Impact du Covid 19 sur les enfants et sur les jeunes

Des parents amenés à consulter pour leur enfant

Comme bon nombre de thérapeutes je suis actuellement une formation sur les impacts psychologiques du Covid 19. Bien-sûr nous, adultes, sommes impactés mais ce qui est bien plus préoccupant c’est le nombre d’enfants amenés à rencontrer, actuellement, un thérapeute (qu’il s’agisse d’un sophrologue-relaxologue et pyschopraticien comme je le suis, d’un hypnothérapeute ou de thérapeutes issus d’autres techniques et sensibilités). Nous ne sommes qu’au tout début des effets néfastes du Covid sur le psychisme des petits. Nous ne connaissons pas encore l’impact total qu’aura, au final, cette période pleine de craintes, d’angoisses et d’incertitudes, sur les plus jeunes.

Des formations de thérapeutes utiles actuellement

Les formations de thérapeutes qui se mettent en place à l’heure actuelle sont primordiales. En avoir suivi au moins une est un apport extrêmement précieux pour bien comprendre ce qu’il se passe. Ma discipline relève bien davantage de la relaxation et de la recherche de solutions pratiques (mettant en oeuvre la connaissance de la psychologie humaine) avec le client. Cependant je me sens davantage « armée » face à cette nouvelle forme de détresse humaine qui touche les plus faibles et les plus petits d’entre nous.

Il ne s’agit pas pour moi de vous résumer le contenu d’une formation (fort utile) de plusieurs semaines mais juste de vous transmettre quelques points importants évoqués par mon tuteur de formation.

Un évènement sans précédent en temps de paix

Tout d’abord il est important de comprendre que ce sont tous les enfants et la jeunesse du monde entier qui sont impactés. Le Covid est un évènement sans précédent dans l’histoire de pays en relative paix. C’est un challenge de société mais aussi un challenge économique pour de nombreux parents obligés de se réinventer ou de trouver de nouvelles façons de gagner leur vie. C’est un PROFOND TEMPS DE CHANGEMENT et cela l’est POUR TOUS.

Vos mots sont leur filet de sécurité

Dans ce contexte il est primordial de pourvoir son enfant en explications non-anxiogènes mais CORRECTES. Les choses que l’ont connait font moins peur que celles qu’on ne connait pas (qui ont une part de mystère anxiogène). Expliquer les choses (la maladie, que faire pour l’éviter, comment bien pratiquer les gestes barrières et pourquoi, pour qui, les pratiquer) permet de ne pas laisser son enfant aller « sans filet de sécurité ».

Voir au-delà de son domicile

Nous sommes dans une ère de collaboration où il convient aussi de faire le nécessaire pour ceux qui n’ont pas les moyens, la culture ou la compréhension des gestes barrières. Faire un geste comme de ramener un paquet de masques à la voisine âgée ou du gel à la jeune maman isolée sont des démarches QUI COMPTENT. S’assurer que les plus faibles ou les moins adaptés à cette société « rapide » et très connectée devrait être du devoir et de la responsabilité de chacun.

Garder le lien

Répondre aux questions que se posent les enfants est indispensable. Cela contribue à « casser » la crainte exacerbée de « ne pas savoir » et le sentiment d’exclusion.

En cas de demi-groupe à l’école ou d’absence pour cause de confinement il faut être attentif et ne pas laisser les enfants « mener leur vie » dans l’isolation ou dans l’hyper-connectivité. Le lien social (téléphone, skype) est important mais ne doit pas non plus s’effectuer dans la déraison. Les enfants sont déjà amenés à suivre des cours sur écran, pas la peine d’en rajouter au risque de totalement les déconnecter de la vraie vie (même si elle est actuellement perçue comme « à risques »). Il faut veiller à ne pas laisser un enfant dans une situation de vulnérabilité sous prétexte que nous adultes devons nous adapter encore et encore au contexte et aux contraintes des confinements et déconfinements successifs. C’est un lourd challenge, certes…

Quel pourrait être, au fil des mois, l’impact du Covid sur la santé mentale des plus jeunes ?

Ce moment que nous vivons est sans précédent depuis plusieurs générations. Les enfants font face à l’émergence de gros changements dans une vie que nous, parents, souhaitons souvent « routinière » (les enfants ayant besoin d’horaires et de routines bien rodées pour être au meilleur de leur forme physique et intellectuelle). Pour certains enfants c’est la première fois qu’ils expérimentent les tracas, l’angoisse et la peur. Les maux expérimentés par les enfants sont assez similaires que ceux expérimentés par les adultes :

  • La peur de mourir
  • La peur de voir mourir leurs proches ou des membres de leur famille
  • Une perte de repères et de stimulation intellectuelle lors de la fermeture des écoles
  • La peur de perdre pied scolairement parlant
  • La peur de perdre l’amitié des camarades du fait de ne pas les voir ou de les voir moins
  • Le fait d’être à la maison sur une longue période multiplie le risque d’incidents ou d’accidents domestiques
  • La peur d’une seconde ou d’une troisième vague et de devoir vivre comme cela éternellement

Les enfants perçoivent le et peuvent se rapprocher excessivement de leurs parents et avoir ensuite peur de les quitter. C’est une pression supplémentaire que la peur de l’abandon lors du déconfinement.

Il existe des stratégies simples qui consistent à veiller à ce que l’enfant ne manque de rien (amour, soins, attention…). Etre honnêtes avec eux et expliquer ce qu’il se passe avec des concepts et des mots qu’ils comprennent est rassurant.

Chez les jeunes

Les collégiens et les lycéens expérimentent le même type de peurs. Cependant l’adolescent se construit aussi dans la copie et le mimétisme. A l’heure actuelle, éloigné du groupe, il peut se sentir loin d’influences bénéfiques (même si certains parents se réjouissent de l’éloignement provisoire d’influences néfastes).

Il faut se rappeler qu’un groupe de jeunes qui fonctionne bien est aussi un moyen de résolution de certains soucis pour le jeune. L’adolescent se confie à des gens de son âge lorsqu’il rencontre un écueil. Ici le système de résolution n’a donc plus cours. Certaines situations, certaines détresses du jeune ne peuvent pas être détectées par téléphone ou par visioconférence… La résolution peut donc manquer et laisser le jeune dépourvu du soutien des gens de son âge qui sont aptes à le comprendre. Les jeunes gens amoureux peuvent également développer des inquiétudes du fait de ne plus voir leur partenaire. Ce qui peut être vu comme une « amourette sans lendemain » par les parents peut être vécu de façon très intense par un jeune garçon ou une jeune fille. Il faut veiller au moral des troupes…

Sur le court terme on assiste à des :

  • Pertes de motivation pour le travail scolaire
  • Plus de temps passé à dormir ou au lit
  • Des sentiments mitigés face à un retour à la vie normale
  • La peur de se retrouver, à l’école, dans les derniers etc.

Mots-clés pour parents dépassés

Il faut soutenir ses enfants et garder le contact avec LEUR univers. S’assurer qu’ils se sentent bien dans leur « contexte » actuel.

SE CONNECTER ET RESTER EN CONNEXION

CONTINUER D’APPRENDRE

GARDER LES YEUX OUVERTS ET NOTER LES CHANGEMENTS TROUBLANTS

ÊTRE ACTIF AVEC EUX

ÊTRE CRÉATIF AVEC EUX, POUR EUX ET A LEURS COTES

Les séances de sophrologie permettent à l’enfant de venir se relaxer, se détendre, d’apprendre des techniques sans que ce qui amène à venir au cabinet soit « pointé du doigt ». Beaucoup d’écueils d’organisation, de distorsion de vision (voir la période plus noire qu’elle ne l’est réellement), de stress etc. peuvent être résolus par le biais de la sophrologie et de la relaxologie.

La sophrologie pour accompagner les craintes générées par le Covid

En fonction de la motivation du jeune il est possible de fixer des objectifs (améliorer la qualité de sommeil, travailler à développer la confiance en soi ou en l’avenir etc.) Tout en restant ancrés aux consignes actuelles et à la réalité, il est possible de se créer une « bulle de confort » et d’apprendre à gérer au mieux ses émotions. On fonctionne le plus souvent mieux lorsqu’on maîtrise nos émotions et lorsqu’on connait nos modes de fonctionnement. Il en av de même pour l’enfant et le jeune.

N’hésitez pas à me contacter au cabinet de Vichy pour en parler !

Mon exercice préféré de Relaxation pour les enfants

Certains troubles du comportement constatés chez l’enfant peuvent être atténués par la sophrologie et la relaxation pour les petits. Au cabinet de sophrologie de Vichy, j’applique des techniques variées pour détendre l’enfant stressé et/ou angoissé.

Astuces pour détendre l’enfant

Sans m’étendre ici sur mes techniques que j’ai apprises en cursus de Sophrologue-Relaxologue mais aussi en formation de Psychologie de l’enfant et en travaillant comme stagiaire, il y a fort longtemps, auprès de l’enfant en structure hospitalière (Hôpital Saint-Louis à Paris) je vais vous communiquer quelques astuces pour aider votre enfant à se détendre.

Différentes formes d’anxiété

Il y a différentes formes d’anxiété chez l’enfant : il y a parfois une phobie spécifique (la peur du noir, celle de rester seul dans une pièce, la peur des fantômes, des sorcières etc. liées aux légendes orales ou écrites mais aussi de tout ce que l’on peut voir dans les médias comme la maladie, la guerre, les crimes; la violence…), l’anxiété sociale (la crainte de se confronter à d’autres enfants ou à un maître ou une maîtresse d’école qu’on apprécie pas ou peu par exemple). Il peut aussi y avoir des blocages… La peur de la séparation d’avec les parents peut être très forte, au point de ne pas pouvoir accompagner un camarade en sortie (piscine, goûter) si ses parents ne sont pas là. La crainte des parents de l’autre peut également être présente. Et puis il y a des troubles d’anxiété générale etc.

Le terrain anxieux

Bien souvent l’angoisse bien installée perdurera au-delà de l’enfance puis de l’adolescence. les parents évoquent alors un « terrain anxieux » ou une « hypersensibilité » (l’enfant ou l’ado est souvent au bord des larmes quand il se sent dépassé par une situation).

Ces éléments vont bien entendu impacter la qualité de la vie de famille, de la vie sociale de l’enfant et bien souvent ses résultats scolaires. Focalisé sur une crainte, l’enfant ne peut entièrement endosser son rôle d’élève. Comment se concentrer lorsqu’on est, à l’école, absorbé par un autre problème qui prend des proportions ? Il faudrait apprendre à désamorcer le stress…

Agitation, anxiété, signes de nervosité peuvent être atténuer par une bonne pratique de la relaxation pour enfant. Les séances de sophrologie peuvent également aider les petits. Vers l’âge de 8 ans on peut inculquer des principes de respiration et de visualisation positive. Les retours sur la séance peuvent être dessinés. Pour les plus petits les séances de relaxation sont courtes et on en reste à des exercices simples mais réalisés dans une ambiance ultra-chaleureuse. Le cadre lui-même est important à la détente. Dans mon cabinet j’ai des toiles de toutes les couleurs, certaines réalisées par des clients lors de séances d’art-thérapie (dans le coaching en suppression des croyances limitantes la dernière séance est destinée à ceci), d’autres par moi-même toujours dans le cadre de l’art-thérapie. Le tout est relaxant et coloré.

Avantages de la relaxation pour les enfants

Il y a de nombreux avantages à utiliser la relaxation pour les petits :

  • Face à une peur on se place dans une posture d’éveil physiologique qui peut créer de la fatigue, des maux de tête, un mal dans le cou, une certaine rigidité du corps. Des tensions. La réponse à la crainte est la même que si on se trouvait réellement face à un danger immédiat. C’est un état que la relaxation permet de modifier en mieux.
  • En faisant de la relaxation l’enfant arrive à déterminer au fil des séances ce qui le stresse. Il connait ses déclencheurs et peut agir sur eux de façon calme.
  • La pratique de quelques minutes de relaxation par jour à la maison et en autonomie permet de prendre conscience de son corps et de son esprit, de créer le relâchement bénéfique à un meilleur sommeil.

Exercice numéro 1 : Le jouet en peluche

L’enfant choisi parmi 3 peluches celle qu’il doit endormir en la berçant. L’enfant est allongé, la peluche est placée sur son ventre. Il imagine qu’il la berce en la faisant monter sur l’inspir et descendre sur l’expir. La peluche ne doit pas tomber sinon elle sera réveillée. Pour cet exercice c’est l’enfant qui choisi l’ambiance notamment en choisissant lui-même la couleur de l’éclairage. Permettre le choix à l’enfant c’est lui offrir une expérience de responsabilité.

Exercice 2 : La trompe de l’éléphant

L’enfant est debout, jambes écartées pieds légèrement en ouverture. Ses bras imitent la trompe d’un éléphant. La trompe se lève sur une longue inspiration et descend sur une longue expiration. Puis l’exercice gagnera un rythme : 3/6 ou 4/8.

En général dans notre société nous sommes submergés par les images et les messages. Les séances de relaxation pour enfants visent aussi à sortir le petit de cet univers prolifique pour se concentrer sur des choses belles et simples (la beauté d’une vague, l’eau sur le sable, une fleur s’éveillant, la chaleur d’un petit animal, le sommeil d’une marmotte dans sa maison…) Il y a une dimension d’éveil à la nature dans la relaxation pour enfants. J’utilise d’ailleurs certains objets (gros coquillages, boites à musique, ballons etc.) pour illustrer les exercices.

Si vous souhaitez avoir plus de renseignements sur la relaxation pour les enfants, n’hésitez pas à me contacter.

Forfait relaxation personnalisée pour les enfants 480 euros les 12 séances valables pendant 2 ans. Payable en 2 fois.