Analyser un rêve majeur avec la psychopratique : Exemple

Le langage de notre inconscient, cet ami fidèle…

Nos rêves constituent le langage le plus profond de notre subconscient… Ils nous préviennent, nous alertent sur les dysfonctionnements qui interviennent de façon sous-jacente dans nos vies, révèlent nos désirs profonds, enfouis, nous permettant d’avancer chaque jour dans l’espoir, le deuil ou une étape nouvelle etc.

Il faut bien-entendu se pencher sur ses rêves… Je ne parle pas des rêves dits d’accumulation où nous revivons de façon plus ou moins originale les événements de la journée mais davantage des rêves à fort symbolisme qui nous préviennent qu’une étape est passée ou est en train d’être franchie…

Quand le rêve nous aide à franchir un stade

Avec l’autorisation de l’une de mes clientes, dont je changerai ici le prénom, j’aimerais vous raconter l’analyse d’un rêve « majeur », l’un de ceux qui relatent un vécu lointain, qui transmettent des regrets mais en même temps rétablissent des « jalons » dans une situation émotionnellement forte qu’on peut parfois traverser sans en avoir la pleine conscience… Ce genre de rêve doit être pris au sérieux et leur analyse apporte énormément au client désireux de « tourner une page » pour en ouvrir une plus belle…

Victoria, un passé, un futur et deux maisons très différentes…

Victoria a une quarantaine d’années. Elle mène une vie agréable, a un mari aimant et dévoué, trois beaux enfants, un métier à mi-temps valorisant qui lui plait (même si elle estime ne pas avoir réellement « fait carrière »). Elle me consulte pour une série de rêves récurrents qui la chamboulent. Ces rêves portent sur des montagnes sacrées et témoignent d’une forte envie de s’élever spirituellement. Mais en plein milieu de ses séances de psychopratique axées sur la libération par la parole, un nouveau rêve s’invite au programme ! Et Victoria se questionne énormément, au point d’avancer sa prochaine séance ! J’écoute très attentivement et je prends des notes. Les descriptions spontanées de ma cliente comptent beaucoup. Ses mots surtout !

Victoria a t-elle omis de me parler d’un fait ancien qui la tracasserait encore aujourd’hui ? C’est fort possible. Cela arrive souvent qu’on occulte des faits importants au profit de tracas plus faciles à aborder. A cette question elle répond par l’affirmative et m’explique ceci : Dans sa jeunesse elle a eu une relation qu’elle définit elle-même de très ambiguë avec un jeune homme pour le moins brillant. Une figure jeune et pourtant paternante pour elle. Elle en parle avec beaucoup d’admiration et de respect. Ces deux-là se sont cherchés sans jamais se trouver pendant plusieurs années malgré quelques rencontres inattendues toujours dans des cadres romantiques où la magie aurait pu opérer mais… Le jeune homme de son côté lui a cependant parlé plutôt clairement (« Je n’ose même pas espérer être avec toi un jour ») mais elle n’a pas « reçu » le message alors. Elle explique : « Je ne comprenais pas cette phrase. Est-ce que cela voulait dire qu’il avait des sentiments mais que nous étions trop différents ? Ou est-ce que cet aveu maladroit et alambiqué ne m’a pas séduite ? Je n’en sais rien! Ou peut-être voulait-il dire que je n’étais pas de son monde ? »

Or, à la trentaine, alors qu’elle est presque fiancée, elle apprend brutalement la mort du jeune homme (ayant eu lieu quelques années plus tôt). Elle en veut à son meilleur ami qui le fréquentait toujours de ne pas l’avoir prévenue. Elle se sent « flouée » de ne pas avoir eu connaissance de cet événement en même temps que leurs relations communes. Mise à l’écart par les autres au lycée lorsqu’elle était adolescente, elle a immédiatement perçu son absence à l’enterrement comme la continuité de ce qu’elle avait vécu : le rejet du groupe ! Ne pas avoir été prévenue à l’époque de la disparition de cet ami lui parait absolument irréel. Elle sent qu’elle a été prise par beaucoup pour « la dernière roue du carrosse ». On l’a, en quelque sorte, privée de deuil…

Bien qu’ayant pris conscience de sa disparition, elle continue sa vie comme si de rien n’était, se disant qu’elle a bien autre chose à faire que de repenser à ce passé qu’elle n’estime pas « glorieux »… mais dix ans plus tard, le choc de la nouvelle la rattrape inexorablement. Elle vit un deuil compliqué, compliqué du fait de ne jamais avoir été claire avec son ami trop tôt disparu. Il y avait là « une affaire en cours » qui ne sera jamais conclue, qui ne donnera plus lieu à aucune explication. La mort de cet ami c’est aussi une part de sa jeunesse qui s’envole.

Focalisée sur un rêve récurrent qui selon notre analyse commune relève davantage de son désir de voyages et de spiritualité que d’un rêve signifiant, elle a « omis » de me raconter ce passage de sa vie…

Des mots et des morts qui comptent

Voici comment elle conte ce rêve (notez particulièrement les mots en gras qui en disent long sur la situation intérieurement vécue par la cliente) ;

« Je suis dans la rue et il fait moche. Il fait gris et le temps tourne à l’orage. Mon mari et mes enfants marchent derrière moi sur le trottoir. Bientôt j’arrive à ce qui, dans mon rêve, est notre maison. Il s’agit d’une ancienne maison des années 50 d’après-guerre toute grise. Elle n’a pas été restaurée apparemment. On y accède par un petit escalier aux marches sales et sombres. Je suis étonnée que ce soit ma maison mais, bon, j’y vais quand même. En ouvrant la porte j’entends mes enfants qui jouent à l’intérieur et mon mari parler. Je me retourne et je les vois derrière moi. Ils sont donc à la fois derrière moi et dans la maison, comme s’ils m’avaient précédée... C’est troublant. Je rentre. Tout est vieux, sale et gris. Je vais vers la fenêtre au bout du couloir. Alors que nous sommes en pleine ville cette fenêtre ouvre sur de merveilleux paysages ! Je vois des collines verdoyantes et une très jolie maison neuve, au sommet d’une colline. D’un seul coup je me sens aspirée et projetée dans la maison tout en restant à ma fenêtre! Je vois ce qu’il s’y passe comme je pourrais le faire en regardant la télévision sauf que je suis la spectatrice et l’actrice de la scène, les deux à la fois ! Il y a une fête d’anniversaire. De belles voitures sont garées devant la maison. Il y a des gens qui se saluent et qui font la fête. Je suis sur la terrasse, un verre de Champagne à la main et j’attends l’arrivée de mon mari qui est en retard. Je ne sais pas de qui il s’agit. D’un seul coup c’est ce jeune homme du lycée qui arrive, sortant d’une belle voiture. Il se fraye un chemin vers moi, serrant quelques mains, tapant dans le dos de certains. Il est cool et apprécié de tous. Il me susurre à l’oreille : « Je suis dé-so-lé ! » Il me dit qu’il a été débordé au laboratoire où il travaille. Il est chercheur, le métier auquel se destinait cette fameuse personne. Je m’ennuie et malgré mon amour pour lui je ne me sens pas du tout à ma place. Je me réveille pourtant heureuse de l’avoir revu, d’avoir pu entendre sa voix. Mais voilà je ne comprends pas ! Je suis heureuse dans ma vie. Bien-sûr comme tout le monde il y a des périodes plus fatigantes notamment l’hiver mais j’ai de nombreuses passions et je m’occupe beaucoup de mes enfants. J’ai une vie nettement plus agréable que la plupart des gens »…

Comment résumer ce rêve ? Ma cliente est étonnée d’avoir ses enfants et son mari à la fois derrière elle et devant elle dans la rue. Sa famille constitue son passé et son avenir. Mais à l’heure actuelle elle n’est pas réellement « présente ». Son esprit est ailleurs et tourné bien malgré elle vers ce jeune homme qu’elle a connu au lycée et qui est décédé tôt. Elle arrive dans une maison qu’elle qualifie d’après-guerre. Elle expliquera que ses parents en possède une et qu’elle a passé son enfance et son adolescence dans celle-ci. On devine une adolescence complexe au lycée (harcèlement etc.) Elle est actuellement dans une évolution (quarantaine) qui la pousse à faire le point sur son passé, ses réussites, ses défaites et « l’inclassable » si je puis dire. L’inclassable est ce qui n’est ni bon, ni mauvais, ce qui est arrivé mais qui aurait pu être autrement. Elle est « après la guerre » mentale : elle a choisi une vie de famille heureuse et rangée mais ne peut s’empêcher « après la guerre » (le deuil complique qu’elle a vécu) de se poser la question : « Et si j’avais choisi le jeune homme du lycée ? ».

La maison, c’est l’être, en entier. L’être dans sa totalité et sa complétude. Rêver de maison c’est souvent cogiter sur son état psychique du moment.

Le temps qui tourne à l’orage et le gris traduisent une détresse profonde mais aussi le fait que l’orage doive passer pour que le soleil ressorte (la colline, la verdure). La maison dans laquelle elle vit dans son rêve n’est pas encore « restaurée » (la maison est l’organisation de son Moi profond, de ce qu’elle pense d’elle-même !). Le deuil n’est pas tout à fait terminé mais ce rêve semble lui dire qu’elle est prête à lâcher-prise enfin ! Elle a le droit de s’ennuyer à une fête où tout est bon. Elle a le droit de choisir mentalement la suite de l’histoire puisque l’autre protagoniste est décédé… D’ailleurs elle est projetée en volant dans la maison de la colline (voler c’est ressentir le besoin de prendre de la hauteur sur une situation pour prendre de bonnes décisions). L’anniversaire où l’homme qu’on fête est très populaire est le symbole d’un renouveau légèrement marqué par l’excès. Ma cliente a organisé cet anniversaire mais elle n’est pas « à la fête » et pour cause : elle comprend que l’homme, aussi agréable et attentionné soit-il est mort !

Elle remarque qu’il devait devenir chercheur de profession s’il était resté en vie. Ici c’est elle qui « cherche » une situation : celle qu’elle aurait pu vivre également. Le défunt semble fantasmé. Elle revient sur la petite phrase que son ami lui avait dite avant son décès (« Je n’ose même pas espérer être avec toi un jour »).  Elle recherchait aussi la signification précise de cette phrase mais aujourd’hui, ayant des enfants, elle comprend que cette phrase traduisait surtout un « manque de confiance » en lui du jeune homme : comment avoir une histoire avec une femme qu’on trouve trop bien pour soi ? Elle revoit la signification de ces derniers mots sous un éclairage très différent. Ma cliente est très « famille » et randonnées. Elle n’est pas une « festive ». Dans son rêve elle se sent assez mal du fait du monde et des gens très ouverts et rieurs. On remarque que l’homme est très en retard et s’en excuse (en fait elle sait qu’il est mort dans son rêve). Profondément c’est elle qui se sent « en retard » puisqu’au lieu de répondre à la phrase de l’homme de son vivant, elle a mis 20 ans à assembler les morceaux de cette histoire avortée… Les excuses de celui qui est son mari dans le rêve lui font du bien. Ils la rassurent sur la tendresse et le respect que le jeune homme avait pour elle.

Enfin elle explique qu’elle s’est réveillée profondément heureuse de cette « rencontre ».

La séance suivante, le rêve est toujours très présent mais sa vision des choses a changé. Sans fantasmer le passé ni le réécrire elle me dit ceci : « Je pense que dans le fond je l’aimais. Je ne voulais pas y croire étant jeune car je n’étais pas particulièrement proche de lui ni ultra chaleureuse. Donc je me disais que je ne l’aimais pas. Mais depuis la séance j’ai réfléchi est je me dis ceci : « J’ai été avec des hommes que je croyais aimer et qu’au fond je n’aimais pas. Donc il est possible que j’ai pensé ne pas aimé ce jeune homme alors qu’il me plaisait ». Avec cette révélation elle admet la complétude de la situation. Ni bonne, ni mauvaise mais avec porteuses de différentes vérités.

Ma cliente arrive à un âge où l’on prend conscience de ses racines, de son passé, de son vécu comme un « bagage » émotionnel et spirituel. Le rêve lui dit surtout que le deuil est terminé et qu’elle doit accepter de vivre (la verdure, la fête, le contact, la famille derrière et devant etc.) sans s’excuser.

La séance suivante ma cliente m’annonce qu’elle a réservé un voyage pour les îles avec ses enfants et son mari. Elle qui avait peur de l’avion se sent « vivante » et a envie de vivre quelques uns de ses rêves. Elle décide aussi d’entreprendre de grands travaux chez eux pour « changer de décor ». Elle songe à vivre dans un espace plus minimaliste et blanc et a envie de laisser la noirceur derrière elle.

Elle convient de ceci avec elle-même : elle se rendra sur la tombe de son ami de lycée le jour de la Toussaint. Ce jour-là elle s’autorisera à être triste. On sent qu’on est « après-guerre » … de la souffrance, on passe à l’acceptation et au « mémorial ».

Cet exemple vous montre comment il est possible de s’appuyer sur ses rêves et sur la spontanéité de l’analyse du rêveur pour avancer dans une situation émotionnelle qui nous « bloque ».

Vous souhaitez travailler sur vous en utilisant la libération émotionnelle par la parole ? Contactez-moi !

Changer son lien à l’argent grâce à la sophrologie

Il est assez courant de rencontrer des personnes présentant des problèmes d’argent depuis leur jeunesse. Ce sont souvent des individus qui ont manqué d’argent ou de certains bien matériels durant l’enfance et qui, tout en aimant l’argent, n’arrivent ni à le gagner correctement ni à le garder de façon durable. Au-delà de simples comportements d’acheteur compulsif, ces clients ont un problème bien plus profond dans leur lien même à l’argent…

Sans entrer dans des explications complexes à ce sujet nous pouvons dire ceci :

  • Les personnes qui ont sans cesse des problèmes d’argent présentent parfois un manque de confiance en elles. Même si elles gagnent bien leur vie et qu’elles ont un métier alimentaire ou un vrai métier valorisant et des responsabilités, elles sont sans cesse dans le rouge. Dès qu’elles gagnent de l’argent ou qu’elles mettent en oeuvre un projet pour en gagner davantage, elles se lancent dans des dépenses en ayant le sentiment de s’octroyer une « petite avance » sur salaire…
  • Ces personnes ne se connaissent que comme « ayant un problème d’argent ». Elles sont très négatives sur les gens de leur entourage qui en gagnent. A leurs yeux ceux qui gagnent bien leur vie ou qui présentent tous les attributs de l’aisance financière sont « suspectes »…
  • Ces personnes ont une image négative de l’argent. L’argent est sale, il est fuyant, il n’est pas stable, il brûle les doigts, il ne va qu’aux « pourris » etc.

Il y a bien d’autres attitudes et pensées qui éloignent ces personnes de l’argent sain, gagné facilement.

La sophrologie permet un travail pour changer ces pensées négatives sur votre lien à l’argent. En séance, je vous aide à changer l’image que vous avez de l’argent. L’argent n’est ni bon, ni mauvais. L’argent est neutre. Par contre ce que vous décidez d’en faire ne l’est pas.

Problèmes de dépenses compulsives ? Comportements d’achat erronés ? N’hésitez pas à me consulter car de réelles solutions basées notamment sur la sophrologie et l’hypnose légère permettent de voir l’argent comme un outil neutre mais utile et d’adopter des comportements plus sains. Il est aussi possible de vous aider à ouvrir les yeux sur les réelles possibilités qui s’offrent à vous mais que vous ignorez peut-être car, toujours, de mois en mois et d’années en années, vous vous définissez comme un « panier percé »…

Ces solutions agissent dès 5 séances et sont bénéfiques à tous les niveaux, pas seulement à celui des dépenses compulsives. Il s’agit de se voir en bon gestionnaire avant tout ! Complexe mais pas impossible ! A vous de relever le défi du changement profond au sujet de l’argent !

Couples fragilisés : après le confinement …

Les récents sondages tendent à prouver que de nombreux couples ont pris, pendant ou après le confinement, la décision de se séparer, « d’arrêter là ». A l’heure actuelle certains couples sortis apparemment indemnes de cette période particulière consultent ou projettent de consulter pour « comprendre » ce qui leur est arrivé et pourquoi ils souhaitent aujourd’hui, éventuellement, se séparer…

Le questionnement est important. Il porte sur des questions essentielles au bon fonctionnement du couple :

  • Est-il normal d’avoir ressenti lors du confinement tant d’agacement envers son conjoint ou tant de « lassitude » ?
  • Si on pense « Je devrais me séparer » est-ce qu’on est fin prêt, inconsciemment, à sauter le pas ?
  • Le sentiment que le confinement a « cassé » quelque chose dans le couple est-il surmontable, réparable ou mènera-t-il forcément à une rupture ultérieure ?
  • Est-il normal de ne pas tenir deux mois avec la personne qu’on a choisie « pour la vie » ?

Il n’y a aucune recette toute faite, aucune réponse parfaite à ces questions intimement liée à la réalité du couple dans laquelle mais voici ce que nous pouvons dire :

Au sujet de l’agacement mutuel qui naissant lors d’un confinement

Il y a un test que je suggère parfois aux jeunes femmes qui envisagent l’avenir avec un homme qu’elles connaissent mal et peu mais dont elles sont très éprises : partir en vacances ensemble, une semaine, à l’étranger, dans un pays assez différent de la France (Tunisie, Maroc, Grèce etc.) et où on parle peu le français (même si dans les deux premiers pays cités on parle aussi le français le dépaysement est cependant conséquent). Ce genre de situation à priori parfaite va rapidement faire émerger les VRAIES personnalités. Se rejoindre à l’aéroport après le travail et avec des valises et déjà un casse-tête qui va vous montrer comment votre conjoint réagit sous la pression d’un avion à ne pas rater… Ensuite il y a la gestion du reste : taxi ou car, arrivée dans un hôtel qui peut essayer de vous vendre d’emblée des excursions etc. Puis enfin la découverte d’un pays ensemble. Et là si Monsieur veut faire du trekking et que Madame ne souhaite que se prélasser près d’une piscine, des pistes sont déjà « données » pour l’avenir. Oui être à deux à l’étranger dans un pays différent où notre langue n’est pas parlée est une sorte de confinement en soi !

La façon dont le conjoint se comporte sera exactement la façon dont il se comportera aussi dans l’avenir ! Même en vacances, soyez attentif à votre prétendant : il émet des signaux qu’il vous faudra analyser pour savoir si vous décidez de continuer avec lui… ou non.

On le sait : lors d’un séjour sur un bateau en équipe restreinte les participants se tapent sur les nerfs. Donc oui le confinement exacerbe l’agacement, c’est une réalité, même au paradis !

Au sujet de la lassitude qui est née pendant le confinement

Elle est anormale si vous êtes vraiment bien assortis ! Normalement lorsqu’on a pris le temps de bien choisir son conjoint pour la vie, lorsque nous sommes conscients que le choix du conjoint est LE choix d’une vie, alors on est en couple avec quelqu’un dont on connait déjà les écueils mineurs et les écueils éternels. Donc la lassitude ne devrait pas prendre place… Si elle prend place c’est qu’il y avait déjà une lassitude avant. Les couples qui tiennent la route auront souvent, pendant le confinement, mené des projets communs dans la maison : décoration etc. certains ont même monté leur entreprise !

Au sujet de la pensée « Je devrais me séparer »

On dit que les pensées sont à la base des réalités. Nous créons des pensées qui vont créer des événements dans notre vie. Lorsque j’imagine mon grand salon tout blanc, avec des tableaux contemporains colorés aux murs, je SAIS pertinemment que ceci est réalisable. Bien-sûr je devrais pour cela acheter de la peinture, enlever la vieille tapisserie etc. Ce qui m’empêche de passer immédiatement à l’acte c’est de ne pas avoir d’un seul coup tous les outils sous la main : je dois donc planifier mon intervention. Il en va de même pour la séparation. Lorsque vous pensez à la séparation, quelque part votre inconscient vous « prépare » à une éventualité. Bien-entendu de telles pensées ne sont pas bons signes pour le couple que vous formez avec votre conjoint. Mais là encore elles démontrent qu’il y avait des dysfonctionnement AVANT. Le confinement n’aura fait que les mettre à jour. Pas forcément pour le pire ! Il vaut mieux parfois se rendre compte de certaines réalités assez tôt plutôt que de s’embourber dans une relation qui ne nous convient pas et qui ne nous conviendra peut-être jamais.

Le sentiment que le confinement a « cassé » quelque chose dans le couple

Ici encore il s’agit d’un rejet de responsabilité. Quelque chose ne fonctionnait pas avant et le confinement « a bon dos » si je puis dire. Afin d’agir positivement et d’évoluer personnellement il suffit (mais c’est complexe car cela entraîne une blessure  narcissique) de se dire : « Il y a eu le confinement qui n’a rien arrangé mais j’ai des responsabilités pleines dans cette cassure ». C’est en admettant ses propres manquements qu’on avance. Pas en blâmant un système, une communauté, la société…

Est-il normal de ne pas tenir 2 mois enfermé avec la personne choisie « pour la vie » ?

Il faut définir si l’agacement provient de la situation (pour exemple je suis une personne ultra-active et le confinement, oui, m’a ennuyée car il a coupé libre cours à mes nombreuses activités habituelles) ou de la proximité du conjoint. La situation aurait-elle été différente si vous viviez dans une grande demeure où vous ne croisiez pas votre conjoint la journée ? Si oui alors l’agacement vient bien du conjoint et il y a de ce côté-ci des défaillances. Les couples qui fonctionnent sont ceux qui ont intégré une « amitié » intense à leur relation ! Oui les meilleurs amis font les meilleurs couples aussi ! Posez-vous la question de l’amitié dans le couple. Où en êtes-vous ?

Le confinement a profondément remué la vie des uns et des autres. Si vous souhaitez en avoir plus ou si vous rencontrez des problèmes de couple, la sophrologie, la psychopratique ou le parcours « Communication de couple » peut vous aider. N’hésitez pas à me contacter.

Femmes et travail : 3 attitudes décrédibilisantes

Que vous soyez salariée, fonctionnaire ou encore à votre propre compte, vous l’avez peut-être remarqué, certaines attitudes vous servent (à évoluer par exemple ou à vous faire respecter) et d’autres vous desservent. Ces dernières freinent votre évolution en ajoutant des écueils multiples sur le chemin de l’accomplissement professionnel.

Pourtant beaucoup de femmes qui se regardent dans le miroir et qui, parfois, travaillent sur elles-mêmes, ne possèdent pas une vision objective d’elle-même dans leurs attitudes. C’est bien et bon de se connaître physiquement par exemple, de savoir quelle image on renvoie à l’autre. Mais pour mieux comprendre l’autre et notamment sa hiérarchie il y a une analyse à fournir : cette analyse est comportementale avant tout…

Il y a de nombreuses attitudes qui desservent les femmes au travail. J’écrirais un roman si je devais toutes les citer. Aujourd’hui je me contenterai d’en décrire 3 principales.

1) Être ultra-féminine dans le look et l’attitude

Bien-sûr, nous sommes des femmes et nous assumons cette condition normalement de façon positive. Or il n’y a pas besoin de surcompenser physiquement pour faire carrière… bien au contraire. Certaines jeunes femmes qui visent des postes à responsabilités ajoutent à leur beauté naturelle : du maquillage à outrance, des vêtements dernier cri, des accessoires de luxe etc. Souvent elles adoptent une voix qu’elles aiment mais qui n’est pas la leur. Ce trop plein de superficiel est rédhibitoire dès qu’il s’agit d’évoluer. S’il peut être agréable d’avoir une jolie assistante qui présente bien devant les clients, cela peut devenir gênant d’avoir au travail une « miss beauté » qui va peut-être attiser les regards, cristalliser les désirs… dans un lieu qui n’est pas fait pour : le bureau ! Un look médium, féminin sans excès et une personnalité naturelle sont bien plus payantes qu’une mascarade qui questionne les salariés et la hiérarchie : « Mais pourquoi a-t-elle tant besoin de séduire ? » … A bon entendeur…

2) Raconter sa vie privée et ses soucis au travail

Ne pas vouloir comprendre que le travail est lieu  » de limites » qui est aussi « cadré » est une grave erreur pour celle qui veut évoluer. Dès lors que vous racontez votre vie privée et que tout le monde sait tout de vous, c’est une arme pour éventuellement se passer de vos services un jour. Cette arme c’est VOUS même qui la fournissez… Je me souviens d’une collègue qui claironnait sur les toits que ses parents étaient « très riches » et qui se plaignait, année après année, de ne pas avoir obtenu la promotion tant méritée. Hélas, elle s’était « grillée » et un jour le patron me dit ouvertement : « Ses parents sont millionnaires ! Ils ont même trois villas en Espagne ! Tu crois vraiment qu’elle a besoin de ces 300 euros de plus chaque mois ? » Dans un sens cela paraissait logique puisque le chef préférait augmenter une fille vivant seule qui, elle, n’avait plus de parents depuis longtemps… Mais dans un autre le travail de cette employée était bon, très bon même ! Et elle méritait cette augmentation. Un peu de discrétion lui aurait permis de l’obtenir… Raconter tout le bon qui entre dans votre vie peut attiser… la jalousie ! A l’inverse raconter tout le mal qui vous arrive peut vous coller une image de « fille à problèmes » dont il sera difficile de se débarrasser plus tard. La psychopratique par le biais d’une thérapie cognitive peut vous aider à « doser » et à viser l’échelon supérieur sans crainte.

3) Être super maternante avec les plus jeunes

Écueil fréquemment rencontré chez les femmes mamans de plus de 40 ans, l’excès de maternage peut nuire ! Devant une « maternante » un patron peut entendre ceci : elle est déjà très occupée à soigner tout le monde dans la boite, pourra-t-elle assumer des responsabilités en plus ? En maternant des gens qui ne sont pas vos enfants et en voulant leur faire plaisir vous les « infantilisez » au passage. Ils pourraient vous reprocher de les empêcher d’évoluer seuls… Chacun à sa place est un bon compromis.

Vous vous posez des questions sur le fonctionnement émotionnel et psychologique d’une entreprise ? Vous ne comprenez pas pourquoi vous sabotez vos chances d’évoluer ? Visitez ce site ! La partie Coaching peut vous aider à surpasser une stagnation !

Nouvelle vie : Et si on commençait par éliminer nos « limites » ?

Qui attend un changement de vie ?

Ne nous leurrons pas : le « changement de vie » est attendu par beaucoup d’individus qui se sentent déçus par (et de) la vie, qui n’ont pas le poste qu’ils méritent, la relation qu’ils souhaitent ou dont le talent est trop peu reconnu. La vie est un jeu contenant différentes cases : la case Amitié, la case Amour, la case Etudes ou Emploi, la case Loisirs, la case Développement personnel, la case Créativité (particulièrement vrai pour les artistes) et la case Vie de famille. Certaines cases sont parfois pleines lorsque d’autres sont vides. Il est complexe de maintenir toutes les cases pleines et parfois nous ne nous sentons pas responsables du fait qu’une case soit vide (ex: la personne qui a subi une rupture amoureuse alors qu’elle était prête à s’engager etc.) Il est cependant important que certaines cases soient bien pleines pour maintenir l’équilibre (ex: la case Métier est vide mais la case Amitié bien pleine, ce qui aide à surmonter un passage à vide).

Nous possédons tous des croyances limitantes

Nous possédons tous des croyances erronées sur nous-mêmes. Le Coaching en Suppression des Croyances limitantes permet de les cerner, de les connaître, de les remplacer et de les éliminer. C’est une étape nécessaire pour beaucoup de personnes avant d’entreprendre le « vrai changement de vie ».

Notons au passage que lorsque le changement de vie est réussi on ne fait plus qu’ajuster nos positions. On ne cherche pas un nouveau changement de vie… Cela n’aurait aucun sens !

Le cheminement de Sandra

Malgré son nom le grand changement ne peut s’opérer que par stades, étapes et couches. Prenons un exemple. Celle que je nommerai Sandra a 45 ans. C’est la rupture sentimentale qu’elle vient de vivre qui l’a amenée à rêver du grand changement. Elle voudrait « tout changer » ! A commencer par son physique. C’est une fille de taille moyenne un peu forte et brune. Elle arrive en séance avec un cahier rempli de découpages plus ou moins artistiques de femmes de magazines. Elle veut devenir le modèle qu’elle me tend : sur la photo je distingue une jeune fille d’environ 30 ans. Elle parait bien proportionnée mais on voit ses côtes… C’est une « fausse potelée », physique assez dur à obtenir qui combine la minceur avec les formes bien placées. Une maigre « à joues rondes » et à fessier potelé… Je comprends immédiatement que ma cliente rêve d’un physique qui est à l’inverse du sien. Maintenant je ne vois pas d’objection à ce qu’elle souhaite devenir ainsi et qu’elle y arrive, pourquoi pas ? Moi-même j’ai perdu 10 kilos non repris il y a 10 ans. Quand on veut, on peut (plus ou moins et en fonction de ses capacités personnelles). Sandra n’aime plus son job. Elle est standardiste et hôtesse d’accueil physique dans une grande entreprise. Elle a toujours aimé ce métier car plus jeune elle la faisait se sentir « importante » et belle : tenue soignée, chignon parfait, ongles vernis aux frais de la compagnie… Mais son compagnon avant de la quitter lui a fait remarquer un « manque d’ambition ». Du coup rien ne va plus ! La blessure intérieure est grande et génère chez elle cette envie de changement radical. Elle cherche maintenant à se former comme thérapeute car elle pense que ce métier sera un « cocon » pour elle. Je lui fais remarquer que si aller chez le thérapeute est motivant et souvent agréable, être le thérapeute est très différent… Il n’y a pas de cocon de bien-être justement quand on est « derrière le carnet » tout au plus on aime motiver les gens et on en tire une gratification personnelle. Tout est cadré. On ne dit pas ce qu’on veut. On doit éclairer sans influencer… Sandra ne supporte plus sa ville de résidence. Elle veut quitter le nord pour Marseille (je lui fais remarquer qu’elle n’y est jamais allée et que la première étape serait donc d’aller visiter cette ville à chaque saison avant de prendre une importante décision). Au fil des séances de coaching je me rends compte que Sandra répond à 3 injonctions intérieures (ce qu’elle se dit à elle-même : discours intérieur) :

  • Je dois faire … (telle ou telle chose)
  • Et si … (ça ne se passait pas comme je le veux)
  • Mes propres règles veulent que (j’évite telle chose / je fasse telle chose)

Ce discours intérieur lui glisse des restrictions sans cesse…

Le « manifesto » (manifeste)

La séance suivante, Sandra rédige elle-même son « Manifesto » (document qui relate les changements qu’on veut obtenir dans sa vie). Il est trop général et manque de précision mais ce n’est pas grave car en coaching nous le préciserons au fil des premières séances ensemble (en communiquant Sandra évoquera de façon parfois inconscientes des précisions sur ses envies, ses désirs, son objectif principal et tout rentrera dans l’ordre).

  • Je dois tout d’abord changer physiquement et me rapprocher de ma référence physique, le corps de XX. Je souhaite aussi adopter un style vestimentaire et un look aussi chic que le sien. Je veux ensuite trouver ma voie dans un métier qui me convienne mieux et m’apporte de la gratification, plus d’argent et un cadre de travail agréable. Je veux que cet emploi soit à Marseille. Je veux vendre mon appartement et en racheter un là-bas. Je veux être quelqu’un qui ne fait pas pitié mais qui inspire les autres.

En revenant sur le discours de Sandra et ses grandes premières limites (listées ci-dessus), nous pouvons déjà apporter des astuces faciles pour ne plus subir une forme d’autosabotage. Nous décidons de « changer la forme » du discours pour en changer le fond au final :

  • Je dois faire … (telle ou telle chose) –> Je vise telle ou telle chose (il y a une dimension de challenge plus excitante et du positivisme ici)
  • Et si … (ça ne se passait pas comme je le veux) –> Et si ça fonctionnait ! (le négatif est laissé de côté)
  • Mes propres règles veulent que (j’évite telle chose / je fasse telle chose) –> Je dois redéfinir mes règles en fonction de mon objectif.

Épanouie, elle n’a plus besoin de se calquer sur qui que ce soit

Quelques séances plus tard, Sandra a énormément changé. Elle est plus positive et plus sûre d’elle. Elle voit sa rupture comme une « nouvelle ère » dont elle profite pour voyager seule et réaliser certains de ses petits rêves (apprendre à dessiner des vêtements, prendre des cours de stylisme). Elle n’a pas envie de se relancer dans une relation car elle se sent bien ainsi. Elle aime son nouveau mode de vie. Le reste suivra et je noterai que peu à peu elle cherchera à faire émerger physiquement un caractère fort plutôt que de se calquer sur une jeune fille « parfaite » que tout le monde aime.

Nous agissons tous en fonction d’un système de croyances qu’il est bon de connaître de fond en comble. En le connaissant on creuse une brèche dans ce système qui nous limite. Si vous souhaitez en savoir plus sur le coaching (Suppression des Croyances limitantes et Un Sens à ma Vie), n’hésitez pas à visiter la page dédiée sur ce site.

Votre parcours et celui des autres

Nous vivons une période de mouvement et d’évolution permanente. Dans cet univers il faut sans cesse s’adapter, se réadapter, se former, apprendre, pour ne pas être dépassé. Aussi il n’est pas rare de voir des gens se questionner sur la « validité » de leur parcours personnel ou professionnel et d’autres se comparer à leurs voisins, collègues ou relations… C’est un écueil courant en coaching. On vient parfois davantage pour « ressembler à l’autre » que pour « devenir Soi ».

Chaque parcours est unique

Chaque être et chaque parcours est unique et précieux pour la société et le monde qui nous entoure. Personne n’a exactement la même vocation ni le même appel. Même dans des professions comme celle d’avocat, il y a différents buts et objectifs, différentes spécialités (le droit de la famille, celui des affaires ou de l’entreprise etc.) et chaque avocat aborde ses dossiers avec sa vision des choses, son vécu, son expérience.

Différentes nuances

Il en va de même dans la vie quotidienne : nous avons tous des spécialités et des passions différentes. La même passion peut être menée très différemment par deux personnes distinctes. Si je fais de la musique je peux par exemple choisir de composer, mon voisin préférera, lui, écrire ses propres chansons, un autre aimera passer son temps à faire des reprises de chansons connues. Nous sommes tous différents. Le même métier, la même passion sont abordés en fonction de notre caractère dans la nuance.

Le facteur Age

Le facteur Age nous ancre parfois dans un immobilisme. En coaching, je rencontre différentes personnes. Certaines sont prêtes à tout pour atteindre leurs objectifs, d’autres préfèrent se laisser guider, porter. Les jeunes ont une vision extraordinaire : ils voient loin et tout est possible. Au cabinet arrivent parfois de « petites tempêtes » pleines d’énergies qui se voient très bien lancer leur affaire en Australie ou aux USA et qui… y arrivent ou sont en bonne voie ! Et puis il y a ceux que la vie a tranquilisés (trop parfois) et qui n’arrivent plus à se projeter sur 6 mois, 1 an…

Apprécier tout ce qu’on possède déjà

Il y a un point sur lequel chacun peut cependant travailler : apprécier ce qu’il possède à l’heure actuelle plutôt que de regarder dans le jardin du voisin. C’est une étape indispensable. Bien-sûr si rien ne semble nous plaire ou nous convenir dans notre vie, il y a un parcours à réaliser. Il est profond et parfois contraignant mais peut nous amener au Mieux-être.

Apprendre à renoncer au passé

Apprendre à renoncer à ce que nous n’avons pas obtenu à une époque par exemple, est une étape forte, pleine d’enseignements. Sur le papier cela parait simple, mais dans la vraie vie c’est infiniment plus complexe qu’il n’y parait… Les gens qui comparent leur parcours à celui des autres ne sont jamais « à leur place ». Ils ont des regrets. Ils rejettent souvent la faute de la « condition de leur vie » sur les autres. Je me souviens d’une femme dont la société avait fermé suite à la massive grève de La Poste en 1995 et qui, des années plus tard, reportait chaque épreuve de sa vie sur cet événement. La Grève avait plombé toute sa vie !

Repartir à zéro est utopique

Face à des occasions manquées émerge une envie : celle de repartir à zéro. Pourtant la notion de « repartir à zéro » est impossible ! Nous ne sommes pas un ordinateur à qui il suffirait de remplacer la mémoire. Nous nous sommes formés sur nos réussites, nos deuils, nos échecs. On vit avec. Même s’ils ne sont plus aussi vivaces ils composent notre être intérieur, parfois même (c’est le cas pour les accidents) notre être physique.

Et si on se faisait confiance ?

Comment apprécier ce qu’on possède, ce qu’on a fait ? En décidant de se faire confiance et en croyant que chaque étape passée était là sur le chemin pour nous « apprendre » quelque chose d’essentiel ! Le deuil, par exemple, peut nous apprendre que nous sommes capables d’avancer seuls. Perdre son permis de conduire peut nous amener à nous servir davantage de ce corps qui nous a été donné à la naissance, en marchant, en faisant du vélo, en changeant sa vision du monde qui nous entoure. Il ne s’agit pas de faire de la pensée positive à outrance mais plutôt d’apprécier le beau et le bon même dans l’adversité.

C’est l’une des étapes du Coaching « Un Sens à ma Vie ». Si vous souhaitez travailler à devenir la meilleure version de vous-même en conservant votre authenticité, n’hésitez pas à explorer la page Coaching.

Psychopratique : la blessure et l’inconscient

C’est souvent une situation compliquée dont la résultante est la blessure intérieure qui amène à consulter un thérapeute ou un psychopraticien. Le client qui se présente est souvent conscient de ce qu’il souhaite corriger dans sa vie. Mais lorsqu’il s’agit de pardonner et d’accepter une blessure passée, même une thérapie efficace peut constituer, pour lui, un parcours du combattant. C’est le rôle du psychopraticien d’éclairer son client sur ses schémas comportementaux et de l’amener à réfléchir à différentes solutions qui lui permettrait d’apaiser sa blessure.

Vers l’harmonie intérieure

Si on consulte avec l’idée que « la blessure partira et que tout redeviendra comme avant » en quelques séances, on est souvent déçu. Car le pardon est un deuil en soi. Face à la complexité des blessures intérieures de son client, le praticien doit pouvoir tenir son rôle (rétablir une harmonie intérieure et amener le client à poser les jalons d’une certaine congruence) dans un cadre sécurisant.

« La cave est-elle saine ? »

La blessure consciente est souvent le rappel d’une blessure antérieure, elle appelle un passé douloureux où le client n’a parfois pas su tirer le meilleur d’une situation ambivalente.  L’Inconscient est une cave recelant tous ces événements trop pénibles à garder à côté de soi au quotidien. Dans une maison le grenier et la cave n’ont pas toujours la même fonction. Le grenier est un lieu de stockage plus accessible. Il s’agit de monter. La cave, elle, est un lieu plus sombre qui souvent n’a pas de fenêtre, ou alors un simple soupirail, c’est la fondation de la maison. Il faut y descendre. C’est un retour plus qu’une avancée. Avant d’acheter une maison, le futur acquéreur doit « voir la cave » pour juger de sa qualité, de sa santé… « La cave est-elle saine ? » L’humidité de la pierre régnant dans la cave nous empêche souvent d’y stocker de « belles choses ». Si on n’hésite pas à reléguer l’ancien carillon de grand-mère au grenier on ne le mettrait cependant pas à la cave où il risquerait de s’éroder, de rouiller… Vous l’avez compris l’inconscient tient le rôle de la cave : on y stocke des choses moins belles. On les ôte ainsi de notre regard quotidien.

Faciliter la descente à la cave

Le psychopraticien est sensé faciliter la descente à la cave s’il perçoit une blessure ancienne bien ancrée qui cause encore des dommages flagrants dans la vie quotidienne de son client. Si la blessure affecte le mode de vie par exemple, il y a plus de bénéfices à l’éliminer qu’à l’enfouir. On ne peut guérir de toutes ses blessures, certaines se guérissent naturellement par le biais de l’expérience positive agissant de manière corrective. Encore faut-il avoir l’occasion de la correction.

Eclairer l’escalier…

Donc le psychopraticien éclaire l’escalier qui va à la cave mais n’y descend pas avec son client. Ce n’est pas son rôle. Chacun descend dans sa propre cave lorsqu’il est prêt à le faire ou lorsqu’il en ressent le besoin impérieux.

Lorsqu’il en est à ce stade, le client a l’envie de guérir intérieurement, de tourner la page sur le passé pour vivre mieux. Parfois il faut rappeler cependant que la vie d’avant ne reviendra pas. La vie après un événement-charnière sera différente. C’est à nous de montrer qu’elle peut tout de même se dérouler dans la lumière et dans l’empathie. Le changement amène parfois un changement de mentalité : l’envie d’être meilleur avec soi et avec les autres même si notre gentillesse passée nous a « pigeonné » à plusieurs reprises. C’est alors une question de conscience. On décide de « rester » sympa avec les autres malgré la blessure qu’on a subi.

La résistance ?

Le plus grand obstacle à la guérison intérieure c’est le fait de s’être construit sur ce mode-ci. Etre malheureux, être maltraité, être moqué fait partie de notre existence et de notre mode de vie et de pensée ! Ainsi certains clients décrochent à la cinquième ou septième séance de coaching ou de psychopratique dans un cycle qui en compte dix, et ce malgré les changements bénéfiques énormes dont ils témoignent rapidement.

« Moi sans mes problèmes… »

La résistance fait son oeuvre : il faut accepter d’abandonner l’ombre pour la lumière. La question qui ronge les « progressants » est la suivante : « Est-ce que quelqu’un s’intéressera encore à moi si je n’ai plus de problèmes ? » Un jour une cliente m’a dit, insatisfaite : « Vous m’avez aidée à éliminer un à un tous mes problèmes ! Maintenant tout va bien mais que vais-je devenir sans mes soucis à raconter ? » … Elle ne plaisantait pas. La guérison intérieure lui était apparue comme inquiétante car non connue. Ses amis ne la connaissaient pas sans ses éternels problèmes qu’elle racontait au téléphone ou dans les dîners. Elle avait le sentiment de devoir leur « cacher » son changement ou de devoir cesser de les fréquenter. Elle se sentait comme une femme « après un gros régime » qui se demande ce que les autres diront…

Le travail sur soi ? Pas pour tout le monde …

C’est pourquoi malgré l’aide d’un thérapeute ou d’un psychopraticien on doit descendre seul « à la cave » pour inspecter les blessures à désamorcer. Il faut parfois les remonter et s’assurer que ces petites « bombes » soient bien déminées ! Le travail sur soi n’est pas fait pour tout le monde. C’est un chemin complexe qu’on décide de suivre pour devenir la meilleure version de soi. C’est un chemin plein de surprises et d’imprévus et les clients qui l’empruntent et l’apprécient sont aussi ceux qui ont une âme d’aventurier !

Les défricheurs et ceux qui aiment être « dorlotés » …

Ceux-là n’ont pas peur de perdre des repères « négatifs » ni de se frayer un nouveau chemin dans la « jungle ». Ce sont des « défricheurs » comme je les appelle parfois, ce qui les fait sourire mais les conforte aussi dans le fait que lorsqu’on veut « on peut » … Ils savent qu’inconsciemment ils ont des bénéfices (souvent relationnels) à rester blessé. Pour celui qui a vécu un divorce difficile, la blessure devient une bonne raison de ne pas s’engager avec sa nouvelle compagne par exemple. Les blessures ont parfois « bon dos ». La blessure a développé chez les autres le comportement de maternage, de pouponnage… A-t-on envie de se passer de cela ? Ici est une bonne part de la question.

Vous souhaitez entreprendre un travail sur vous ? Différentes techniques existent dont la plus douce est la sophrologie. La psychopratique, elle, fournit des solutions cognitives pour améliorer son quotidien et retrouver l’harmonie intérieure. Le coaching « Un Sens à ma Vie » (venu d’Angleterre) est une aide précieuse pour définir son avenir. N’hésitez pas à visiter ce site qui recèle de techniques et d’offres pour vous aider à devenir la meilleure version de vous-même. 

 

 

En colère contre les autres, en colère contre la vie

L’image que nous portons sur les autres et sur la Vie en général est absolument révélatrice de nos blessures. Elle n’est que le reflet de ce que nous pensons de nous-mêmes, un transfert émotionnel qui nous permet d’enfouir plus profondément encore les parts de nous demeurant « non guéries »…

Guérir le passé

La plupart des gens qui consultent en étant très en colère, parfois pour des broutilles contre une personne, plusieurs personnes, un groupe entier parfois ont souvent des événements de leur passé à « guérir », accepter et apaiser. C’est assez facile à dire et à écrire mais dans la réalité : accepter et apaiser pour éventuellement guérir est un programme très complet, un travail très intense. Il est cependant salvateur et bénéfique notamment pour ceux qui ne se sentent jamais pleinement « heureux » ni satisfaits de leur existence…

Distorsions involontaires

L’image que nous avons des autres peut être totalement déformée comme « défigurée » même ! Cela se constate lorsque le thérapeute, après plusieurs séances avec un ou une client(e), est amené à recevoir le (la) conjoint(e) qui a été évoqué(e). Il y a souvent un fossé entre ce que le partenaire nous a décrit et une réalité plus objective… Nous effectuons tous des distorsions involontaires et inconscientes lorsqu’il s’agit de « juger » quelqu’un qui nous menace ou qui nous a blessé. Parfois un client ou une cliente va rompre avec celui ou celle qu’il voyait comme « impossible à vivre » puis constater que l’autre n’a finalement eu aucun problème pour trouver un nouveau partenaire de vie, partenaire qui le voit « avec les yeux de l’amour », ceux du début et non avec « les yeux de l’usure »…

Je ne suis pas comme tu voudrais que je sois. La réciproque est vraie.

Pour percevoir les autres tels qu’ils sont, avec leurs qualités, leurs défauts, leur personnalité propre, il est bon de travailler sur plusieurs points :

  • Il s’agit déjà de se dire que, non, l’autre ne peut pas être exactement comme on voudrait. Un patron n’est pas forcément empathique, une sœur n’est pas forcément un être dévoué et aimable, un père, une mère peut faire des erreurs ou ne présenter aucune aptitude à « aimer » ou à « éduquer ». S’il est difficile de se dire que les autres ne sont pas tels qu’on les voudrait, il est plus simple d’inverser la tendance. Il s’agit alors de se poser la question : « Suis-je tel(le) que ma sœur le voudrait ? » Si la réponse est non, les portes de la compréhension mutuelle sont ouvertes. Il devient plus simple d’accepter l’autre tel qu’il est, sans lui ajouter des défauts qu’il ne possède pas.
  • Il s’agit ensuite de comprendre quelles réflexions ou événements passés ont pu modeler chez nous une vision très négative des autres ou de la vie. Qu’est ce qui fait que nous sommes éternellement insatisfaits des autres et en colère contre le système et la vie…
  • Les gens qui méjugent systématiquement les autres se méjugent souvent eux-mêmes… A la base de cette colère qu’ils ont envers eux, envers leur image, leurs agissements il y a souvent des leçons apprises à l’enfance. Par exemple, le fait d’avoir été comparé à d’autres enfants, plus doués, entretient une vision négative des individus qui ont le même âge au fil de la vie… Ils seront vus comme des « rivaux » potentiels. Si les parents ont répété après des bêtises mineures « Dieu t’a puni » ou « on a toujours ce qu’on mérite » etc. cela peut conférer une crainte des gens qui apparaissent « bons » et loyaux (comme le Bon Dieu), ils peuvent alors devenir « suspects » aux yeux de celui qui a subi cette morale. Lors de la prise d’une décision importante on peut également se dire inconsciemment que, quelle que soit l’issue, on sera probablement « puni » à un moment donné du processus…

Celui qui se sentait sans cesse lésé plutôt que chanceux …

J’ai travaillé une fois, dans la communication, avec un collaborateur free-lance qui m’avait dit ceci, dès la première rencontre : « J’ai travaillé avec untelle et j’ai été très déçu. Je lui ai fourni une part du travail mais très vite j’ai perdu la main sur la suite des événements. Elle a fait ce qu’elle a voulu de la partie que j’ai produite. C’est comme ça dans mon métier : on est sans cesse dépossédé ». En travaillant à ses côtés je m’attendais donc à un moment donné, à ce qu’il se sente « dépossédé » du travail qu’il m’avait fourni et qui lui avait pourtant été gracieusement payé. J’ai rapidement été confrontée à la même rengaine : dès son chèque reçu il a commencé à souhaiter savoir ce que j’allais faire de la partie qu’il avait produite. Et bien-sûr il m’imposait déjà des règles concernant une suite qui ne le concernait plus… Il a fini par s’énerver et m’asséner qu’il « perdait encore une fois la main sur son travail ». Je ne manquais pas de lui rappeler gentiment que c’était ce à quoi tous les free-lance étaient confrontés : c’était le sens même des services qu’ils fournissaient contre argent trébuchant ! Mais pour lui il s’agissait d’une véritable « persécution ». Il était content d’obtenir une commande signée, de travailler, de rendre le travail et d’être payé pour cela, mais une fois cette étape passée, il devenait un « éternel perdant » que ses clients excluent de la suite… Son expression favorite était d’ailleurs : « Qui va à la chasse perd sa place… » Il n’y a aucune surprise là-dedans…

Apprendre à « ne plus prétendre »…

Nos croyances erronées et la façon négative dont nous pouvons nous voir influencent toujours la suite de notre vie… Etre en colère contre les autres c’est avant tout être en colère contre soi-même…

Apprendre à ne plus prétendre ni d’être heureux, ni d’être malheureux, ni d’être systématiquement lésé par les autres et le monde qui nous entoure est une étape vers une certaine forme de neutralité.

En coaching nous pratiquons la pensée positive mais pas tant que ça… Nous apprenons surtout à appliquer un sain principe de neutralité aux choses, aux gens, aux événements. Nous apprenons qu’une situation n’est ni bonne ni mauvaise. Elle est un événement à part entière. C’est la vision que nous avons de nous ou la colère que nous portons contre nous-même qui change la donne…

Reprendre nos visions à la base, nous reprendre lorsque nous méjugeons les autres, c’est parfaire le terrain pour restructurer sa personnalité de façon durable. C’est un travail complexe mais passionnant. Il peut s’aborder à Vichy, dans le cadre des séances de Psychopratique ou du coaching « Un Sens à ma Vie ».

Psychopratique : Travailler sur la Mémoire

Nous portons tous en nous notre histoire. Parfois celle de nos ancêtres également. Tout dépend de ce qui nous a été raconté (ou non) lorsque nous étions enfants. Selon ses méandres, ses angles, ses dénouements, cette histoire peut nous aider à donner un sens à notre vie, nous encourager, nous remplir d’orgueil, de joie, de certitudes ou au contraire nous plomber…

Notre histoire nous permet de donner un sens à notre vie

Connaître notre histoire, celle de notre famille également, est donc primordial lorsque nous décidons, à un moment de notre vie, de donner un sens à notre existence. C’est en connaissant notre histoire, en en acceptant ses détours, ses cicatrices, ses moments de gloire ou de déchéance, que nous nous préparons à avancer vers le Sens.

Un être précieux quel que soit son vécu

Une histoire, pour nous être profitable, devrait avoir un début positif. Lorsqu’on sait, par exemple, qu’on a pas été désiré par ses parents, il faudra travailler à comprendre que notre existence est aujourd’hui nécessaire à quelqu’un d’autre. Chaque être est précieux aux yeux de l’univers dans lequel nous évoluons, aux yeux d’un autre. Comprendre à quel point nous pouvons aider et servir, à quel point nous sommes capables de donner de la joie, de la satisfaction ou « d’apporter » aux autres, à une communauté ou à un groupe restreint, est important.

Un socle pour la congruence

Lors des séances de psychopratique, nous abordons le passé non pas comme un « curriculum vitae » mais une frise chronologique dont seuls les événements qui sont importants pour vous comptent (un voyage, une sortie, une rencontre peuvent marquer toute une vie, bien plus qu’un diplôme ou qu’un mariage parfois…) Peu importe que votre mémoire soit tout à fait conforme à la réalité passée. La guérison intérieure veut que cette mémoire nous permette aujourd’hui de nous offrir un socle pour construire et avancer solidement et en congruence.

Les souvenirs appellent le Bonheur

Les souvenirs appellent le Bonheur. Ils ont ce pouvoir, dès qu’ils sont positifs, de démontrer notre courage, nos traits de caractère les plus bénéfiques à nous-mêmes et aux autres. Un simple bon souvenir peut nous aider à surmonter une période de rejet, d’isolation, de maladie, un alitement parfois… D’où l’importance des photos qui « aident » à se souvenir.

Sans passé coloré, vivant, l’avenir peut paraître « fade ». A-t-on envie d’y aller alors ?

Quel mode de lecture de votre passé ?

En séance de psychopratique, nous travaillons sur le mode de « lecture » que vous offrez à votre passé. Les souvenirs douloureux deviennent ainsi plus légers et supportables au quotidien.

Quand consulter ? Si chacun de vos jours est une longue rumination d’échecs ou de souvenirs d’agressions verbales ou mentales. Si vous repensez sans cesse à ce que certains vous ont fait subir lorsque vous étiez enfant et que cela vous met encore « en rage »… Si ces souvenirs douloureux plombent vos projets, votre faculté d’aller de l’avant, il est bon d’en parler.

Hyperactif mais sans Sens

S’il vous semble que vous êtes « en quête de vous-même » mais qu’il manque toujours une pièce au puzzle de votre vie, que vous cherchez à donner du sens en étant hyperactif, en multipliant les activités et les projets sans succès alors vous avez peut-être besoin de l’aide d’un tiers pour avancer…

Savoir pour qui ou pour quoi nous existons peut rendre notre vie intéressante, lui conférer un véritable sens. Certains regardent leurs jours s’écouler sans chercher de « sens » logique à leur existence. Oui il est possible de vivre ainsi même si pour moi, par exemple, cela est inconcevable…

Le Sens n’est pas du luxe !

Trouver un sens a sa vie est souvent perçu comme « un luxe ». J’ai entendu une fois quelqu’un me dire : « l’accouchement de ma femme s’est très mal passé. Elle a failli mourir. Aujourd’hui elle nous enquiquine avec sa Quête de sens. Elle veut voyager, savoir quel est son rôle sur terre »… comme si le Sens ne concernait que certaines élites ou certains « farfelus » ou ceux qui étaient passés par des moments difficiles, qui avaient côtoyé la mort de près…

Pourtant la Quête de sens n’est pas superflue, elle est vitale !

Quand le Sens initial disparaît …

Parfois ce pour quoi on a vécu toute sa vie se délite brutalement. Prenons l’exemple d’un comédien ou d’une comédienne qui a donné toute sa jeunesse à la scène, à la culture théâtrale, qui a joué avec les meilleurs et qui, au détour de la cinquantaine, ne trouve plus aucun rôle. Ou celui d’un peintre qui a vendu ses créations lorsqu’il était jeune mais qui n’obtient plus aucun succès. Là, la perte de son Sujet de toujours peut générer une frustration allant jusqu’à la dépression ou au suicide. La blessure narcissique peut être énorme, insurmontable… Pourtant nul ne promet que la quête de sens qui nous anime aujourd’hui soit immuable ! C’est pourquoi le comédien, la comédienne devrait peut-être penser à écrire ou à passer derrière le rideau, pas comme si c’était une « honte » mais plutôt parce qu’un nouvel « appel » se présente peut-être… Le peintre en mal de clients devrait, peut-être, monter une association, enseigner… sans pour autant se sentir « maudit ». Mais pour cela il faut savoir juger l’état de notre ego, de notre mesure ou, pour certains, de notre « démesure »… Tout le monde mérite de trouver ou de retrouver un Sens à sa vie. Et cela passe parfois par des solutions très simples ! Trouver un sens n’est pas forcément aller « gravir l’Himalaya » comme les médias veulent nous le faire croire…

Si vous souhaitez engager un travail sur le Sens, consultez l’onglet Coaching « Un Sens à ma Vie » !

Confinement et Guérison intérieure (2)

Comme vu dans l’article précédent (Confinement et Guérison intérieure 1), le temps du confinement est propice à la cogitation personnelle, au bilan de vie mais aussi à engager un pas vers la Guérison intérieure. Nous avons défini ce qu’est un « homme guéri » même si cette conception est personnelle à chacun, en fonction de sa vision et de son vécu…

La notion de nouveauté

La guérison intérieure doit entraîner un état d’esprit nouveau par rapport à son vécu, à soi-même, aux autres, au monde qui nous entoure et à l’avenir. Mais la notion de nouveauté ne peut s’appliquer si de grands changements n’ont pas déjà eu lieu. Beaucoup de femmes, par exemple, souhaitent, à un tournant de leur vie, changer de style, changer de « look ». Il n’est pas rare qu’on leur conseille de déjà changer leur routine de santé, d’alimentation, de faire du sport, de perdre quelques kilos et de travailler leur confiance en elles avant de sauter le pas. Nous pouvons dire qu’il en va de même pour le mental. Il serait absolument contre-productif d’appliquer des conseils « bateaux » de changement sur un terrain infertile, inchangé. Sans entrer dans les détails et les tréfonds de notre passé comme l’exigerait une psychanalyse en bonne et due forme, revoir son passé de manière plus positive est une étape intéressante. Une fois le passé accepté, connu et revisité, il est plus simple et plus justifié de repartir sur des nouvelles bases, d’autoriser une véritable nouveauté à entrer dans nos vies.

Croire en la Guérison intérieure

Hélas pour changer et guérir intérieurement il faut CROIRE que la guérison peut se produire chez nous. Savez-vous pourquoi toutes les psychothérapies de la plus classique à la plus innovante, ne porteront pas toujours leurs fruits ? Parce qu’à la base il y a une résistance, résistance qui fait dire au client qu’il lui est possible d’entreprendre une thérapie mais certainement pas de « guérir ». Se plier au changement et à la nouveauté, c’est comme plier un bâton, plus le bâton est souple, plus la mesure est facile. Le relâchement de la bonne volonté à « céder », à plier, à accepter la réalité telle qu’elle est peut se traduire par un grand rejet (le bâton, à l’instar d’un arc, se déplie brutalement, ce rebond est peu contrôlable par celui qui n’en a pas la force). Croire qu’il est possible de changer, de guérir tout simplement parce que « d’autres bien moins souples y sont arrivés » est un bon début mais ne fait pas tout. Chacun est unique… La résonance avec le thérapeute est primordiale.

La peur de l’échec

A la base du manque de confiance de certains clients en la thérapie (sophrologie, psychopratique, coaching) il y a une crainte : la peur de l’échec. Quand on démarre un nouveau projet en se donnant une possibilité d’échouer il y a déjà un dysfonctionnement à la base. Dire « Je peux éventuellement réussir » plutôt que « Je suis la réussite » est révélateur d’une résistance…

Les souvenirs frustrants : ces bombes prêtes à exploser

Dans le coaching, plutôt que de parler de son passé, le client est amené à lister ses souvenirs frustrants, limitants, douloureux. En sophrologie si le client les a abordé naturellement (ou s’ils sont la raison d’une consultation) il est facile de les désamorcer. En coaching comme en psychopratique, le client désamorce ces « petites bombes » du passé seul, bénéficiant d’une guidance légère et d’un cadre sécurisant. Une fois désamorcés ces souvenirs douloureux, ces bombes prêtes à exploser lors d’éventuelles réminiscences ou lors de la reproduction d’événements similaires, sont toujours présentes. Elles existent en tant que pensées et événements passés mais ne sont plus dangereuses. Un terrain bien déminé est propice au changement. Le confinement est l’occasion de songer à soi, à son parcours plus positivement, de déminer. Il est simple durant ce confinement d’être un héros en ne faisant rien d’autre que de rester chez soi et d’essayer de s’améliorer. Pour ceux qui ne savent « accepter » ce confinement, celui-ci générera de nouvelles « bombes ». Dans 1 an, 3 ans, 10 ans on les entendra peut-être évoquer le confinement comme cause de certains de leurs problèmes…

Guérir c’est accepter d’avoir été blessé

Pas de nouveauté sans acceptation de son statut de « blessé par la vie ». Entrer en guérison, c’est toujours accepter d’avoir été blessé. Il y a celui qui sera un éternel blessé (ex: un homme qui rejettera toutes les femmes après une rupture douloureuse) et celui qui admettra qu’il a de la chance d’avoir été guéri. La différence est immense, entre les deux états il y a un monde ! J’ai omis de parler de ceux que la vie a blessé encore et encore mais qui n’ont jamais souhaité s’arrêter sur leurs blessures de guerre et on continué, jour après jour, d’embrasser une vie dynamique, intéressante, positive, qui a du sens… Une forme de résilience. Un challenge dans l’adversité.

La mémoire comme un placard…

La mémoire est un vaste dressing, placard ou grenier qu’il convient de ranger. Posséder un intérieur splendide et bien rangé mais savoir qu’il y a « là-haut » une pièce comparable à un véritable débarras dérange l’esprit. Faire le ménage chez soi et dans l’inconscient est primordial à celui qui veut guérir. Ce confinement se mue chez beaucoup en immense chantier de tri, en un véritable nettoyage de printemps. Libéré de la pression, du regard des autres, il devient plus facile de déterminer ce qui compte et ce qui n’a aucun intérêt pour nous. Chez les asiatiques, posséder peu, c’est posséder mieux. C’est aussi développer un lien spécial à ce « peu » d’affaires personnelles, leur donner une valeur qui se sent et se ressent. Tout est énergie… Les bons objets sont ceux qui nous rappellent des moments heureux, des moments de gloire parfois. Les autres ne sont donc pas utiles. Trier le « début de son histoire » et la ré-ordonner est une bonne chose.

Si vous souhaitez engager votre guérison intérieure, revoir le sens de votre vie, donner un sens à votre vie et rebooster votre personnalité et votre confiance en vous, consultez la page « Coaching : Un Sens à ma Vie ».