Pourquoi tant de personnes sont actuellement stressées et malheureuses

Nous vivons une époque paradoxale. Jamais les sociétés occidentales n’ont offert autant de confort, de technologies et de possibilités… et pourtant, le stress, l’anxiété, la fatigue mentale et le sentiment de vide n’ont jamais été aussi répandus ! A mon cabinet, et dans mon courrier, beaucoup de demandes bien particulières : « Comment être enfin heureux ? » ou encore « Doit-on tout sacrifier à ce système ? ». Et autres « Je redonne 80% de ce que je gagne en factures et impôts. Cette vie ne me convient plus. Je ne m’y retrouve pas ! »… Burn‑out, dépression, troubles du sommeil, perte de motivation : ces signaux ne sont pas des faiblesses individuelles, mais les symptômes d’un modèle de vie qui ne respecte plus les besoins humains fondamentaux.

Un contexte actuel sous tension permanente

Les contraintes contemporaines pèsent lourdement sur les individus :

  • Pression économique (inflation, peur du déclassement, précarité même avec un salaire normal)
  • Hyperconnexion permanente (notifications, emails, réseaux sociaux)
  • Accélération des rythmes de travail
  • Disparition des frontières entre vie professionnelle et personnelle
  • Isolement social croissant malgré l’illusion de lien (posséder 500 amis sur facebook, ce n’est pas « avoir des amis » !)

Le système nerveux humain n’est pas conçu pour vivre dans l’urgence constante. À force d’être sollicité en continu, il reste bloqué en mode « survie », générant stress chronique et épuisement.

Nous ne sommes pas faits pour le « métro, boulot, dodo »

L’être humain est un être cyclique, sensoriel, relationnel. Or, le schéma métro‑boulot‑dodo impose :

  • Des horaires rigides
  • Des espaces fermés et artificiels
  • Des tâches déconnectées du sens
  • Une valorisation de la performance plutôt que de l’équilibre
  • Bien souvent le véritable talent est méprisé car il appelle à des horizons plus vastes…

Ce modèle est l’héritage de siècles d’organisation du travail basée sur l’exploitation des ressources humaines au même titre que les ressources matérielles. On a appris à fonctionner, pas à vivre. À produire, pas à ressentir. On ne tolère pas que l’homme soit un « passif » et non un « actif » ! On le traite donc comme un actif même s’il ne le souhaite nullement…

Résultat : une fatigue profonde qui ne disparaît pas avec un simple week‑end ou des vacances. Notez que pour beaucoup d’entre vous les weekends servent à : faire les courses, ranger, avancer les lessives, faire le ménage, remettre la maisonnée sur pied pour le lundi matin !

Replacer la chaleur au centre de nos vies

Face à ce monde froid, normé et pressé, une piste essentielle émerge : la chaleur, sous toutes ses formes.

La chaleur du corps et de l’environnement

Vivre constamment dans des lieux froids, climatisés, standardisés, coupe le corps de ses sensations. Avoir chaud apaise le système nerveux.

Possibilités concrètes :

  • Habiter ou travailler dans des espaces lumineux et accueillants
  • Porter des matières naturelles
  • S’autoriser le confort plutôt que la rigidité
  • Utiliser des bains chauds, bouillottes, saunas, moments de repos
  • Favoriser la sieste même au travail, comme dans certains pays (la Finlande autorise depuis 1996 les employés à décaler leurs horaires de travail jusqu’à trois heures par jour, ce qui donne de la flexibilité pour mieux gérer le sommeil et les rythmes personnels).

La chaleur relationnelle

Le stress moderne est aussi un stress de solitude. Les relations deviennent souvent fonctionnelles, superficielles ou virtuelles.

Recréer de la chaleur relationnelle peut passer par :

  • Des échanges profonds et sincères
  • Des moments partagés sans écrans
  • Le retour aux cercles, aux communautés locales
  • Le droit à la vulnérabilité

La chaleur alimentaire

Manger froid, vite, debout ou devant un écran entretient la dissociation.

Revenir à une alimentation chaleureuse, c’est :

  • Privilégier les repas chauds
  • Prendre le temps de manger en conscience
  • Réduire les repas sur le pouce
  • Considérer le repas comme un temps de récupération

Retrouver un projet qui fait sens

Beaucoup de souffrance vient du fait de consacrer l’essentiel de son énergie à des activités qui ne nourrissent pas l’identité profonde.

Un projet porteur de sens :

  • Est relié à ce que l’on est
  • Valorise nos dons et talents naturels
  • N’est pas forcément rentable
  • Nourrit l’estime et la joie intérieure

Exemples de projets :

  • Créer, écrire, transmettre
  • Jardiner, cuisiner, fabriquer
  • Accompagner, écouter, soigner
  • Développer une activité parallèle ou associative

Le simple fait d’avoir un projet aligné redonne une direction intérieure. Il y a une différence entre un projet et un loisir ! Ne pas confondre les deux. Le projet s’inscrit sur le long terme !

Travailler moins ou autrement : des alternatives réelles

Revoir son mode de consommation ouvre des portes insoupçonnées. Moins consommer, c’est réduire ses besoins financiers, donc sa dépendance au travail.

Possibilités concrètes :

  • Télétravail
  • Temps partiel choisi
  • Vivre de rentes locatives
  • Activité indépendante
  • Mutualisation des ressources
  • Vie plus locale

Exemple : quitter la grande ville

Prenons l’exemple d’une jeune femme quittant Paris. Elle renonce au rythme effréné, au loyer élevé, au shopping compensatoire. Elle achète un bungalow en Corrèze sur un camping désert une bonne partie de l’année, travaille à distance, vit au bord d’un lac.

Ses dépenses diminuent fortement : plus de loyer, moins de transports, moins d’achats impulsifs. En échange, elle gagne :

  • Du temps
  • Du calme
  • Une connexion quotidienne à la nature
  • Une autonomie accrue

Ce n’est pas un retour en arrière, mais une adaptation consciente. Bien entendu elle trouvera parmi ses amis parisiens quelques « bobos » qui lui diront « Comment fais-tu pour supporter la campagne à l’année ? Je suis venu une fois chez toi et je n’avais qu’une envie : rentrer à Paris au plus vite ! » Tout est une question de point de vue et de projet de vie… Le temps nous dira qui est en bonne santé, qui vit sereinement etc.

Est‑on faits pour la vie qu’on nous vend ?

La promesse dominante est claire : travailler plus pour consommer plus. Mais cette équation rend‑elle vraiment heureux ?

Parfois, le bonheur se cache dans des choses simples :

  • Se réveiller avec une vue
  • Avoir du temps pour soi
  • Choisir son rythme
  • Ne pas avoir de patron
  • Se sentir aligné

Dépenser moins devient alors un acte de liberté. C’est se reprendre du temps, de l’énergie, de la santé.

Revenir à soi grâce à l’accompagnement

Dans ce contexte de transition, l’accompagnement est précieux. Des approches comme la sophrologie permettent de :

  • Apaiser le stress chronique
  • Reconnecter le corps et l’esprit
  • Sortir du pilotage automatique
  • Clarifier ses besoins profonds

Consulter un sophrologue à Vichy peut être une étape clé pour amorcer un changement durable, retrouver de la chaleur intérieure et construire une vie plus alignée.

Au fond, le bonheur n’est peut‑être pas à inventer, mais à se souvenir de ce qui nous rend profondément humains.

Relationnel : Le sentiment d’être le « faire-valoir » de l’autre

Être considéré comme le faire-valoir de quelqu’un peut avoir de nombreux méfaits sur les plans relationnel et personnel. Lorsque nous sommes perçus uniquement comme un « objet » pour rehausser l’image ou la réussite d’une autre personne, notre identité et notre estime de soi peuvent être profondément affectées !

Premièrement, être le faire-valoir de quelqu’un peut générer un sentiment d’invisibilité et de dévalorisation de nos propres besoins et désirs. Nos opinions, nos aspirations et nos contributions sont souvent minimisées ou ignorées, ce qui entraîne une perte d’autonomie et de confiance en soi. Nous devenons dépendants des autres pour notre validation et notre bonheur, ce qui peut créer un déséquilibre malsain dans la relation.

Deuxièmement, être constamment perçu comme un faire-valoir peut entraîner une perte d’identité personnelle. Nous sommes réduits à un rôle secondaire dans la vie de quelqu’un d’autre, ce qui peut entraîner une confusion quant à notre véritable valeur et à nos aspirations individuelles. Cette situation peut provoquer un sentiment de vide et de frustration, car nous sommes incapables de réaliser pleinement notre potentiel et nos propres objectifs.

En outre, être le faire-valoir peut également conduire à une dégradation de nos relations sociales. Les autres peuvent nous voir comme une personne superficielle et sans profondeur, ce qui limite notre capacité à établir des connexions authentiques avec autrui. Lorsque notre présence est perçue comme un simple moyen de briller pour quelqu’un d’autre, les relations deviennent superficielles et dénuées de véritable engagement émotionnel.

Par ailleurs, le fait d’être considéré comme un faire-valoir peut entraîner une dépendance affective nocive. Nous pouvons ressentir une peur intense d’être abandonnés ou rejetés, car notre valeur semble être intrinsèquement liée à la personne dont nous sommes le faire-valoir. Cette dépendance peut nous amener à tolérer des comportements abusifs ou destructeurs, compromettant ainsi notre bien-être émotionnel.

Enfin, être constamment un faire-valoir peut engendrer un sentiment d’épuisement et de frustration. Nous pouvons être sollicités en permanence pour répondre aux besoins et aux attentes de l’autre personne, sans recevoir en retour le soutien et la reconnaissance que nous méritons. Cela peut éroder notre énergie et notre motivation, nous laissant avec un sentiment d’épuisement émotionnel et physique !

En conclusion, être considéré comme le faire-valoir de quelqu’un peut avoir des conséquences néfastes sur notre bien-être émotionnel à lo,g terme, notre identité personnelle et nos relations sociales. Il est important de reconnaître notre propre valeur et de rechercher des relations équilibrées, où nous sommes respectés et appréciés pour qui nous sommes réellement. La sophrologie nous apprend à briser cette dépendance dévalorisante au profit du développement d’une véritable harmonie intérieure et d’un amour de soi véridique.

Voici une vidéo tournée spontanément qui évoque ce sujet délicat.