Il y a des jours où tout semble fluide…
On avance facilement ! Ces jours-ci sont plutôt bons…
L’énergie est là, le moral suit, les circonstances sont favorables. Dans ces moments-là, agir paraît presque naturel. Positiver également. Tenir sa routine disciplinante pour le mental et le corps paraît évident…
Et puis il y a les autres jours. Il est compliqué d’en parler ! Ce sont ce que vous appelez « les jours de poisse », « les jours de galères » ou encore « les cercles vicieux » et les « séries noires ».
Ceux où le réveil est lourd, avec un fond de migraine…
Où il pleut dehors et dedans. Les souvenirs des dernières vacances se font lointains !
Où le contexte devient compliqué…
Où la motivation s’effondre sans raison claire ou précise.
Où une peine de cœur, une dispute, un problème personnel ou familial prennent toute la place dans l’esprit et remuent les intestins, les papillons dans le ventre, le stress en somme !
Où l’argent manque.
Où les ressources semblent toujours insuffisantes (« Oui je voudrais organiser ceci mais je ne possède pas cela ! »)
Où le corps fatigue, se tend, se courbe, fait mal…
Où la maladie se fait sentir.
C’est précisément là que la discipline commence.
Pas comme une punition.
Pas comme une rigidité froide.
Mais comme une forme profonde de soutien envers soi-même.
La discipline n’est pas la motivation
On croit souvent que les personnes disciplinées sont motivées en permanence.
C’est faux.
Mes clientes me disent : « Oui mais vous Céline, vous êtes jeune, vous êtes motivée, vous êtes une hyperactive mais moi… » En réalité elles ne me voient pas au réveil, parfois assaillie de pensées comme « Trop dur. Je n’y arriverai jamais ! » mais oui je me lève de force, refusant de traîner au lit ou sur un écran, pour me trainer jusqu’à la douche. Après quelques minutes sous l’eau chaude, hop je me sens mieux et je dis et répète mes mantras, mes affirmations sur-mesure, comme celles que je compose pour mes clientes ! Et là tout revient. La hargne de la vie, celle de ne pas se laisser submerger par les distractions, les portables qui sonnent, les demandes multiples. Puis je m’enferme dans mon cabinet et je coupe sonnette et téléphone pour pouvoir me concentrer sur mon administratif, mes dossiers à compléter etc. avant d’accueillir la première cliente de la journée. Cette phase c’est « les coulisses » parce que lorsque j’ouvre la porte, tout cela est déjà derrière. On le voit pas.
La motivation est fluctuante.
Elle monte, elle descend, elle dépend du sommeil, des hormones, de la météo, des émotions, des événements de vie.
La discipline, elle, apparaît quand la motivation disparaît.
Elle dit :
“Je vais faire un petit pas quand même.”
“Je vais continuer, même imparfaitement.”
“Je ne vais pas abandonner la personne que je suis en train de devenir.”
Et parfois, ce petit pas suffit à empêcher l’effondrement intérieur.
Continuer ne veut pas dire se brutaliser
Attention : la discipline saine n’est pas l’auto-violence.
Ce n’est pas se forcer jusqu’à l’épuisement.
Ce n’est pas nier sa souffrance.
Ce n’est pas ignorer son corps ou ses émotions.
Au contraire.
La vraie discipline demande de l’écoute.
De la lucidité.
De la maturité émotionnelle.
Certains jours, “tenir sa discipline”, ce sera :
- faire une promenade de 10 minutes au lieu d’une séance complète ;
- respirer consciemment pendant 3 minutes ;
- répondre à un seul mail ;
- demander de l’aide ;
- manger correctement ;
- se coucher plus tôt ;
- pleurer sans culpabiliser puis reprendre doucement le fil.
La discipline n’est pas forcément spectaculaire.
Elle est souvent discrète, silencieuse, presque invisible.
Mais elle construit quelque chose d’immense : la confiance en soi.
Les périodes difficiles révèlent notre ancrage
Quand tout va bien, il est facile de croire que l’on maîtrise sa vie.
Mais ce sont les périodes complexes qui révèlent nos fondations intérieures.
Quand :
- le cœur est blessé,
- le mental est saturé,
- le corps est fatigué,
- les finances créent de l’angoisse,
- les projets ralentissent,
- l’avenir paraît flou…
Alors chaque petit acte conscient devient un acte de résistance intérieure.
Respirer profondément malgré le stress.
Maintenir une routine minimale.
Continuer à prendre soin de soi même imparfaitement.
Rester présent à sa vie au lieu de s’abandonner totalement au découragement.
Voilà une véritable force.
En sophrologie, on apprend à traverser, pas à fuir
La sophrologie et la relation d’aide ne cherchent pas à fabriquer des humains “toujours positifs”.
Elles apprennent à :
- accueillir ce qui est là ;
- réguler le stress ;
- retrouver de l’espace intérieur ;
- remettre du mouvement quand tout semble figé ;
- reconnecter le corps, le souffle et l’esprit.
Parfois, avancer consiste simplement à ne pas s’arrêter complètement.
Et cela mérite déjà du respect.
Ce que vous faites dans les jours difficiles compte énormément
N’attendez pas d’être parfaitement motivé pour reprendre soin de vous.
N’attendez pas que tout soit aligné pour recommencer.
Les jours faciles entretiennent.
Les jours difficiles transforment.
Alors si en ce moment votre énergie est basse, si votre vie est lourde, si vous traversez une période instable, rappelez-vous ceci :
Vous n’avez pas besoin d’être parfait.
Vous avez seulement besoin de continuer, un pas après l’autre.
Même lentement.
Même maladroitement.
Même fatigué.
Parce que parfois, le plus grand acte de courage consiste simplement à ne pas abandonner sa propre lumière. Continuer de continuer, juste pour voir ce qui viendra après tout en profitant du Maintenant !

