Ces 4 piliers que respectent les gens qui sont heureux quelle que soit leur situation

Dans mon cabinet et plus particulièrement en coaching en suppression des croyances limitantes, je rencontre depuis 1999 des personnes issues de tous horizons. Certaines arrivent épuisées, en perte totale de repères, convaincues que leur situation explique leur mal-être. Celles-ci essayent de tout changer, elles projettent souvent de « changer de vie » de manière radicale sans jamais y parvenir. D’autres, au contraire, traversent des épreuves importantes et dégagent pourtant une stabilité, une forme de paix intérieure qui intrigue. Avec le recul de toutes ces années d’exercice en relation d’aide, entre sophrologie et psychologie appliquée, à mon cabinet, dans les formations que j’assure ou à l’hôpital, j’ai observé que les gens qui sont heureux, quelle que soit leur situation, respectent toujours les mêmes fondations. J’appelle cela quatre piliers essentiels pour aller mieux durablement.

Mesurer sa responsabilité intérieure

Le premier pilier que je constate est la responsabilité intérieure. Les personnes qui vont bien ne nient pas les difficultés, mais elles cessent de se définir uniquement à travers elles. Elles ne confondent pas ce qui leur arrive avec ce qu’elles sont. Dans mon cabinet de sophrologue sur Vichy, j’entends souvent au début des phrases comme « je suis stressé », « je suis anxieux », « je suis nul ». Au fil de l’accompagnement, quand ce pilier se remet en place, le langage change. Elles disent « je traverse du stress », « je vis une période compliquée ». Cette nuance est capitale sur le plan psychologique. Elle redonne du pouvoir intérieur. En sophrologie, je travaille beaucoup cette distinction, car elle permet de reprendre la responsabilité de son mieux-être sans se culpabiliser. On ne traverse pas une période « à vide » mais on est en « transition ». De la transition naîtra une situation moins perturbante, moins exigeante, si on prend conscience de notre évolution.

Décider de la Qualité de la relation qu’on s’instaure à soi-même

Le deuxième pilier est la Qualité même de la relation à soi. Les personnes heureuses, même dans l’adversité, ont une capacité que je reconnais immédiatement en séance : elles s’écoutent. Elles respectent leurs signaux corporels, émotionnels et mentaux. À l’inverse, beaucoup de personnes que j’accompagne à Vichy se sont longtemps coupées d’elles-mêmes pour tenir, pour faire face, pour ne pas déranger. Elles cherchent à se surpasser pour obtenir une forme de « validation » extérieure qui n’est jamais suffisante. En coaching et en sophrologie, je vois combien le simple fait de réapprendre à ressentir, à respirer, à se poser change profondément l’état intérieur. Aller mieux commence presque toujours par cette réconciliation avec soi, qui est au cœur de la relation d’aide que je propose depuis plus de vingt-cinq ans. Je vous donne un simple exemple me concernant : je présente de nombreuses allergies qui me fatiguent (graminées, pollens, poussières, allergies croisées etc.) Ces allergies ont dégradé ma qualité de vie jusqu’à ce que je m’accorde deux fois 20 minutes de méditation par jour. Le calme et la vacuité m’aident à me sentir mieux. Mon taux d’histamine a tendance à baisser avec la détente. S’écouter est important.

Donner du sens à certains évènements mais refuser d’accorder de l’énergie à d’autres

Le troisième pilier est le sens donné à ce qui est vécu. Je remarque que les personnes durablement équilibrées ne cherchent pas forcément des explications parfaites, mais elles cherchent une cohérence. Elles se demandent moins « pourquoi moi ? » que « qu’est-ce que je peux faire de ce que je vis ? ». Dans mon approche de sophrologue sur Vichy, j’intègre cette dimension de sens, très proche de la psychologie existentielle, sans jamais imposer de réponse toute faite. Quand une personne commence à relier son vécu à ses valeurs, à ce qui compte vraiment pour elle, l’énergie revient. Même une situation difficile devient alors un terrain de transformation plutôt qu’un mur infranchissable. Je vous donne un exemple : il est important de noter que l’échec d’une relation amoureuse, par exemple, a son sens propre : ce n’était pas la bonne personne, ce n’était pas le bon moment, vous n’étiez pas alignés, tout était trop complexe pour s’avérer épanouissant… Vous pouvez chercher un sens à un tel évènement. Par contre repenser sans cesse à un échec passé n’a pas de sens… Ici vous pouvez choisir de « ne plus accorder aucune attention » à cet évènement.

La Qualité des liens

Le quatrième pilier est la qualité des liens. C’est un point central que je constate depuis mes débuts en 1999. Les personnes qui vont bien savent demander de l’aide, poser des limites et s’entourer de relations soutenantes. Elles ne restent pas seules avec leur souffrance. Beaucoup de personnes arrivent dans mon cabinet après avoir tout essayé seules. La sophrologie et le coaching offrent justement un espace sécurisé de relation d’aide, où l’on peut déposer, comprendre et reconstruire. Sur le plan psychologique, le lien est un facteur majeur d’apaisement et de régulation émotionnelle. C’est aussi pour cela que je crois profondément à l’accompagnement humain, incarné, et pas uniquement aux solutions rapides ou standardisées. Entre mes 20 ans et mes 30 ans j’ai été très entourée. J’avais plusieurs groupes d’amis, je devenais souvent proche des gens avec qui j’intervenais en entreprise ou à l’hôpital, des autres auteurs de ma maison d’édition etc. Vers 40 ans j’avais considérablement resserré mes cercles d’amis. Aujourd’hui, à 50 ans, en ayant entendu durant presque 30 ans des propos comme « et pourquoi tu ne deviendrais pas salariée comme tout le monde ? » ou « mais à quoi ça te sert d’écrire des livres ? », je ne m’entoure plus que de personnes soutenantes et encourageantes. Je préfère entendre : « 27 ans à ton compte, tu es vraiment faite pour ça ! » que l’inverse qui me fatigue et auquel je ne réponds, de toute façon, plus ! Dans tous les projets s’entourer de personnes compétentes et positives est la simple base !

Si je partage aujourd’hui ces quatre piliers, c’est parce que je les vois se mettre en place, séance après séance, chez les personnes que j’accompagne à Vichy. Mon métier de sophrologue ne consiste pas à promettre une vie sans problèmes, mais à aider chacun à développer ces bases intérieures qui permettent d’aller mieux, quelles que soient les circonstances. Mon expérience en coaching et en relation d’aide me permet d’adapter chaque accompagnement à la personne, à son histoire et à ses objectifs.

Si vous ressentez que votre situation actuelle ne reflète pas qui vous êtes profondément, si vous aspirez à retrouver de la stabilité, du sens et une meilleure relation à vous-même, alors il est probablement temps de vous faire accompagner. En tant que sophrologue sur Vichy, et en tant que consultante en bien-être engagée depuis 1999 dans une approche respectueuse, humaine et ancrée dans la psychologie du quotidien, je sais combien ces quatre piliers peuvent transformer une vie. Aller mieux n’est pas un luxe, c’est un apprentissage, et je suis là pour vous y accompagner. Belle année 2026 à mes clients et lecteurs !

Apprendre à être heureux là où on est : Le paradoxe de la satisfaction psychologique

Dans notre quête perpétuelle du bonheur, nous sommes souvent tentés de croire que l’herbe est plus verte ailleurs… Les réseaux sociaux, les médias et même nos propres pensées alimentent, en nous, l’idée que le bonheur résiderait dans des endroits spéciaux, lointains, des cultures exotiques ou des réalités très différentes de celles expérimentées au quotidien. Pourtant, la psychologie nous enseigne que la clé d’une vie équilibrée réside dans la capacité à être heureux là où nous sommes ! Explorant ce sujet passionnant dérivant de l’éloge de la suffisance !

Les clichés sur « Ailleurs »

Nous avons tous, à un moment donné, fantasmé sur la vie dans une ville vibrante, New York ou Los Angeles, Londres ou Madrid, sur une plage paradisiaque ou dans une communauté artistique. Ces rêves d’ailleurs sont souvent alimentés par des idéaux préconçus, des images idylliques aperçues dans des reportages qui ne reflètent pas nécessairement la réalité… La psychologie nous invite à remettre en question ces clichés, qui vivent et luttent en nous, et à reconnaître que le bonheur n’est pas toujours géographiquement déterminé.

La base d’une vie simple et équilibrée

Une vie simple et équilibrée n’est pas nécessairement synonyme de changement de lieu. Si les circonstances actuelles sont difficiles, il est crucial de prendre des mesures pour s’en émanciper. Si vous vivez dans un quartier où règne l’insécurité ou dans une ville stigmatisée dont vous pensez qu’il ne sortira jamais rien de bon, alors l’heure est certes au changement coûte que coûte, surtout si vous avez des enfants. Parfois mieux vaut une vie tranquille et limitée en pleine campagne qu’une vie hasardeuse dans un quartier dangereux, Cependant, dans des situations moins extrêmes, le bonheur peut être cultivé là où nous sommes. La psychologie positive souligne l’importance de la gratitude, de la pleine conscience et de la connexion sociale dans la création d’une vie épanouissante. En 2010 nous décidions d’acheter une petite maison de village à rénover à 100 km de Paris, en Champagne. Nous y sommes restés jusqu’en 2017 avant de rejoindre Vichy, la ville où nous passions nos vacances. Nous ne regrettons pas ce bol d’air frais (tantôt décrié tantôt envié par nos proches…) qui nous a permis d’offrir une scolarité tranquille à nos enfants (l’école étant sur le même trottoir que notre maison, à 30 mètres à peine !) et de nous atteler à du « manuel ». Pour ma part ce fut un changement bénéfique qui me permit de me consacrer à mes activités et loisirs : composition musicale, danse etc. Par ailleurs nous nous sommes davantage rendus à cette époque dans des pays limitrophes comme la Belgique, l’Allemagne et le Luxembourg, ce que nous ne ferions plus à l’heure actuelle. Aujourd’hui les changements de lieux c’est uniquement pour les vacances !

Le paradoxe du changement de lieu

Paradoxalement, changer de lieu de vie peut déclencher des effets positifs. Quitter son pays d’origine pour s’installer en Espagne ou aux États-Unis peut apporter un sentiment de renouveau, une perspective nouvelle et une aventure stimulante. Ce n’est pas tant le lieu en lui-même, mais le changement, la nouveauté et la possibilité de se redécouvrir qui peuvent contribuer au bonheur.

L’Importance de l’adaptabilité psychologique

La psychologie positive met en lumière le concept d’adaptabilité psychologique, la capacité à s’ajuster aux changements de la vie. Plutôt que de rechercher le bonheur dans des endroits spécifiques, il est essentiel de cultiver une attitude qui peut s’épanouir n’importe où. Apprendre à s’adapter, à trouver la beauté et la joie dans les petits moments de la vie quotidienne est un art précieux. Aujourd’hui, par exemple, nous vivons en Auvergne et chaque weekend nous quittons notre ville au profit de petits villages perchés ou de petites cités de caractère. C’est notre façon de rester où nous sommes tout en voyageant un peu. Bizarrement je ne me mets pas à rêver de vivre ailleurs à l’étranger lorsque les choses sont au top dans ma vie. Je n’ai alors pas le temps pour ça : Je n’en vois pas l’intérêt. Cela nous démontre encore une fois que l’envie de tout chambouler et de tout changer, lorsque les choses sont déjà bonnes, est en partie lié à notre mental et à la vision que nous avons de nous-mêmes et du monde qui nous entoure.

Conclusion : Trouver l’équilibre entre l’Intérieur et l’Extérieur

En fin de compte, apprendre à être heureux là où on est ne signifie pas renoncer à nos rêves et aspirations. Cela signifie plutôt trouver un équilibre entre l’appréciation de notre situation actuelle et la poursuite de nos objectifs. La psychologie nous rappelle que le bonheur réside souvent dans la manière dont nous percevons et réagissons à notre réalité, plutôt que dans la réalité elle-même. Alors que le changement de lieu peut apporter des bienfaits, la clé ultime du bonheur réside en grande partie dans notre capacité à cultiver la paix intérieure, indépendamment de notre emplacement géographique.

L’auteur : Je suis Céline Baron, sophrologue et psychopraticienne, consultante-formatrice en Gestion des émotions et Conscience émotionnelle, en entreprises, écoles et universités. Mes articles sont basés sur les principes même du bien-être, de la psychologie et de l’évolution personnelle. Ils sont toujours imagés par des exemples concrets et rythmés par ma propre expérience de la vie et des relations humaines.