Pourquoi j’ai choisi de devenir sophrologue il y a 11 ans

J’étais déjà à mon compte depuis 1999, dans la communication relationnelle. J’avais également travaillé en hôpital, et j’y avais mis en place des ateliers de relaxation et d’art-thérapie. Pendant longtemps, j’ai cherché une manière plus juste d’accompagner l’humain. Une approche qui ne consiste pas seulement à “aller mieux”, ou à se relaxer momentanément mais à apprendre à se reconnecter profondément à soi-même. C’est dans cette quête de sens que la sophrologie s’est imposée à moi. À Vichy, ville tournée vers le bien-être et l’équilibre, j’ai trouvé un cadre cohérent avec cette philosophie de vie : ralentir, écouter, ressentir et retrouver une harmonie intérieure durable. Auparavant j’étais installée comme sophrologue dans le 77 et j’effectuais surtout des séances au domicile de mes clients. Avec l’opportunité de déménager dans une grande maison à Vichy et d’investir le rez-de-jardin qui comprenait 3 pièces, pour mon activité, j’ai trouvé à la fois un cadre et un mode de fonctionnement tranquille, serein.

La personne dans sa globalité

J’ai choisi la sophrologie parce qu’elle considère la personne dans sa globalité. Derrière le stress, les tensions ou la fatigue, il existe souvent des émotions enfouies, une perte de repères ou un besoin profond de retrouver sa place. La sophrologie ne cherche pas à masquer les difficultés, mais à permettre à chacun de développer une meilleure conscience de soi. À travers la respiration, la présence au corps et la visualisation positive, elle ouvre un espace d’écoute intérieure que nous avons souvent oublié dans nos vies modernes.

La sophrologie et l’autonomie

Ce qui m’a profondément touchée dans cette méthode, c’est sa capacité à redonner de l’autonomie émotionnelle. La sophrologie n’installe pas une dépendance à un praticien : elle transmet des outils simples que chacun peut réutiliser dans son quotidien. Pour moi, accompagner une personne, ce n’est pas lui apporter des réponses toutes faites, mais l’aider à retrouver ses propres ressources, sa capacité d’adaptation et sa confiance intérieure. Lui montrer différents possibles tout en favorisant l’émergence de capacités enfouies ou refoulées. Souvent les clients pensent que d’apprendre à respirer selon des critères, des exercices etc. est compliqué. Très vite ils se rendent compte que la simplicité peut apporter beaucoup : savoir respirer au bon moment, utiliser une méthode de respiration plutôt qu’une autre à un moment-charnière, tout cela est presque inconnu.

Créer un espace, un cadre mais aussi un espace en soi

Devenir sophrologue à Vichy a aussi été un choix humain. Dans une société marquée par l’hyperconnexion, la pression permanente et le manque de temps pour soi, je ressens l’importance de créer des espaces où l’on peut simplement respirer et exister pleinement. La sophrologie permet de renouer avec le moment présent, d’apaiser le mental et de retrouver une relation plus douce avec soi-même et avec les autres.

J’ai également choisi cette voie parce qu’elle repose sur des valeurs qui me ressemblent profondément : la bienveillance, l’écoute, le respect du rythme de chacun et l’absence de jugement. Chaque personne possède une histoire unique, des fragilités mais aussi des forces souvent sous-estimées. Mon rôle de sophrologue est d’accompagner cette redécouverte intérieure avec authenticité et sensibilité.

Aujourd’hui, exercer la sophrologie à Vichy est pour moi bien plus qu’un métier. C’est une manière de contribuer au mieux-être des personnes, de remettre l’humain au centre et d’aider chacun à retrouver un équilibre plus profond, plus conscient et plus durable dans sa vie.

La sophrologie ne se substitue en aucun cas à un suivi médical ou psychologique et ne remplace pas un traitement prescrit par un professionnel de santé.

Ces 5 clés pour être Soi et créer l’harmonie dans sa vie : éclairages des dernières recherches U.S

Aujourd’hui, j’avais envie d’aborder un sujet qui revient très souvent à mon cabinet de sophrologie de Vichy, mais aussi dans nos vies en général : comment être soi-même… vraiment, et vivre en harmonie avec ce que l’on est profondément. Autrement dit comment expérimenter chaque jour (et non une fois de temps en temps…) un profond alignement entre nos valeurs et désirs et notre vie concrète ?

C’est une question simple en apparence, mais lorsqu’on creuse un peu, on se rend compte que ce n’est pas si évident ! Entre ce que l’on attend de nous, ce que l’on pense devoir être, et ce que l’on ressent vraiment… il y a parfois un écart. Un grand écart ! Et c’est souvent là que naissent le stress, la fatigue, ou ce sentiment un peu diffus de ne pas être complètement à sa place. Les charges mentales, et j’en suis totalement certaine après 28 ans de travail dans l’Humain, proviennent aussi de notre manque de congruence et de concentration. Plus nous nous éloignons de ce que nous sommes profondément, plus nous sommes susceptibles d’encaisser des charges mentales violentes et de nous créer nos propres charges mentales. Alors le secret serait-il de développer une congruence à toute épreuve tout en apprenant à utiliser l’art de la concentration ? Pas certaine, hélas, que cela suffise. Explications…

Ce qui est intéressant, c’est que ce sujet de l’harmonie, de la congruence et de l’alignement, qui mènent au bonheur, est aujourd’hui très étudié en psychologie, et notamment dans les grandes universités américaines telle Harvard. Et leurs conclusions rejoignent beaucoup ce que l’on observe en accompagnement et en relation d’aide : être soi-même n’est pas un concept abstrait, c’est une base essentielle pour se sentir bien ou en tout cas pour s’offrir de l’oxygène au quotidien…

Petit exemple : lorsque vous vous levez le matin, c’est souvent la course. Vous avez tendance à croire que lorsque vous serez à la retraite tout ira mieux. Mais pour accompagner professionnellement en structures sociales et en entreprises des retraités, je peux vous dire que ce rythme ne s’efface pas du jour au lendemain et bien souvent… demeure, se re-ancre d’une autre façon dans leur quotidien ! Imaginons maintenant que vous puissiez vous lever plus tôt, pour méditer ou lire, prendre un bain chaud, masser vos pieds, vous accorder un petit soin du visage, arroser les plantes et écouter un peu de musique avant d’allumer votre téléphone ou de céder à la routine infernale de la journée. Est-ce que cela changerait quelque chose à votre Soi profond ? Probablement. Mais bien entendu, dites-vous, « je n’ai pas le temps pour ça ». Alors peut-on faire plus simple ou faut-il creuser le sujet plus profondément ?

Alors j’avais envie de partager avec vous 5 clés, issues de ces recherches, mais aussi de mon expérience de sophrologue.

1. Apprendre à se connaître vraiment et noter ses avancées…

La première chose, et peut-être la plus importante, c’est d’apprendre à se connaître. Dit comme ça, ça paraît évident… mais en réalité, on passe souvent plus de temps à s’adapter aux autres qu’à s’écouter soi-même. La psychologie parle de “conscience de soi”, c’est-à-dire la capacité à reconnaître ses émotions, ses besoins, ses valeurs (Kernis & Goldman, Psychology Today). Les études montrent que les personnes qui développent cette connaissance intérieure sont globalement plus sereines et prennent des décisions plus justes pour elles (Harvard Health Publishing). Et concrètement, ça commence souvent par des choses très simples : prendre un moment pour ressentir, se demander “de quoi j’ai besoin là, maintenant ?”. Il y a une chose que vous ne faites jamais : un audit de

2. Se réaligner avec ce qui compte vraiment

Ensuite, il y a quelque chose que je trouve essentiel, mais aussi parfois inconfortable : l’alignement. C’est-à-dire le fait d’agir en accord avec ce que l’on ressent profondément. Parce qu’on peut très bien savoir ce qui est important pour soi… et pourtant faire l’inverse. Dire oui alors qu’on pense non, continuer dans une direction qui ne nous correspond plus. Les recherches montrent que ce décalage crée du stress et une forme de tension intérieure (Smerek, 2021). À l’inverse, quand on commence à ajuster ses choix, même petit à petit, il y a souvent un apaisement qui se met en place. Ce n’est pas forcément spectaculaire, mais c’est bien réel.

A une époque pas si lointaine, j’avais dans mon entourage quelques personnes stressantes. Vous savez, des proches qui se comparent à vous et donc cherchent à vous décourager dans vos projets, des personnes jalouses de ne pas partir, elles, en voyage, des gens qui inconsciemment cherchent à vous faire douter de vous. Les gens ne font pas toujours exprès d’être « comme ça ». En réalité leur démarche intrusive les rassure sur leurs propres capacités. Hélas j’ai remarqué qu’une conversation fatigante au téléphone, dans laquelle on ne peut laisser se dire des inepties à notre sujet, ou sur un sujet d’actualité, est préjudiciable à notre énergie. Voilà pourquoi j’ai usé et abusé du procédé ‘blackliste et éloigne-toi » mais aussi de la maxime : « ce qui a été ôté de ta vie, ne le laisse jamais revenir ». Depuis j’avance tranquillement sur mes projets pros et artistiques, personnels etc. Lorsque je pars au bout du monde, j’attends d’être revenue pour en parler et la plupart du temps j’agis dans dire ce que je fais. Cette posture permet de se préserver.

3. Revenir au présent grâce à la pleine conscience

Une autre clé qui revient beaucoup dans les études, et que j’utilise énormément en séance, c’est la pleine conscience. Le fait de revenir à l’instant présent, de ralentir un peu. On vit souvent dans le mental, dans l’anticipation, dans le “il faut” ou “je devrais”. La mindfulness, étudiée notamment à Harvard, montre qu’en portant attention à ce que l’on vit ici et maintenant, on améliore sa régulation émotionnelle et on réduit le stress (Harvard Health Publishing ; Journal of Research in Personality). Et honnêtement, ce n’est pas toujours facile. On s’éparpille, on décroche… et c’est normal. L’idée, ce n’est pas d’être parfait, mais de revenir, encore et encore. C’est ce que je nomme le « recâblage ». Chaque pensée qui n’est pas adaptée à notre but doit être recâblée.

4. Oser être soi dans ses relations

Il y a aussi toute la dimension des relations. Être soi-même, ce n’est pas seulement un travail intérieur, ça se joue aussi dans le lien aux autres. Et là encore, ce n’est pas si simple. Oser être authentique, dire ce que l’on pense, montrer ses émotions… ça demande du courage. Mais les recherches montrent que c’est justement ce qui crée des relations plus profondes et plus satisfaisantes (Harvard Gazette). Être authentique ne nous isole pas, au contraire, cela nous rapproche des autres de manière plus vraie. Et petit à petit, cela renforce aussi l’estime de soi (Gino & Kouchaki, Harvard).

5. Cultiver le positif et le sens

Enfin, quelque chose qui me semble fondamental, c’est de remettre un peu de positif et de sens dans sa vie. On a parfois tendance à se focaliser sur ce qui ne va pas, sur ce qu’il faut améliorer. Mais la psychologie positive montre que les émotions agréables, comme la joie, la gratitude ou même des moments simples de calme, ont un impact direct sur notre équilibre (Harvard Health Publishing).

Et surtout, le fait de se sentir aligné avec une direction, avec quelque chose qui a du sens pour nous, change profondément notre manière de vivre. Les études montrent que cela augmente la résilience et le bien-être global (Personality Research, Springer).

Être soi-même, ce n’est pas une destination à atteindre parfaitement. C’est plutôt un chemin, avec des moments où l’on se sent très aligné… et d’autres où l’on se perd un peu. Et c’est ok.

Dans mon approche en sophrologie, ce que je vois, c’est que le corps est un formidable point d’entrée pour revenir à soi. Respirer, ressentir, relâcher… ce sont des choses simples, mais puissantes. Et souvent, c’est dans ces moments-là que l’on commence à se reconnecter, vraiment. Parfois, vous avez juste besoin de créer un espace intérieur et c’est le début d’une vie en conscience.

Peut-être que la vraie question n’est pas “comment devenir quelqu’un d’autre pour aller mieux”, mais plutôt “comment revenir, doucement, à ce que je suis déjà”.

Et ça, c’est un chemin profondément humain.