En ce début d’année, je remarque que le stress s’installe… et j’apprends à débrancher !

En ce début d’année, je remarque quelque chose qui revient souvent, chez les personnes que j’accompagne, et qui résonne en moi…
Une forme de tension, comment la qualifier, diffuse, empreinte de vigilance sans motif réel. Un mental qui a du mal à se poser. Une sensation d’être constamment en alerte, comme si le corps n’avait jamais vraiment l’autorisation de se relâcher. En discutant avec mes clients, certains mots reviennent comme « actualités », « contexte », « impôts à n’en plus finir », « incertitudes », « pays de fous » etc. Je ressens également une grande défiance face au système français, face à nos dirigeants. Une véritable perte d’estime pour le système global qui entache le quotidien. Parmi vos préoccupations : les factures à venir, l’inflation qu’on remarque lors des courses et du passage à la caisse, je cite « le sentiment de n’être bon qu’à payer », je cite « le sentiment qu’on se moque de nos ». Et d’autres inquiétudes : « un monde dans lequel on ne peut plus laisser nos enfants dehors », « une augmentation des violences », « un pays perçu à l’étranger comme très unsafe » et j’en passe.

Vos préoccupations : la sécurité, la santé, l’inflation, l’impolitesse. Certains me disent : « les gens n’ont plus aucune retenue et disent tout ce qu’ils pensent. Ils deviennent fous à la moindre contrariété ou dès qu’on abonde pas en leur sens ».

Au-delà de ces aspects, vous êtes nombreux à me dire que le mode de communication entre les français est passé version « débat télévisé » ou on ne laisse pas parler l’autre.

Je remarque que le contexte extérieur contribue beaucoup à ce blues général.
Les informations anxiogènes, les incertitudes, la pression de « bien commencer l’année », de prendre les bonnes décisions, d’aller dans la bonne direction… Tout cela crée un bruit de fond permanent, qui finit par envahir l’espace intérieur. Les nouvelles générations sont aussi plus sensibles que nous ne l’étions (je suis née en 1975).

Je remarque aussi à quel point il devient difficile de débrancher. Même dans les moments de pause, l’esprit reste accroché à ce qui inquiète, anticipe, rumine. Le corps, lui, encaisse, se tend, se fatigue. Et vous le remarquez, et vous m’en faites part/

Alors je m’interroge : comment se préserver dans un monde qui va trop vite ?
Comment créer des bulles de calme quand l’extérieur semble instable ?

Il faut comprendre qu’une séance de sophrologie ou de relaxologie va faire baisser votre système nerveux d’un cran. Ne soyons pas des tyrans avec nous-mêmes !

Avec le temps, j’ai identifié quelques ajustements simples qui m’aident vraiment.
D’abord, j’ai choisi de prendre de la distance avec les actualités. Non pas par indifférence, mais par protection. Être informé en continu ne me donne pas plus de contrôle sur ce qui se passe, bien au contraire. J’ai remarqué que cela nourrit surtout l’anxiété et l’impuissance. Alors je limite, je choisis mes moments, et j’accepte que certaines choses échappent totalement à mon contrôle. Il me semble, par ailleurs, que le smartphone nous transmet assez d’informations alarmantes sans avoir, en plus, à allumer la télé !

Lorsque je regarde la télé, je choisis plutôt des documentaires (voyages, découvertes etc.), des séries drôles, ou des émissions sans impact émotionnel. Ces dernières ne sont pas intellectuelles, certes, mais permettent juste un temps de détente, un moment en dehors des obligations et c’est tout ce qu’on leur demande d’ailleurs !

Ensuite, je me tourne vers ce qui me fait du bien. Développer un projet personnel, même modeste, me permet de remettre de l’énergie là où j’ai du pouvoir d’action. Créer, apprendre, imaginer, avancer à mon rythme… Cela redonne du sens, de la motivation, et un sentiment d’élan positif, loin du climat anxiogène.

Comme je suis à mon propre compte depuis 1999 et que je gère mes clients en fonction de mon planning, j’ai la maîtrise de mon temps. Disons que je sais comment l’utiliser. Je peux réduire le nombre de clients sur certains jours ou semaines pour, par exemple, effectuer les dernières corrections de mon livre ou préparer ma prochaine exposition. Mais attention, il y a en fait très peu de temps « off ». Ce n’est pas grave de ne pas prendre de journée totalement « off ». Parfois certaines activités (musique, peinture, écriture, modelage) apportent un brin de sérénité et aident à dégager les énergies.

Dernièrement je me suis inscrite à un cours en ligne d’herboristerie à but personnel. La formation est en anglais et me permet de réviser la langue de Shakespeare au passage, et je procède au compte-goutte, environ 10 minutes d’apprentissage par jour. Aucun les jours où j’ai un planning plus chargé. Il n’y a pas de but réel, juste nourrir son cerveau avec des apprentissages nouveau ou LNT (Learn New Things) et prendre un moment sympathique de temps à autre. Pas de but précis, parfois ça relaxe !

Certaines personnes ont beaucoup de mal à prendre ces instants pour elle. Pourquoi . « parce qu’il y a toujours quelque chose à faire dans une maison », « parce qu’on est sans cesse dérangé », « parce que ça ne fait pas beaucoup avancer le travail ou les objectifs ». Rappelons-nous que la vie, si elle est une évolution naturelle permanente, n’est pas un parcours du combattant. Certains jours n’apportent rien de nouveau ni d’exceptionnel et c’est parfait ainsi ! Il n’existe ni beauté, ni sensation sans un peu de normalité !

C’est là que la sophrologie prend tout son sens pour moi. Elle m’invite à revenir à l’essentiel : la respiration, les sensations, l’instant présent. Elle me permet de faire une pause consciente, de remettre de l’espace entre moi et ce qui m’envahit, de retrouver un sentiment de sécurité intérieure, même quand tout ne va pas bien autour.

Débrancher ne veut pas dire fuir la réalité !
Pour moi, c’est plutôt apprendre à me recentrer, à écouter ce dont j’ai besoin, à me rappeler que je peux agir sur mon état intérieur, ici et maintenant.

Et si ce début d’année était finalement une invitation à ralentir, à s’écouter davantage, et à prendre soin de soi autrement ?

Soucis relationnels ? Amis dévalorisants ? Attention, les conseilleurs ne sont pas les payeurs !

Dans notre vie quotidienne, nous avons tous des relations variées : des amitiés positives, d’autres plus compliquées, voire toxiques. Dans ce contexte, il peut arriver que certains amis ou proches, en voulant « nous aider », nous fassent des remarques dévalorisantes ou nous prodiguent des conseils non sollicités. Le vieil adage « Les conseilleurs ne sont pas les payeurs » trouve alors tout son sens. Dans cet article, nous allons comprendre comment identifier ces comportements, leurs impacts sur notre bien-être, et surtout, comment y faire face avec l’aide de la sophrologie. Nous utiliserons également des exemples concrets.

Comprendre les relations dévalorisantes

Certaines personnes, en cherchant à donner des conseils, finissent par imposer leur vision, voire par nous culpabiliser ou nous dévaloriser. Il est souvent difficile de se rendre compte de cette dynamique, car elle est subtile et prend souvent la forme de critiques masquées :

  • Les remarques sur nos choix de vie : « Je ne comprends pas pourquoi tu fais ça, tu te compliques la vie. »
  • Les jugements déguisés en conseils : « À ta place, je ferais ceci… »
  • Les rappels de nos erreurs passées : « Tu vois, je t’avais dit que ce n’était pas une bonne idée. »

Ces interactions répétées peuvent finir par créer un malaise et éroder notre estime de soi, car elles installent un doute constant dans notre esprit : « Et si cette personne avait raison ? Suis-je vraiment capable de prendre les bonnes décisions ? »

Si nous y regardons de plus près, voici ce que nous pouvons dire : chacun possède une image de ce qu’est une vie facilitée, une vie saine ou une vie réussie. A partir de son concept personnel, de sa vision de choses, la personne qui se croit « à l’abri » ou qui, selon elle, a « réussi » ou « réussit » mieux que vous, vous dit « Sois un peu plus comme moi et un peu moins comme toi ». C’est aussi simple que cela. Cette vision profondément immature emprunte énormément de raccourcis : elle ne prend pas en compte la différence, la différence sociale, la différence de mentalité, et n’offre en réalité que des solutions étriquées car non personnalisées !

Voici un exemple : lorsque j’étais étudiante en Communication, l’une de mes amies travaillait déjà. Elle enregistrait des bagages dans un aéroport et en tirait un bon revenu. C’était une personne terre à terre alors que j’étais complètement axée non pas sur la réussite extérieure et le revenu mais sur l’intellect et la réussite intérieure. Elle voulait absolument me faire entrer au même poste qu’elle dans cette compagnie et s’offusqua lorsque je lui annonçais que je préférais « galérer » un moment mais me mettre à mon compte dans la communication relationnelle afin d’accompagner des créateus d’entreprises en France et à l’étranger. Elle me répondit ; « En attendant, moi je travaille et toi non ! » de manière condescendente. Force fut de constater que quelques années plus tard le vent avait tourné. Usée par son métier routinier, elle traversait une période de remise en question et s’offusqua du fait que je vive désormais pleinement de mon « art »… Cet exemple nous montre que chacun doit s’écouter et que nul n’est à l’abri d’une remise en question personnelle ou professionnelle !

Pourquoi les conseilleurs ne sont-ils pas les payeurs ?

Ce proverbe rappelle que ceux qui donnent des conseils ne subissent pas les conséquences de nos choix. En réalité, ils ne vivent pas notre quotidien, ne ressentent pas nos émotions et ne portent pas nos responsabilités. Chaque individu évolue selon son propre parcours et ses expériences ; il est donc naturel que nos besoins et priorités diffèrent. Lorsqu’une personne nous conseille sans se mettre à notre place, elle projette en fait ses propres craintes, croyances et valeurs, qui peuvent être très éloignées des nôtres. Il y a des années, je retrouvais, après une séparation d’avec mon conjoint de l’époque, mon amie de fac, B. Elle venait de se marier et avait eu son premier enfant, à 26 ans. Je lui expliquais où j’en étais et elle me dit : « Ma pauvre ! Tu n’as jamais été stable affactivement parlant. Je te souhaite de trouver une forme de stabilité sentimentale » Elle me vendait en réalité son tout nouveau statut comme étant le « mode de vie idéal ». Hélas, quelques années après elle se rendit compte que son mari la trompait depuis le début. Tout le monde le savait sauf elle… Triste situation. Elle eut alors de multiples compagnons pour tenter de recréer une « cellule familiale ». Elle avait désormais 3 enfants avec 3 compagnons différents et sans l’aide de ses parents aisés jamais elle n’aurait pu s’en sortir. Elle s’étonna que de mon côté je sois en couple depuis une dizaine d’années et sur le point de convoler. A l’heure actuelle sa situation demeure préoccupante alors que de mon côté, depuis 18 ans avec mon mari, je vis une vie très paisible mais qui ne manque pas de piment non plus. Cette histoire nous prouve que certaines personnes projettent leur propre insécurité sur vous ! Si j’avais écouté les bons conseils de mon amie j’en serais peut-être au même point qu’elle… Allez savoir…

L’impact de ces relations sur notre bien-être

Un environnement relationnel dévalorisant peut affecter notre bien-être mental et émotionnel. Dans le cadre de la sophrologie, nous observons souvent que :

  • Le stress et l’anxiété augmentent face aux critiques répétées.
  • L’estime de soi diminue, car nous intériorisons les jugements de l’autre.
  • La confusion intérieure s’installe, rendant difficile la prise de décision autonome.

La sophrologie, en tant que pratique axée sur l’écoute de soi, nous apprend à identifier les émotions et à nous recentrer pour mieux comprendre notre ressenti. Elle propose également des exercices pour renforcer notre confiance en nous et réduire l’influence des jugements extérieurs.

La sophrologie pour cultiver l’autonomie et la confiance

Voici quelques pratiques sophrologiques qui peuvent vous aider à mieux vivre ces situations et à renforcer votre autonomie :

  1. L’ancrage pour renforcer sa confiance : L’ancrage est une technique de visualisation et de respiration qui aide à se sentir plus solide face aux influences extérieures. En prenant quelques minutes pour vous poser, fermez les yeux et imaginez vos pieds fermement enracinés dans le sol. Visualisez-vous comme un arbre solide, ancré dans le sol, insensible aux critiques et aux vents extérieurs. Respirez profondément et ressentez cette stabilité, qui vous appartient.
  2. La visualisation positive : Pour se libérer des jugements, la visualisation est un exercice efficace. Installez-vous dans un endroit calme, et visualisez-vous en train de prendre des décisions en toute confiance. Voyez-vous avancer dans votre vie, libéré(e) des conseils dévalorisants. Imprégnez-vous de ce sentiment de liberté et de force intérieure.
  3. Le relâchement des tensions émotionnelles : Les remarques négatives créent souvent des tensions dans notre corps, surtout dans la région du plexus solaire et des épaules. Pratiquez la respiration profonde en relâchant consciemment ces zones. Inspirez par le nez, bloquez un instant, et expirez lentement en imaginant que chaque souffle libère une tension.
  4. L’écoute de soi : La sophrologie enseigne l’écoute de son intuition, essentielle pour ne pas se laisser influencer par des avis extérieurs. Accordez-vous quelques minutes par jour pour écouter votre ressenti sur les décisions que vous prenez. Petit à petit, vous apprenez à reconnaître vos vraies aspirations et à faire abstraction des critiques.

Fixer des limites saines

Enfin, il est essentiel de poser des limites. Évitez de solliciter des conseils auprès de personnes qui ne respectent pas votre sensibilité ou vos choix, et apprenez à dire non aux remarques qui vous affectent négativement. Exprimer calmement que vous préférez faire vos choix seuls, ou limiter la discussion sur certains sujets, est une manière de protéger votre bien-être.

Conclusion

Les conseils extérieurs peuvent parfois être précieux, mais ils ne doivent jamais devenir une source de dévalorisation. Dans le cas de relations dévalorisantes, la sophrologie peut vous aider à vous reconnecter à vous-même et à retrouver votre autonomie. En pratiquant l’ancrage, la visualisation positive et l’écoute de soi, vous apprenez à renforcer votre confiance et à prendre de la distance par rapport aux avis extérieurs. N’oubliez jamais que vous êtes la meilleure personne pour décider de ce qui est bon pour vous – et que les conseilleurs, en fin de compte, ne sont pas les payeurs.