Pourquoi j’ai choisi de devenir sophrologue il y a 11 ans

J’étais déjà à mon compte depuis 1999, dans la communication relationnelle. J’avais également travaillé en hôpital, et j’y avais mis en place des ateliers de relaxation et d’art-thérapie. Pendant longtemps, j’ai cherché une manière plus juste d’accompagner l’humain. Une approche qui ne consiste pas seulement à “aller mieux”, ou à se relaxer momentanément mais à apprendre à se reconnecter profondément à soi-même. C’est dans cette quête de sens que la sophrologie s’est imposée à moi. À Vichy, ville tournée vers le bien-être et l’équilibre, j’ai trouvé un cadre cohérent avec cette philosophie de vie : ralentir, écouter, ressentir et retrouver une harmonie intérieure durable. Auparavant j’étais installée comme sophrologue dans le 77 et j’effectuais surtout des séances au domicile de mes clients. Avec l’opportunité de déménager dans une grande maison à Vichy et d’investir le rez-de-jardin qui comprenait 3 pièces, pour mon activité, j’ai trouvé à la fois un cadre et un mode de fonctionnement tranquille, serein.

La personne dans sa globalité

J’ai choisi la sophrologie parce qu’elle considère la personne dans sa globalité. Derrière le stress, les tensions ou la fatigue, il existe souvent des émotions enfouies, une perte de repères ou un besoin profond de retrouver sa place. La sophrologie ne cherche pas à masquer les difficultés, mais à permettre à chacun de développer une meilleure conscience de soi. À travers la respiration, la présence au corps et la visualisation positive, elle ouvre un espace d’écoute intérieure que nous avons souvent oublié dans nos vies modernes.

La sophrologie et l’autonomie

Ce qui m’a profondément touchée dans cette méthode, c’est sa capacité à redonner de l’autonomie émotionnelle. La sophrologie n’installe pas une dépendance à un praticien : elle transmet des outils simples que chacun peut réutiliser dans son quotidien. Pour moi, accompagner une personne, ce n’est pas lui apporter des réponses toutes faites, mais l’aider à retrouver ses propres ressources, sa capacité d’adaptation et sa confiance intérieure. Lui montrer différents possibles tout en favorisant l’émergence de capacités enfouies ou refoulées. Souvent les clients pensent que d’apprendre à respirer selon des critères, des exercices etc. est compliqué. Très vite ils se rendent compte que la simplicité peut apporter beaucoup : savoir respirer au bon moment, utiliser une méthode de respiration plutôt qu’une autre à un moment-charnière, tout cela est presque inconnu.

Créer un espace, un cadre mais aussi un espace en soi

Devenir sophrologue à Vichy a aussi été un choix humain. Dans une société marquée par l’hyperconnexion, la pression permanente et le manque de temps pour soi, je ressens l’importance de créer des espaces où l’on peut simplement respirer et exister pleinement. La sophrologie permet de renouer avec le moment présent, d’apaiser le mental et de retrouver une relation plus douce avec soi-même et avec les autres.

J’ai également choisi cette voie parce qu’elle repose sur des valeurs qui me ressemblent profondément : la bienveillance, l’écoute, le respect du rythme de chacun et l’absence de jugement. Chaque personne possède une histoire unique, des fragilités mais aussi des forces souvent sous-estimées. Mon rôle de sophrologue est d’accompagner cette redécouverte intérieure avec authenticité et sensibilité.

Aujourd’hui, exercer la sophrologie à Vichy est pour moi bien plus qu’un métier. C’est une manière de contribuer au mieux-être des personnes, de remettre l’humain au centre et d’aider chacun à retrouver un équilibre plus profond, plus conscient et plus durable dans sa vie.

La sophrologie ne se substitue en aucun cas à un suivi médical ou psychologique et ne remplace pas un traitement prescrit par un professionnel de santé.

Les affirmations positives : un outil pour se “recâbler” et mieux gérer ses émotions ?

Je le constate régulièrement à mon cabinet : Dans un monde où le stress, les doutes et les pensées négatives occupent une place importante, de plus en plus de personnes se tournent vers des pratiques simples et accessibles pour retrouver un certain équilibre intérieur. Parmi elles, les affirmations positives suscitent à la fois curiosité et scepticisme. Peuvent-elles réellement nous aider à “reprogrammer” notre esprit et à mieux réguler nos émotions ? Tout dépend si elles ont été réalisées pour vous, pour parler à votre inconscient, part la plus aimante de vous-même et entité unique en son genre, ou non…

Comprendre le principe des affirmations positives

Les affirmations positives sont des phrases courtes, formulées au présent, qui expriment un état souhaité :
« Je suis calme et confiant(e) », « Je fais face aux situations avec sérénité », « Je mérite d’être en paix ».

L’idée est simple : en répétant régulièrement ces phrases, nous influençons progressivement nos schémas de pensée. Notre cerveau, loin d’être figé, possède une capacité d’adaptation appelée neuroplasticité. Cela signifie qu’il peut créer de nouvelles connexions en fonction de nos expériences… et de nos pensées répétées. Mais attention, il s’agit d’un vrai travail de concentration s’effectuant avec un mental détendu et un corps forcément relâché. Affirmer et faire plusieurs choses à la fois n’est pas efficace… En général, les énergies aiment la clarté et coulent vers un cadre précis.

Se “recâbler” : mythe ou réalité ?

Parler de “recâblage” peut sembler exagéré, c’est un terme que j’emploie beaucoup car il transmet l’idée de « réglage » de nos ondes, de nos vibrations, un peu comme avec une radio, lorsqu’on recherche une station précise… mais il repose sur une base scientifique réelle. Nos pensées automatiques sont souvent issues d’apprentissages anciens, parfois inconscients. Lorsqu’elles sont négatives ou limitantes (« je n’y arriverai pas », « je ne suis pas à la hauteur »), elles influencent directement nos émotions et nos comportements.

Les affirmations positives agissent comme un contrepoids. En introduisant volontairement des pensées alternatives, nous ouvrons la voie à de nouveaux circuits mentaux. Cependant, cela ne se fait ni instantanément ni par simple répétition mécanique. Pour être efficaces, elles doivent être :

  • Régulières : intégrées dans une pratique quotidienne
  • Crédibles : adaptées à votre réalité du moment
  • Associées à des ressentis : ressentir l’émotion liée à l’affirmation renforce son impact
  • Associées à un mental de réception et non de demande ou d’attente : il s’agit de penser par la fin, croire qu’on a déjà tout reçu et non d’espérer en vain une concrétisation

Quel impact sur les émotions ?

Nos pensées, nos émotions et nos sensations corporelles sont intimement liées. Une pensée anxiogène peut déclencher une montée de stress, tandis qu’une pensée apaisante peut favoriser un état de calme. Les affirmations peuvent être utilisées pour se recâbler à son objectif lorsqu’on se situe en perte de vitesse. Cependant il faut, au préalable, se détendre, respirer et comprendre que certaines de nos émotions ne sont pas informationnelles et peuvent nous tromper.

Les affirmations positives peuvent ainsi :

  • Apaiser le mental en réduisant le flux de pensées négatives
  • Renforcer la confiance en soi
  • Favoriser un état émotionnel plus stable
  • Soutenir les moments de transition ou de difficulté

Elles ne remplacent pas un travail thérapeutique en profondeur, mais elles constituent un outil complémentaire puissant, notamment lorsqu’elles sont intégrées dans une approche globale.

L’apport de la sophrologie

En sophrologie, les affirmations positives prennent une dimension encore plus efficace lorsqu’elles sont associées au corps et à la respiration. Prononcées dans un état de détente, elles s’inscrivent plus profondément dans le vécu.

Par exemple, lors d’une séance, il est possible de :

  • Se connecter à sa respiration
  • Relâcher les tensions
  • Visualiser une situation apaisante
  • Introduire une affirmation en lien avec l’objectif (calme, confiance, lâcher-prise…)

Le corps devient alors un véritable allié dans le processus d’intégration.

Quelques conseils pour pratiquer

Si vous souhaitez expérimenter les affirmations positives, voici quelques pistes simples :

  • Choisissez une phrase qui résonne vraiment pour vous, un mantra ou une succession de phrases courtes qui coulent de sens
  • Répétez-la chaque jour, idéalement dans un moment calme
  • Associez-la à une respiration lente et consciente
  • Accueillez les résistances éventuelles sans jugement

Et surtout, gardez en tête que la transformation est progressive. Il ne s’agit pas de nier les émotions difficiles, mais de créer un espace intérieur plus soutenant.

En conclusion

Les affirmations positives ne sont pas une solution miracle, mais elles peuvent devenir un levier intéressant pour transformer en douceur notre dialogue intérieur. En cultivant des pensées plus bienveillantes, nous influençons peu à peu notre manière de ressentir, d’agir et de vivre les situations du quotidien.

Dans une démarche d’accompagnement, elles trouvent toute leur place aux côtés d’outils comme la sophrologie, pour favoriser un mieux-être durable et une relation plus apaisée à soi-même.

Pourquoi, à 50 ans, habituée à une vie intense, créative et spirituelle, je me suis mise à adorer les puzzles cosy

Pendant très longtemps, j’ai pensé que les puzzles n’étaient absolument pas faits pour moi.

Je détestais les jeux de société et les jeux « en boite » tout simplement. Je trouvais cela lent, figé, parfois même oppressant. J’ai toujours eu un tempérament créatif, intuitif, très actif mentalement. Depuis l’enfance, je peins, j’écris, je compose de la musique, je crée. Ma vie a été remplie de projets, de rencontres, de scènes, d’émotions, de spiritualité, de recherche intérieure et de travail relationnel. Et depuis 1999 de travail intensif en tant que consultante en com. relationnelle puis en thérapie.

J’ai longtemps vécu dans une forme d’intensité permanente. Notamment avec l’écriture de mes livres édités, de mes romans imaginaires tournés vers la psychologie.

Et puis, récemment, quelque chose a changé.

Sans vraiment comprendre pourquoi au départ, je me suis mise à aimer… les puzzles. Mais pas n’importe lesquels. Des puzzles cosy, doux, presque contemplatifs. Des illustrations de petites villes américaines, de rues d’automne, de librairies éclairées, de paysages chaleureux. Les puzzles de type Villager me procurent un apaisement très particulier.

Quand j’en fais un, je ne suis pas simplement en train d’assembler des morceaux. J’ai réellement l’impression de voyager dans ces paysages.

Je m’y projette complètement.

Je regarde les petites fenêtres allumées, les cafés, les ruelles, les lumières chaudes, les ponts, les détails… et je sens mon système nerveux ralentir. Comme si mon esprit trouvait enfin un endroit calme où se poser.

Je crois qu’à partir d’un certain âge, surtout lorsqu’on a eu une vie très remplie émotionnellement et mentalement, le cerveau commence à rechercher autre chose.

Moins de stimulation.
Moins d’intensité.
Moins de dispersion.

Et davantage de profondeur tranquille.

Pendant des années, le voyage représentait beaucoup pour moi. J’adorais partir loin, découvrir de nouveaux endroits, vivre des expériences fortes, changer d’atmosphère. Et je continue à voyager d’ailleurs. Mais aujourd’hui, je remarque que j’ai aussi remplacé une partie de cet exotisme par des routines beaucoup plus simples, plus accessibles, mais incroyablement apaisantes.

Les puzzles en font partie.

Mais il y a aussi d’autres choses.

Par exemple, je prends énormément de plaisir à tester des parfums aux senteurs très naturelles. Des parfums boisés, végétaux, enveloppants, subtils. Je pourrais passer des heures à découvrir une fragrance qui évoque une forêt humide, une vieille librairie, du thé fumé, des fleurs sèches ou une maison ancienne.

Là encore, ce n’est pas simplement une question d’odeur.

C’est un état.

Je réalise aujourd’hui que beaucoup de petites choses qui me faisaient sourire auparavant — les ambiances cosy, les objets réconfortants, les routines lentes, les détails chaleureux — sont devenues essentielles à mon équilibre.

Et ce qui est intéressant, c’est que cela ne m’a pas du tout éloignée de ma curiosité intellectuelle. Bien au contraire.

Parallèlement à cette recherche d’apaisement, je suis restée profondément attirée par la compréhension scientifique du cerveau humain, des émotions et des mécanismes psychiques. Je me suis d’ailleurs inscrite à une formation en neurosciences auprès de Harvard Medical School.

Je trouve cela important à dire, parce qu’on oppose souvent à tort les deux mondes :

  • l’intellect et le calme,
  • la réflexion et la douceur,
  • la science et le bien-être intérieur.

Pour moi, les deux sont totalement compatibles.

On peut aimer apprendre, comprendre, étudier des sujets complexes… tout en cherchant à ralentir intérieurement.

On peut être profondément cérébral et avoir besoin de rituels sensoriels apaisants.

On peut aimer la neuroscience, la psychologie, les réflexions exigeantes… et prendre un immense plaisir à assembler tranquillement un puzzle dans une ambiance chaleureuse.

Je crois même qu’à un certain moment de la vie, l’équilibre devient essentiel.

Le cerveau n’a pas besoin uniquement de stimulation intellectuelle. Il a aussi besoin de sécurité, de lenteur, de beauté et de respiration mentale.

Les puzzles cosy créent exactement cela.

Ils me permettent de ralentir sans m’ennuyer.
D’être concentrée sans pression.
D’être seule sans être isolée.
D’être dans l’imaginaire sans être dans la fuite.

Je crois aussi qu’il y a quelque chose de profondément symbolique dans le fait de reconstruire lentement une image cohérente à partir de fragments éparpillés.

Quand on accompagne des êtres humains depuis des années, qu’on traverse soi-même de multiples expériences, qu’on évolue constamment, cela prend un sens particulier.

Finalement, je ne crois pas que je sois devenue une personne “plus calme” car je me sens encore plus dynamique qu’à mes 30 ans.

Je crois plutôt que j’ai appris à apprécier des formes de paix que je ne savais pas encore reconnaître avant.

Et peut-être que vieillir, lorsqu’on le vit consciemment, ce n’est pas devenir moins vivant.

C’est devenir plus sensible à ce qui nourrit réellement l’âme.

25 ans de pratique : ce que l’expérience m’a vraiment appris sur l’accompagnement humain

Lorsque j’ai lancé mon activité en avril 1999, au cœur de la communication relationnelle avec mon propre cabinet de consulting, place de la Nation à Paris, je n’imaginais pas encore à quel point ce chemin allait s’élargir, se transformer… et surtout se préciser. Mes amies se tournaient toutes vers des métiers très conventionnels, travaillant dans des bureaux, comme assistantes, ou continuaient des études de 10 ans ou plus dans l’espoir d’obtenir un titre, le fameux « statut ». Mon choix professionnel m’a très vite permis de me passer de tout cela. Après des études de Communication, d’Information-Communication et une année de spécialisation en management, je me tournais vers la Psychologie de l’enfant et la parentalité, avant de reprendre des études plus longues en spiritualités. Mon chemin était différent et étonnait. Point.

Je n’ai jamais “changé de voie”. J’ai approfondi la même. J’ai aussi traversé différentes expériences professionnelles : stagiaire à l’hôpital Saint-Louis, en structure de petite enfance, assistante de psychologues en Point Écoute Jeunesse, intervenante en relaxation et art-thérapie à l’AP-HP… avant de revenir, à chaque fois, vers les métiers de la relation d’aide.

D’abord consultante en communication relationnelle, j’accompagnais les dynamiques humaines en entreprise : tensions interpersonnelles, posture, leadership. Très vite, une évidence s’est imposée : les outils de communication ne suffisent pas si l’on ne prend pas en compte l’état intérieur.

C’est ainsi que la sophrologie est entrée dans ma pratique, en complément. Puis, au fil des années, mon approche s’est enrichie d’un travail plus approfondi autour du fonctionnement émotionnel et comportemental. Depuis une dizaine d’années, j’exerce pleinement comme sophrologue et psychopraticienne, en cabinet, mais aussi en lycées, universités, entreprises et structures sociales, notamment autour de la régulation émotionnelle, des compétences psychosociales et de l’intelligence émotionnelle.

Cette évolution n’est pas une rupture, mais une continuité : aller de la communication extérieure vers une meilleure connaissance de soi et de ses fonctionnements internes.

Et avec ces 25 années d’accompagnement, voici ce que j’ai appris.


1. Tout le monde ne souhaite pas réellement changer
Certaines personnes restent organisées autour de schémas répétitifs (rejet, abandon, dévalorisation) qui, malgré l’inconfort qu’ils génèrent, apportent des bénéfices secondaires : attention, évitement de responsabilités, cohérence identitaire. Des mécanismes de protection (déni, rationalisation, projection) peuvent alors freiner toute évolution. Tant que ces dynamiques ne sont pas reconnues, le changement reste limité. Pour d’autres, un cadre de vie un minimum sécurisé, même sans éclat, avec des aides financières par exemple, vaudra toujours mieux qu’une vie trépidante incertaine. Parfois on ne peut lutter contre les conséquences « confort » de certaines situations…

2. On ne peut pas faire une démarche à la place de quelqu’un
Une demande portée par un tiers (conjoint, parent, institution) ne suffit pas à engager un travail en profondeur. Sans implication personnelle, la démarche reste superficielle. L’engagement réel repose sur une décision intérieure.

3. Parfois, la démarche est davantage symbolique qu’engagée
Certaines personnes entreprennent un accompagnement pour se rassurer ou se donner le sentiment d’agir. Cela peut relever d’une forme de régulation interne (réduction de dissonance), sans réelle intention de transformation. L’implication reste alors limitée.

4. Le concret transforme plus que la théorie
L’intégration passe par l’expérience vécue. Les exercices pratiques, les mises en situation et les ressentis corporels permettent une appropriation bien plus profonde que la seule compréhension intellectuelle.

5. Le vécu du praticien peut être un levier, avec discernement
Une parole personnelle, utilisée avec mesure, peut favoriser l’identification et sécuriser la relation. Elle doit toujours rester au service de la personne accompagnée.

6. Les outils ne remplacent jamais la qualité de présence
Les techniques, quelles qu’elles soient, prennent leur sens dans la qualité de la relation : écoute, congruence, authenticité. C’est cette présence qui soutient le processus.

7. Comprendre n’est pas forcément transformer
Certaines personnes développent une bonne compréhension de leurs fonctionnements sans que cela ne modifie leurs comportements. L’intégration passe aussi par le vécu émotionnel et corporel.

8. Le cadre soutient l’engagement
La régularité, l’implication personnelle et l’investissement dans la démarche sont essentiels. Une implication fluctuante reflète souvent une ambivalence face au changement.

9. Les évolutions rapides demandent à être consolidées
Certaines progressions peuvent être rapides, mais nécessitent d’être stabilisées dans le temps. Sans intégration progressive, des résistances peuvent réapparaître.

10. Les situations d’emprise compliquent l’accompagnement
Dans des contextes relationnels sous influence, l’autonomie de la personne peut être fragilisée. Le partage du contenu des séances avec une personne dominante peut freiner, voire interrompre, la démarche.

11. Le changement ne passe pas uniquement par le mental
Au-delà des pensées, il implique aussi les ressentis, le corps et les états internes. La notion de “signature énergétique” peut être entendue ici comme la tonalité globale de l’état intérieur.

12. Comprendre ses mécanismes est utile, mais pas suffisant
La prise de conscience est une étape importante, mais elle doit être accompagnée d’expériences concrètes et répétées pour s’ancrer durablement.

13. Le lâcher-prise favorise l’adaptation
Développer une capacité à accepter ce qui ne peut être contrôlé permet de réduire la tension interne et d’augmenter la flexibilité face aux situations.

14. Des objectifs clairs facilitent le processus
Une direction précise aide à structurer la démarche et à mobiliser les ressources personnelles.

15. Le manque de confiance est souvent lié à des expériences passées
Même en présence de réussites extérieures, certains schémas internes persistent. Le travail consiste à développer un sentiment de sécurité intérieure plus stable.

16. La formation continue est une exigence personnelle et éthique
Je considère la formation continue comme essentielle. Elle s’inscrit dans une vision de l’accompagnement où le praticien reste lui-même en évolution. Depuis 2024, je me forme notamment auprès de Harvard Medical School. Ces formations, exigeantes, nourrissent ma pratique et renforcent ma capacité d’analyse et d’accompagnement. Toutes les formations ne se valent pas : certaines apportent des bases, d’autres permettent un approfondissement réel. Cette exigence me semble cohérente avec ce que recherchent les personnes accompagnées : un professionnel engagé dans son propre développement.

17. Vouloir trop aider peut freiner le processus
Proposer trop de solutions ou orienter excessivement peut limiter l’autonomie. L’accompagnement consiste plutôt à soutenir l’émergence des ressources propres de la personne, en respectant son rythme et ses capacités. Il s’agit d’ouvrir des pistes, sans faire à la place.


En conclusion

Après toutes ces années, une chose reste centrale : le changement ne se décrète pas, il se construit.

Le rôle du sophrologue ou du psychopraticien est de proposer un cadre d’accompagnement, des outils et un espace d’exploration. Ces pratiques s’inscrivent dans le champ du bien-être, du développement personnel et de la relation d’aide.

Elles ne se substituent en aucun cas à un suivi médical ou psychologique. Le praticien ne pose pas de diagnostic et n’intervient pas dans le champ des pathologies. Il peut, si nécessaire, orienter vers un professionnel de santé qualifié.

L’accompagnement repose avant tout sur une collaboration : chacun avance à son rythme, avec ses ressources.

Vous souhaitez implémenter votre capital intérieur ou éliminer vos croyances limitantes ? Contactez-moi au 06 56 77 02 11 pour prendre rendez-vous.

Aller au bout malgré tout

Bonjour à tous ! Aujourd’hui voici un article qui m’a été demandé par plusieurs clientes. Bien entendu il ne répond pas personnellement mais il répond à des questions très courantes comme : « Dois-je abandonner face au dédain de ma famille car il semble que je mette une mauvaise ambiance avec mes projets ? » ou encore « Pourquoi ça ne fonctionne jamais pour moi ? » ou « Je n’arrête pas de changer de métier et de projet car rien ne prend, pourquoi ? ». Aujourd’hui, avec cet article je fais un point sur une notion primordiale : C’est à vous de décider et de vous tenir à vos décisions, tant qu’elles sont viables et réalistes.

Hier je me sentais particulièrement en forme. J’ai ce projet de faire à mon compte ce que je fais parfois pour des prestataires de services : de l’entraînement mental à destination des seniors. Ces sessions se passent toujours très bien. Les ateliers que je mène dans différentes structures sont ludiques et bienveillantes mais aussi très humaines et motivantes. Si je parle de ma nouvelle offre de service, en plus de la sophrologie, de la psychopratique et de l’hypnose douce que je propose déjà à ma clientèle, on me dira peut-être « ça va faire trop pour toi » ou « Pourquoi ajouter encore une offre ? » ou « Repose-toi plutôt, vas, tu le mérites bien ». Cela me ferait disperser mon énergie. Alors j’ai appris à faire les choses et à poser mes plans en m’écoutant moi. J’ai fait ce qui s’imposait : je me suis inscrite à la meilleure formation qu’il soit (Harvard Medical), j’ai commandé les ouvrages recommandés et je m’y suis mise TOUT DE SUITE et non plus tard. J’ai dessiné mon offre avant de la traduire en mots. Rien ne m’arrête lorsque je décide quelque chose. Beaucoup de récurrences dans ma vie m’ont également appris à ne « rien lâcher » et à toujours « continuer de continuer », que ce soit agréable ou désagréable à mon entourage ou à la concurrence, que ce soit facile ou difficile. Lorsque j’ai pris une décision et qu’elle est viable : je m’y tiens. C’est aussi de persévérance que parle l’article ci-dessous. Mais souvenez-vous d’une chose : lorsque vous abandonnez, on dira « Elle/ Il finit toujours pas abandonner ». Lorsque vous continuez on dire « Elle/il réussit, normal, Elle/il s’est acharné(e) comme un malade ». Dans les deux cas il y a une connotation… Autant continuer, donc, pour votre bénéfice.

Dans la vie, l’entourage n’est pas toujours un soutien, car certaines personnes encouragent tandis que d’autres freinent, critiquent ou projettent leurs propres peurs. À cela s’ajoutent des circonstances parfois lourdes comme des études exigeantes, une pression professionnelle constante ou une instabilité personnelle, ce qui pousse beaucoup à abandonner en pensant éviter la déception. Pourtant, l’abandon ne protège pas réellement, car il laisse souvent place à un regret plus profond et plus durable. Ce regret-ci se réactive lors de circonstances similaires et là vous payez la note de votre propre énergie !

La sophrologie rappelle que l’essentiel se joue à l’intérieur, puisque c’est notre capacité à rester aligné avec nos objectifs qui fait la différence. Un projet viable, qui a du sens pour soi, mérite d’être poursuivi indépendamment du contexte extérieur.

Le cas de Sarah

Sarah a toujours été ambitieuse et déterminée, mais son entourage, en particulier sa famille, n’a jamais réellement soutenu ses aspirations. Elle a très tôt affirmé son souhait de travailler dans le commerce de luxe, de devenir indépendante et de construire un patrimoine solide, mais elle a constamment été confrontée à des critiques et à des doutes. On lui reprochait de viser trop haut, on minimisait ses efforts et on lui suggérait régulièrement de revoir ses ambitions à la baisse. Elle subissait de plein fouet les limitations de parents fauchés et fiers de l’être et de professeurs prudents et anxieux…

Cette opposition s’explique en partie par le fait que Sarah dérange, car elle renvoie à ce que d’autres n’ont pas osé entreprendre et met en lumière leurs propres limites.

Un parcours long et exigeant

Le chemin de Sarah n’a rien eu de simple, puisque sa vie amoureuse a longtemps été instable et que son évolution professionnelle a été lente. Pendant dix ans, elle a travaillé sans relâche, en se formant, en échouant parfois, mais en recommençant toujours. Elle a avancé sans véritable reconnaissance et sans validation extérieure, ce qui aurait découragé la plupart des gens, dans un monde où le statut compte plus que le bien-être ou l’épanouissement spirituel.

Malgré tout, elle a fait le choix de continuer, en restant concentrée sur son objectif.

Une réussite qui dérange encore plus

Avec le temps, ses efforts ont fini par porter leurs fruits, puisqu’elle a réussi à construire un patrimoine composé de plusieurs maisons, à acquérir la voiture qu’elle souhaitait et à s’offrir des motos, symboles de liberté. Elle s’est imposée dans son domaine et incarne désormais cette femme élégante, formée, intelligente et financièrement indépendante qu’elle avait décidé de devenir. Lorsqu’elle marche dans la rue, elle est à l’aise, son aura parle avant elle.

Sur le plan personnel, elle a également trouvé une forme de stabilité en rencontrant un compagnon fidèle et intègre, ce qui contraste fortement avec le désordre affectif qu’elle a connu auparavant.

Cependant, malgré cette réussite évidente, les critiques n’ont pas disparu, bien au contraire, car elles se sont transformées. Sa réussite est devenue une preuve que ce qu’elle voulait était possible, et cela accentue encore le malaise de ceux qui doutaient d’elle. Certains continuent donc de minimiser ses accomplissements ou de chercher à les relativiser. « Elle a dû être pistonnée » disent-ils ou encore « Elle a eu de la chance ». Ainsi ils relativisent son succès et minorent ses efforts.

Ce que son parcours nous enseigne

Le parcours de Sarah montre clairement que l’on peut réussir sans soutien et même dans un environnement défavorable, à condition de ne pas renoncer. Sa force a été de persévérer malgré les critiques, d’accepter la lenteur de son évolution et de rester concentrée sur sa vision sans se laisser distraire par le pessimisme ambiant.

La sophrologie peut accompagner ce type de cheminement en aidant à maintenir une stabilité intérieure, à renforcer la concentration et à prendre du recul face aux influences négatives.

Continuer malgré les circonstances

Les circonstances ne seront jamais parfaitement favorables et l’entourage ne sera pas toujours bienveillant, mais cela ne doit pas déterminer l’issue d’un projet. Le véritable échec ne réside pas dans la difficulté du parcours, mais dans le fait de renoncer.

L’histoire de Sarah illustre qu’il est possible de construire la vie que l’on souhaite, même si cela prend du temps et même si l’environnement reste hostile. La vraie victoire ne se mesure pas uniquement à la réussite matérielle, mais à la capacité d’être allé jusqu’au bout de sa démarche sans abandonner.

Les plus pessimistes diront « Ah oui mais cet exemple n’est pas pour moi ! » ou encore « Moi, avec la santé que j’ai cela n’est pas possible » ou encore « Okay, mais elle n’a pas d’enfants, elle ». En réalité ces objections n’en sont pas : elles sont plutôt des excuses à ne pas sortir de son cadre, à ne jamais se dépasser.

La question reste alors ouverte : qu’avez-vous laissé de côté par peur de l’échec, et que pourriez-vous encore décider de poursuivre aujourd’hui ?

Si vous sentez que vous oeuvrez en dessous de votre potentiel réel, n’hésitez pas à me contacter pour débloquer la situation !

Stimuler la mémoire et préserver l’autonomie : l’importance de l’entraînement cognitif en EHPAD dans le bassin de l’Allier

Avec l’âge, il est naturel d’avoir parfois quelques oublis, de chercher un mot, de perdre le fil d’une conversation ou d’avoir besoin d’un peu plus de temps pour se concentrer. Pourtant, faire fonctionner ses méninges, nourrir sa curiosité et continuer à échanger restent essentiels à tout âge.

Aujourd’hui, de nombreuses activités permettent aux seniors de entretenir leur vivacité d’esprit dans un cadre convivial et stimulant. Les ateliers de remue-méninges, jeux de mémoire, quizz culturels et animations autour du langage rencontrent d’ailleurs un succès grandissant en EHPAD comme à domicile.

Sophrologue et psychopraticienne installée dans l’Allier, j’interviens à Vichy, Cusset, Bellerive-sur-Allier, Gannat, Saint-Pourçain-sur-Sioule et dans les environs pour proposer des ateliers de Fitness Cognitif pensés avant tout comme des moments de plaisir, de partage et de stimulation intellectuelle douce.

L’ambiance y est chaleureuse, vivante et participative. Les résidents aiment échanger, réfléchir ensemble, retrouver des souvenirs, jouer avec les mots, tester leur culture générale ou encore partager leurs connaissances et anecdotes.

Ces ateliers peuvent également être associés à des temps de parole et d’échange afin de favoriser la communication et le lien social au sein du groupe.

Je travaille avec mes propres supports et crée régulièrement de nouvelles séances afin de proposer des animations variées, adaptées au public senior et à la dynamique de chaque établissement.

Sophrologue et psychopraticienne certifiée, à mon compte depuis 1999 dans la communication relationnelle, j’ai également animé entre 2003 et 2008 des ateliers de relaxation et de “presse-citron” à l’Hôpital Vaugirard – AP-HP à Paris.

J’ai validé la formation courte de Harvard Online consacrée au Cognitive Fitness et aux mécanismes de l’attention, de la mémoire et de la plasticité cérébrale.

Des ateliers pour faire travailler les méninges dans la bonne humeur

Les séances proposent différentes activités ludiques et culturelles adaptées aux seniors :

  • quizz de culture générale
  • histoire, géographie, littérature et patrimoine
  • expressions et vocabulaire de la langue française
  • jeux de mots, associations d’idées, énigmes et devinettes
  • reconnaissance de tableaux, d’objets anciens ou insolites
  • échanges autour des souvenirs et des actualités d’autrefois
  • petits défis d’attention, de logique et d’observation

Chaque atelier débute par un court temps de relaxation en musique afin de favoriser le calme, la concentration et le plaisir d’être pleinement présent.

Les activités sont proposées sans esprit de compétition ni mise en difficulté. Chacun participe selon ses envies, ses capacités et son rythme.

Une animation conviviale et spécialisée en EHPAD

Ces ateliers constituent une animation spécialisée de stimulation intellectuelle et de bien-être. Ils ne relèvent pas d’une démarche médicale, paramédicale ou thérapeutique et ne comportent aucune obligation de résultat.

Leur objectif est avant tout de :

  • favoriser les échanges et le lien social
  • encourager la participation
  • stimuler la curiosité et la réflexion
  • valoriser les connaissances et les souvenirs des résidents
  • offrir un moment agréable et vivant au sein de l’établissement

Dans de nombreux EHPAD de l’Allier, ces moments deviennent de véritables rendez-vous de convivialité où l’on prend plaisir à réfléchir ensemble, à rire, à partager et à faire pétiller les méninges.

Chaque intervention est adaptée au fonctionnement de l’établissement, au niveau d’autonomie des résidents et à la dynamique du groupe.

Interventions à Vichy, Cusset, Bellerive-sur-Allier, Gannat, Saint-Pourçain-sur-Sioule et alentours.

Vous êtes un EHPAD, une résidence seniors ou une structure d’accueil dans l’Allier ?
Je vous accompagne dans la mise en place d’ateliers de Fitness Cognitif et d’animations de remue-méninges adaptées à vos résidents.

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Les 3 secrets des personnes qui gardent le moral malgré une ambiance délétère

Dans certaines périodes, l’atmosphère peut devenir très lourde. Comme pesante… Tensions au travail, incertitudes affectives, fatigue mentale ou climat relationnel difficile dans la famille, toxicité de certains… Tout semble parfois contribuer à fragiliser votre équilibre intérieur. Pourtant, certaines personnes parviennent mieux que les autres à préserver leur moral et à continuer d’avancer avec stabilité et dans la confiance. Je trouve ces personnes ultra-inspirantes et je travaille mentalement très dur (travail de concentration) pour rester dans ce groupe. Mais oui : c’est un travail et je peux vous assurer que cette posture très « sécure » dans le fond, est le résultat d’un mental fort et entrainé. Faire de la visualisation 10 mn puis se laisser gagner, ensuite, par le pessimisme ambiant, revient à saboter son bien-être.

Le point commun de ceux qui gardent le sourire dans une ambiance négative n’est pas d’éviter les difficultés, mais d’avoir développé des ressources spécifiques. Voici trois leviers essentiels, que la sophrologie permet de cultiver concrètement.

Revenir à l’instant présent

Face à un environnement anxiogène, le mental a toujours tendance à s’emballer. Anticipation du pire, ruminations, perte de concentration, cogitations. Les personnes qui tiennent bon savent, eux, ramener leur attention à ce qui se passe ici et maintenant.

Ce recentrage passe par des outils simples mais puissants tels la respiration consciente, la détente corporelle et l’observation des sensations. En pratiquant régulièrement, elles évitent de se laisser submerger par des pensées envahissantes, parasites, indésirées.

La sophrologie à Vichy s’inscrit pleinement dans cette approche. Elle permet de retrouver un état de calme mental et physique, même lorsque le contexte extérieur reste agité.

Protéger son énergie mentale

Nous ne sommes pas tous égaux face à une ambiance négative, mais nous pouvons apprendre à mieux nous protéger. Les personnes qui préservent leur moral savent poser des limites, parfois invisibles mais essentielles.

Elles font des choix sur ce qu’elles consomment comme informations, ne scrollent pas du contenu de piètre qualité, font des choix sur les échanges dans lesquels elles s’impliquent, et sur la manière dont elles réagissent. Elles développent une forme de régulation intérieure qui, au fil du temps, devient naturelle.

Un accompagnement en sophrologie à Vichy aide à renforcer cette capacité. Il devient possible de prendre du recul, de mieux gérer le stress et de stabiliser ses émotions. C’est un travail progressif, mais durable.

Cultiver activement le positif

Garder le moral ne signifie pas ignorer les difficultés. Il s’agit plutôt d’équilibrer son regard. Les personnes les plus résilientes ne se laissent pas enfermer dans une vision uniquement négative de leur réalité.

Elles accordent de l’attention aux moments agréables, même discrets. Elles entraînent leur esprit à identifier ce qui va bien, ce qui soutient, ce qui donne de l’élan. Elles tiennent à leur routine de « luxe » mental, si je puis dire. Elles ne les annulent pas en fonction des désirs des autres.

La sophrologue à Vichy peut accompagner ce processus grâce à des exercices de visualisation et de mobilisation des ressources internes. Cette pratique permet de renforcer progressivement un état d’esprit plus stable et plus constructif.

Retrouver un équilibre durable

Lorsque le moral est fragilisé, il peut être difficile de s’en sortir seul. Stress, anxiété, fatigue émotionnelle ou perte de motivation sont des signaux à prendre en compte.

La sophrologie à Vichy offre un espace pour se poser, comprendre ses mécanismes et développer des outils adaptés à sa situation. L’accompagnement permet de retrouver du calme, de renforcer la confiance en soi et d’améliorer son bien-être au quotidien.

Consulter une sophrologue à Vichy, c’est engager une démarche concrète pour mieux vivre les périodes difficiles et retrouver un équilibre plus serein.

Pourquoi certaines personnes semblent ne pas vieillir ? Les 3 clés validées par la science

Dans mon cabinet de sophrologie à Vichy, une question revient souvent : pourquoi certaines personnes conservent-elles une apparence jeune, même avec les années ?

Avant 50 ans, sans pathologie, avec un mode de vie sain, c’est n’est pas un exploit de faire jeune !

Tant qu’on est jeune, qu’on n’a pas encore 47-48 ans, il n’y a pas vraiment de challenge. Le premier « coup de vieux » apparaît à 50 ans. Paraître plus jeune que son âge à 35 ou 40 ans est, à Vichy, assez courant. Nous sommes « privilégiés ». Le lieu est tellurique, avec de bonnes ondes, nous avons les thermes, les bords d’Allier, les écoles d’esthétique et de spa etc. Donc nous avons tout sous la main pour prendre soin de nous et décompresser.C’est autre chose que de vivre dans une cité dortoir de région parisienne, par exemple.

Le métier compte

Le métier joue aussi. Ce n’est pas tant combien vous gagnez qui est important que ce que vous faites « avec du sens ». Personnellement j’ai toujours préféré m’extraire des grosses boites négligeant leurs employés pour me concentrer sur mon aventure de créatrice-solo et sur quelques missions gratifiantes, en plus, de temps à autre. Mais même en étant à son propre compte, en gérant ses journées, la fatigue et le stress, la charge mentale peuvent émerger. Sans compter la charge administrative, les taxes etc. J’essaye de les voir comme le « prix à payer » pour une liberté pro totale.

50 ans et plus, plusieurs enfants et une apparence très jeune : oui ça existe !

Force est cependant de constater que faire plus jeune que son âge n’est ni un hasard ni uniquement une question de génétique… De temps à autre, je reçois à mon cabinet des femmes de 50 ans et plus à qui j’en donnerais à peine 36 ou 37. Ce sont souvent des personnes filiformes et sèches, qui font du sport, mais pas toujours. Certaines ont une grande activité physique mais détestent le sport… Elles organisent chaque jour leur intérieur de façon à bouger, ranger, trier, donner, elles font le jardin également et ont toujours un projet d’aménagement ou d’amélioration en tête… Souvent ce sont des femmes qui travaillent au foyer et qui ont une activité complémentaire depuis la maison. Eviter de longues heures de transport assis dans une voiture, un car, un train, ôte de la fatigue nerveuse.

Les recherches menées notamment par la Harvard Medical School montrent que le vieillissement est fortement influencé par notre mode de vie et notre état intérieur. Autrement dit, notre âge biologique peut être très différent de notre âge chronologique.
Bonne nouvelle : cela signifie que nous avons un véritable pouvoir d’action.

1. Elles cultivent un mode de vie sain et régulier

Les études issues de Harvard, notamment celles portées par le chercheur David Sinclair, montrent qu’un mode de vie équilibré peut ralentir significativement les effets visibles et invisibles du vieillissement. Cela inclut une alimentation simple et peu transformée, une activité physique régulière et un sommeil réparateur. Ces habitudes agissent directement sur les cellules, en limitant les dommages accumulés avec le temps…
D’ailleurs, des recherches récentes confirment que des pratiques comme l’exercice régulier ou certains apports nutritionnels (comme les oméga-3) contribuent à ralentir le vieillissement biologique. En sophrologie, nous accompagnons souvent ces changements pour les rendre durables, en reconnectant le corps et les sensations.

2. Elles savent gérer leur stress et leurs émotions

Le stress chronique est aujourd’hui reconnu comme un accélérateur majeur du vieillissement. Il agit à la fois sur la peau, le système immunitaire et même le fonctionnement cellulaire.
Les personnes qui paraissent plus jeunes ont souvent développé une capacité à relâcher les tensions, à prendre du recul et à réguler leurs émotions.

C’est ici que la sophrologie prend tout son sens : respiration, relâchement musculaire, visualisation… autant d’outils simples qui permettent de diminuer la charge mentale et de préserver l’énergie vitale.
En réduisant le stress, on agit directement sur ce que les scientifiques appellent “l’inflammaging”, ce vieillissement accéléré lié à l’inflammation chronique.

3. Elles entretiennent une vitalité intérieure (corps + mental + lien social)

Le vieillissement ne se limite pas au corps : il est aussi influencé par notre état d’esprit et notre environnement. Les modèles du “bien vieillir” mettent en avant l’importance des facteurs psychosociaux comme les relations, la personnalité et le sentiment de sens.

Les personnes qui restent jeunes plus longtemps sont souvent engagées dans la vie, curieuses, entourées, et capables de se projeter. Cette vitalité intérieure se reflète naturellement à l’extérieur. Elles apprennent énormément, tout ce qui se présente. Elles apprennent aussi de tout : chaque situation constitue une occasion d’apprendre encore !
En sophrologie, nous travaillons justement sur cette dimension globale : renforcer les ressources, stimuler le positif, retrouver de l’élan.

J’ajouterai un dernier point. Il y a une habitude qui détruit le cerveau : cogiter encore et toujours sur des actions, des faits, des histoires appartenant au passé. Refaire le scénario d’une conversation, marchander mentalement avec le passé est préjudiciable. Si le cerveau est fait pour se remettre d’un choc et d’un pic d’adrénaline, il ne l’est pas pour ce qui relève de « fantasmes de rattraper le passé ». Les gens qui vivent constamment dans le passé et dans l’imaginaire perturbent leur cerveau qui est fait pour vivre à l’instant présent.

Conclusion

Rester jeune ne consiste pas à lutter contre le temps, mais à prendre soin de son équilibre global. Les recherches de Harvard sont claires : ce sont nos habitudes quotidiennes, notre gestion du stress et notre vitalité intérieure qui font la différence.

La sophrologie s’inscrit pleinement dans cette approche préventive et durable. Elle ne promet pas d’arrêter le temps… mais elle aide à mieux le vivre, avec plus d’énergie, de sérénité et d’harmonie. Et cela, finalement, c’est ce qui se voit le plus.

Ces 5 clés pour être Soi et créer l’harmonie dans sa vie : éclairages des dernières recherches U.S

Aujourd’hui, j’avais envie d’aborder un sujet qui revient très souvent à mon cabinet de sophrologie de Vichy, mais aussi dans nos vies en général : comment être soi-même… vraiment, et vivre en harmonie avec ce que l’on est profondément. Autrement dit comment expérimenter chaque jour (et non une fois de temps en temps…) un profond alignement entre nos valeurs et désirs et notre vie concrète ?

C’est une question simple en apparence, mais lorsqu’on creuse un peu, on se rend compte que ce n’est pas si évident ! Entre ce que l’on attend de nous, ce que l’on pense devoir être, et ce que l’on ressent vraiment… il y a parfois un écart. Un grand écart ! Et c’est souvent là que naissent le stress, la fatigue, ou ce sentiment un peu diffus de ne pas être complètement à sa place. Les charges mentales, et j’en suis totalement certaine après 28 ans de travail dans l’Humain, proviennent aussi de notre manque de congruence et de concentration. Plus nous nous éloignons de ce que nous sommes profondément, plus nous sommes susceptibles d’encaisser des charges mentales violentes et de nous créer nos propres charges mentales. Alors le secret serait-il de développer une congruence à toute épreuve tout en apprenant à utiliser l’art de la concentration ? Pas certaine, hélas, que cela suffise. Explications…

Ce qui est intéressant, c’est que ce sujet de l’harmonie, de la congruence et de l’alignement, qui mènent au bonheur, est aujourd’hui très étudié en psychologie, et notamment dans les grandes universités américaines telle Harvard. Et leurs conclusions rejoignent beaucoup ce que l’on observe en accompagnement et en relation d’aide : être soi-même n’est pas un concept abstrait, c’est une base essentielle pour se sentir bien ou en tout cas pour s’offrir de l’oxygène au quotidien…

Petit exemple : lorsque vous vous levez le matin, c’est souvent la course. Vous avez tendance à croire que lorsque vous serez à la retraite tout ira mieux. Mais pour accompagner professionnellement en structures sociales et en entreprises des retraités, je peux vous dire que ce rythme ne s’efface pas du jour au lendemain et bien souvent… demeure, se re-ancre d’une autre façon dans leur quotidien ! Imaginons maintenant que vous puissiez vous lever plus tôt, pour méditer ou lire, prendre un bain chaud, masser vos pieds, vous accorder un petit soin du visage, arroser les plantes et écouter un peu de musique avant d’allumer votre téléphone ou de céder à la routine infernale de la journée. Est-ce que cela changerait quelque chose à votre Soi profond ? Probablement. Mais bien entendu, dites-vous, « je n’ai pas le temps pour ça ». Alors peut-on faire plus simple ou faut-il creuser le sujet plus profondément ?

Alors j’avais envie de partager avec vous 5 clés, issues de ces recherches, mais aussi de mon expérience de sophrologue.

1. Apprendre à se connaître vraiment et noter ses avancées…

La première chose, et peut-être la plus importante, c’est d’apprendre à se connaître. Dit comme ça, ça paraît évident… mais en réalité, on passe souvent plus de temps à s’adapter aux autres qu’à s’écouter soi-même. La psychologie parle de “conscience de soi”, c’est-à-dire la capacité à reconnaître ses émotions, ses besoins, ses valeurs (Kernis & Goldman, Psychology Today). Les études montrent que les personnes qui développent cette connaissance intérieure sont globalement plus sereines et prennent des décisions plus justes pour elles (Harvard Health Publishing). Et concrètement, ça commence souvent par des choses très simples : prendre un moment pour ressentir, se demander “de quoi j’ai besoin là, maintenant ?”. Il y a une chose que vous ne faites jamais : un audit de

2. Se réaligner avec ce qui compte vraiment

Ensuite, il y a quelque chose que je trouve essentiel, mais aussi parfois inconfortable : l’alignement. C’est-à-dire le fait d’agir en accord avec ce que l’on ressent profondément. Parce qu’on peut très bien savoir ce qui est important pour soi… et pourtant faire l’inverse. Dire oui alors qu’on pense non, continuer dans une direction qui ne nous correspond plus. Les recherches montrent que ce décalage crée du stress et une forme de tension intérieure (Smerek, 2021). À l’inverse, quand on commence à ajuster ses choix, même petit à petit, il y a souvent un apaisement qui se met en place. Ce n’est pas forcément spectaculaire, mais c’est bien réel.

A une époque pas si lointaine, j’avais dans mon entourage quelques personnes stressantes. Vous savez, des proches qui se comparent à vous et donc cherchent à vous décourager dans vos projets, des personnes jalouses de ne pas partir, elles, en voyage, des gens qui inconsciemment cherchent à vous faire douter de vous. Les gens ne font pas toujours exprès d’être « comme ça ». En réalité leur démarche intrusive les rassure sur leurs propres capacités. Hélas j’ai remarqué qu’une conversation fatigante au téléphone, dans laquelle on ne peut laisser se dire des inepties à notre sujet, ou sur un sujet d’actualité, est préjudiciable à notre énergie. Voilà pourquoi j’ai usé et abusé du procédé ‘blackliste et éloigne-toi » mais aussi de la maxime : « ce qui a été ôté de ta vie, ne le laisse jamais revenir ». Depuis j’avance tranquillement sur mes projets pros et artistiques, personnels etc. Lorsque je pars au bout du monde, j’attends d’être revenue pour en parler et la plupart du temps j’agis dans dire ce que je fais. Cette posture permet de se préserver.

3. Revenir au présent grâce à la pleine conscience

Une autre clé qui revient beaucoup dans les études, et que j’utilise énormément en séance, c’est la pleine conscience. Le fait de revenir à l’instant présent, de ralentir un peu. On vit souvent dans le mental, dans l’anticipation, dans le “il faut” ou “je devrais”. La mindfulness, étudiée notamment à Harvard, montre qu’en portant attention à ce que l’on vit ici et maintenant, on améliore sa régulation émotionnelle et on réduit le stress (Harvard Health Publishing ; Journal of Research in Personality). Et honnêtement, ce n’est pas toujours facile. On s’éparpille, on décroche… et c’est normal. L’idée, ce n’est pas d’être parfait, mais de revenir, encore et encore. C’est ce que je nomme le « recâblage ». Chaque pensée qui n’est pas adaptée à notre but doit être recâblée.

4. Oser être soi dans ses relations

Il y a aussi toute la dimension des relations. Être soi-même, ce n’est pas seulement un travail intérieur, ça se joue aussi dans le lien aux autres. Et là encore, ce n’est pas si simple. Oser être authentique, dire ce que l’on pense, montrer ses émotions… ça demande du courage. Mais les recherches montrent que c’est justement ce qui crée des relations plus profondes et plus satisfaisantes (Harvard Gazette). Être authentique ne nous isole pas, au contraire, cela nous rapproche des autres de manière plus vraie. Et petit à petit, cela renforce aussi l’estime de soi (Gino & Kouchaki, Harvard).

5. Cultiver le positif et le sens

Enfin, quelque chose qui me semble fondamental, c’est de remettre un peu de positif et de sens dans sa vie. On a parfois tendance à se focaliser sur ce qui ne va pas, sur ce qu’il faut améliorer. Mais la psychologie positive montre que les émotions agréables, comme la joie, la gratitude ou même des moments simples de calme, ont un impact direct sur notre équilibre (Harvard Health Publishing).

Et surtout, le fait de se sentir aligné avec une direction, avec quelque chose qui a du sens pour nous, change profondément notre manière de vivre. Les études montrent que cela augmente la résilience et le bien-être global (Personality Research, Springer).

Être soi-même, ce n’est pas une destination à atteindre parfaitement. C’est plutôt un chemin, avec des moments où l’on se sent très aligné… et d’autres où l’on se perd un peu. Et c’est ok.

Dans mon approche en sophrologie, ce que je vois, c’est que le corps est un formidable point d’entrée pour revenir à soi. Respirer, ressentir, relâcher… ce sont des choses simples, mais puissantes. Et souvent, c’est dans ces moments-là que l’on commence à se reconnecter, vraiment. Parfois, vous avez juste besoin de créer un espace intérieur et c’est le début d’une vie en conscience.

Peut-être que la vraie question n’est pas “comment devenir quelqu’un d’autre pour aller mieux”, mais plutôt “comment revenir, doucement, à ce que je suis déjà”.

Et ça, c’est un chemin profondément humain.

Je suis sophrologue et voici les 5 principaux regrets des gens qui arrivent à 50 ans

Après 28 ans d’accompagnement, à mon cabinet, en entreprises, en hôpitaux et structures sociales, je peux dire que le passage autour de 50 ans n’est pas une crise, mais une forme de réveil. Arriver à 50 ans est un moment où quelque chose devient impossible à ignorer. La vie continue en apparence comme avant, avec ses responsabilités, ses habitudes, ses repères bien installés, et pourtant, intérieurement, une distance se crée. Et ce n’est pas que mon ressenti, mais celui de quasiment toutes mes client(e)s de cet âge. Ce n’est pas forcément spectaculaire. C’est même souvent très discret. Mais c’est bien là. C’est bien présent. Une sensation de décalage, comme si la personne regardait sa propre vie avec un léger recul, et découvrait soudain qu’elle ne lui correspond pas autant qu’elle l’avait cru.

Pour ma part : un chemin intuitif, non sécurisé mais riche

En tant que thérapeute arrivée là en suivant mon chemin de vie (je ne me suis jamais imposée de carrière ni de statut particulier, je suis allée en confiance vers où je me sentais appelée) ces sensations sont très atténuées chez moi. Pourquoi ? Comme je l’ai dit, j’ai construit ma vie en suivant mes rêves, mes grands rêves fondateurs mais aussi les rêves plus ponctuels. Du coup, j’arrive à 50 ans avec un bagage important de rêves et d’objectifs réalisés que ce soit personnellement, en famille, dans le couple, professionnellement ou artistiquement parlant. J’ai voulu voyager dès mes 15 ans et je le fais toujours. J’ai voulu écrire et être éditée et c’est fait, peindre et exposer régulièrement, composer et je suis entrée à la SACEM, être propriétaire pour créer un univers bien à moi, à nous et tout cela a été fait. Je crois aussi avoir vécu de belles et grandes expériences spirituelles, en France, aux USA, en Inde etc. dès mon plus jeune âge. J’arrive à 51 ans prochainement avec une sensation d’apaisement. Le reste est du « bonus ». Mais tout le monde n’a pas eu ce chemin-ci, tout le monde n’a pas désiré suivre un chemin « intuitif ». Nous sommes élevés par des parents prudents, des professeurs parfois désenchantés, une société glorifiant la lutte et la sueur. Tout cela peut faire peur à 18 ans et pousser l’humain à se retrancher dans des objectifs raisonnables qui ne sont pas les siens.

Une vie rassurante mais qui ne nourrit rien sauf le banquier…

Ce qui émerge alors n’est pas un regret brutal ou une accumulation de fautes passées. C’est quelque chose de plus subtil et de plus troublant : la sensation d’avoir vécu à côté de soi. Beaucoup de personnes réalisent qu’elles ont construit une vie cohérente, sérieuse, rassurante, parfois même réussie selon les critères habituels, mais que cette vie ne les nourrit pas profondément. Elles ont suivi un chemin logique, souvent encouragé, parfois valorisé, mais rarement interrogé. Et en prenant ce recul, une question s’impose, presque dérangeante : « Est-ce que cette vie est vraiment la mienne ? »

Derrière cette question se cache un premier regret, rarement formulé de manière directe mais très présent : celui de ne pas s’être choisi. Non pas dans un sens égoïste, mais dans un sens profondément existentiel. Ne pas s’être autorisé à écouter ses véritables envies, à honorer ses intuitions, à suivre ce qui appelait de l’intérieur. À la place, beaucoup ont appris à être raisonnables, à sécuriser, à s’adapter. Et cette adaptation, qui a longtemps été une force, devient à un moment donné une forme d’effacement de soi. Du Soi.

Les élans ont fui

En creusant un peu, un autre regret apparaît, souvent chargé d’émotion : celui d’avoir laissé passer des élans qui étaient pourtant très vivants. Presque tout le monde peut se souvenir de moments où une autre direction semblait possible. Une envie de changer de voie, de créer, de partir, d’apprendre autrement, de vivre différemment. Ces élans n’étaient pas des caprices. Ils étaient des indications. Mais ils ont été étouffés, repoussés, remis à plus tard, au nom de la stabilité, des responsabilités ou du regard extérieur. Et avec le temps, ce « plus tard » s’est transformé en renoncement silencieux. À 50 ans, ce n’est pas tant le fait de ne pas avoir tout réalisé qui pèse, mais celui de ne pas avoir essayé.

Réussite ou Alignement ?

Un autre point revient avec une grande constance : la confusion entre réussite et alignement. Beaucoup de personnes ont sincèrement cru qu’en construisant une situation stable, en cochant les cases attendues, elles trouveraient une forme d’accomplissement intérieur. Et pendant un temps, cela fonctionne. Mais à mesure que les années passent, un vide peut s’installer. Non pas un vide matériel, mais un vide de sens. Comme si tout était là, et pourtant quelque chose d’essentiel manquait. Ce moment est souvent déroutant, parce qu’il remet en question des années d’efforts et de construction. Mais il est aussi précieux, car il ouvre une autre compréhension : celle que la vraie réussite ne se mesure pas à l’extérieur, mais dans le sentiment d’être à sa place.

Déconnexion de soi

Ce sentiment d’éloignement s’accompagne très souvent d’une déconnexion progressive de soi. À force de gérer, d’anticiper, de répondre aux exigences du quotidien, beaucoup de personnes ont appris à fonctionner en mode automatique.

Le corps est là, mais peu écouté. Les émotions sont présentes, mais souvent mises de côté. La spontanéité s’efface au profit de l’efficacité. Et un jour, cela se traduit par une fatigue plus profonde, une perte d’élan, parfois même une forme de lassitude existentielle. Ce n’est pas un problème à corriger rapidement, c’est un signal. Le signal qu’il est temps de revenir à soi.

Les 5 principaux regrets à 50 ans

Et puis, il y a quelque chose de plus intime encore, de plus essentiel. Un regret qui touche à l’enfance, non pas au sens nostalgique, mais au sens de vérité intérieure. Beaucoup de personnes réalisent qu’elles se sont éloignées de ce qu’elles étaient profondément lorsqu’elles étaient enfants. Non pas de leurs rêves naïfs, mais de leur capacité à ressentir, à s’émerveiller, à savoir instinctivement ce qui leur faisait du bien. L’enfant ne se pose pas la question de savoir si sa vie est cohérente ou acceptable. Il ressent. Il sait. Et cette part-là, avec le temps, a été recouverte par des couches de raisonnable, de logique, d’adaptation. À 50 ans, elle ne disparaît pas. Elle attend. Et lorsqu’on commence à l’écouter à nouveau, quelque chose se remet doucement en mouvement. Et les fameux 5 regrets s’expriment enfin :

  1. Ne pas avoir vécu une vie qui vienne réellement de soi (avoir suivi un chemin dicté par les attentes, la sécurité ou les normes plutôt que par ses élans profonds)
  2. Avoir étouffé ses envies et ses rêves d’enfant (ne pas avoir osé explorer ce qui faisait vibrer, créer, changer, essayer)
  3. Avoir confondu réussite extérieure et alignement intérieur (avoir coché toutes les cases… sans se sentir pleinement vivant)
  4. S’être progressivement déconnecté de soi (ne plus écouter son corps, ses émotions, fonctionner en pilote automatique)
  5. Avoir repoussé sa vraie vie à plus tard (attendre le “bon moment”… qui n’est jamais vraiment venu)

Ce que ces regrets viennent révéler, au fond, n’est pas que la vie a été mal vécue. C’est qu’elle a été vécue selon des repères extérieurs, souvent utiles, parfois nécessaires, mais insuffisants pour nourrir pleinement l’être.

On nous a appris à construire, à réussir, à tenir, mais rarement à nous écouter en profondeur. Or, vivre sereinement, tranquillement, dans une forme de justesse intérieure, n’est pas une vie au rabais. C’est peut-être même l’une des formes les plus abouties de réussite. Une vie où l’on n’a plus besoin de prouver, ni de correspondre, mais simplement d’être en accord avec soi.

Quelques exemples de déconnection

M. a 50 ans, elle a suivi les mêmes études que sa meilleure amie. Or, ce n’était pas elle. Engluée dans une carrière qu’elle croyait « de terrain » et qui s’avère administrative la plupart du temps, elle regrette désormais de ne pas avoir suivi les études d’océanographie qu’elle projetait (« La voie est bouchée » lui avait-on dit). Aujourd’hui il est trop complexe, avec une famille, de revenir en arrière.

S. n’a jamais eu d’attaches. Elle a vécu une vie facile faîte de fiestas et de virées en Espagne et en Grèce. Aujourd’hui elle concède que cette existence n’aurait pas du perdurer au-delà de ses 35 ans. Elle envie ses ami(e)s qui ont construit, possédant une maison, une famille etc. Sa jalousie hurle « Il n’y en a pas assez pour moi » et son énergie : « Je renie mes propres choix ». Ce type d’histoires, en vieillissant, est légion.

B. a eu des parents aimants qui lui ont tout donné. Or il les a toujours considérés comme des faibles gens, des personnes incapables d’avoir une vie « excitante » comme la sienne, faite de voyages, de loisirs etc. A 50 ans, il les accuse d’avoir saboté son existence en l’aidant trop…

Beaucoup de situations du passé, des regrets, font surface à 50 ans. Il convient d’accepter notre passé en accueillant l’avenir de façon favorable et non orientée.

Un réalignement est nécessaire

À ce moment de la vie, il ne s’agit pas de tout remettre en question ou de tout changer. Il s’agit de se réaligner. De revenir progressivement vers ce qui fait sens. De redonner de la place à ses envies, même simples, même tardives. De réhabiliter ce qui, autrefois, semblait irréaliste mais profondément juste. Ce n’est pas un bouleversement spectaculaire. C’est un déplacement intérieur. Et ce déplacement peut transformer profondément la manière de vivre, de ressentir, d’être en relation.

En tant que sophrologue et psychopraticienne à Vichy, j’accompagne ces moments où quelque chose en soi ne veut plus continuer comme avant. Ce ne sont pas des moments de faiblesse. Ce sont des moments de vérité. Et lorsque cette vérité est accueillie, écoutée, accompagnée, elle devient un point de départ. Pas pour devenir quelqu’un d’autre, mais pour redevenir pleinement soi.

La question n’est peut-être pas de savoir si l’on a réussi sa vie. La vraie question, celle qui émerge naturellement à cet âge-là, est beaucoup plus simple et beaucoup plus exigeante à la fois : est-ce que je suis en train de vivre une vie qui me ressemble vraiment ?