Vous avez sûrement remarqué ces personnes qui semblent avancer sans effort apparent dans un monde où tout va trop vite et où le stress est omniprésent… Elles réussissent non seulement professionnellement, mais elles cultivent aussi un bien-être intérieur que beaucoup envient… Qu’est-ce qui les distingue vraiment des autres ? Ce n’est ni leur intelligence brute, ni leur chance, ni même leurs diplômes.
Ce qui fait la différence, ce sont des habitudes et des attitudes souvent invisibles : écouter les autres, prendre des décisions réfléchies, agir avec constance, et surtout, créer un lien profond avec le monde qui les entoure. Psychologues et experts en développement personnel s’accordent à dire que ces qualités permettent de traverser les difficultés avec résilience et de construire une vie pleine de sens.
Tony Robbins, célèbre coach américain, ne dit pas autre chose lorsqu’il affirme que « la véritable croissance personnelle ne vient pas de ce que vous obtenez, mais de ce que vous contribuez ». Jim Rohn, son mentor légendaire, rappelle que nos résultats dépendent largement de notre entourage et de la manière dont nous interagissons avec la société. Brian Tracy, motivateur canadien, insiste aussi sur l’importance de se concentrer sur le service aux autres pour atteindre un accomplissement durable…
Alors, quelle est cette qualité insoupçonnée qui transforme la vie de ceux qui semblent réussir tout en restant épanouis ? Il s’agit du sens profond de la citoyenneté. Cette capacité à se soucier activement du bien-être collectif, à respecter des valeurs communes et à participer pleinement à la vie de sa communauté apporte un avantage considérable sur le plan personnel.
Les recherches en psychologie montrent que les personnes qui cultivent cette valeur développent plus rapidement l’empathie, la patience et la capacité à gérer des situations complexes. Elles prennent des décisions plus réfléchies, se sentent plus connectées à leur environnement et à leurs pairs, et cultivent une résilience émotionnelle qui les protège face aux épreuves. En d’autres termes, elles acquièrent non seulement le succès matériel, mais aussi une sagesse pratique qui guide toute leur vie.
En fin de compte, ceux qui possèdent cette qualité insoupçonnée semblent mieux réussir et mieux vivre. La citoyenneté active n’est pas seulement un devoir civique : c’est un moteur puissant de développement personnel et de bonheur durable.
Il y a des femmes qui donnent tout. Elles écoutent, comprennent, s’adaptent, apaisent. Encore et encore. Elles portent le monde sur leurs épaules — le couple, la famille, les collègues, les amis, les ennemis (sans même s’en rendre compte…) — sans jamais oser dire que, parfois, elles sont fatiguées. Elles ont le cœur grand ouvert, mais elles le paient cher. On les interrompt, on leur parle mal, on profite de leur douceur, on dépasse leurs limites. Et elles, souvent, se taisent. Par peur du conflit. Par peur de décevoir. Par peur d’être “trop”. Et par peur de ne pas être « complète » sans ce sacrifice de soi absolu…
À mon cabinet, je constate souvent ce même scénario débridé, décliné en mille nuances : des femmes brillantes, aimantes, sensibles… mais qui ne se sentent nullement respectées. Elles m’expliquent qu’elles font tout pour les autres, qu’elles ne veulent pas passer pour égoïstes, qu’elles savent qu’elles devraient dire non mais qu’elles n’y arrivent pas. Derrière ces mots, il y a toujours la même blessure : celle de ne pas oser exister pleinement. Le souci de ne pas s’opposer. On leur a inculqué qu’elles n’étaient pas faites pour briller ni pour être satisfaites en totalité et, même si leurs parents ont disparu, elles perpétuent une forme de loyauté familiale à travers ce manège dévalorisant.
Être gentille, ce n’est pas le problème. C’est même une qualité précieuse. Mais quand la gentillesse devient une stratégie de survie, quand elle cache la peur du rejet ou du conflit, alors elle finit par faire souffrir. La vraie bonté ne consiste pas à tout accepter, mais à savoir dire “non” sans culpabilité. Le respect de soi n’enlève rien à la douceur, il la rend plus juste.
Je vois trop souvent des femmes qui se jugent “faibles” ou “trop sensibles”, alors qu’en réalité elles ont simplement développé une grande empathie. Elles sentent tout, devinent tout, anticipent tout. Mais cette empathie, si elle n’est pas accompagnée de limites, devient un piège : elle les vide de leur énergie essentielle !
Ce comportement ne vient pas de nulle part. Souvent, il s’est construit très tôt, dans l’enfance. On a appris à plaire, à être sage, à éviter les disputes, à ne pas faire de vagues. Et adulte, on continue à s’effacer pour maintenir la paix. Ce mode de fonctionnement devient automatique : on se tait, on s’adapte, on encaisse. Psychologiquement, cela s’appelle le manque d’affirmation de soi. C’est la difficulté à dire ce qu’on pense, ce qu’on veut, ce qu’on ressent.
Les conséquences sont nombreuses : relations déséquilibrées, sentiment d’être invisible, épuisement émotionnel, perte d’estime de soi. On vit avec une tension intérieure constante : vouloir plaire tout en rêvant d’être soi. Certaines finissent par exploser, d’autres par s’éteindre.
Mais quand une femme commence à s’affirmer, tout change. Au début, il y a la peur : “Si je dis non, on ne m’aimera plus.” Puis vient la surprise : “En fait, on me respecte davantage.” Et enfin, la libération : “Je me sens enfin moi.”
À mon cabinet, j’observe des transformations chaque semaine. Des femmes qui reprennent le contrôle de leur vie simplement parce qu’elles apprennent à se choisir. Elles cessent de demander la permission d’exister. Elles osent poser leurs limites, sans agressivité, mais avec calme et assurance. Et paradoxalement, leurs relations s’améliorent. On ne respecte jamais autant une personne que lorsqu’elle se respecte elle-même.
Apprendre à dire non, ce n’est pas blesser l’autre. C’est honorer sa propre vérité. C’est refuser ce qui épuise, pour mieux accueillir ce qui nourrit. Quand on se laisse tout faire, on s’efface peu à peu. Quand on commence à se respecter, on retrouve son énergie, sa clarté, sa joie de vivre. Ce n’est pas de l’égoïsme, c’est de la santé psychologique.
Arrive un moment où la douleur de se nier devient plus forte que la peur de changer. C’est le moment du sursaut. Celui où l’on se dit : “Je ne veux plus subir. Je veux vivre. Pour de vrai.” C’est souvent à ce moment-là que les femmes viennent me voir. Elles ne veulent plus “juste aller mieux”. Elles veulent se transformer.
C’est précisément pour elles que j’ai créé le programme “Ne vous laissez plus faire !”, un accompagnement en profondeur que je propose à mon cabinet de sophrologie à Vichy. Ce programme est né d’une constatation : certaines femmes ont besoin d’un espace où elles peuvent enfin désapprendre la soumission, déconstruire leurs automatismes, retrouver leur voix intérieure. Pendant dix séances individuelles d’une heure trente, nous travaillons à trois niveaux : le mental, pour identifier les croyances qui maintiennent la peur de déplaire ; l’émotionnel, pour libérer la colère, la culpabilité et la honte d’avoir trop donné ; et le corps, pour se reconnecter à ses sensations, à son souffle et à sa puissance tranquille.
Ce parcours n’est pas confortable au sens où il bouscule. Mais il se fait sans violence, dans la bienveillance et la clarté. Il vous amène à vous regarder en face, à vous repositionner, à choisir enfin vous-même. Et quand cela arrive, tout change. Les femmes que j’accompagne me disent souvent : “Je ne pensais pas que j’avais ce courage en moi.”, “Je suis plus calme, mais plus ferme.”, “Je me sens libre.”
Ne plus se laisser faire, c’est une révolution intérieure. Pas spectaculaire, mais profonde. C’est le moment où l’on arrête d’attendre que les autres nous comprennent, parce qu’on se comprend enfin soi-même. Si ces mots résonnent, c’est que quelque chose en vous est prêt à changer. Vous savez déjà, au fond, que vous ne voulez plus de demi-mesure, plus de compromis qui vous abîment.
Alors si vous sentez cet élan, ce besoin de reprendre votre place, je vous invite à découvrir le programme que j’ai conçu pour vous : Ne vous laissez plus faire !
Il arrive à tout le monde de se sentir envahi par un flot de pensées qui tournent en boucle, d’inquiétudes qui s’accrochent, d’angoisses qui montent sans prévenir. Ces moments peuvent s’avérer complexes à gérer. Ces idées parasites viennent parfois sans raison apparente, mais elles disent souvent quelque chose de plus profond : un besoin de sécurité, de repos, ou simplement le signe que notre esprit a besoin de reprendre souffle. Dans ces instants, le discours intérieur se fait plus fort, nous nous prenons à revisiter le passé, à répondre mentalement à des actes subis il y a des années.
Dans les moments d’anxiété, il peut être tentant de lutter contre ces pensées, de vouloir les chasser. Pourtant, la relation d’aide nous apprend qu’il est souvent plus apaisant de les écouter sans leur obéir. Les observer, les reconnaître, puis choisir consciemment où l’on veut placer son énergie : voilà un premier pas vers le calme intérieur.
Faire le point : une grille pour se recentrer
Ce petit guide d’auto-réflexion est une invitation à ralentir et à vous reconnecter à ce qui vous fait vraiment du bien. Prenez un moment tranquille, un carnet, une tasse de thé, et laissez venir les réponses sans chercher à bien faire. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise réponse — seulement des ressentis à accueillir.
1. Observer les pensées
Quelles sont les pensées qui reviennent le plus souvent en ce moment ?
Quelle émotion principale les accompagne (peur, tristesse, colère, culpabilité, doute…) ?
Sur une échelle de 1 à 10, quelle place prennent-elles dans ma journée ?
Est-ce que ces pensées sont fondées sur des faits réels ou sur des anticipations ?
Si je pouvais parler à cette pensée, que lui dirais-je ? Et que cherche-t-elle à me dire ?
Et si mon anxiété était un message, quel besoin non satisfait essaierait-elle de me révéler ?
3. Se reconnecter à ce qui fait du bien
Quelles activités ou quelles personnes m’apaisent, même un peu ?
Quelles expériences récentes m’ont procuré un sentiment de calme, de joie ou de fierté ?
Quels petits gestes me reconnectent à moi (marcher, respirer, créer, écrire, écouter de la musique…) ?
À quoi ai-je envie de dire “oui” pour me sentir vivant ? À quoi ai-je besoin de dire “non” pour me protéger ?
4. Passer à l’action, doucement
Quelle petite action simple puis-je poser aujourd’hui pour aller un peu mieux ?
Si je devais concentrer mon attention sur une seule chose qui a du sens pour moi cette semaine, ce serait quoi ?
Quel serait le mot-clé de mon intention du jour (apaisement, confiance, mouvement, accueil…) ?
Et maintenant, respirez !
Les idées parasites ne sont pas là pour nous détruire. Elles signalent souvent que quelque chose, en nous, a besoin d’attention, de soin ou de sens. Plutôt que de les fuir, on peut apprendre à leur dire : “Je t’ai entendue, mais je choisis de regarder ailleurs maintenant.”
En vous concentrant sur ce qui apaise, nourrit et relie, vous redevenez acteur de votre équilibre intérieur. La clé n’est pas d’éliminer les pensées négatives, mais de diriger la lumière de votre conscience vers ce qui vous soutient : vos valeurs, vos liens, vos projets, vos élans de vie.
Et souvenez-vous : chaque moment de calme, aussi bref soit-il, est déjà une victoire.
On parle souvent de « vibrer haut », d’« envoyer de bonnes ondes » ou encore d’« attirer ce que l’on dégage ». Derrière ces expressions, il ne s’agit pas de magie mais d’un langage symbolique pour parler de notre état intérieur, de notre cohérence, et de la façon dont nous entrons en résonance avec la vie. Carl Jung, psychiatre suisse et père de la psychologie analytique, a été l’un des premiers à expliquer que notre monde intérieur et le monde extérieur ne sont pas séparés. Ce que nous vivons à l’intérieur influence la manière dont nous percevons et interprétons la réalité. Autrement dit, notre « vibration », c’est notre façon d’être au monde à un moment donné.
Lorsqu’un client se présente à mon cabinet pour envisager des séances de sophrologie, de relation d’aide ou de coaching en suppression des croyances limitantes, je peux ressentir à travers la tonalité de sa voix, ses mots, sa posture, quel est actuellement sa vibration.
Qu’est-ce qu’une vibration ?
Dans le langage de la psychologie, une vibration, c’est l’énergie émotionnelle et mentale que nous émettons sans même nous en rendre compte. Elle est faite de nos émotions, de nos pensées et de nos intentions. Quand nous sommes apaisés, confiants, ouverts, notre vibration est fluide ; elle inspire la confiance, attire des situations et des personnes qui résonnent avec cet état. À l’inverse, quand nous vivons dans la peur, la colère ou le doute, nous envoyons une vibration plus dense, qui attire à nous des expériences en accord avec ces émotions.
Si vous avez des enfants, peut-être avez-vous remarqué ceci : certaines journées en famille sont fédératrices de bonnes vibrations et de bonne humeur. Chaque année j’emmène les enfants fêter Halloween. Nous avons nos rituels et notre trajet dans la ville, nous participons à certaines activités et ateliers. Lors de cette sortie censée faire peur, nous rencontrons toujours énormément de bienveillance. La soirée se termine par un film comme Coco ou Le Fantôme de Madame, au coin du feu. A chaque fois l’abondance est présente à tous les niveaux. C’est un simple exemple. Revenir à son âme d’enfant permet parfois de cibler quelles sont les évènements à vibrations hautes et ceux qui produisent des ondes plus basses. De même connaître ce qui bous fait vibrer haut est très utile !
Ce n’est pas de la superstition : c’est un phénomène psychologique bien connu. Nous voyons et retenons surtout ce qui correspond à notre état intérieur. Par exemple, si je suis dans une période de découragement, je remarquerai surtout ce qui ne va pas, même si autour de moi, beaucoup de choses vont bien. C’est ainsi que notre vibration façonne notre perception du monde.
Être aligné, qu’est-ce que cela veut dire ?
S’aligner, c’est vivre en cohérence avec soi-même. C’est quand ce que je ressens, ce que je pense, ce que je dis et ce que je fais vont dans la même direction. Quand mon corps, mon cœur et mon esprit travaillent ensemble, je me sens à ma place, centré, stable. Dans cet état, les décisions sont plus claires, les relations plus authentiques et les événements semblent s’enchaîner naturellement. Jung appelait cela une forme d’« individuation » : le moment où l’on cesse de se trahir pour correspondre aux attentes des autres, et où l’on commence à vivre selon son centre intérieur.
Le désalignement, à l’inverse, c’est quand une partie de moi dit oui et une autre dit non. Quand je souris alors que je suis triste. Quand je poursuis un projet qui ne me correspond plus. Ce tiraillement finit par se traduire en fatigue, en tensions, en doutes ou en symptômes physiques.
Comment se produit l’alignement (ou le désalignement) ?
L’alignement se construit à travers une écoute régulière de soi. Cela passe par la conscience du corps (respiration, sensations, rythme), par l’observation de ses pensées et de ses émotions, et par le courage d’ajuster ce qui n’est plus juste. Le désalignement, lui, survient souvent quand on s’éloigne de sa vérité intérieure : trop de stress, trop de compromis, trop de peur de déplaire. Le corps finit toujours par rappeler à l’ordre ce que le mental a ignoré.
Les conséquences de ne pas être aligné
Quand on n’est plus aligné, la vie perd de sa saveur. On s’épuise à maintenir des apparences, on attire des situations qui confirment notre mal-être, et on a l’impression de lutter contre le courant. Les signes d’un désalignement sont multiples : difficultés à dormir, hypersensibilité, sentiment d’imposture, perte de sens. Ces signaux ne sont pas des punitions, mais des invitations à se réaligner, à revenir à soi.
Les bénéfices d’un bon alignement
Quand l’alignement s’installe, tout change subtilement : le corps se détend, les émotions s’apaisent, la pensée s’éclaircit. Les relations deviennent plus sincères, les décisions plus intuitives. On attire naturellement des opportunités qui correspondent à notre énergie du moment. C’est ce que de nombreux auteurs appellent « vibrer haut ». Tony Robbins parle de « state », cet état intérieur qui détermine tout ce que nous faisons. Brené Brown évoque la « vulnérabilité authentique » qui ouvre à des relations vraies. Robin Sharma insiste sur la discipline du quotidien, car la cohérence se cultive jour après jour. Et Eckhart Tolle, enfin, rappelle que la présence au moment présent est la forme la plus pure d’alignement.
Comment cultiver votre alignement au quotidien
Quelques gestes simples suffisent pour entretenir une vibration juste :
Respirez consciemment plusieurs fois par jour. La respiration est la première passerelle entre le corps et l’esprit.
Prenez le temps d’écouter vos émotions au lieu de les juger. Elles sont vos messagères.
Réajustez vos choix : demandez-vous si vos actions reflètent encore vos valeurs profondes.
Soyez présents : moins dans la projection, plus dans la sensation.
Entourez-vous de personnes qui résonnent avec votre énergie et qui vous encouragent à rester vrais.
N’hésitez pas à couper les liens toxiques ou les relations qui ne vous apportent que des ennuis. Tous le monde n’est pas fait pour rester dans votre vie. Certaines relations sont transitoires, vous apprennent une leçon puis s’en vont. Forcer des relations obsolètes à perdurer n’est pas leur rendre hommage…
En conclusion
L’idée de « vibration » n’est pas un concept magique : c’est une manière poétique de parler de notre état intérieur. Quand nous sommes alignés, notre énergie circule librement, nous nous sentons vivants, et la vie semble répondre plus harmonieusement. S’aligner, c’est avant tout un travail de conscience, de bienveillance envers soi, et de fidélité à ce que l’on est profondément. C’est un chemin, pas une performance ; une manière de réapprendre à vibrer juste.
Par Céline Baron, sophrologue et psychopraticienne installée à Vichy
Dans un contexte où l’abondance matérielle est souvent perçue comme une preuve d’affection, certains enfants grandissent sans jamais apprendre à faire face au manque. Cette absence totales de limites, si elle peut rassurer à court terme, peut se retourner contre ses bénéficiaires à l’âge adulte. Certains psychologues et pédopsychiatres observent clairement un pattern récurrent : ces adultes connaissent des difficultés relationnelles, professionnelles et existentielles qui trouvent leur racine dans une enfance trop comblée où la frustration n’a pas été permise.
1. Une intolérance à la frustration
C’est sans doute la conséquence la plus visible. L’enfant habitué à voir ses désirs comblés immédiatement n’apprend pas à différer la satisfaction. À l’âge adulte, cette incapacité se traduit par une grande vulnérabilité face à l’échec, au refus ou à la lenteur du monde réel. Ainsi certains étudiants abandonnent leur cursus à la première difficulté, au premier échec. De jeunes travailleurs démissionnent dès la première réflexion de l’employeur. Dans la vie amoureuse certains écueils apparaissent également : la première prise de distance du partenaire, le premier conflit est vécu comme un crève-coeur. Certaines jeunes filles ont été tellement adulées par leurs parents qu’elles s’effondrent dès qu’elles ne se sentent plus « validées » par l’autre ou que l’autre émet des doutes à leur sujet. On voit parfois se mettre en place, chez les parents une forme de contre-offensive : « Cet homme est nul, il ne mérite pas notre progéniture ». Il y a dans cette posture de mettre l’enfant sur un piédestal une forme de lien de subordination : les parents décident en sa place, mettant en avant des preuves flagrantes de leur inquiétude : l’autre ne suffira jamais !
« Quand on n’a jamais appris à tolérer la frustration, chaque désagrément devient une tragédie », rappelait Albert Ellis, pionnier de la thérapie cognitive américaine.
« Si l’on protège trop quelqu’un des heurts de la vie, on l’empêche de développer sa propre solidité intérieure », observaitencoreCarl Rogers, figure majeure de la psychologie humaniste américaine.
« Une société qui surprotège ses enfants finit par les rendre vulnérables à la moindre offense », avertitlui aussiJonathan Haidt, psychologue social à l’université de New York…
Ces individus peuvent donc peinerà supporter les contraintes inhérentes à la vie professionnelle ou sentimentale.Là où d’autres s’adaptent, ils se cabrent,convaincus que les choses devraient leur revenir naturellement.
2. Une autonomie fragile
Derrière la générosité parentale se cache parfois une forme d’emprise subtile. En comblant tous les besoins matériels ou affectifs, certains parents empêchent l’enfant de construire sa propre autonomie. À l’âge adulte, cette dépendance se traduit souvent par une difficulté à se prendre en charge, à gérer son budget, à faire des choix ou à s’engager dans la durée.
« Le sous-entendu, c’est : “tu n’as pas à affronter la réalité, nous la modifierons pour toi” », analysait Albert Ellis, pionnier de la thérapie cognitive américaine.
Résultat : une génération d’adultes compétents mais anxieux, capables sur le plan technique mais fragiles sur le plan psychique.
3. Une vision déformée de la réussit
Lorsque tout a toujours été acquis sans effort, la notion même de mérite perd sa substance. Ces adultes oscillent souvent entre deux extrêmes : le perfectionnisme et l’apathie. Certains cherchent désespérément à prouver leur valeur en enchaînant les succès, et les réussites (ce qui peut braquer l’entourage éloigné, provoquer des affaires de jalousie familiale) tandis que d’autres, incapables d’en percevoir le sens, se désengagent. Dans les deux cas, la relation au travail s’en trouve altérée. Le monde professionnel, avec ses hiérarchies, ses lenteurs et ses frustrations, devient le lieu d’un malaise constant.
4. Le sentiment d’un vide intérieur
C’est la conséquence la plus silencieuse, mais sans doute la plus douloureuse. À force d’avoir tout reçu, ces adultes ne savent plus ce qui peut réellement les combler. Habitués à la gratification immédiate, ils peinent à goûter la satisfaction durable que procure l’effort ou la simplicité. Bien souvent ces enfants ont besoin d’actes, de possessions et de voyages « extraordinaires » pour se sentir vivre et se ressentir comme « valables ». Une quête qui, à l’âge adulte, avec des finances souvent moins conséquentes que celles des parents, peut entraîner une course au sublime, qui affiche un prix élevé…
« Le bonheur ne vient pas de la quantité de ce que nous possédons, mais de notre capacité à désirer encore », souligne le psychologue américain
Barry Schwartz, auteur de The Paradox of Choice. Or, dans un environnement où le manque n’a jamais eu sa place, le monde paraît vite fade, et l’existence, dénuée de sens.Lorsque tout nous est servi sur un plateau qu’espérer ?
Prenons l’exemple d’une jeune fille, T. T. a entrepris des études universitaires relativement faciles comparées à des cursus élitistes comme la Médecine ou le Droit, pourtant ses parents ont souhaité lui offrir, dans ce cadre, le meilleur pour lui éviter tout échec. Alors qu’elle vivait à 60 mn de RER de la faculté, ils lui ont payé un appartement hors de prix juste en face de l’université. Puis elle a cumulé, avec leur aide financière, les cours de soutien dans à peu près toutes les matières. Pour qu’elle puisse avoir ses stages-terrains, ils ont payé très cher des voyages à l’étranger etc. Aujourd’hui T. ne ressent aucun mérite à avoir réussi là où certains ont échoué. Son doctorat c’est la victoire du porte-monnaie de ses parents, pas « la sienne »…Un goût d’échec qui la suivra une grande partie de sa vie,d’autant plus qu’aux yeux de ses amis, elle est juste quelqu’un de « chanceux » né sous une bonne étoile, pas une personne « méritante ». Double punition donc…
Réhabiliter la frustration comme apprentissage
Les spécialistes s’accordent : la frustration n’est pas une punition, mais un outil de construction psychique. Elle enseigne la patience, la créativité et la résilience — autant de compétences affectives indispensables à la vie adulte. Elle enseigne aussi un équilibre subtil, celui entre frustration et gestion des émotions, entre énervement et abandon et analyse et persévérance…
Aimer un enfant, ce n’est pas lui épargner toute contrariété ; c’est lui donner la capacité d’y faire face. Dans une époque d’abondance et de surstimulation, réintroduire le manque n’a rien de cruel. C’est, au contraire, un acte d’éducation profondément humaniste : celui qui prépare l’enfant à affronter la complexité du monde sans s’y effondrer.
Découvrez deux méthodes puissantes pour apaiser une crise d’anxiété : bien-être sensoriel et ACT thérapie, avec les conseils d’une coach des émotions à Vichy.
Comprendre la crise d’anxiété légère
Il arrive à tout le monde de vivre un moment de tension intérieure, un flot de pensées qui tourne en boucle, cette sensation d’étouffer sous la pression. Un simple déclencheur comme une critique, une musique, un souvenir douloureux, peut provoquer ces crises passagères. Certaines femmes sont également sensibles aux variations hormonales et peuvent, lorsque la crise survient, passer du rire aux larmes. Ou de la joie à la nostalgie et voir toute leur journée empreinte de blues. Ces crises d’anxiété légères mais tenaces peuvent semer le doute sur notre valeur, nos capacités, notre avenir. Pourtant, certaines personnes semblent avoir un secret : elles savent comment faire retomber la pression, se reconnecter à elles-mêmes et rétablir un sentiment de calme profond.
Dans cet article, votre coach des émotions à Vichy vous partage deux outils essentiels, inspirés de la sophrologie et de la thérapie ACT, pour traverser ces moments avec douceur et efficacité.
1. Retrouver le calme grâce au bien-être sensoriel
La première étape pour apaiser une crise d’anxiété est de redescendre du mental vers le corps. C’est le principe fondamental de la sophrologie : utiliser le corps pour ramener l’esprit dans l’instant présent.
Voici trois gestes simples et puissants pour retrouver la sérénité :
Prenez une douche chaude
L’eau chaude détend les muscles, relâche les tensions et aide le système nerveux à se réguler. Imaginez que chaque goutte emporte avec elle une part du stress accumulé. Respirez profondément et laissez la chaleur ramener votre conscience à votre corps.
Préparez un thé en pleine conscience
Tenez la tasse entre vos mains, sentez la chaleur, le parfum, la vapeur. Cette pratique de pleine présence, proche de la sophrologie, active le système parasympathique — celui du calme et de la récupération.
Pensez à un projet rassurant
Dirigez votre esprit vers une idée douce : un projet qui vous fait envie, un objectif simple, une image réconfortante. Cela réoriente votre attention vers le positif et crée une bulle émotionnelle de sécurité. Ces rituels corporels, simples mais puissants, permettent de ramener l’esprit au calme avant d’entamer un travail intérieur plus profond.
2. La méthode ACT : accepter pour avancer
La thérapie ACT (Acceptance and Commitment Therapy) propose une approche novatrice de la gestion de l’anxiété. Au lieu de lutter contre les émotions, on apprend à les accueillir avec bienveillance tout en se reconnectant à ses valeurs essentielles.
Deux grands principes guident cette méthode :
L’acceptation de l’émotion
Plutôt que de résister à l’anxiété, on lui laisse une place. Dire intérieurement :
“Je ressens de l’anxiété, et c’est normal dans ce que je vis.”
Cette acceptation consciente brise le cercle vicieux de la peur de l’émotion. Elle permet de se reconnecter à soi sans se juger.
L’engagement vers ce qui compte vraiment
Ensuite, on choisit d’agir en accord avec ses valeurs profondes : la bienveillance, la créativité, l’amour, la curiosité… Ces valeurs deviennent des phares qui guident nos actions, même quand la tempête émotionnelle souffle.
La thérapie ACT, comme la sophrologie, nous invite à habiter le présent sans se laisser dominer par nos pensées automatiques.
Le regard d’une coach des émotions à Vichy
En tant que coach des émotions à Vichy, j’accompagne souvent des personnes traversant ce type de crise. Je leur rappelle que les émotions ne sont pas nos ennemies : elles sont des messagères. En combinant les outils de la sophrologie et de l’ACT thérapie, il devient possible de :
Apaiser le corps et calmer le mental
Comprendre le message de l’anxiété
Revenir à un état de stabilité et de confiance
C’est en accueillant ce que l’on ressent — et en agissant malgré la peur — que l’on retrouve le chemin du bien-être durable.
En résumé
Ces deux méthodes — le bien-être sensoriel et la thérapie ACT — ne font pas disparaître l’anxiété du jour au lendemain. Mais elles offrent des outils concrets pour retrouver une sécurité intérieure et reconstruire une estime de soi stable.
La prochaine fois que vous sentez la tension monter :
Revenez au corps — douche, respiration, chaleur, douceur.
Acceptez l’émotion — puis engagez-vous dans ce qui compte vraiment pour vous.
C’est ainsi que les gens les plus heureux transforment un passage anxieux en une expérience de croissance personnelle.
Il existe des gens qui ne vous pardonneront jamais d’avoir osé exister.
On dit souvent : « La famille, c’est sacré ». Mais je le constate souvent, en tant que coach : ce qui est sacré, ce n’est pas le lien de sang, c’est la qualité du lien. Sans qualité, pas de sacralisation donc ! Une famille peut élever. Mais elle peut aussi dénigrer, étouffer, saboter jalouser, haïr. La bien triste affaire du petit Grégory nous enseigne cela : parfois les plus grands ennemis sont dans l’enceinte familiale ! La haine vient de ceux qui ont grandi avec vous ! Fou, non ?
La plupart des douleurs émotionnelles les plus profondes ne viennent pas d’inconnus. Elles viennent des nôtres. De ceux qui auraient dû nous tendre la main, et qui ont choisi de la refermer ou de nous taper avec !
L’adolescence : le début du déraillement du regard
Elle avait 15 ans. Elle était jolie. Plutôt blondinette dans une famille de bruns. C’était l’âge où l’on se construit, où l’on teste, où l’on rêve. Elle était pleine de curiosité, d’élan, de projets un peu fous. Des voyages, des spectacles à mettre en place. Elle dessinait, écrivait, observait le monde avec une soif rare.
C’est là que tout a commencé.
Deux de ses tantes — sœurs, proches, influentes dans la famille — ont commencé à la regarder différemment. Mais pas avec tendresse. Plutôt avec ce regard qui dit : « Qui crois-tu être ? »
Elles faisaient des réflexions comme :
« Tu te prends pour une artiste ? »
« Dans la vie, on fait des métiers sérieux. »
« Arrête de rêver, ça te passera. »
Rien de crié. Rien de brutal. Mais chaque phrase entamait un peu l’âme.
Et puis leurs filles, ses cousines, ont suivi. L’adolescence est viscérale : tout ce qui blesse s’imprime. Un rire moqueur dans un salon familial peut vous marquer pour dix ans.
Elle se souvient d’un repas. Elle avait passé des heures à coudre une jupe elle-même. Elle arrive toute fière. Sa tante la regarde de haut en bas : « On voit bien que tu n’as rien d’autre à faire. » Et sa cousine ajoute : « Ça fait un peu… déguisement. »
Les adultes continuent de manger. Personne ne la défend. Elle sourit. Pour ne pas pleurer.
Ce jour-là, elle a appris à cacher quand elle était fière.
La jeunesse : la lutte pour rester elle-même
Entre 15 et 25 ans, elles insistent :
« Fais des études normales. »
« Cherche un vrai travail. »
« Arrête de vouloir être différente. »
Mais elle tient bon. Elle sent qu’il y a en elle quelque chose qui ne peut pas être étouffé. Une flamme, un appel, quelque chose de vivant qui est mort chez ses proches.
Alors elle devient freelance. Elle choisit un métier créatif, atypique. Elle travaille tard, elle apprend, elle se dépasse. Elle gagne sa vie. Elle est heureuse.
Et c’est là que la haine arrive. Oui la haine, la vraie !
L’annonce du mariage : la fissure devient fracture
Lorsque, à 25 ans, elle annonce son mariage, elle pense naïvement que cette fois, peut-être, elles se réjouiraient. Que le bonheur est universel, que l’amour adoucit les angles.
Elle annonce. Il y a un silence. Puis une phrase, qui tombe comme une pierre :
« Évidemment. Tu veux être la première. »
Elles poursuivent :
« Tu veux couper l’herbe sous le pied de tes cousines. »
« Tu veux te montrer. »
« Tu fais tout pour être au centre. »
Ce jour-là, elle comprend : son bonheur n’est pas souhaité dans cette famille-ci.
Pas parce qu’elle a fait quelque chose. Mais parce que sa joie révèle leur vide.
La trentaine : l’indifférence comme arme
De 25 à 35 ans, elle se construit. Elle devient mère. Elle continue son métier. Elle se forme. Elle avance.
Mais à chaque réussite, les mêmes réactions :
On change de sujet.
On parle plus fort.
On regarde ailleurs.
On soupire.
Lorsqu’un ami de la famille dit : « Bravo, vraiment, quel parcours ! », la tante répond : « Oui enfin, chacun sa vie. » Avec ce ton qui dit : « Ça n’a rien d’extraordinaire. »
Elle apprend alors quelque chose de violent : Il existe des gens qui ne vous pardonneront jamais d’avoir osé exister.
La quarantaine : le silence qui blesse plus que les insultes
À 40 ans, elle décide de reprendre ses études. Elle suit un MBA en anglais à distance. Elle travaille le soir, elle organise sa maison, ses enfants, son temps. Elle se dépasse.
Quand elle obtient son diplôme, elle appelle sa famille élargie. Pas pour se vanter. Pour partager. Pour dire : « Je l’ai fait. J’ai réussi. J’en suis fière. »
Réponse : « Ah mais tu sais, les cours en ligne, c’est pas pareil. »
Rien d’autre. Pas un « bravo ». Pas un sourire. Pas même un « je suis contente pour toi ».
Juste de quoi éteindre la lumière, encore.
À 49 ans : l’acte le plus courageux
Elle a mis du temps. Des années de questionnement. De culpabilité. D’espoir déçu.
Puis un jour, elle a compris :
Ce n’est pas à moi de me diminuer. C’est à eux de travailler sur ce qui les dérange. Moi, je n’ai plus d’énergie à perdre avec des gens malveillants. Ma famille je l’ai construite : mon mari, mes enfants, mes parents, et ces quelques amis très intéressants, à la conscience ouverte, que je me suis choisis.
Elle dit : « J’ai divorcé de ma famille. Mais je suis restée fidèle à moi-même. »
Elle a gardé :
Son mari.
Ses enfants.
Ses parents qui ont toujours aimé, doucement, discrètement.
Elle a laissé partir :
La méchanceté.
La comparaison.
La jalousie.
Le mépris.
Couper un lien de sang n’est pas une rupture. C’est une délivrance.
En tant que coach, je veux dire ceci :
Certaines personnes ne vous en veulent pas pour ce que vous avez fait. Elles vous en veulent pour ce que vous êtes.
Et vous n’avez aucune obligation de rester là où l’on vous abîme.
S’aimer, parfois, c’est partir. S’honorer, c’est dire : « Je mérite des relations qui me voient. »
Ce n’est pas un rejet. C’est une renaissance.
Vous aussi vous avez une famille malveillante et envieuse ? Venez en parler en Relation d’aide ou en Coaching !
Ils ne se taisent pas par paresse, ni par indifférence, mais parce qu’ils ont fait le pari — difficile et lucide — que l’attention humaine est une ressource rare et exigeante. Se disperser à scruter, analyser, juger la trajectoire d’autrui épuise les énergies créatrices ; mieux vaut les conserver pour travailler sa propre présence, sa capacité d’agir et d’aimer. Ce n’est pas un retrait moral : c’est une stratégie existentielle. Et, croyez moi, cette stratégie personnelle peut porter très rapidement ses fruits, en fonction de votre niveau de retrait et de désengagement.
En tant que sophrologue à Vichy, je constate chaque jour ce basculement concret : des personnes qui, après des mois — parfois des années — de suractivité mentale et d’hyper-comparaison, arrivent épuisées, incapables de choisir, paralysées par la crainte du regard d’autrui. La sophrologie offre des outils simples et opérants pour retrouver une limite intérieure : respiration, ancrage corporel, visualisations qui enseignent à garder le cœur et l’esprit dans sa propre trajectoire. Bien entendu, la sophrologie à elle seule ne suffit pas à changer le mental radicalement et concrètement. Il est bon de pratiquer une relation d’aide bienveillante, en pleine écoute active de l’autre, d’écouter finement le vocabulaire qu’il emploie pour le mettre sur l’une des voies possibles : le désengagement total, le retrait réfléchi, le désinvestissement contrôlé.
Les grandes études contemporaines confirment qu’il ne s’agit pas d’un simple credo philosophique mais d’un fait empirique. La Harvard Study of Adult Development, l’une des enquêtes longitudinales les plus longues et les plus riches sur la vie d’adulte, démontre que la qualité des relations humaines — plus encore que le statut social ou le revenu — anticipe la santé mentale, la longévité et la satisfaction de vie. Autrement dit : investir dans ses relations et dans sa présence à soi porte plus loin que l’énergie dépensée à suivre la vie des autres. Harvard Gazette
Cette idée rejoint une autre découverte clé : nous sommes particulièrement mauvais pour prédire ce qui nous rendra heureux. Les travaux sur l’affective forecasting menés par des psychologues de Harvard montrent que nos anticipations émotionnelles sont biaisées — nous imaginons que tel choix, telle réussite ou telle comparaison nous satisfera, alors que l’expérience réelle diverge souvent de nos projections. En pratique : courir après l’image d’une vie idéale observée chez autrui est une erreur cognitive coûteuse. Psychology Department
Par ailleurs, Krishnamurti, que j’aime citer, avait une opinion aidante sur l’image de soi et sur les images que nous pouvons posséder des autres, des situations et de la vie en général. car ces images, construites par la mémoire, les conditionnements et les blessures, nous empêchent de percevoir la réalité telle qu’elle est. Pour Jiddu Krishnamurti, vivre à travers des images — qu’elles soient de soi, des autres ou du monde — revient à vivre dans le passé. Il écrit que toute image, même bienveillante, agit comme un filtre entre ce qui est et ce que nous croyons voir. Ainsi, chaque jugement, chaque attente, chaque projection altère la fraîcheur du regard et entretient la séparation.
Dans La Révolution du silence, il invite à une forme de dépouillement intérieur : observer sans interpréter, écouter sans conclure, regarder sans comparer. C’est, en un sens, un principe que la sophrologie que je pratique sur Vichy met en pratique au quotidien — revenir à une présence directe, non conditionnée, à travers le corps et le souffle. Car sans image, sans masque, la conscience devient claire, ouverte, disponible.
Krishnamurti rappelait que la véritable liberté naît lorsque l’esprit cesse de fabriquer des représentations : « La liberté n’est pas au bout d’un effort, elle est dans la compréhension immédiate de ce que vous êtes, maintenant. » Cette approche rejoint les fondements mêmes de la sophrologie et de la psychologie positive : apprendre à percevoir le réel sans la distorsion du jugement, et ainsi, retrouver la paix d’être simplement soi.
Plus récemment, des initiatives du Harvard T.H. Chan School — comme la Global Flourishing Study — approfondissent la cartographie du « bien-être » à l’échelle mondiale et rappellent que l’optimisme, le soutien social et la créativité communautaire sont des leviers concrets de santé publique. Ces recherches rationalisent l’intuition de nombreux praticiens : la paix intérieure se cultive par des pratiques quotidiennes qui reconnectent le corps et l’intention. Harvard Chan Santé Publique
Que faire, concrètement ? D’abord, accepter l’adage ancien : « Médecin, guéris-toi toi-même. » Tant que l’on projette à l’extérieur les solutions à nos malaises intimes, on reste esclave des modèles et des attentes. Ensuite, réapprendre la discipline attentionnelle : décider de ne pas suivre une actualité émotionnelle (un post, une rumeur, une comparaison) est un acte de liberté qui protège l’énergie créatrice. Jim Rohn et ses successeurs — Tony Robbins, Wayne Dyer — ont popularisé cette idée sous forme de maximes motivantes : le travail sur soi précède et soutient toute action durable.
La sophrologie intervient comme technique d’entraînement de cette attention. Dans mon cabinet à Vichy, j’accompagne des personnes vers trois basiques transférables : (1) repérer les moments où l’attention part vers autrui, (2) ramener l’attention au corps et à la respiration, (3) réinvestir l’énergie ainsi retrouvée dans un projet signifiant. Ce protocole court transforme la dispersion en présence, la comparaison en curiosité constructive pour son propre chemin.
Cette démarche n’exclut pas la solidarité ni l’empathie : au contraire, se tenir à distance des jugements et des ruminations permet d’être réellement disponible pour l’autre, sans empiéter sur son autonomie. Les études montrent également que la qualité des interactions — chaleur, soutien émotionnel, engagement réciproque — a un effet régulateur sur le stress et la santé. En d’autres termes, se désintéresser de la vie des autres dans le sens toxique du terme (cynisme, indifférence) est à distinguer nettement du fait de renoncer à vivre par procuration. Harvard Gazette
Sur un plan pratique et professionnel, cela modifie aussi la méthode d’accompagnement : la sophrologie comme formation de l’attention produit des effets mesurables sur le stress, le sommeil et la capacité décisionnelle — autant de paramètres que les recherches en santé publique commencent à intégrer dans leurs recommandations. Harvard Chan Santé Publique
Enfin, quelques repères pour qui veut s’engager : limiter l’exposition passive aux réseaux, instaurer des rituels de recentrage (respiration 5-5-5, marche consciente, journal de gratitude), réserver une plage hebdomadaire à un projet personnel, et — si besoin — consulter un praticien pour structurer ce travail. Les grandes voix de la motivation américaine nous rappellent la même leçon sous des formes différentes : discipline, responsabilité personnelle, et focalisation intérieure ouvrent la voie à une joie durable.
En tant que sophrologue à Vichy, je propose un accompagnement qui croise ces savoirs — neurosciences comportementales, enseignements des études longitudinales, techniques corporelles — pour transformer la désaffection du regard d’autrui en présence active à sa propre vie.
Si vous souhaitez en parler ou tester une séance d’initiation (individuelle ou en petit groupe), je peux vous proposer un protocole d’essai adapté à vos objectifs.
Sources : Harvard Gazette / Harvard Study of Adult Development ; site officiel du Study of Adult Development ; Daniel Gilbert (affective forecasting) ; Harvard T.H. Chan — Global Flourishing Study et publications associées. Harvard Chan Santé Publique …
Par Céline Baron, psychopraticienne et sophrologue à Vichy
Il existe un phénomène aussi subtil que déroutant : certaines personnes semblent vous aimer davantage lorsque vous traversez des périodes sombres… Tant que vous doutez de vous, que vous cherchez, que vous Vous cherchez, que vous luttez — elles se montrent présentes, attentives, presque dévouées… Fabuleux ! Mais dès lors que vous commencez à aller bien, à vous affirmer, à rayonner… leur attitude change totalement ! Pervers ? Étrange ? Psychologique, oui ! Votre joie les dérange. Votre paix intérieure leur devient étrangère. Et soudain, la personne que vous êtes devenue leur est absolument insupportable. La bonne nouvelle ? Leur mal-être face à vos succès demeure LEUR problème, certainement pas le vôtre ! Explications.
Quand votre équilibre remet en cause leur confort émotionnel
Dans ma pratique de psychopraticienne et sophrologue à Vichy, j’observe souvent cette mécanique invisible : certaines relations reposent sur une forme d’équilibre émotionnel implicite, où l’un soutient pendant que l’autre vacille. Votre fragilité d’autrefois offrait à l’autre un rôle sécurisant — celui du conseiller, du confident, parfois celui du sauveur.
Mais quand vous guérissez, quand vous reprenez votre place, ce rôle disparaît. Vous n’êtes plus celui ou celle qui a besoin — vous devenez celui qui inspire. Et cette métamorphose vient bouleverser les repères affectifs de ceux qui s’étaient construits sur votre vulnérabilité et qui vous considéraient comme un « faire valoir »…
Le psychologue américain Stephen Karpman, à travers le concept du triangle dramatique (victime – sauveur – persécuteur), a démontré comment ces dynamiques relationnelles se rejouent souvent inconsciemment. Quand vous quittez la position de « victime », le système tout entier se dérègle : le « sauveur » perd sa raison d’être… et parfois, son affection se transforme en rejet.
Votre réussite comme miroir de leurs blessures
Le père de la psychologie humaniste, Carl Rogers, parlait de la « tendance actualisante », ce mouvement naturel vers la pleine réalisation de soi. Mais ce processus dérange ceux qui n’ont pas encore osé s’y engager. Votre épanouissement devient alors un miroir impitoyable de leurs renoncements.
La chercheuse américaine Brené Brown, dans ses travaux sur la honte et la vulnérabilité, écrit que :
“Joy is the most vulnerable emotion we experience.” (« La joie est l’émotion la plus vulnérable que nous puissions ressentir. »)
Autrement dit, voir quelqu’un rayonner confronte à sa propre peur d’être heureux. Ce n’est pas votre bonheur qu’ils rejettent, mais ce qu’il réveille en eux : la nostalgie d’une version d’eux-mêmes qu’ils n’ont pas encore incarnée.
Le silence, ce désaveu qui en dit long
Le psychologue Leon Festinger, avec sa théorie de la dissonance cognitive, a démontré que lorsqu’une réalité externe contredit nos croyances internes, nous cherchons à rétablir un équilibre — souvent en minimisant ou en rejetant la source même du malaise… Ainsi, quand une personne constate votre accomplissement mais se sent en échec, elle peut inconsciemment nier votre réussite, ou faire comme si elle n’existait pas. Ce silence, ce manque d’enthousiasme, traduit moins une absence d’intérêt qu’un mécanisme de protection psychique.
Il y a quelques années, j’avais un ami, un confident, qui évoluait dans le milieu artistique. Il avançait avec une détermination farouche, mêlée d’une certaine arrogance. C’était un être qui aimait briller : il entrait dans une pièce comme sur une scène, ouvrait les portes avec panache, et vous faisait traverser un carrefour comme si vous étiez la Reine d’Angleterre.
Mais derrière cette assurance éclatante se cachait une autre réalité. Il jugeait les gens à l’aune de leurs possessions, de leur salaire, de la visibilité qu’ils projetaient. La simplicité ou la joie tranquille lui étaient étrangères.
Je me souviens d’un rendez-vous en particulier. J’étais arrivée légère, heureuse, épanouie dans ma vie de freelance. Lui m’accueillit d’un ton faussement bienveillant :
« Tu ne devrais pas être si heureuse avec une situation si précaire. »
Sous ses airs de supériorité, je sentais la fissure. Cet homme, confortable dans son statut et auréolé d’une petite notoriété, était profondément malheureux. Prisonnier d’une image de grandeur qu’il avait lui-même construite, il vivait dans la crainte qu’elle ne se ternisse. Et comme la réalité commençait à grincer derrière le vernis, il supportait de moins en moins ceux qui, sans éclat particulier, connaissaient la paix intérieure.
Il en voulait aux gens simples et heureux, parce que leur sérénité soulignait sa propre agitation. Alors, à sa manière, il cherchait à éteindre ma joie — à me rappeler que, selon ses critères, je n’avais pas de raison valable d’être si bien.
Mais en vérité, ce qu’il ne supportait pas, c’était que j’aie trouvé dans ma liberté ce qu’il n’avait jamais su trouver dans son succès : une forme de bonheur sincère et stable.
Ne vous excusez jamais d’aller bien
Le coach américain Tony Robbins le dit sans détour :
“Don’t dim your light to make others comfortable.” (« Ne réduis pas ta lumière pour mettre les autres à l’aise. »)
Se restreindre pour ne pas gêner, c’est s’éteindre doucement. C’est revenir à une ancienne version de soi que certains trouvaient plus rassurante — mais qui n’était plus vraie. Vous n’avez pas à redevenir « comme avant » pour conserver l’amour des autres. Les relations authentiques s’ajustent à votre lumière. Les autres s’éloignent, et c’est bien ainsi.
Votre lumière trie naturellement votre entourage
Comme l’a si justement écrit Marianne Williamson, souvent citée par Nelson Mandela :
“Our deepest fear is not that we are inadequate. Our deepest fear is that we are powerful beyond measure.” (Notre peur la plus profonde n’est pas d’être insuffisants, mais d’être puissants au-delà de toute mesure.)
Votre lumière ne repousse pas les bons — elle révèle simplement qui ne supportait votre compagnie que dans l’ombre. Et ce tri naturel, bien que douloureux, est une étape nécessaire de toute évolution intérieure.
Conclusion : s’autoriser à s’épanouir sans culpabilité
S’épanouir, c’est parfois perdre des visages familiers. Mais c’est aussi rencontrer, sur le chemin, des êtres qui vibrent à la même fréquence que votre paix retrouvée. Le bonheur authentique ne cherche pas à convaincre ni à justifier : il inspire silencieusement.
En tant que psychopraticienne et sophrologue à Vichy, j’invite souvent mes patients à accueillir cette réalité : le changement ne détruit pas, il révèle. Et ceux qui ne supportent pas votre lumière vous offrent, sans le vouloir, la plus belle des libertés : celle d’être pleinement vous-même.
Les français expérimentent actuellement un grand blues de rentrée… Et vous ?
Il n’y a qu’à se renseigner autour de soi pour constater que le stress et les émotions constituent aussi le défi quotidien des habitants de Vichy et de sa région. Même dans une ville thermale avec une qualité de vie élevée, il est possible de vivre des périodes de stress intense, dues à des conflits personnels, à une mauvaise image de soi ou encore à une vie professionnelle compliquée.
En cette période de forte inflation, beaucoup de français ont le sentiment de ne travailler que pour survivre (payer leur loyer ou leur crédit, leurs factures diverses et variées et leur nourriture) et de devoir reléguer au passé certains plaisirs auparavant accessibles comme : les voyages, les sorties, les activités payantes, le shopping et les dépenses-plaisirs… Ce contexte rend la vie plus lourde, plus cadrée, moins souple et déprimante pour certains.
Ces dernières années, de plus en plus de personnes et notamment Vichy, Cusset ou Bellerive-sur-Allier expriment un épuisement émotionnel, une fatigue psychique ou un sentiment de saturation… Ce sentiment est tout à fait légitime mais il doit être accueilli et entendu. Entre charge mentale, transitions professionnelles ou personnelles, et climat général d’incertitude, il devient difficile de préserver son bel équilibre intérieur.
Le stress, l’anxiété, les troubles du sommeil, ou la perte de confiance ne sont pas des faiblesses : ce sont de véritables signaux complets du corps et de l’esprit qui invitent à ralentir, à se recentrer et à se réajuster !
Une approche intégrative : sophrologie, hypnose et relation d’aide
Installée à Vichy depuis sept ans, j’accompagne les personnes qui souhaitent :
mieux gérer leur stress et leurs émotions et connaître une forme de lâcher-prise par les techniques de relaxation.
traverser une transition de vie (changement professionnel, séparation, deuil, burn-out, reconversion) au mieux.
se reconnecter à leur équilibre intérieur et au sens de leur vie.
développer confiance, calme et clarté dans leurs choix quotidiens.
Mon approche réunit plusieurs pratiques complémentaires :
La sophrologie, pour apaiser le mental, relâcher les tensions et renforcer la présence à soi ;
L’hypnose douce, pour agir en profondeur sur les schémas inconscients et faciliter le changement durable ;
La psychopratique, pour comprendre les causes émotionnelles des blocages et avancer avec plus de conscience et de liberté. Et comprendre la notion de libre-arbitre !
Chaque accompagnement est personnalisé selon votre histoire, votre rythme et vos objectifs. Votre énergie est prise en compte ! Le cadre est sécurisé, la méthode éprouvée.
Transition et transformation : accueillir le changement plutôt que le subir
Les périodes de transition – professionnelle, personnelle ou existentielle – peuvent être déstabilisantes, mais elles sont aussi des opportunités d’évolution intérieure. En tant que consultante et formatrice sur la gestion des émotions et la transition, j’aide les particuliers et les équipes à :
transformer les périodes de crise en tremplin de croissance,
mieux comprendre les émotions pour en faire des alliées,
trouver un sens plus juste à leur parcours.
Vichy, un lieu de ressourcement propice au changement
Ville de bien-être et d’équilibre, Vichy offre un cadre idéal pour se recentrer : nature, thermes, douceur de vivre… C’est un environnement parfait pour entreprendre un travail sur soi dans un climat apaisant, loin de la pression du quotidien.
Que vous veniez de Vichy, Cusset, Bellerive, Gannat ou Saint-Yorre, vous trouverez au cabinet un espace de calme, d’écoute et d’accompagnement sur mesure.
Retrouver confiance, sérénité et alignement
Prendre soin de sa santé mentale et émotionnelle, c’est choisir de redevenir acteur de sa vie. Chaque séance est un pas vers plus de clarté, de confiance et d’équilibre intérieur.
👉 Vous habitez Vichy ou sa région et souhaitez retrouver apaisement et confiance ? Prenez rendez-vous pour une première séance ou un appel découverte. Ensemble, nous mettrons en lumière vos ressources et vos solutions intérieures.