Helen Hadsell : une approche pragmatique de l’intention et de la visualisation !

Quand l’imagination précède la concrétisation

Dans mon livre Voyage en Self-Love, je partage plusieurs expériences personnelles de pensée positive spontanée, facile et sans contrainte. Il ne s’agissait pas d’une pratique formalisée, mais plutôt d’une manière naturelle d’imaginer des situations en y associant des émotions très concrètes — comme si elles étaient déjà en train de se produire, mais toujours dans une forme de lâcher-prise, sans sérieux, sans attente aucune. Avec le recul, ces moments se sont révélés particulièrement marquants dans mon parcours.

Le premier exemple concerne une rencontre que je désirais profondément. Sans effort particulier, je me projetais régulièrement dans ce moment, en ressentant la joie et l’évidence de cet échange à venir.

Le second remonte à mes débuts professionnels. Je souhaitais obtenir un poste précis et je me répétais chaque jour que je devais envoyer mon CV. Pourtant, je ne passais pas à l’action immédiatement. À la place, je me surprenais à imaginer très concrètement un futur entretien : le cadre, la discussion, mon ressenti. Au bout d’une semaine, la situation s’est inversée de manière inattendue — ce n’est pas moi qui ai contacté l’entreprise, mais eux qui m’ont appelée pour me proposer un entretien, puis un contrat.

Avec le recul, ces expériences ne relèvent pas nécessairement d’un phénomène mystérieux, mais illustrent plutôt la manière dont une projection mentale incarnée peut influencer notre posture, notre disponibilité et peut-être aussi la façon dont les opportunités se présentent ou sont perçues) et le troisième concernait tout simplement la rencontre avec mon mari. Nous nous connaissions vaguement à distance dans le cadre d’une enquête familiale que je menais, mais dès que j’ai commencé à visualiser une possibilité d’entente exceptionnelle entre nous, tout est venu à moi. Il n’y a pas de « magie » à proprement parlé dans les situations que je décris dans Voyage en Self-Love, mais plutôt une posture d’esprit positive axée sur différents possibles. Mon imagination d’auteure éditée m’aide, je suppose, à créer les circonstances propices à la réalisation de chacun de mes projets.

Helen Hadsell et sa méthode de visualisation positive

Helen Hadsell figure parmi mes auteurs-phares. Elle reste une figure atypique du développement personnel. Mais elle est surtout connue pour avoir remporté un très grand nombre de concours aux États-Unis… Elle attribuait ses résultats non pas à la chance, mais à une méthode structurée. Celle-ci était fondée sur l’intention, l’attention et la projection mentale.

Derrière les récits parfois spectaculaires qui entourent son parcours, son approche mérite d’être examinée avec recul. Elle repose en réalité sur des mécanismes psychologiques assez identifiables, même si elle les formulait dans le langage de la loi de l’attraction.

Au cœur de sa méthode, on trouve une idée centrale : la manière dont une personne se représente un résultat influence concrètement ses comportements, ses décisions et sa perception des opportunités. Autrement dit, il ne s’agit pas simplement de “penser positivement”, mais de construire une représentation mentale suffisamment stable pour orienter l’action.

Le SPEC de Helen Hadsell

Helen Hadsell résumait son processus en quatre étapes, connues sous l’acronyme SPEC : sélectionner un objectif précis, se projeter mentalement dans sa réalisation, s’attendre au résultat, puis accueillir ce qui se présente. Ce cadre, assez simple en apparence, repose sur plusieurs leviers intéressants.

Les leviers de la méthode SPEC

La première étape, le choix, introduit une notion de clarté. En définissant précisément ce qu’elle voulait obtenir, elle réduisait la dispersion cognitive. Ce point est essentiel : un objectif flou mobilise peu, alors qu’un objectif concret active davantage les ressources attentionnelles. Lorsque j’ai souhaité trouver un éditeur pour mon dernier livre, par exemple, je n’ai contacté que l’éditeur qui m’intéressait. Lorsque je contacte une galerie ou un commerce pour exposer mes tableaux, je ne vais que vers ceux qui vibrent à ma propre hauteur. Je laisse de côté les « arnaques » comme les galeries payantes. Cela m’assure, déjà, d’être en adéquation avec mes propres valeurs.

La projection mentale constitue le cœur de sa pratique. Elle ne se contentait pas d’imaginer un résultat de manière abstraite, mais cherchait à en construire une expérience intérieure détaillée. Cette démarche est aujourd’hui bien documentée : la visualisation active des zones cérébrales proches de celles impliquées dans l’action réelle. Elle peut ainsi renforcer la préparation mentale, améliorer la confiance et faciliter le passage à l’action.

L’étape d’“expectation”, souvent traduite par “attente” (« ce à quoi s’attendre) est probablement la plus délicate à interpréter… Chez Hadsell, il ne s’agissait pas d’une croyance magique, mais plutôt d’une forme de conviction stabilisée. En réduisant l’hésitation et le doute, elle limitait les comportements d’auto-sabotage. Cette posture favorise une prise de décision plus fluide et une meilleure persévérance.

Enfin, la phase de “collecte” (« récupérer ce qui nous est dû ») correspond à une forme d’ouverture aux résultats. Elle peut être comprise comme une attention accrue aux signaux pertinents de l’environnement. Lorsqu’un objectif est clairement intégré, il devient plus facile de repérer les occasions qui y sont liées.

El la visualisation guidée ? Ou sur-mesure ?

Si l’on compare cette approche avec les techniques de visualisation utilisées en sophrologie, plusieurs convergences apparaissent, sans qu’il soit nécessaire de recourir à une lecture ésotérique ou magique bien sûr. La visualisation sophrologique vise elle aussi à créer une expérience interne cohérente, associant images, sensations et émotions. Cette activation globale renforce l’intégration de l’objectif au niveau corporel et mental.

De plus, la pratique en état de détente, caractéristique de la sophrologie, facilite l’accès à des représentations moins parasitées par le doute ou le stress. Cet état permet d’installer plus durablement certaines intentions, en réduisant les résistances internes.

L’un des points les plus intéressants dans le parallèle entre ces deux approches réside dans la notion de cohérence. Lorsque les pensées, les émotions et les comportements vont dans la même direction, l’efficacité globale augmente. À l’inverse, une intention contredite par des anticipations négatives ou un manque de clarté produit souvent des résultats incohérents. Je pourrais résumer ce principe par : lorsque vous utilisez des outils comme la respiration, la conscience du corps, la relaxation mentale et la visualisation, vous vous alignez vous-même avec la vibration de vos objectifs.

Pas magique !

Il est également important de souligner les limites de cette méthode. Les résultats obtenus par Helen Hadsell ne peuvent pas être généralisés sans nuance. De nombreux facteurs externes interviennent dans la réussite d’un projet, et la visualisation ne remplace ni l’action, ni les compétences, ni le contexte. En revanche, elle peut jouer un rôle facilitateur en améliorant la préparation mentale et la qualité de l’engagement.

Dans une pratique comme la sophrologie, cette lecture permet de repositionner la visualisation comme un outil de régulation et de préparation, plutôt que comme une promesse de résultat. Elle aide à clarifier un objectif, à mobiliser les რესources internes et à renforcer une posture plus stable face à l’incertitude.

L’intérêt du parcours de Helen Hadsell tient donc moins à ses performances qu’à ce qu’il révèle : la manière dont une représentation mentale structurée peut influencer concrètement la façon d’agir et de percevoir son environnement. Cette perspective, lorsqu’elle est utilisée avec discernement, s’intègre naturellement dans une approche professionnelle centrée sur l’équilibre et l’autonomie.

Connaissez-vous le travail sur la signature énergétique ? Si vous souhaitez le découvrir, n’hésitez pas à me contacter !

S’accorder avec l’infini : une philosophie intérieure pour retrouver l’équilibre

Dans le domaine du développement personnel et de la croissance intérieure, certains livres traversent les générations. C’est le cas de In Tune with the Infinite écrit par Ralph Waldo Trine.

Vous le savez, j’aime écrire un article par jour sur ces enseignements qui ont marqué ma vie ou modifié mon chemin. La plupart portent sur l’harmonie intérieure, la sagesse, comment vivre sa vie avec sens… C’est pourquoi je ne pouvais que vous parler de ce livre !

C’est lorsque j’étais étudiante en théologie que j’ai découvert, tout à fait par hasard ce livre puissant. J’étais à la bibliothèque du Saulchoir qui utilisait à l’époque le système de « passe plat » si je puis dire, un genre d’ascenseur à livres, pour remettre les livres empruntés aux lecteurs. Et celui-ci, que je n’avais nullement demandé, était posé sur les gros volumes anciens de Saint Augustin… Il n’en fallu pas plus pour activer mon intuition et ma curiosité ! Plus tard, je demandais à notre ami Roger, professeur de psychologie à l’université de Caroline du Sud, de m’en trouver un exemplaire en anglais. Ce livre est toujours, à l’heure actuelle, sur ma table de chevet. Je le relis parfois par bribes et l’emmène toujours lors des vols long courrier.

Publié à la fin du XIXᵉ siècle, cet ouvrage propose une vision profondément apaisante de la vie : oui nous pouvons retrouver l’équilibre et la sérénité en apprenant à harmoniser notre état intérieur avec les forces naturelles de l’existence.

Aujourd’hui encore, cette philosophie rejoint de nombreuses approches thérapeutiques modernes : sophrologie, pleine conscience, psychologie positive ou accompagnement émotionnel. Je suis toujours surprise de la modernité de ce livre et de son utilité en tout temps !

En tant que sophrologue et thérapeute à Vichy, je constate chaque jour à quel point cette idée reste actuelle : lorsque nous apaisons notre esprit et que nous changeons notre manière de penser, notre vie extérieure commence également à se transformer et à nettement s’améliorer. Elle s’a-li-gne ! MAIS si beaucoup de personnes comprennent cette nécessité de penser plus sainement et plus positivement, certains n’arrivent pas du tout à passer au stade de l’application… Pourquoi ? Je vous explique : notre énergie, celle que nous émettons constamment, est une moyenne des pensées que nous avons toute la journée et régulièrement, depuis des années. C’est donc un travail de recâblage permanent. Il s’agit de ne pas se laisser aller et de prendre conscience de nos pensées. Même si c’est difficile, c’est un travail gratifiant qui augmente le seuil vibratoire. Plus celui-ci augmente, mieux nous nous sentons et plus il est facile de continuer de recâbler pensées et émotions. Mais si nous ne faisons pas cet effort en permanence alors notre seuil en est affecté. Nous retombons rapidement dans nos travers qui créent des répercussions énergétiques : méditer puis se plaindre, positiver puis se lamenter, avoir de belles ambitions saines et scroller sur du contenu de piètre qualité. Nous restons alors avec une moyenne d’harmonie intérieure basse et nous nous alignons avec tout ce qui vibre bas autour de nous : les situations conflictuelles, les râleurs, les achats impulsifs, les décisions prises « à la va vite »…

L’idée centrale : se reconnecter à une intelligence plus grande que nous

Dans In Tune with the Infinite, Ralph Waldo Trine explique que l’univers est traversé par une forme d’intelligence ou d’énergie universelle.

Lorsque nous vivons dans la peur, la colère ou la tension permanente, nous nous éloignons de cette harmonie naturelle. Mais lorsque nous cultivons la confiance, la paix intérieure et la bienveillance, nous nous reconnectons à ce que l’auteur appelle l’Infini.

Autrement dit, la qualité de notre vie dépend largement de notre état intérieur.

Cette idée peut sembler simple, mais elle est fondamentale : notre manière de penser influence profondément notre manière de vivre.

L’influence des pensées sur notre bien-être

Ralph Waldo Trine insiste sur le rôle de nos pensées. Nos croyances, nos émotions et nos habitudes mentales façonnent progressivement notre perception du monde.

Lorsqu’une personne entretient constamment des pensées de doute, de peur ou d’insécurité, ces pensées influencent ses décisions, ses comportements et ses relations.

À l’inverse, développer des pensées plus constructives — confiance, gratitude, ouverture — permet peu à peu de créer une dynamique plus positive dans sa vie.

Ce principe rejoint aujourd’hui de nombreuses pratiques thérapeutiques : prendre conscience de ses schémas mentaux est souvent la première étape vers un changement durable.

Retrouver la paix intérieure

Un autre message essentiel du livre est l’importance de la paix intérieure.

Dans un monde souvent marqué par le stress, les injonctions et les rythmes rapides, apprendre à se reconnecter à soi devient une nécessité.

Pour Trine, la paix intérieure n’est pas seulement un état agréable. C’est une véritable force !

Une personne calme et centrée prend des décisions plus justes, gère mieux ses émotions et développe davantage de clarté dans sa vie.

C’est précisément ce que cherchent de nombreuses personnes lorsqu’elles entament un accompagnement thérapeutique : retrouver un espace intérieur plus stable et plus serein. Elles doivent également apprendre à le maintenir, par la suite, en toute autonomie.

La loi intérieure de cause à effet

Dans In Tune with the Infinite, l’auteur explique également que nos pensées et nos attitudes produisent des effets dans notre existence.

Nos habitudes mentales deviennent progressivement des comportements, puis des résultats dans notre vie.

Changer sa vie implique donc souvent de commencer par un travail intérieur : transformer certaines croyances limitantes, apaiser les peurs et développer une relation plus confiante avec soi-même.

Ce processus demande du temps, mais il ouvre la voie à des changements profonds et durables.

La bienveillance comme source d’équilibre

Ralph Waldo Trine accorde aussi une grande importance à la manière dont nous nous relions aux autres.

Les émotions comme la rancœur, la jalousie ou la colère créent des tensions intérieures qui finissent par nous épuiser. À l’inverse, la bienveillance, l’empathie et la compréhension nourrissent notre équilibre émotionnel.

Développer ces qualités ne signifie pas tout accepter ou se sacrifier. Il s’agit plutôt d’apprendre à cultiver des relations plus saines et plus alignées avec nos valeurs.

Une philosophie très proche des approches thérapeutiques actuelles

Même si ce livre a été écrit il y a plus d’un siècle, ses idées sont étonnamment modernes.

On retrouve aujourd’hui ces principes dans de nombreuses approches d’accompagnement :

  • la pleine conscience
  • la sophrologie
  • la psychologie positive
  • le travail sur les croyances et les émotions

Toutes ces pratiques visent finalement le même objectif : retrouver un état d’harmonie intérieure pour vivre de manière plus équilibrée.

Retrouver l’harmonie intérieure

Le message principal de In Tune with the Infinite est simple mais profond : nous possédons en nous les ressources nécessaires pour retrouver l’équilibre.

En apprenant à calmer notre esprit, à transformer certaines pensées limitantes et à développer une relation plus confiante avec la vie, nous pouvons progressivement changer notre manière d’exister.

C’est un chemin qui demande de l’attention et parfois un accompagnement, mais qui ouvre la voie à une vie plus alignée et plus sereine.

Dans mon accompagnement en sophrologie et en thérapie à Vichy, j’observe souvent la même chose : lorsqu’une personne retrouve la paix intérieure, elle commence naturellement à faire des choix plus justes pour elle et par conséquent sa vie s’améliore.

Et c’est souvent à partir de ce moment que la vie commence réellement à changer.

L’adversité : Faut-il forcément la fuir ?

Nous sommes tous confrontés, dans notre vie quotidienne ou plus ponctuellement, à différentes formes d’adversité. Des broutilles peu impactantes aux vrais challenges en passant par des évènements douloureux incontournables, l’adversité, parfois, semble nous assaillir. Faut-il la fuir, s’anesthésier soi-même, s’en détourner, partir ? Ou faut-il l’affronter en comprenant que nous avons le potentiel intérieur pour affronter tout ce qui vient à nous ? Regardez cette vidéo pour savoir comment désamorcer ces périodes où « rien ne va » !

Quand l’adversité frappe à notre porte… Que faire ?

Cette vidéo aborde les concepts d’adversité, d’évènement-charnière, de phases compliquées, de phases transitoires, de transition, de psychopratique, de sophrologie et de pensée positive. N’hésitez pas à laisser votre avis en commentaires !

Réécrire un évènement passé peut-il sauver notre présent ?

La sophrologie travaille sur le passé, le présent et l’avenir

La sophrologie propose de travailler sur le passé, sur le présent et sur l’avenir. C’est un outil formidable qui permet de se recentrer, de se détendre, de réveiller son potentiel intérieur et bien souvent de revoir son mode de vision des choses.

La visualisation créatrice, en dehors de tout exercice de sophrologie, est très efficace elle aussi si on sait comment la pratiquer, autrement dit comment communiquer avec son cerveau…

Penser positif ; un mode de vie !

La pensée positive, quant à elle, est un mode de vie à part entière qu’il convient d’utiliser à bon escient et d’une manière tout de même réaliste. Elle n’est en rien une méthode miracle d’autant plus que de la pratiquer quelques mois seulement ne suffira pas à se forger un mental de champion… Ce que bon nombre de thérapeutes omettent de vous dire. La pensée positive est un « mode » de pensée continu. Penser positif de temps en temps ne vous apportera pas beaucoup de satisfaction au final. Peut-être même aurez-vous la désagréable sensation de mentir aux autres en agissant comme une personne optimiste alors que vous ne l’êtes pas vraiment. Car la pensée positive occasionnelle agit un peu comme un régime « yoyo ». Il faut changer tout son mode d’alimentation à vie pour mincir et ne pas revenir en arrière. Il en va de même pour cette technique de bien-être…

Réécrire un court passage de sa vie

Il y a un outil que je considère comme très puissant. Il s’agit de la réécriture du scénario de vie. En fait il s’agit très rarement de réécrire toute une vie mais plutôt de détecter les éléments du passé qui font encore mal à l’heure actuelle où qui agissent comme des « bloqueurs » au quotidien.

J’ai commencé à étudier la réécriture du scénario de vie lors de ma formation de Coach en suppression des croyances limitantes. Mais rapidement j’ai constaté que la méthode préconisée renvoyait bien trop le client à son passé. Il y avait une partie du vécu qui était souvent très positive car pleine d’apprentissages. Mais ceci le client en était souvent inconscient. Tout réécrire était un travail énorme voire épuisant dont on ne voyait jamais la fin. Ce travail entraînait aussi une profusion d’opinions et d’avis personnels souvent inutiles et démoralisants et nous perdions beaucoup de temps. Les résultats n’arrivaient pas avant plusieurs semaines et n’étaient pas à la hauteur de l’énergie engagée par le client et le thérapeute, une véritable équipe mais qui a ses limites.

Ce blocage qu’il faut lever

Désormais nous trouvons avec le client, lors de la première anamnèse, le blocage principal qui parfois n’est pas lié à la raison pour laquelle le client consulte. Ensuite nous étudions les possibilités qui auraient pu advenir en mettant de côté l’issue réelle de l’écueil qui parfois date de dizaines d’années. Il ne s’agit pas de refaire l’histoire « avec des si » mais d’évaluer ce qui aurait pu se produire dans une version meilleure, dans une version pire et dans une version neutre.

Un scénario plus positif basé sur une perception différente de l’évènement voit le jour. Il est validé par le client et le thérapeute conjointement. Puis des consignes très précises sont données au client afin qu’il visualise une autre version de l’évènement.

Pourquoi cela agit-t-il positivement ?

Nous sommes des êtres physiques mais pas que. Nous sommes aussi esprit et énergie. Ainsi il nous est possible de booster cette énergie en vivant de belles expériences et en nous reposant physiquement et mentalement ou de lui nuire en ruminant de sombres pensées, en n’effectuant pas assez de sport, en restant inactif etc.

L’évènement demeure mais sa perception change

Lorsqu’on a le courage d’explorer à fond un écueil passé, d’en parler, de le revivre différemment la démarche paraît négative mais elle est en fait constructive. Lorsqu’une expérience est vécue avec nos 5 sens alors le cerveau l’assimile comme une bonne, une mauvaise ou une neutre expérience. Recréer un évènement en restant sur les sens et en répétant encore et encore la visualisation va « changer le message ». Bien-entendu l’évènement qui vous a tant déplu ou blessé demeurera ce qu’il est. Par contre la perception qu’en aura votre cerveau changera. Un déblocage qui entre dans l’ordre des choses pourra alors avoir lieu.

C’est bien l’émotion qu’on répare

Il est bien possible de « réparer » l’émotion liée à une histoire nuisible afin de rejoindre le point d’évolution où on en serait si les choses s’étaient, à l’époque, passées différemment ! Il ne s’agit pas de se mentir mais bien de changer dans le cerveau l’émotion et donc la perception de cet évènement passé.

Cet exercice doit être mené dans certaines conditions invariables et jusqu’à ce que le client ne ressente plus d’animosité par rapport au dit évènement (mettons de côté les deuils et les évènements traumatisants qui ne peuvent en aucun cas entrer dans cette méthode). C’est généralement le stade auquel le client ressentira des changements dans sa vie.

Le scénario pourra alors progresser ou s’arrêter.

A quoi s’attendre psychologiquement parlant après le coronavirus ?

Je ne suis pas psychologue je le précise, plus simplement sophrologue et psychopraticienne mais toute l’année j’apaise des clients qui viennent, le plus souvent, pour des problèmes de sommeil, de stress et d’anxiété…

Les médias et la psychose qu’ils génèrent en ne délivrant que des informations négatives et dramatiques ont une réelle responsabilité dans le mal-être actuel des français !

De vraies angoisses…

Et ces derniers temps, avant le net déclenchement du coronavirus dans notre pays, la plupart voyaient déjà leurs angoisses augmenter… Les médias (qui ne communiquent que les mauvaises nouvelles, certaines plateformes d’informations sur Internet qui font de cas communs de véritables drames etc.) sont en partie responsables de cette hausse de l’anxiété chez les personnes les plus sensibles moralement et chez ceux qui sont isolés. Les smartphones permettant de recevoir de l’info toute la journée sont une véritable source d’angoisse pour de nombreuses personnes.

Des ordres et des contre-ordres générant de la culpabilité …

D’autres contradictions sont porteuses d’angoisse chez les confinés : par exemple la culpabilisation énorme qui a été témoignée par les médias envers ceux qui « ont osé faire des réserves » avant l’épidémie ! Les personnes sensibles et anxieuses ne savent plus sur quel pied danser ! D’un côté ils doivent rester confinés mais d’un autre côté on les a dissuadé de faire des courses avant. Ils ont donc 1) peur d’être malades ou de mourir 2) peur pour leurs proches 3) peur de leurs propres pensées 4) peur de mourir de faim ! Ici encore on a fait passer la normalité (faire des courses en prévision d’un confinement) pour un « outrage »… Les personnalités borderline ne peuvent se retrouver dans ce style de communication privilégiant ordres et contre-ordres…

Face à l’anxiété, quelles solutions naturelles ?

Pour apaiser ce type de craintes (qui deviennent actuellement légitimes…), j’utilise habituellement des techniques de relaxologie basiques et de la sophrologie. J’ai aussi mes propres techniques de relaxation issues du monde de la scène puisque je suis également coach d’artistes.

Ces techniques consistent en des exercices permettant d’éliminer à la fois la tension physique et la tension mentale. Elles s’avèrent efficaces sur tout le monde à 90%. Les 10% restant étant les gens qui… ne font pas leurs exercices préconisés !

La visualisation et la respiration sont mes principaux outils pour apaiser le mental et le corps et éliminer les pensées parasites. Il m’arrive de rencontrer des gens qui ont été très isolés pendant longtemps (longues maladies, alitement…). Je le remarque, tout confinement est créateur de séquelles psychologiques et il n’en ira pas autrement, hélas, pour celui lié au coronavirus…

Le changement génère l’instabilité chez les plus sensibles

Quelque soit notre rapport à l’autre, à l’univers qui nous entoure et à nous-mêmes, il y aura des conséquences. Je ne parle pas simplement des changements que le retour à la normale va produire dans notre quartier, dans notre ville, dans notre pays, dans les mentalités en général… Je ne parle pas non plus de l’économie qui ne sera plus tout à fait celle que nous avons pu connaître… je parle des effets suivants :

Une nouvelle vision de la vie qui mènera à une soif infinie de liberté

Lorsqu’on a été privé de quelque chose pendant longtemps on souhaite en profiter un maximum après… Pour exemple les gens qui ont connu la guerre ont par la suite fait des provisions, des réserves, ont mangé davantage. Les gens qui durant leur enfance ont souffert de pauvreté et du peu de nourriture peuvent ensuite développer un goût irraisonné pour la nourriture ou le grignotage ou compenser ce manque en mangeant. Ainsi parmi ceux qui ont souffert du manque à l’enfance, on voit des obèses à l’âge adulte, avec beaucoup de mal à contrôler ce qu’ils ingurgitent et un régime alimentaire anarchique…

Ceux qui se seront sentis « en cage » auront envie de voyager davantage, certains auront profité du confinement pour faire le point sur leur vie affective, par exemple, et aurons peut-être envie de reprendre leur sacro-sainte liberté…

Un confinement qui aura développé des troubles de l’humeur et de nouvelles phobies chez certains

Lorsqu’on redoute la mort et qu’on protège sa vie au point de se la gâcher totalement il peut y avoir bien-entendu dans le cas du coronavirus une émergence de phobies « nouvelles » ou plutôt décuplées. Par exemple des gens hypocondriaques qui gardaient chaque année un œil sur l’épidemie de grippe saisonnière vont redoubler de prudence. Chaque maladie annoncée sera vue comme une « potentielle pandémie en puissance »… Ceux qui avaient déjà des comportements d’ultra-hygiène les verront peut-être amplifiés… Lorsqu’on est passé très près de la mort par exemple et qu’une véritable frayeur s’est installée à un moment M on parle de trauma… Oui il y aura des traumas surtout chez ceux qui ont été menés en réanimation ou ceux qui s’en sont sortis in-extremis…

Des angoisses extrêmes, des pensées suicidaires chez d’autres …

Angoisses et pensées suicidaires sont hélas possibles. Surtout sur des sujets déjà très anxieux et déprimés en temps normal. « Doit-on continuer de vivre dans un monde en mutation perpétuelle présentant de telles failles ? » est une question que certains se poseront. Heureusement cette pensée ne sera pas forcément suivie de passages à l’acte.

Un bilan de vie forcé

De longues heures libres pour cogiter à son parcours, son vécu, son « bagage » dans un domaine ou dans un autre généreront une véritable remise en question… Le bilan de vie s’imposera forcément. L’envie de « tout recommencer en mieux si on s’en sort » apparaîtra comme une utopie. Hélas tout le monde sortira pas forcément glorieux dans une démarche de « vie nouvelle ». Changer de vie demande beaucoup de courage, pas juste un élan positif, et c’est un gros travail sur soi que de changer de mentalité et de passer par exemple de Paris à la campagne, de changer radicalement d’emploi… Il risque d’y avoir un mélange entre rêves, désirs, fantasmes etc. Régulièrement des « déçus » du grand changement de vie viennent au cabinet pour se déstresser et envisager un « retour en arrière » le plus sereinement possible. Là aussi il y a les beaux reportages véhiculés par les médias sur des success stories de reconversion et… le monde réel avec ses contraintes et ses lois marketing…

Un égoïsme nouveau ?

Certains vont se refermer sur leur petit univers et se créer ainsi un cocon rassurant, ils vont réduire nettement leur zone de confort. L’inverse est également vrai comme nous l’avons déjà dit. Je ne pense pas, hélas, que la grande vague de solidarité (applaudissements chaque soir, propos élogieux sur les soignants, les caissières et tous ceux qui se sacrifient pour que le pays fonctionne en mode veille) soit, hélas, durable. Trop peu de personnes sont conscientes que nous sommes une « unité ». Les conflits d’intérêts des uns et des autres et l’individualisme galopant reprendront le dessus nécessairement au fil du temps. Qu’est-ce qui peut changer une personne à part un réel travail sur Soi et sur le Soi profond ?

Une envie de mordre la vie à pleines dents très vite !

Attention aux extrêmes mais il faut savoir que les alitements longs par exemple ont des répercussions semblables. J’ai été alitée 2 fois six mois dans ma vie (alitement total) pour des grossesses complexes et je suis devenue quelqu’un d’hyperactif par la suite. J’ai eu envie de rattraper le temps perdu et bien que maman je n’ai eu aucun mal à confier un peu mes enfants au papa ou à mes parents pour concrétiser mes rêves. Au final ce comportement s’est avéré plutôt positif et mes enfants ont apprécié d’avoir une mère épanouie. Mais hélas si on ne sait doser savamment ses envies de re-naissance, on peut faire des dégâts dans le couple, dans l’entourage proche etc. et rapidement se révéler tyrannique…

Une irritabilité provisoire qui s’installe

Enfin le véritable risque est de devenir irritable du fait d’être confiné en famille (crier sur les enfants, s’agacer sur son compagnon ou sa compagne, râler sur tout – ce qui peut faire du bien parfois – montrer une forme d’irascibilité…) mais surtout de le rester ensuite ! Certains goûteront peut-être à l’irritabilité et considéreront que « cela n’est pas leur faute » en parlant du confinement.

On pourra de la même façon assister à un report de la responsabilité personnelle sur le gouvernement, le système, les autres, ce qui (même si c’est parfois véridique) n’aide pas à avancer au quotidien bien évidemment !

De l’immobilisme

Enfin, certaines personnes vont goûter à l’immobilisme, au fait de ne rien faire de la journée, surtout ceux qui ont déjà du mal à démontrer un dynamisme dans leur vie professionnelle ou personnelle ordinaire…

Des deuils compliqués …

Beaucoup de gens meurent du coronavirus, voyez l’exemple de l’Italie et de l’Espagne… Hélas à l’heure actuelle nous sommes dans la même situation. Trop peu de soignants, trop peu de places en réanimation… Les soignants déjà très atteints par la maladie (physiquement mais aussi moralement) et au bord de l’épuisement doivent « trier » les cas, faire des choix. On demande aux urgentistes de choisir qui vivra ou pas. Ce type de choix est inhumain. Comment ces gens assumeront-ils par la suite des choix influencés par une problématique toute matérielle ? Beaucoup de membres de familles ayant perdu l’un ou plusieurs de leurs et n’ayant pu, pour raisons sanitaires, se rendre à leur enterrement (parfois réduit au strict minimum, dans l’urgence) ne pourront hélas prendre le temps de faire leur deuil sachant qu’ils se sentent eux aussi menacés, en situation de « survie »… Il y aura énormément de deuils non résolus et de deuils compliqués qui suivront cette pandémie. Comment laisser partir seul un parent, un enfant, une grand-mère qui peut-être a tenu lieu de maman ? Ces deuils impossibles demanderont un lourd travail psychologique. Il faudra « accepter de laisser partir » des gens décédés très rapidement, trop rapidement, lors d’une crise, dans une situation de guerre tout en continuant d’avancer (et en étant peut-être dans une situation financière compliquée car la pandémie va totalement déstabiliser l’économie…). Beaucoup se tourneront vers des thérapeutes spirituels, des « passeurs », pour réaliser une vraie cérémonie, organiser un véritable au-revoir. Hélas ces techniques ne sont pas toujours comprises par l’inconscient comme le début d’un deuil. Ne pas avoir vu le corps, ne pas l’avoir veillé correctement avant l’ensevelissement, voici autant de points qui poseront des problèmes durables aux endeuillés…

Un AVANT et un APRES le coronavirus

Vous l’avez compris il y aura bien un AVANT et un APRES confinement ! C’est pourquoi il est bon d’organiser ses journées, de ne pas trop écouter les médias, les opinions des uns des autres mais de se faire sa propre opinion et de s’y tenir. Il est bon de travailler son corps et son esprit. Un peu de gym douce permet d’avoir un meilleur moral. La méditation permet d’apaiser l’esprit etc.

Si vous savez déjà ce qui vous guette dans l’après, essayez dès maintenant d’y travailler pour éviter le tsunami d’émotions qui se manifestera peut-être par des comportements inadaptés ou démesurés ensuite.

Le corps et l’esprit sont indissociable. En travaillant sur l’un vous travaillez nécessairement sur l’autre !

Développer un positivisme profond et solide

Les « effets » que je vous évoque ici peuvent relever d’une vision très négative qui n’imagine que le pire scénario possible… Or, il faut savoir que la personne qui travaille sur elle-même, qui engage un réel travail sur Soi évite la plupart des écueils qui se présentent à elle sous forme de stress, d’angoisses, de pensées parasites ou de dialogue intérieur négatif !

Si vous êtes une personne qui se situe dans l’acceptation de ce qu’offre ou retire la vie chaque jour et si vous acceptez que le monde ne soit au final qu’un perpétuel changement, vous ne souffrirez probablement de rien du tout après la levée du confinement !

Je vous recommande cette vidéo pour mieux comprendre la notion de positivisme

Bon courage à tous, portez vous bien, et restez chez vous !