Mon enfant va bien mais n’aime plus l’école : faut-il s’inquiéter ?

Votre enfant est en bonne santé, il dort bien, rit avec ses amis, participe aux activités familiales… mais chaque matin revient la même phrase : “Je n’aime plus l’école.” Cette situation est usante et surtout l’attitude de votre enfant est mal perçu par les enseignants. Certains d’eux peuvent la vivre comme une remise en cause de leurs aptitudes, ce qui ajoute de la pression à l’enfant et aux parents. Certains enseignants participent à de nombreuses formations sur le bien-être de l’enfant, ou s’investissent dans des méthodes douces (yoga, développement personnel etc.) et pourtant semblent démunis lorsque cette situation leur tombe dessus. Certains peuvent avoir vite fait de poser la responsabilité sur l’enfant plutôt que sur leur pédagogie…

Faut-il s’alarmer ? Est-ce une simple phase ou le signe d’un mal-être plus profond ? En tant que parent, il n’est pas toujours facile de comprendre ce qui se joue derrière ces mots.

Dire qu’on n’aime plus l’école ne signifie pas forcément qu’on va mal. L’école représente un univers très exigeant pour un enfant : apprentissages, règles, évaluations, relations sociales, comparaison aux autres. Même un enfant épanoui peut traverser une période de fatigue ou de démotivation.

Derrière cette phrase se cachent souvent des émotions qu’il ne sait pas encore nommer : stress face aux contrôles, peur de décevoir, sentiment de ne pas être à la hauteur, conflit avec un camarade, difficulté à suivre le rythme. Un enfant ne dit pas toujours “je suis stressé” ou “je me sens dépassé”. Il dit plus simplement : “Je n’aime plus l’école.”

Pour exemple, mon ainé détestait la maternelle. Il pleurait chaque matin pour y aller. Il faut dire que le grand établissement parisien grisâtre n’avait rien ni d’apaisant, ni de joyeux. Il me disait « On dirait une prison ». Un déménagement a changé la donne. Sa dernière année de maternelle nous emménagions dans un petit village du 77. L’école était minuscule, il y avait 2 enseignantes et une atsem pour 11 enfants. Nous passions par un « petit chemin d’herbe » chaque matin et midi pour nous y rendre et tout cela résonnait plutôt « vacances ». Et là mon fils a commencé à adorer l’école. Par la suite nous avons eu la chance d’emménager à 50 mètres de l’école primaire. Une école privée sous contrat « comme à la maison ». Pour son année de CP mon fils eut un instituteur très investi : apprentissage de l’anglais avec des marionnettes, travail en petits groupes, école le matin et activités l’après-midi (jardinage, secourisme, dessin etc.) J’ai pu ainsi le voir s’épanouir durant toute sa primaire et deux années au collège. Nous déménagions ensuite pour une ville plus grande et un collège plus conséquent mais toujours basé sur les petits groupes.

Mais tout n’est pas toujours aussi idyllique, hélas. Certains signes doivent toutefois attirer votre attention : troubles du sommeil persistants, maux de ventre fréquents, repli sur soi, pleurs intenses le matin, chute brutale des résultats. Si ces manifestations durent dans le temps, il peut être utile d’en parler avec l’enseignant ou un professionnel. Mais dans bien des cas, il s’agit d’une phase d’ajustement.

Face à cette situation, notre premier réflexe est souvent de rassurer rapidement : “Ce n’est pas grave”, “Ça va passer”, “Tout le monde doit aller à l’école.” Pourtant, avant de rassurer, il est précieux d’écouter. Poser des questions ouvertes comme “Qu’est-ce qui te gêne en ce moment ?” ou “Comment tu te sens en classe ?” permet à l’enfant de se sentir compris. L’objectif n’est pas de résoudre immédiatement le problème, mais de lui offrir un espace pour exprimer ce qu’il vit.

Le stress scolaire est aujourd’hui de plus en plus présent, même chez les plus jeunes. Les enfants peuvent ressentir une pression de performance, une peur de l’erreur ou une fatigue mentale importante. Certains paraissent aller bien à la maison tout en accumulant une tension invisible à l’école. Apprendre à reconnaître et à réguler ses émotions devient alors essentiel.

Pour l’aider concrètement, vous pouvez instaurer de petits rituels apaisants à la maison. Quelques minutes de respiration calme le soir, un temps de déconnexion avant les devoirs, la valorisation des efforts plutôt que des notes sont déjà de puissants leviers. La respiration abdominale, pratiquée ensemble de manière ludique, peut aider à relâcher les tensions de la journée.

Certains enfants ont besoin d’outils supplémentaires pour mieux gérer leur stress et renforcer leur confiance. La sophrologie pour les enfants propose des exercices simples et adaptés à leur âge : respiration, mouvements doux, visualisations positives. Ces pratiques les aident à se recentrer, à identifier leurs émotions et à mobiliser leurs ressources intérieures. Dans le cadre de la sophrologie sur Vichy pour les enfants, l’accompagnement se fait dans un climat rassurant, respectueux du rythme de chacun.

Il est également important de redonner du sens à l’école. Aider votre enfant à identifier ce qu’il aime malgré tout, à se fixer de petits objectifs atteignables et à reconnaître ses progrès contribue à restaurer sa motivation. Un enfant n’a pas besoin d’être performant partout pour se sentir compétent.

Parfois, cette période correspond simplement à une étape de croissance. Grandir implique de traverser des doutes, d’affirmer sa personnalité, de chercher sa place. Dire qu’on n’aime plus l’école peut être une manière d’exprimer un besoin de changement ou de reconnaissance.

Votre posture joue un rôle essentiel. En accueillant son ressenti sans le juger, vous lui montrez qu’il a le droit de ne pas aimer certaines situations tout en étant capable d’y faire face. Cette sécurité intérieure est un socle précieux pour son équilibre.

Alors, faut-il s’inquiéter ? Pas nécessairement. Si votre enfant continue à avoir des moments de joie, des relations sociales et ne présente pas de signes de détresse persistante, il traverse probablement une phase passagère. Si la souffrance s’installe, un accompagnement adapté peut l’aider à retrouver sérénité et confiance.

Un enfant qui exprime qu’il n’aime plus l’école est un enfant qui communique. C’est déjà un pas important. Avec de l’écoute, de la patience et, si besoin, un accompagnement en sophrologie sur Vichy pour les enfants, cette période peut devenir une occasion de renforcer sa stabilité émotionnelle et votre lien avec lui.

A mon cabinet de Vichy, je reçois régulièrement des enfants challengés par l’école moderne… Quelques séances suffisent généralement à clarifier la situation et relancer la motivation mais surtout l’envie d’apprendre dans un cadre sécurisant.