
  • Vivre de rentes locatives
  • Activité indépendante
  • Mutualisation des ressources
  • Vie plus locale

Exemple : quitter la grande ville

Prenons l’exemple d’une jeune femme quittant Paris. Elle renonce au rythme effréné, au loyer élevé, au shopping compensatoire. Elle achète un bungalow en Corrèze sur un camping désert une bonne partie de l’année, travaille à distance, vit au bord d’un lac.

Ses dépenses diminuent fortement : plus de loyer, moins de transports, moins d’achats impulsifs. En échange, elle gagne :

  • Du temps
  • Du calme
  • Une connexion quotidienne à la nature
  • Une autonomie accrue

Ce n’est pas un retour en arrière, mais une adaptation consciente. Bien entendu elle trouvera parmi ses amis parisiens quelques « bobos » qui lui diront « Comment fais-tu pour supporter la campagne à l’année ? Je suis venu une fois chez toi et je n’avais qu’une envie : rentrer à Paris au plus vite ! » Tout est une question de point de vue et de projet de vie… Le temps nous dira qui est en bonne santé, qui vit sereinement etc.

Est‑on faits pour la vie qu’on nous vend ?

La promesse dominante est claire : travailler plus pour consommer plus. Mais cette équation rend‑elle vraiment heureux ?

Parfois, le bonheur se cache dans des choses simples :

  • Se réveiller avec une vue
  • Avoir du temps pour soi
  • Choisir son rythme
  • Ne pas avoir de patron
  • Se sentir aligné

Dépenser moins devient alors un acte de liberté. C’est se reprendre du temps, de l’énergie, de la santé.

Revenir à soi grâce à l’accompagnement

Dans ce contexte de transition, l’accompagnement est précieux. Des approches comme la sophrologie permettent de :

  • Apaiser le stress chronique
  • Reconnecter le corps et l’esprit
  • Sortir du pilotage automatique
  • Clarifier ses besoins profonds

Consulter un sophrologue à Vichy peut être une étape clé pour amorcer un changement durable, retrouver de la chaleur intérieure et construire une vie plus alignée.

Au fond, le bonheur n’est peut‑être pas à inventer, mais à se souvenir de ce qui nous rend profondément humains.