Dans notre société actuelle, tout semble nous pousser vers un objectif : être heureux. Sur les réseaux sociaux, dans les livres de développement personnel ou dans la publicité, le bonheur est souvent présenté comme un état permanent que nous devrions atteindre. A mon cabinet, je reçois des personnes qui souffrent de ne pas atteindre une forme de bonheur « factice » qui nous est vendu partout. Or le bonheur se trouve souvent dans une douce et saine routine (ce qui ne veut pas dire ne rien faire mais plutôt faire ce qu’on doit faire dans notre journée en conscience) qu’il est agréable, de temps à autre, de rompre. Ceci pourrait être une bonne définition du Bonheur.
Bien entendu être heureux c’est aussi être aligné dans nos actes, avec nos proches et dans notre environnement. C’est pourquoi il est bon de tenter de se rapprocher de cet alignement. Si vous détestez la ville et que vous vivez à Paris et qu’en plus vous mettez tout votre salaire dans un loyer exorbitant tout en rêvant d’espace et de campagne, il faut peut-être revoir, de façon calme et honnête, sans panique (ce n’est pas urgent) votre lieu de vie, votre façon d’habiter l’espace. Ensuite la saine et douce routine pourrait se mettre en place. Parfois je rencontre des gens qui se ruinent pour des questions de mode ou de physique. Ils croient que le bonheur peut résider dans leur apparence, dans les accessoires qu’ils portent etc. Il est prouvé que les personnes les plus heureuses sont souvent celles qui justement gardent leur argent pour financer leur éducation personnelle, découvrir des activités, voyager (même en France) et qui du coup s’alignent sur des valeurs hautes mais immatérielles.
Mais de nombreuses personnes ingurgitent à travers télé et réseaux sociaux, des « images » du bonheur factices et superficielles. Elles courent donc toute la journée après ces images du bonheur…
Mais cette idée peut devenir un véritable piège !
Nous pallions nos envies et nos émotions du moment par cette quête de « solutions » faciles. Donc à portée de main. Donc consommatrices la plupart du temps…
C’est ce que décrit le livre The Happiness Trap. Selon son auteur, nous avons développé la croyance que les émotions difficiles ne devraient pas exister. Ainsi, lorsque nous ressentons de l’anxiété, de la tristesse, de la colère ou de la peur, nous avons tendance à penser que quelque chose ne va pas chez nous… Que nous devrions être ailleurs, faire autrement, nous « venger » (de ceux qui nous font du mal) etc.
En réalité, ces émotions font simplement partie de l’expérience humaine. Et plus nous sommes alignés avec l’expérience humaine que nous vivons, plus il devient facile d’accepter les émotions néfastes.
Pourquoi lutter contre ses émotions ne fonctionne pas
Beaucoup de personnes tentent de repousser leurs pensées négatives ou leurs émotions douloureuses. Nous essayons de les contrôler, de les ignorer ou de les faire disparaître.
Mais plus nous luttons contre elles, plus elles prennent de place dans notre esprit.
Prenons un exemple : X. s’est senti infériorisé durant sa scolarité car il n’était pas populaire. Pour lui être populaire renvoyait une certaine image du bonheur. Arrivé dans une fac où on ne le connait pas encore, il adopte le look d’un garçon populaire, se laisse pousser les cheveux, se propose de diriger le fameux Bureau des étudiants qui organise des fiestas notoires, drague toutes les filles, met tout son argent de poche dans des coups payés à sa bande d’amis. Et ce fonctionnement continu. Il rate ses études mais demeure populaire. Ses parents finissent par lui dégoter un petit emploi, grâce à leurs relations, malgré des années à l’université… où il n’a pas obtenu un seul diplôme. Il a des enfants mais peu importe. Il court toujours derrière l’image de ce bonheur factice ; avoir de nombreux amis, par centaines, côtoyer des personnalités locales etc. Sa vie part en vrille, sa femme demande le divorce mais lui continue encore et toujours. Ses enfants ont maintenant une vingtaine d’années, là encore il joue le « papa cool », festoyant avec les amis de ses enfants… Quand on lui demande s’il aime sa vie il répond que lui au moins s’éclate. Mais lorsque vous parlez, par exemple, de votre carrière pendant le repas, il s’agace. Il dit que vous « essayez de lui en mettre plein la vue », de le « rabaisser ». Cette simple incapacité à voir les autres mener une vie pleine de sens le rend hargneux. Preuve que malgré tout le manège qu’il a crée autour de lui, il n’est pas heureux. Il est toujours en quête de la solution pour pallier à sa scolarité malheureuse de « gars pas populaire ». Dans sa tête il est toujours le « mal-aimé », et à 50 ans, ça en devient ridicule…
Chercher à répondre à une image est illusoire. Chercher à solutionner les émotions négatives et douloureuses l’est aussi. Ce phénomène est particulièrement visible dans les périodes de vie difficiles :
- séparation
- épuisement émotionnel
- anxiété
- perte d’un proche
- périodes de transition de vie
Dans ces moments-là, vouloir absolument aller bien peut paradoxalement amplifier la souffrance.
Prenons l’histoire d’une femme, F. qui elle est bien plus heureuse. Pour F. les études furent difficiles. Elle se contenta cependant de la section professionnelle dans laquelle sa mère l’avait envoyée. Elle devint secrétaire, aux début des années 2000, dans une entreprise solide. Jamais elle ne chercha à évoluer professionnellement : « Pas envie de travailler plus et d’avoir de nouvelles responsabilités, j’en fais assez comme ça » dit-elle. Appréciée par ses collègues, elle décida de se rapprocher de son emploi. Elle déménagea pour une résidence avec parc et tennis, située à 5 mn à pieds de son entreprise : « Ce fut vraiment l’idée du siècle car le midi je rentre manger chez moi, l’été je mange dans le parc, comme je rentre tôt j’entretiens ma santé en jouant au tennis. La belle vie ! » explique-t-elle. Sa mère, maintenant âgée de 80 ans, vit à 5 stations de bus, ce qui lui permet de passer la voir régulièrement. F. explique aimer la vie qu’elle vit depuis 30 ans, apprécier le marché qui se tient le mercredi matin entre son domicile et son travail etc. Les vacances ? Comme depuis 30 ans, elle part à La Baule chaque été dans le même camping, où elle a plaisir à retrouver les propriétaires qui « ont connu son papa », décédé quand elle avait 13 ans. Elle dit « Quand mon père est décédé, j’étais enfant. Je l’ai vécu comme une forme d’injonction : « Sois heureuse dans la simplicité et ça suffira bien. C’est ce que je m’efforce de faire. J’aime mon appartement lorsqu’il est baigné de lumière et lire des livres. Certains sont fait pour réaliser de grandes choses et être des locomotives pour les autres et d’autres sont juste faits pour apprécier la vie avec peu de choses » explique-t-elle. « Le bonheur, c’est surtout de ne pas se prendre la tête. Je laisse cela aux autres. C’est vrai, j’ai la mémoire courte et je ne laisse jamais la colère perdurer plus de 3 minutes ! » Le secret d’une vie saine et bien remplie ? F. a quelques amies, des amies d’enfance qu’elle croise de temps en temps. Contrairement à X. elle n’a besoin d’épater personne pour se sentir « heureuse ».
L’approche de la sophrologie et de la psychopratique
La sophrologie et la psychopratique proposent une approche différente : apprendre à accueillir ce qui se présente à nous.
Grâce à des outils simples comme la respiration consciente, l’écoute du corps et la présence à l’instant présent, il devient possible de créer une relation plus apaisée avec ses pensées et ses émotions.
Plutôt que de chercher à supprimer ce que nous ressentons, nous apprenons à :
- prendre du recul face à nos pensées
- observer nos émotions sans jugement
- relâcher les tensions dans le corps
- retrouver un espace intérieur de calme
Petit à petit, les pensées cessent de nous diriger automatiquement.
Reprenons notre exemple. X aurait pu, s’il avait été suivi, se rendre compte que plein de gens vivent très bien sans être populaire. Parfois il suffit d’assumer son état lors d’une émotion douloureuse. Mener une vie paisible avec femme et enfants, se rendre compte que la richesse était là, par exemple, et pas « ailleurs », décider d’assumer un statut de personne basique, avec ses dons et ses émotions, aurait été suffisant.
F., quant à elle, nous a montré qu’une vie paisible sans trop de responsabilités avait de nombreux bons côtés.
Quand la vie nous confronte au deuil
Certaines expériences de vie nous confrontent à des émotions particulièrement intenses. Le deuil en fait partie.
Perdre un proche peut provoquer un mélange complexe de tristesse, de colère, de culpabilité ou de désorientation. Dans ces moments, il est fréquent de vouloir “aller mieux rapidement” ou de se sentir incompris par son entourage.
Pourtant, le processus de deuil est unique et profondément personnel. Il ne suit pas de calendrier précis.
L’accompagnement en soutien au deuil permet d’offrir un espace d’écoute, de parole et de respect du rythme de chacun. La sophrologie peut également aider à apaiser les tensions physiques et émotionnelles liées à cette période de transformation intérieure.
Se reconnecter à ce qui donne du sens
Lorsque nous cessons de lutter contre nos émotions, nous pouvons progressivement nous reconnecter à ce qui est vraiment important pour nous.
Quelles sont les valeurs qui donnent du sens à notre vie ?
Cela peut être par exemple :
- l’amour des proches
- la solidarité
- la créativité
- la transmission
- le soin de soi et des autres
Ces valeurs deviennent alors des directions de vie, même lorsque les émotions difficiles sont présentes.
Une vie plus riche, pas une vie parfaite
L’objectif n’est pas de vivre sans émotions négatives. L’objectif est d’apprendre à vivre pleinement, avec toutes les facettes de l’expérience humaine.
La sophrologie psychopratique permet de développer cette capacité d’accueil et de présence.
Avec le temps, beaucoup de personnes découvrent qu’en cessant de lutter contre leurs émotions, elles retrouvent davantage de liberté intérieure, de clarté et de sérénité.
Accompagnement à Vichy
Je suis Sophrologue et Psychopraticienne à Vichy, et je propose un accompagnement personnalisé pour :
- la gestion du stress et de l’anxiété
- les périodes de transition de vie
- le soutien émotionnel
- l’accompagnement du deuil
Chaque accompagnement est adapté au rythme et aux besoins de la personne, dans un espace d’écoute bienveillant et confidentiel.
Si vous ressentez le besoin d’être accompagné dans une période difficile, la sophrologie psychopratique peut être une ressource précieuse pour retrouver un équilibre intérieur.

