Comment garder toute son énergie face à des personnes malveillantes, malhonnêtes ou opportunistes

En tant que sophrologue et psychopraticienne (relation d’aide), j’accompagne régulièrement des personnes qui se sentent vidées, tendues ou envahies émotionnellement après des échanges avec des individus perçus comme malveillants, malhonnêtes ou opportunistes.

C’est un sujet qui revient régulièrement à mon cabinet, mais également dans les temps de questions-réponses des formations que j’anime.

Oui ces relations toxiques peuvent exister dans la sphère professionnelle, familiale ou sociale, et ont un impact réel sur notre équilibre intérieur.

Il s’agit donc de se préserver et de garder toute son énergie face à elles… Tout en sachant qu’aux yeux de l’autre c’est toujours vous qui êtes dans le tort et que, sur ce point, vous n’obtiendrez jamais gain de cause. En effet, les personnes toxiques, même sous un abord sympathique, concerné et bienveillant, sont incapables d’accepter leur responsabilité dans un problème qu’elles ont souvent créé. Elles minimisent cette responsabilité même si leurs actes sont notés et flagrants. C’est un grand classique.

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de préserver son énergie, sa stabilité émotionnelle et son alignement, sans entrer dans la lutte ou la fuite permanente. Voici quelques clés issues de la sophrologie et de l’écoute du corps.

Comprendre ce qui se joue émotionnellement

Certaines personnes fonctionnent dans des dynamiques de domination, de manipulation ou de manque de respect des limites. Ces dysfonctionnements s’activent lors de peurs, de craintes ou lorsqu’elles veulent à tout prix se sortir d’une situation dans laquelle elles se sont elles-mêmes enlisées… Elles peuvent, souvent inconsciemment, chercher à se nourrir de l’attention, de la réaction émotionnelle ou de la disponibilité des autres. Cela se vérifie notamment dans des phases de rejet (rupture, problèmes financiers, disputes avec des membres de la famille ou de l’entourage). Ces phases de rejet viennent exacerber leur toxicité. Souvent la toxicité remonte à loin.

Lorsque nous réagissons par la colère, la culpabilité ou la justification excessive, nous dépensons beaucoup d’énergie face aux personnes toxiques.

La première étape consiste donc à prendre conscience de ce qui se joue en nous, de nos émotions et de nos zones de sensibilité. Il faut SE CHOISIR SOI en premier lieu.

Revenir à soi : l’ancrage comme base de protection

En sophrologie, l’ancrage est fondamental. Plus vous êtes présent à votre corps et à vos sensations, moins vous êtes perméable aux tensions extérieures.

Exercice d’ancrage simple :

  • Installez-vous debout ou assis confortablement
  • Portez votre attention sur vos pieds en contact avec le sol
  • Respirez calmement en imaginant que votre souffle descend le long de vos jambes

En quelques respirations, le corps retrouve stabilité et sécurité.

Poser des limites claires et respectueuses

Les personnes opportunistes testent souvent vos limites. Elles utilisent la violence verbale et l’énervement pour vous manipuler. Apprendre à dire non, à poser un cadre ou à prendre du recul est un acte essentiel de respect envers soi-même.

La sophrologie aide à renforcer la posture intérieure : se sentir légitime, à sa place, et capable de se protéger sans agressivité.

Ne pas alimenter la charge émotionnelle

Plus une interaction génère de réactions émotionnelles fortes, plus elle devient énergivore. Rester calme, respirer consciemment et répondre de manière posée permet de désamorcer la dynamique conflictuelle. Vous avez vos projets à mener à bien et c’est le moment de rester ultra concentré. La plupart des toxiques sont en fait jaloux de la position que vous occupez. Ce peut-être le statut de mère, d’épouse (ou de père et d’époux), celui de professionnel de votre domaine, le statut de propriétaire ou d’artiste, bien souvent la personne toxique imagine que vous avez mieux réussi qu’elle et cherche à freiner vos avancées, parfois de manière inconsciente. Si elle pratique les mêmes disciplines que vous ou agit dans le même domaine, elle cherchera à vous faire douter ou en tout cas à vous pousser à vous distancier vous-même de ce qui vous anime et vous donne satisfaction. Un seul mot d’ordre : Ne pas prêtez attention (« je me choisis moi-même »), vous distancier d’elle (ne plus communiquer) et surtout Continuer de continuer ce en quoi vous excellez ou continuer d’avancer sur vos projets.

Choisir de ne pas réagir immédiatement est souvent une grande source d’économie d’énergie.

Se libérer après une interaction difficile

Après un échange éprouvant avec une personne toxique, il est important de ne pas garder en soi ce qui ne nous appartient pas.

Exercice de libération :

  • Fermez les yeux
  • Inspirez profondément
  • À l’expiration, imaginez que vous relâchez les tensions, les paroles ou les émotions reçues

Visualisez-vous plus léger, recentré.

Nourrir ses ressources intérieures

Plus vous développez le calme, la confiance et la sécurité intérieure, moins l’extérieur peut vous atteindre. La sophrologie permet de renforcer cet espace intérieur stable, véritable refuge en cas de relations difficiles.

C’est malheureux à dire mais les personnes toxiques envient chez les autres tout ce qu’elles-mêmes ne peuvent posséder ; la simplicité de communication, le calme, la motivation, la concentration. Lorsque vous vibrez haut sans rien perturber de votre routine les toxiques s’éloignent naturellement. La confrontation de leurs basses vibrations et des vôtres est insupportable car elle suscite chez eux une douloureuse comparaison…

Conclusion

Garder son énergie face à des personnes malveillantes ou opportunistes n’est pas une question de confrontation, mais de présence à soi, de conscience et de limites justes.

Prendre soin de son énergie, c’est préserver son équilibre émotionnel et son bien-être au quotidien.

La sophrologie offre des outils simples et puissants pour rester aligné, centré et serein, quelles que soient les circonstances.

Vous souhaitez en savoir davantage sur la psychopratique ou la sophrologie ? N’hésitez pas à me contacter.

Dire non sans s’expliquer : l’art de ne pas rentrer dans le rang

(pour compléter l’article précédent)

Lorsqu’une personne comprend qu’elle ne rentrera jamais dans le moule attendu par son entourage, en plus des pressions pour la faire renoncer une difficulté apparaît : comment l’exprimer sans créer de conflit permanent. Face aux pressions répétées, l’enjeu n’est plus de convaincre, mais de se préserver.

La première étape consiste à cesser de se justifier. Plus vous argumentez vos choix, plus vous offrez de prises à ceux qui cherchent à vous ramener dans le rang. Une réponse brève, neutre et constante — « Cela me convient ainsi », « J’ai fait ce choix en conscience » — suffit. La stabilité de votre posture est plus éloquente que n’importe quel discours.

La distance se crée aussi par le silence sélectif. Tout ne mérite pas d’être partagé, surtout lorsque vos projets deviennent des sujets de débat ou de jugement. Se taire n’est pas mentir, c’est choisir ce que l’on protège.

Enfin, exprimer discrètement son refus passe par l’incarnation. Continuer à avancer, à vivre selon ses valeurs, sans provocation ni revendication, envoie un message clair : vous êtes déjà ailleurs. Et face à cette cohérence tranquille, les pressions finissent souvent par perdre leur force.

Quand l’épanouissement de l’autre dérange : ces proches qui veulent vous faire rentrer dans le rang…

Par Céline Baron, sophrologue et psychopraticienne à Vichy

Il existe des situations quasiment cliniques du quotidien qui, bien que banales en apparence, disent énormément de la psyché humaine… Elles ne relèvent pas de la pathologie lourde à proprement parlé, mais plutôt de ces mécanismes subtils, souvent inconscients, par lesquels certaines personnes tentent de freiner, de contrôler ou de saboter l’élan vital d’un proche. Très souvent, cela se cristallise autour du travail, du statut social ou de l’autonomie à la fois financière et personnelle.

Pourquoi ? Parce que le travail n’est jamais qu’un travail. Il est un marqueur identitaire, un miroir narcissique et surtout… un révélateur de peurs profondes souvent puissamment ancrées. Prenons 3 exemples véridiques.

La belle-mère et la peur de la liberté

Prenons le premier exemple.
Une belle-mère rencontre sa belle-fille alors que celle-ci est salariée d’une grande entreprise. Elle gagne très bien sa vie, le statut est rassurant, socialement validé. Il y a une reconnaissance qui se met en place automatiquement. « Avec une femme bien pourvue financièrement, mon fils travaillera moins et préservera sa santé » est à la base de la réflexion de la belle-mère. Pourtant, le burn-out chez la belle-fille est visible, presque criant. Cela ne pose pas de problème majeur : la souffrance est acceptable tant qu’elle entre dans une norme connue.

Lorsque cette belle-fille décide de se mettre à son compte, tout change. Pendant dix ans, la belle-mère multiplie les remarques, les pressions, les sous-entendus. Le message implicite est toujours le même : « Tu te trompes. Tu vas échouer. Reviens vite dans le cadre. »

Pourquoi la coupure psychique — et parfois relationnelle — est nécessaire

Dans ce type de configuration, la coupure des ponts n’est pas une fuite, mais une mesure de protection psychique. Lorsque la belle-fille fait face à une belle-mère toxique, intrusive et jalouse, maintenir une relation régulière entretient un terrain conflictuel permanent. Chaque échange devient une occasion de remise en question, de critique ou de tentative de contrôle.

Couper totalement les ponts permet, dans un premier temps, de faire retomber la charge émotionnelle, de désamorcer l’escalade et de redonner à la belle-fille un espace intérieur respirable. Sans stimulus, la dynamique toxique perd de sa force.

Cependant, dans la réalité clinique, on observe souvent que lorsque les rencontres reprennent, même de façon ponctuelle ou contrainte, le sujet problématique refait surface. Pourquoi ? Parce que la belle-mère n’a pas changé de position psychique. Elle n’est pas dans la relation, mais dans la comparaison et la rivalité.

La nécessité d’une posture totalement distanciée

Face à ce constat, la belle-fille ne peut plus espérer un échange apaisé basé sur la transparence ou la bonne foi. Elle doit adopter une posture de distance émotionnelle totale.

Cela implique concrètement :

  • ne pas parler de ses projets professionnels,
  • ne pas évoquer ses réussites,
  • ne pas mentionner ses acquisitions matérielles,
  • ne pas entrer dans des discussions personnelles.

Cette retenue n’est ni de la froideur ni du mépris. Elle est une stratégie de neutralisation.

La jalousie comme moteur caché

Dans ce cas précis, la jalousie est palpable. Malgré son statut de freelance — souvent perçu comme instable ou inférieur par les générations plus anciennes — la belle-fille a réussi très jeune à devenir propriétaire de deux biens immobiliers. Cette réussite vient heurter de plein fouet la représentation que la belle-mère se fait de la “réussite légitime”.

Ce décalage crée une blessure narcissique :
« Elle ne respecte pas les règles, et pourtant elle réussit. »

Incapable d’intégrer cette réalité, la belle-mère cherche alors à :

  • minimiser les succès,
  • discréditer les choix,
  • s’immiscer dans la gestion des biens,
  • poser des questions intrusives sous couvert d’intérêt.

Ce comportement n’est pas de la curiosité : c’est une tentative de reprendre la main sur ce qui lui échappe.

Pourquoi le silence est la meilleure réponse

Face à une personne qui fonctionne sur la comparaison et l’envie, l’information devient une arme contre vous. Chaque détail partagé nourrit la critique, l’ingérence ou la dévalorisation.

Taire ses projets et ses possessions n’est donc pas un manque de sincérité, mais une frontière psychique claire :

Ce qui me construit ne te regarde pas.

La distance protège là où le dialogue échoue. Lorsqu’une relation est structurée autour de la rivalité, de la jalousie et du besoin de contrôle, aucune pédagogie ne suffit. La seule issue saine est le retrait, puis la neutralité.

La belle-fille n’a pas à se justifier de sa réussite, ni à rassurer une insécurité qui ne lui appartient pas.
Son silence devient alors un acte de maturité psychique et de préservation de soi.

Se protéger n’est pas rompre le lien par violence.
C’est refuser de continuer à s’abîmer dans une relation qui ne respecte pas votre place.

Pourquoi cette obstination ?

Parce que l’indépendance de l’autre agit comme un déclencheur d’angoisse. Elle vient questionner des choix anciens, parfois subis. Elle met en lumière ce que la belle-mère n’a pas osé faire, ou n’a pas cru possible pour elle-même. L’objectif n’est pas réellement le bien-être de la belle-fille, mais la restauration d’un équilibre interne : si l’autre renonce, alors mes propres renoncements redeviennent supportables.


La “bonne copine” qui empêche l’envol

Autre scène, autre décor. Une jeune fille de 20 ans, en terminale, avec son permis de conduire. Ses parents souhaitent lui offrir une voiture pour l’aider à gagner en confiance et en autonomie. Ils demandent l’avis de sa meilleure amie.

La réaction est violente : « Elle n’en a pas besoin, c’est ridicule. » Et tout est fait pour faire échouer le projet.

Ici encore, le refus n’est pas rationnel. Il est émotionnel et comparatif. Voir l’autre avancer, gagner en liberté, recevoir du soutien parental, peut réveiller un sentiment d’injustice, de jalousie ou d’insécurité. L’amitié devient alors un terrain de rivalité inconsciente.

Aider l’autre à rester “à sa place” permet de maintenir une proximité rassurante : si tu n’avances pas, je ne suis pas en retard.

Réécriture

Les deux jeunes femmes sont issues d’un milieu social comparable, une classe moyenne modeste. Toutefois, celle qui a vingt ans bénéficie de parents qui, après deux échecs au baccalauréat, ont pris conscience de ses fragilités. Ils ont alors choisi de changer de posture, en lui offrant davantage de soutien, d’encouragement et de présence.
L’autre jeune fille, bien que jouissant d’une plus grande liberté de mouvement, grandit au sein d’une fratrie nombreuse. Ses parents, empêchés de travailler pour des raisons médicales, sont accaparés par des préoccupations de survie quotidienne, laissant peu de place à l’accompagnement scolaire ou émotionnel de leurs adolescents.
Cette différence de soutien parental crée un écart invisible mais déterminant.
Là où l’une reçoit réparation et reconnaissance, l’autre compose avec un sentiment de manque.
La jalousie naît souvent moins de ce que l’autre possède que de ce qui nous a fait défaut.
Et c’est précisément ce manque non reconnu qui alimente les réactions de rejet ou de sabotage.


La voisine, l’artiste… et le retournement final

Dernier exemple : une artiste vit et crée dans son atelier. Une voisine insiste lourdement pour lui “trouver un vrai travail”. Malgré les refus, les remarques continuent, parfois déguisées en conseils bienveillants.

Cinq ans plus tard, ironie clinique : la voisine se met elle aussi à son compte, dans un domaine proche.

Ce scénario est fréquent. Il illustre un mécanisme de projection : ce que je critique chez l’autre est souvent ce que je désire secrètement, mais que je n’ose pas encore assumer. Tant que je n’ai pas franchi le pas, je dois discréditer celui qui l’a fait, pour apaiser ma dissonance interne.


Que nous apprennent ces situations ?

Ces histoires nous enseignent plusieurs choses fondamentales :

  1. L’épanouissement dérange plus que la souffrance.
    Une personne malheureuse mais conforme rassure davantage qu’une personne libre et alignée.
  2. Les pressions ne parlent jamais de vous, mais de l’autre.
    Elles révèlent ses peurs, ses regrets, ses croyances limitantes.
  3. Changer de statut, c’est bousculer un système.
    Famille, amitiés, voisinage fonctionnent souvent sur des équilibres implicites. Toute évolution individuelle vient les perturber.

Pourquoi faut-il parfois taire ses projets et son statut ?

En tant que psychopraticienne, je le dis clairement :
Tout le monde n’a pas la maturité émotionnelle pour entendre vos projets.

Partager trop tôt expose à :

  • des critiques qui fragilisent,
  • des peurs projetées qui contaminent,
  • des tentatives conscientes ou non de sabotage.

Le silence, ici, n’est pas de la dissimulation. C’est une hygiène psychique. Protéger un projet, c’est lui laisser le temps de s’enraciner avant de l’exposer aux vents contraires.

Il ne s’agit pas de se couper des autres, mais de choisir à qui l’on confie son devenir.


En conclusion

Lorsque quelqu’un cherche obstinément à vous faire changer de voie, demandez-vous non pas « Ai-je tort ? », mais plutôt :
« Qu’est-ce que ma liberté vient réveiller chez cette personne ? »

Votre épanouissement n’est pas une provocation.
Il est simplement un miroir. Et tout le monde n’est pas prêt à s’y regarder.

Ces 4 piliers que respectent les gens qui sont heureux quelle que soit leur situation

Dans mon cabinet et plus particulièrement en coaching en suppression des croyances limitantes, je rencontre depuis 1999 des personnes issues de tous horizons. Certaines arrivent épuisées, en perte totale de repères, convaincues que leur situation explique leur mal-être. Celles-ci essayent de tout changer, elles projettent souvent de « changer de vie » de manière radicale sans jamais y parvenir. D’autres, au contraire, traversent des épreuves importantes et dégagent pourtant une stabilité, une forme de paix intérieure qui intrigue. Avec le recul de toutes ces années d’exercice en relation d’aide, entre sophrologie et psychologie appliquée, à mon cabinet, dans les formations que j’assure ou à l’hôpital, j’ai observé que les gens qui sont heureux, quelle que soit leur situation, respectent toujours les mêmes fondations. J’appelle cela quatre piliers essentiels pour aller mieux durablement.

Mesurer sa responsabilité intérieure

Le premier pilier que je constate est la responsabilité intérieure. Les personnes qui vont bien ne nient pas les difficultés, mais elles cessent de se définir uniquement à travers elles. Elles ne confondent pas ce qui leur arrive avec ce qu’elles sont. Dans mon cabinet de sophrologue sur Vichy, j’entends souvent au début des phrases comme « je suis stressé », « je suis anxieux », « je suis nul ». Au fil de l’accompagnement, quand ce pilier se remet en place, le langage change. Elles disent « je traverse du stress », « je vis une période compliquée ». Cette nuance est capitale sur le plan psychologique. Elle redonne du pouvoir intérieur. En sophrologie, je travaille beaucoup cette distinction, car elle permet de reprendre la responsabilité de son mieux-être sans se culpabiliser. On ne traverse pas une période « à vide » mais on est en « transition ». De la transition naîtra une situation moins perturbante, moins exigeante, si on prend conscience de notre évolution.

Décider de la Qualité de la relation qu’on s’instaure à soi-même

Le deuxième pilier est la Qualité même de la relation à soi. Les personnes heureuses, même dans l’adversité, ont une capacité que je reconnais immédiatement en séance : elles s’écoutent. Elles respectent leurs signaux corporels, émotionnels et mentaux. À l’inverse, beaucoup de personnes que j’accompagne à Vichy se sont longtemps coupées d’elles-mêmes pour tenir, pour faire face, pour ne pas déranger. Elles cherchent à se surpasser pour obtenir une forme de « validation » extérieure qui n’est jamais suffisante. En coaching et en sophrologie, je vois combien le simple fait de réapprendre à ressentir, à respirer, à se poser change profondément l’état intérieur. Aller mieux commence presque toujours par cette réconciliation avec soi, qui est au cœur de la relation d’aide que je propose depuis plus de vingt-cinq ans. Je vous donne un simple exemple me concernant : je présente de nombreuses allergies qui me fatiguent (graminées, pollens, poussières, allergies croisées etc.) Ces allergies ont dégradé ma qualité de vie jusqu’à ce que je m’accorde deux fois 20 minutes de méditation par jour. Le calme et la vacuité m’aident à me sentir mieux. Mon taux d’histamine a tendance à baisser avec la détente. S’écouter est important.

Donner du sens à certains évènements mais refuser d’accorder de l’énergie à d’autres

Le troisième pilier est le sens donné à ce qui est vécu. Je remarque que les personnes durablement équilibrées ne cherchent pas forcément des explications parfaites, mais elles cherchent une cohérence. Elles se demandent moins « pourquoi moi ? » que « qu’est-ce que je peux faire de ce que je vis ? ». Dans mon approche de sophrologue sur Vichy, j’intègre cette dimension de sens, très proche de la psychologie existentielle, sans jamais imposer de réponse toute faite. Quand une personne commence à relier son vécu à ses valeurs, à ce qui compte vraiment pour elle, l’énergie revient. Même une situation difficile devient alors un terrain de transformation plutôt qu’un mur infranchissable. Je vous donne un exemple : il est important de noter que l’échec d’une relation amoureuse, par exemple, a son sens propre : ce n’était pas la bonne personne, ce n’était pas le bon moment, vous n’étiez pas alignés, tout était trop complexe pour s’avérer épanouissant… Vous pouvez chercher un sens à un tel évènement. Par contre repenser sans cesse à un échec passé n’a pas de sens… Ici vous pouvez choisir de « ne plus accorder aucune attention » à cet évènement.

La Qualité des liens

Le quatrième pilier est la qualité des liens. C’est un point central que je constate depuis mes débuts en 1999. Les personnes qui vont bien savent demander de l’aide, poser des limites et s’entourer de relations soutenantes. Elles ne restent pas seules avec leur souffrance. Beaucoup de personnes arrivent dans mon cabinet après avoir tout essayé seules. La sophrologie et le coaching offrent justement un espace sécurisé de relation d’aide, où l’on peut déposer, comprendre et reconstruire. Sur le plan psychologique, le lien est un facteur majeur d’apaisement et de régulation émotionnelle. C’est aussi pour cela que je crois profondément à l’accompagnement humain, incarné, et pas uniquement aux solutions rapides ou standardisées. Entre mes 20 ans et mes 30 ans j’ai été très entourée. J’avais plusieurs groupes d’amis, je devenais souvent proche des gens avec qui j’intervenais en entreprise ou à l’hôpital, des autres auteurs de ma maison d’édition etc. Vers 40 ans j’avais considérablement resserré mes cercles d’amis. Aujourd’hui, à 50 ans, en ayant entendu durant presque 30 ans des propos comme « et pourquoi tu ne deviendrais pas salariée comme tout le monde ? » ou « mais à quoi ça te sert d’écrire des livres ? », je ne m’entoure plus que de personnes soutenantes et encourageantes. Je préfère entendre : « 27 ans à ton compte, tu es vraiment faite pour ça ! » que l’inverse qui me fatigue et auquel je ne réponds, de toute façon, plus ! Dans tous les projets s’entourer de personnes compétentes et positives est la simple base !

Si je partage aujourd’hui ces quatre piliers, c’est parce que je les vois se mettre en place, séance après séance, chez les personnes que j’accompagne à Vichy. Mon métier de sophrologue ne consiste pas à promettre une vie sans problèmes, mais à aider chacun à développer ces bases intérieures qui permettent d’aller mieux, quelles que soient les circonstances. Mon expérience en coaching et en relation d’aide me permet d’adapter chaque accompagnement à la personne, à son histoire et à ses objectifs.

Si vous ressentez que votre situation actuelle ne reflète pas qui vous êtes profondément, si vous aspirez à retrouver de la stabilité, du sens et une meilleure relation à vous-même, alors il est probablement temps de vous faire accompagner. En tant que sophrologue sur Vichy, et en tant que consultante en bien-être engagée depuis 1999 dans une approche respectueuse, humaine et ancrée dans la psychologie du quotidien, je sais combien ces quatre piliers peuvent transformer une vie. Aller mieux n’est pas un luxe, c’est un apprentissage, et je suis là pour vous y accompagner. Belle année 2026 à mes clients et lecteurs !

Bien-être en France : comment faire face au stress, à l’anxiété et aux autres enjeux d’une époque tourmentée ?

Aujourd’hui, de plus en plus de français·es vivent et expérimentent un climat psychologique totalement tendu : incertitudes économiques, inquiétudes pour l’avenir, surcharge mentale, responsabilités familiales… Ces éléments pèsent sur le moral collectif. Une étude récente montre que la perception de bien-être en France a légèrement diminué en 2025, avec une proportion significative de personnes déclarant une détresse psychologique au cours de l’année passée (Ifop). Personnellement, avec tout ce que j’entends et devine chez mes clients je suis étonnée que le bien-être ait seulement « in peu diminué » car selon moi nous assistons à un recul majeur. Je suis installée sur Vichy depuis 8 ans – auparavant je travaillais, depuis 1999, sur la région parisienne – et je n’ai jamais reçu des gens aussi déprimés et chargés mentalement qu’à l’heure actuelle.

Ce contexte n’est pas surprenant. Entre pressions sociales, responsabilités familiales et exigences professionnelles, la gestion du stress et de l’anxiété devient un défi au quotidien pour beaucoup. Il y a aussi la pression constante du tout-numérique. Si vous avez un service en ligne ou si vous louez votre résidence secondaire vous savez que nous ne pouvons plus faire sans le système des « notifications » qui tombent à tout heure… Cela ajoute un stress conséquent à une charge mentale déjà prépondérante. Mais bonne nouvelle : le mouvement vers des approches de bien-être global et intégré n’a jamais été aussi fort.


Des pratiques de bien-être en plein essor

Le développement personnel et les approches de bien-être ont pris une place importante dans la vie des Français·es. Beaucoup intègrent désormais des pratiques comme la méditation, la respiration consciente, l’hypnose ou la sophrologie dans leurs routines pour réduire le stress et rester centrés.

Ces pratiques ne sont plus simplement des “tendances”, elles répondent à un besoin réel :

  • une quête de sens
  • une gestion du stress plus efficace
  • un renforcement de l’estime de soi
  • une meilleure relation à son corps et à ses émotions

La sophrologie, l’hypnose et le coaching — en particulier lorsqu’ils sont utilisés ensemble dans une approche holistique du bien-être — permettent d’allier corps, émotions et cognitions pour traverser les périodes difficiles avec plus de ressources intérieures.


Intégrer la santé mentale dans notre quotidien

Les chiffres montrent aussi que la santé mentale est un sujet de plus en plus présent, avec une demande croissante pour des solutions accessibles, locales et personnalisées. Que ce soit en cabinet ou via des outils numériques, les Français·es cherchent des repères pour mieux vivre le présent, gérer la charge émotionnelle et renforcer leur résilience (Statista).

La sophrologie, la pleine conscience et d’autres approches corporelles permettent de :

  • calmer l’hyper-vigilance mentale
  • réduire les pensées anxieuses
  • améliorer la qualité du sommeil
  • développer la clarté mentale
  • renforcer la confiance en soi

Pourquoi un accompagnement personnalisé fait la différence

Dans un environnement où l’information circule vite (applications, vidéos, mini-formations), il est parfois difficile de distinguer ce qui est vraiment utile de ce qui est superficiel. Un accompagnement en cabinet offre une écoute attentive et une progression structurée, adaptée à chaque personne.

Contrairement à une pratique autodidacte, travailler avec un professionnel permet de :

  • comprendre la source profonde des difficultés
  • développer des stratégies internes durables
  • bénéficier d’un espace sécurisé pour changer
  • avancer à son rythme, avec bienveillance

Cela correspond à une tendance forte de notre époque : rechercher une compréhension profonde et globale de soi, plutôt qu’une réponse immédiate, souvent superficielle et peu durable. Il y a également un véritable travail à mener autour de la notion de sens.

Nos grands-parents, avant-guerre, défendaient une patrie. Après la guerre, ils reconstruisaient un pays par leur travail. Aujourd’hui, le travail est largement dévalorisé. Il ne joue plus le rôle structurant qu’il avait autrefois.

Lorsque j’étais aux États-Unis il y a deux ans, j’ai rencontré une jeune vendeuse de 27 ans. Titulaire de l’équivalent d’un bac +2 en commerce, elle travaillait comme vendeuse dans une enseigne de bijoux très connue. Sa rémunération ? L’équivalent de 2 700 euros nets… pour un mi-temps. Quand je compare avec les salaires des vendeuses à temps plein en France, dans les grandes enseignes, je comprends profondément leur désespoir.

Aujourd’hui, le travail ne suffit plus à combler les besoins essentiels. Notre jeunesse — mais aussi les moins jeunes — expérimente de plein fouet les limites des bas et moyens salaires. Il devient alors nécessaire de trouver une raison de se dépasser, ou au moins des ressources pour rester positifs ailleurs.

Aller en soi, se reconnecter à son enfant intérieur, choisir parfois une carrière plus simple, mais moins lourde et moins pesante : ce sont là quelques-unes des pistes que nous explorons ensemble au sein de mon cabinet.

À mon compte depuis 1999, j’ai également travaillé un temps dans la Fonction Publique Hospitalière, que j’ai quittée par choix. J’ai choisi le Vivant : l’institutionnel figé n’était pas à ma mesure. Parfois, il vaut mieux travailler moins, gagner moins, mais être en accord avec ses valeurs fondamentales. Pour ma part, il s’agit de la liberté : liberté de choix, d’action, de mouvement — une liberté largement facilitée par mon statut de thérapeute indépendante.

Nous explorons aussi des histoires de vie. Rien n’est jamais copié-collé. Chaque être est unique, porteur de sa propre vibration. Mais tous les êtres humains, à un moment donné, ressentent le besoin de se déconnecter, de revenir à leurs racines profondes, de se régénérer.


À Vichy et autour : une approche intégrée pour vous accompagner

À Vichy, je propose un accompagnement qui met en synergie :

  • la sophrologie pour la présence corporelle et émotionnelle
  • l’hypnose pour les processus profonds de changement
  • le coaching pour clarifier et atteindre vos objectifs personnels et professionnels
  • la psychopraticien pour les accompagnements plus thérapeutiques

Mon objectif est de vous aider à traverser les défis d’aujourd’hui — stress, angoisse, manque de sens, périodes de transition — avec des outils efficaces, validés, et adaptés à votre quotidien.


Conclusion : prendre soin de soi, ici et maintenant

Dans une société où le bien-être est de plus en plus associé à des pratiques globales, la sophrologie, la psychopraticien, l’hypnose et le coaching s’imposent comme des solutions solides pour gérer le stress, renforcer la confiance en soi, et reprendre le contrôle de sa vie.

Si vous traversez une période de doute, de surcharge émotionnelle ou de manque de direction, n’hésitez pas à venir en parler.
La santé mentale et le bien-être ne sont pas des luxes — ils sont essentiels.


Sophrologie pour enfants à Vichy : apaiser les angoisses liées aux peurs de guerre mondiale

De nombreux parents constatent une augmentation de l’anxiété chez les enfants même dans une ville paisible comme Vichy. L’actualité internationale, marquée par les conflits armés, les tensions géopolitiques et les discours sur une possible guerre mondiale, peut générer des peurs profondes chez les plus jeunes. Même lorsqu’ils ne sont pas directement exposés aux informations, les enfants ressentent l’inquiétude ambiante. Elle devient, ces dernières semaines de plus en plus palpables.

La sophrologie pour enfants à Vichy propose un accompagnement doux et sécurisant pour aider les enfants à mieux vivre ces angoisses et à retrouver un apaisement émotionnel durable.

Les angoisses des enfants face à la guerre : une réalité de plus en plus fréquente

Les enfants vivant à Vichy et dans l’agglomération vichyssoise ne sont pas épargnés par les inquiétudes liées au contexte mondial. Les peurs peuvent se manifester de différentes façons :

  • peur que la guerre arrive en France ou à Vichy
  • inquiétude excessive pour la sécurité des parents et de la famille
  • cauchemars, troubles du sommeil, réveils nocturnes
  • maux de ventre, maux de tête sans cause médicale
  • agitation, colère, tristesse ou repli sur soi
  • questions répétées sur la mort, la destruction ou l’avenir

Ces réactions sont normales, mais lorsqu’elles deviennent envahissantes, un accompagnement peut être bénéfique.

La sophrologie pour enfants à Vichy : une approche douce et adaptée

La sophrologie est particulièrement adaptée aux enfants car elle respecte leur rythme et leur sensibilité. À Vichy, les séances de sophrologie pour enfants s’appuient sur des exercices simples, ludiques et accessibles, favorisant le calme et la sécurité intérieure.

La sophrologie permet à l’enfant de :

  • mieux respirer pour apaiser le stress
  • relâcher les tensions corporelles
  • exprimer ses émotions sans jugement
  • renforcer le sentiment de protection et de confiance
  • revenir à l’instant présent lorsque l’imaginaire devient anxiogène

L’enfant apprend progressivement qu’il possède en lui des ressources pour se calmer, même face à des informations inquiétantes.

Aider l’enfant à se sentir en sécurité à Vichy et ici et maintenant

L’un des objectifs majeurs de la sophrologie enfants à Vichy est d’aider l’enfant à distinguer ce qu’il entend dans le monde de ce qu’il vit réellement dans son quotidien. Grâce à la visualisation positive et à des exercices corporels adaptés, l’enfant peut :

  • se reconnecter à son environnement sécurisant
  • renforcer son sentiment de stabilité
  • apaiser les peurs liées à l’avenir
  • retrouver un espace intérieur de calme

La sophrologie ne cherche pas à nier la réalité, mais à offrir à l’enfant des repères rassurants dans un monde parfois perçu comme menaçant.

L’accompagnement des parents à Vichy

À Vichy comme ailleurs, les parents sont souvent eux-mêmes impactés par l’actualité anxiogène. La sophrologie peut également les accompagner en leur donnant des clés pour :

  • répondre aux questions de leur enfant avec justesse
  • adopter une communication rassurante
  • limiter l’exposition aux informations anxiogènes
  • mettre en place des rituels de calme à la maison

Lorsque l’enfant sent que l’adulte est présent, stable et à l’écoute, son anxiété diminue naturellement.

Quand consulter un sophrologue pour enfant à Vichy ?

Il est conseillé de consulter un sophrologue à Vichy spécialisé dans l’accompagnement des enfants lorsque :

  • les peurs liées à la guerre deviennent persistantes
  • l’enfant ne parvient plus à s’endormir sereinement
  • l’anxiété impacte l’école ou les relations sociales
  • les parents se sentent démunis face aux angoisses

La sophrologie pour enfants est une méthode douce, non invasive et respectueuse du développement émotionnel de l’enfant.

Offrir aux enfants de Vichy des outils pour grandir sereinement

Dans un contexte mondial incertain, apprendre à gérer ses émotions dès l’enfance est une véritable ressource. La sophrologie pour enfants à Vichy aide les plus jeunes à construire un sentiment de sécurité intérieure, essentiel pour leur équilibre émotionnel.

Accompagner les angoisses liées aux peurs de guerre mondiale, c’est permettre à l’enfant de grandir plus sereinement, en confiance et avec des outils qu’il pourra utiliser tout au long de sa vie.

Sophrologie, hypnose et psychopratique à Vichy, Cusset et Bellerive-sur-Allier : un accompagnement global pour votre bien-être

Dans un monde où le stress, l’anxiété et la surcharge mentale prennent de plus en plus de place, de nombreuses personnes recherchent des solutions naturelles et efficaces pour retrouver un équilibre de vie. À Vichy, Cusset et Bellerive-sur-Allier, la sophrologie, l’hypnose et la psychopratique offrent une approche complémentaire et personnalisée du mieux-être.

La sophrologie : une méthode douce pour mieux vivre au quotidien

La sophrologie est une méthode psychocorporelle qui associe respiration, détente musculaire et visualisation positive. Elle permet de développer une meilleure conscience de soi, d’apaiser le mental et de renforcer les ressources intérieures.

À Vichy, ville thermale reconnue pour sa tradition de bien-être, la sophrologie s’inscrit naturellement dans une démarche globale de prévention et d’accompagnement. Que vous habitiez Cusset ou Bellerive-sur-Allier, la sophrologie peut vous aider à :

  • gérer le stress et l’anxiété
  • améliorer le sommeil
  • renforcer la confiance en soi
  • mieux vivre les émotions
  • se préparer à un événement (examen, prise de parole, changement de vie)

Les séances de sophrologie s’adressent aussi bien aux adultes qu’aux adolescents et peuvent être adaptées aux besoins spécifiques de chacun.

Hypnose et sophrologie : une alliance puissante

L’hypnose est une approche thérapeutique qui permet d’accéder à l’inconscient afin de favoriser des changements profonds et durables. Combinée à la sophrologie, elle offre un accompagnement encore plus complet.

Dans la région de Vichy – Cusset – Bellerive-sur-Allier, de plus en plus de personnes se tournent vers l’hypnose pour travailler sur :

  • les blocages émotionnels
  • les peurs et phobies
  • les comportements limitants
  • les addictions (tabac, alimentation émotionnelle, etc.)

L’hypnose et la sophrologie se complètent parfaitement : la sophrologie renforce l’autonomie et la conscience corporelle, tandis que l’hypnose agit plus en profondeur sur les mécanismes inconscients.

La psychopratique : une écoute active et bienveillante

La psychopratique repose sur une relation d’aide basée sur l’écoute, l’échange et l’accompagnement du vécu émotionnel. Elle permet de mieux comprendre ses schémas de fonctionnement, de donner du sens à ses difficultés et d’avancer vers un mieux-être durable.

En psychopratique, les séances offrent un espace sécurisant pour déposer ce qui pèse, que l’on vive à Vichy, Cusset ou Bellerive-sur-Allier. Cette approche est particulièrement indiquée pour :

  • traverser une période de transition ou de crise
  • mieux gérer les relations personnelles ou professionnelles
  • retrouver une stabilité émotionnelle
  • renforcer l’estime de soi

Un accompagnement personnalisé à Vichy, Cusset et Bellerive-sur-Allier

Chaque personne est unique, c’est pourquoi l’accompagnement en sophrologie, hypnose et psychopratique est toujours personnalisé. Après un premier échange, les séances sont adaptées à vos objectifs, votre rythme et votre situation personnelle.

Choisir un accompagnement local à Vichy, Cusset ou Bellerive-sur-Allier, c’est bénéficier d’une proximité, d’un suivi régulier et d’une relation de confiance, essentielle pour un travail thérapeutique de qualité.

Pourquoi consulter en sophrologie et hypnose dans l’agglomération vichyssoise ?

La région de Vichy est historiquement tournée vers la santé et le bien-être. Intégrer la sophrologie, l’hypnose et la psychopratique dans votre parcours personnel, c’est faire le choix d’une approche humaine, respectueuse et tournée vers l’autonomie.

Que vous soyez en quête de mieux-être, de changement ou simplement d’un espace pour vous recentrer, ces pratiques peuvent vous accompagner durablement sur le chemin de l’équilibre.

Quand un geste minuscule raconte une histoire entière

Comprendre un attachement anxieux-désorganisé et la fonction cachée d’un “tic”

Il existe des comportements qui semblent insignifiants.
Un geste répétitif.
Une manie étrange.
Une obsession venue de nulle part, et qui pourtant nous accompagne toute une vie !

Pendant longtemps, la femme dont je raconte ici l’histoire – une histoire anonymisée, comme on en rencontre souvent en relation d’aide – a pensé qu’elle avait simplement un tic. Rien qu’un petit mouvement des doigts autour des yeux, une manière de provoquer des sensations visuelles ou de recueillir des mucosités lacrymales. Une habitude héritée de l’enfance, dirait-on. En réalité, ce geste était la trace intacte d’un passé émotionnel qui n’avait jamais trouvé de mots. Le message, probablement trop douloureux, ne parvenait pas à se frayer un chemin par le biais d’une communication linguistique.

L’enfance, le mensonge protecteur et la fracture secrète

Tout commence dans une famille aimante mais imprévisible.
L’enfant est confiée chaque jour à ses grands-parents, entourée, choyée, portée par une relation fusionnelle à sa grand-mère. L’enfant est entourée, la grand-mère a des fils et des filles jeunes adultes, elle garde des petits en tant qu’assistante maternelle.
Puis, soudain, le monde se déchire : la mort brutale du grand-père, les adultes, les jeunes adultes et les petits qui disparaissent pour vivre le deuil loin d’elle, puis le déménagement de toute cette « constellation affective » à près de 1000 kilomètres. Tout est perdu coup sur coup. Tout ce qui faisait sécurité s’effondre à l’âge de cinq ans.

On lui cache la vérité, toujours pour “la protéger” : la mort, les rendez-vous médicaux, les départs.
Sa mère lui dit même que la grand-mère « va acheter de la limonade et revient tout de suite », alors que la voiture qui l’emporte a déjà tourné au bout de la rue. L’enfant attend des heures derrière la fenêtre, des jours et des nuits passent avant de comprendre la trahison. Où la grand-mère est-elle donc partie acheter cette limonade alors que l’épicerie est à cinquante mètres ? Et pourquoi la mère mentirait-elle ?

Ce mélange – amour réel, mais vérité fuyante – s’imprime profondément.
C’est ainsi que naissent parfois des attachements anxieux-désorganisés : une recherche constante de proximité, contrariée par une méfiance viscérale envers ceux qu’on aime.

Lorsque plus tard l’école devient un terrain d’humiliation, d’incompréhension, parfois de harcèlement, le schéma s’enracine davantage. Les adultes perdent patience. Les pairs se moquent. Les pleurs deviennent agaçants aux yeux des uns, excessifs pour les autres. L’enfant apprend que ses émotions dérangent et doivent être contournées.

Le premier geste : regarder le soleil derrière les cils

Un jour de CM2, elle invente un rituel.
Elle regarde le soleil en plissant les yeux jusqu’à voir apparaître des halos.
Entre ces halos passent les corps flottants qu’elle perçoit depuis l’enfance.
Elle reste longtemps ainsi, dans une sorte de transe silencieuse où le monde semble enfin stable, répétitif, contrôlable.

Ce n’était pas un jeu, ni un tic ou une manie.
C’était un refuge sensoriel. Et cela agace les adultes autour d’elle : « Elle plisse les yeux tout le temps, elle va se rider avant l’âge et puis ça fait carrément autiste ! »

Puis, à l’entrée en sixième, un second rituel apparaît : presser le coin interne de l’œil pour entendre le petit bruit rassurant du canal lacrymal. Quoiqu’il arrive, il est toujours présent et sonore.
Plus tard, passer le doigt entre la paupière et le globe pour provoquer la production et le retrait de mucosités.
Chercher la sensation exacte du glissement, du soulagement, du contact.

Ces gestes se répètent dans les moments d’ennui, de solitude, ou dans la voiture – un lieu clos, passif, où l’enfant devenu adolescente n’a ni prise ni contrôle.
Ce n’est pas anodin : la voiture est souvent le théâtre des anciennes angoisses d’abandon.

On croit avoir affaire à un tic encore (« Cette gamine est pleine de tics ! »)
En fait, le geste est un système d’auto-apaisement créé dans une période où aucun adulte ne pouvait répondre de manière cohérente à l’angoisse.

Les questions qui ont ouvert des portes

Voici les questions qui, dans un travail d’accompagnement, relation d’aide par psychopraticienne, ont permis de traverser la surface du phénomène :

« Quand ce geste a-t-il commencé exactement, et que vivais-tu à ce moment-là ? »

« En quoi te soulageait-il ? Quelle sensation cherchais-tu ? »

« À quoi ressemblaient les départs, les séparations, les mensonges protecteurs de ton enfance ? »

« Qu’as-tu ressenti lorsque les figures d’attachement ont disparu soudainement ? »

« As-tu connu beaucoup de ruptures ou de brusques changements de cadre dans l’enfance ? »

« Quel lien fais-tu entre les périodes de stress intense et le retour du geste ? »

« Comment réagissais-tu quand tu évoquais tes émotions enfant ? Était-il permis de dire la vérité de ce que tu ressentais ? »

« Que se passe-t-il en toi dans les moments où tu le fais encore ? Quel vide, quelle tension, quelle émotion cherches-tu à éviter ou à réguler ? »

Ce ne sont pas des questions inquisitrices.
Elles sont des clés.
Elles ont permis de relier le geste à la sensation d’abandon, au mensonge vécu comme trahison, à la perte soudaine des repères, à l’impossibilité d’exprimer la peur sans être moquée ou rejetée.

Le deuil gelé et la chute dans le spiritisme

Des années plus tard, l’histoire se rejoue autrement.
L’annonce de la mort d’un ami important déclenche un bouleversement intérieur. Le deuil ne peut pas prendre sa place : il arrive trop tard, trop brutalement. C’est ce que la psychologie appelle un « deuil gelé ».

Alors commence une plongée inattendue dans le spiritisme, plusieurs fois par jour, malgré une formation intellectuelle solide, malgré une connaissance religieuse (et notamment des interdits de l’église) qui, rationnellement, aurait dû empêcher cette dérive.

Mais l’inconscient, lui, ne raisonne pas.
Il cherche à réparer. En permanence.

Cette pratique lui offre une illusion parfaite : une présence constante, une voix aimante, des messages flatteurs, parfois même des phrases qui semblent venir de l’extérieur.
Pendant trois mois, cette pseudo-relation lui donne exactement ce que l’attachement désorganisé réclame : un lien impossible à perdre ! La canalisation la plus parlante en rapport avec l’enfance de la femme est celle-ci, l’esprit aimant lui écrit par le biais d’un oui-ja : « Je voudrais pouvoir t’offrir le sentiment que tu n’as rien perdu ». Le message est à double sens. C’est elle qui possède l’impression d’avoir perdu un lien mais il n’en serait rien.

Puis survient le retournement : l’apparition d’un “esprit farceur”, menaçant, incohérent, terrifiant.
Psychologiquement, il s’agit souvent du moment où la construction intérieure se fissure, où l’inconscient cesse de soutenir l’illusion et laisse remonter les peurs enfouies. D’ailleurs la femme le dit : « Tout était si merveilleux. J’ai pensé qu’il y avait peut-être un loup, que totu allait peut-être finir de façon catastrophique et c’est ce qui est arrivé ».

La crise qui suit est sévère, pleine de migraines et de pleurs incontrôlés mais elle marque le début d’une prise de conscience (lorsqu’elle entreprend une relation d’aide ces faits datent de quatre ans).

Les rêves qui suivent : symboles d’une intégration

Après cette période, des rêves intenses apparaissent :
un ami défunt, lumineux, comme si la vérité du deuil trouvait enfin un espace.
Un lion orange, presque fluorescent, fonçant sur elle et ne pouvant la toucher.
Des expériences de décorporation, souvent associées à des états de stress aigu.

Ces manifestations, loin d’être paranormales, sont des symboles psychiques puissants.
Le lion représente la peur primitive qui traverse sans détruire.
La figure lumineuse, la mémoire d’un lien réintégré.
La décorporation, l’effort du système nerveux pour s’éloigner d’une surcharge émotionnelle.

Le psychisme travaillait enfin à intégrer ce qui était resté bloqué pendant des années.

La puissance de la relation d’aide

Comprendre cette histoire n’a été possible que parce qu’un cadre sécurisant a été mis en place. Dans cet espace, il n’y avait plus d’humiliation, plus de mensonge protecteur, plus de départs brusques.

Pour la première fois, quelqu’un posait des questions vraies, recevait les réponses, reliait les fragments. C’est précisément cela que cherche un attachement désorganisé : un autre humain capable de rester, d’écouter et de ne pas se dissoudre.

Ce travail a permis de comprendre que :

le geste n’était pas un tic
le spiritisme n’était pas une dérive morale
les rêves n’étaient pas des signes mystiques
le deuil n’était pas pathologique
les peurs dans le couple n’étaient pas irrationnelles

Tout cela était la cohérence d’une seule et même histoire : celle d’une petite fille qui avait perdu ses repères trop tôt et avait inventé des stratégies de survie d’une grande intelligence émotionnelle.

Conclusion

Il est facile de se juger pour nos comportements étranges, nos obsessions, nos gestes répétitifs ou nos élans spirituels imprudents.

Pourtant, lorsqu’on écoute vraiment l’histoire derrière les gestes, on découvre souvent que ce qui semblait absurde était profondément sensé.

Un attachement anxieux-désorganisé n’est pas un défaut, mais une tentative de se protéger.
Un tic n’est parfois qu’un langage inventé pour survivre.
Une dérive spirituelle peut être le cri d’un deuil resté en suspens.
Et la relation d’aide peut offrir ce que l’enfance n’a pas pu donner : une présence stable, qui permet enfin de comprendre, de traverser et de se réparer.

« C’est beau, mais tout le monde ne peut pas se le permettre » : la phrase qui nous empêche de regarder nos choix en face

Par Céline Baron, sophrologue et coach de vie

On l’entend partout : dès qu’une personne raconte un projet mené à bien, un changement de vie, un accomplissement, surgit cette sentence polie et un peu venimeuse : « C’est beau, mais tout le monde ne peut pas se le permettre ! » À force de l’entendre, on finirait presque par y croire ! Pourtant, cette phrase est souvent fausse, et surtout, elle nous empêche de voir ce que nos vies révèlent vraiment : des choix, pas des impossibilités. Comment y voir plus clair ? En lisant derrière les mots et en comprenant bien qu’il est plus facile de se donner des excuses que des objectifs bien concrets !

Je vais être directe : en dehors des situations où la maladie, la précarité ou un effondrement mental empêchent réellement d’agir, la plupart des “je ne peux pas” sont en réalité des “je ne veux pas assez”, “je ne veux pas payer le prix”, ou “je ne suis pas prêt à renoncer à telle chose”. Ce n’est pas un jugement. C’est un constat. Et tant qu’on se cache la vérité, on ne peut pas avancer. C’est la base de toute thérapie.

Psychologiquement, dire « je ne peux pas » est très confortable. Cela supprime la responsabilité personnelle et fabrique l’illusion d’une contrainte extérieure absolue : le travail, les enfants, le budget, la fatigue, la région, le métier. Une manière élégante de dire “la vie décide pour moi”. En réalité, c’est souvent un mécanisme d’évitement. On préfère croire à une impossibilité plutôt que d’avouer que certaines choses ne sont tout simplement pas nos priorités.

Prenons des exemples simples. Beaucoup de personnes affirment ne pas pouvoir acheter une maison, changer de vie ou partir plusieurs mois, tout en dépensant sans sourciller en vêtements, en restaurants, en manucures ou en voyages express. Non, ce n’est pas un manque de moyens : c’est un système de choix où la gratification immédiate passe avant la construction sur le long terme. Renoncer à un plaisir fait peur. Renoncer à un plaisir peut faire mal à l’ego. Économiser demande de la discipline. Et se priver temporairement n’a rien de séduisant. Alors on dit « je ne peux pas ». C’est plus doux que “je n’ai pas envie de faire les efforts que ça implique”.

Et puis, il y a la peur du changement, ce moteur invisible qui dicte plus de vies qu’on ne l’admet. Changer de région, changer de métier, réduire son confort, accepter l’inconnu : tout cela active nos alarmes internes. L’être humain préfère rester dans une situation qui ne lui convient pas tout à fait, plutôt que de s’aventurer vers une situation qui pourrait être meilleure mais qui le déstabilise. Alors, encore une fois, “je ne peux pas” sert de bouclier. On masque la peur derrière un argument financier ou logistique. Ça passe mieux. Sans compter le : « Si j’étais toi je ne le tenterais pas… Tu risques de perdre ta stabilité »…

Mais le plus intéressant, c’est la comparaison. Quand quelqu’un ose, fait, transforme, il devient un miroir gênant. Il reflète nos renoncements, nos immobilismes, nos rêves laissés de côté. Alors, pour atténuer ce petit pincement intérieur, on lance : « Vous avez de la chance ». Comme si la chance tombait du ciel, comme si certains recevaient un cadeau que d’autres n’auraient pas mérité. C’est une façon très élégante de dire : “Je n’ai pas fait ces choix-là, et ça me dérange un peu que tu les assumes.”

Prenons un exemple concret. Un couple, convaincu qu’il ne construirait jamais rien dans la ville où il vivait, a décidé un jour de prendre son libre arbitre au sérieux. Ils ont quitté la ville, changé de travail, et acheté une maison à rénover pour moins de 50 000 euros à la campagne. Sept années entières de travaux, de sacrifices, d’économie, de compromis, de soirées à poncer plutôt qu’à sortir, de vacances sacrifiées, d’anxiétés sur l’avancement. Sept ans à investir dans un projet plutôt que dans le quotidien. Quand la maison a été terminée, ils l’ont revendue. Avec cette plus-value, ils ont acheté plus grand, dans une région plus belle. Et autour d’eux, les réactions n’ont pas tardé : « Vous avez de la chance ! » Non. Ce n’est pas de la chance. C’est du choix. Du renoncement. De la discipline. De la volonté. De la persévérance. Ce que l’on nomme “chance” chez les autres est souvent la somme invisible de décisions courageuses.

On entend aussi cette phrase dans le domaine de la maternité, et elle en dit long sur nos mécanismes internes. Une femme raconte qu’elle allaite depuis un an, qu’elle a réorganisé son budget, son rythme et ses priorités pour que cela fonctionne. En face, une coiffeuse lui répond : « C’est super… mais moi, avec mon métier, je ne peux pas me le permettre. » Ce « je ne peux pas » n’est pas vrai. Pas dans le sens littéral. Allaiter un an en travaillant est difficile, contraignant, fatigant, parfois épuisant, mais c’est faisable lorsqu’on décide d’ajuster son mode de vie : dépenser moins, réduire le superflu, ralentir temporairement, réaménager son emploi du temps ou s’organiser autrement. Ce n’est pas l’impossibilité qui bloque, c’est le prix à payer. Et ce que cette phrase signifie réellement est plus inconfortable : « Ce n’est pas ma priorité. Je choisis de conserver mon niveau de dépenses, mon rythme, mon confort, mes habitudes. M’investir dans l’allaitement long n’est pas mon choix numéro un. » Ce n’est ni une faute, ni une preuve de mauvaise volonté : c’est un choix, simplement un choix. Mais dans un univers saturé d’injonctions maternelles, dire la vérité demande un courage énorme. Alors on préfère l’illusion de l’impossibilité : c’est le métier, c’est la vie, c’est “comme ça”…

En réalité, ce n’est pas le métier qui empêche. Ce sont les priorités qu’on ne veut pas nommer. Et tant qu’on continue à se cacher derrière un « je ne peux pas », on se prive de la seule chose qui libère vraiment : reconnaître que l’on choisit. Que l’on choisit toujours, même quand on prétend que non.

Dans une société où tout doit être confortable, où l’on voudrait la réussite sans la frustration, et les changements sans efforts, le libre arbitre est presque devenu tabou. Pourtant, il est central. Le libre arbitre, ce n’est pas la capacité à faire exactement ce qu’on veut. C’est la capacité de choisir ce qu’on fait avec ce qu’on a. Et surtout d’assumer ces choix. Il n’est pas nécessaire de tout vouloir. Pas tout le monde veut allaiter un an, acheter une maison, voyager seule, déménager ou changer de métier. Et c’est très bien ainsi. Ce qui fait souffrir, ce n’est pas le choix que l’on fait. C’est de croire qu’on n’a pas choisi.
On se prive d’un immense pouvoir en refusant simplement de reconnaître que notre vie est construite par nos décisions — les petites, les grandes, les conscientes, les automatiques.

Dire « je choisis autrement », c’est affranchissant. C’est adulte. C’est aligné.
Dire « je ne peux pas », quand ce n’est pas vrai, c’est s’enfermer dans une cage dont la clé est dans notre poche.

La liberté commence souvent là : dans la lucidité un peu brutale, mais profondément libératrice, de dire
« Ce n’est pas que je ne peux pas. C’est que je choisis autre chose. »

Et c’est peut-être la seule phrase qui permet vraiment d’avancer.

Définir vos valeurs fortes, vos centres d’intérêt et vos valeurs non négociables : une étape indispensable pour vivre aligné(e)

Dans une vie où tout va trop vite, où les sollicitations extérieures sont permanentes et où les influences familiales, sociales ou professionnelles peuvent parfois nous écarter de nous-mêmes, il est essentiel de revenir à ce qui constitue notre vrai socle intérieur : nos valeurs.

Vos valeurs, ce sont les principes qui guident vos décisions, déterminent vos priorités et structurent votre manière d’être au monde.
Les connaître vraiment permet de :

  • reprendre du pouvoir sur sa vie,
  • poser des limites,
  • définir ses priorités quotidiennes,
  • éviter l’épuisement mental,
  • se sentir aligné(e), solide, cohérent(e).

1. Pourquoi définir vos valeurs fortes ?

Parce que vos valeurs sont votre boussole interne.

Elles influencent vos choix de vie, vos engagements, vos relations et même votre énergie au quotidien.
Lorsque vous vous éloignez de vos valeurs, vous ressentez fatigue, frustration, perte de sens.
Lorsque vous vivez selon vos valeurs, vous retrouvez fluidité, confiance et stabilité.

En 2000 j’ai pris une décision forte, par exemple, qui m’a menée à me séparer d’un compagnon trop matérialiste pour reprendre des études dans le champ de la spiritualité et à retourner plusieurs fois par an dans mon pays de coeur, la Grèce. Je me suis sentie d’un seul coup redevenir moi-même !


2. Trois catégories essentielles de valeurs

Pour clarifier simplement vos repères intérieurs, je propose de distinguer trois groupes de valeurs :

1. Vos valeurs fortes (vos piliers)

Ce sont celles qui passent avant tout. Elles guident vos décisions majeures.
Exemple : la famille très proche, la loyauté, la création artistique, la santé, la liberté, la stabilité émotionnelle…

2. Vos valeurs non négociables

Ce sont les limites claires que vous posez pour vous protéger.
Elles définissent ce que vous refusez d’accepter, même « pour faire plaisir ».
Exemple : ne pas investir d’énergie dans des relations toxiques, ne pas nourrir des dynamiques familiales qui blessent, refuser ce qui dévalorise votre identité.

Parfois se séparer des personnes toxiques qui nous ont fait du mal permet un nouveau départ.

3. Vos centres d’intérêt prioritaires

Ce sont les domaines où vous mettez volontairement votre temps, votre disponibilité mentale et votre énergie.
Exemple : l’éducation des enfants, le bien-être de votre couple, l’entretien de votre santé, la création artistique, votre activité professionnelle, les voyages, l’embellissement de votre lieu de vie…


3. Une méthode toute simple pour identifier vos valeurs

Voici une grille de réflexion que vous pouvez proposer à vos clients… ou utiliser pour vous-même.


La Grille des Valeurs Alignées

Étape 1 : Mes valeurs fortes (mes piliers)

Quelles sont les trois ou quatre réalités sans lesquelles ma vie ne serait plus la même ?
Qu’est-ce qui donne du sens à tout le reste ?

Étape 2 : Mes valeurs non négociables (mes limites protectrices)

Qu’est-ce que je refuse désormais d’accepter ?
Qu’est-ce qui abîme mon identité, ma santé mentale ou mon énergie ?

Étape 3 : Mes centres d’intérêt prioritaires (là où je place mon énergie)

Quelles sont les activités, relations ou projets qui méritent volontairement mon attention quotidienne ou hebdomadaire ?
Où je veux progresser, investir, créer ou m’épanouir ?

Étape 4 : Ma façon de vivre (mes choix concrets)

Comment mes valeurs s’expriment-elles dans ma gestion du temps, de l’argent, de mon corps, de mes relations et de mon environnement ?


4. Exemple d’application

Pour illustrer, voici comment on peut remplir cette grille en s’appuyant sur un cheminement personnel :

Valeurs fortes :

  • Soutenir et protéger sa famille très proche.
  • Cultiver un environnement de vie apaisant et sain.
  • Entretenir sa beauté, sa santé et sa vitalité.
  • Être fidèle à sa mission professionnelle, le soin et l’accompagnement dans mon cas (c’est un simple exemple).

Valeurs non négociables :

  • Ne pas nourrir des relations familiales destructrices, dénigrantes ou énergivores.
  • Refuser toute dynamique qui abaisse l’estime de soi.
  • Ne pas gaspiller son énergie mentale dans des conflits stériles.

Centres d’intérêt prioritaires :

  • L’éducation et l’épanouissement des enfants.
  • Le bien-être du couple et du foyer.
  • Les travaux, l’organisation et l’embellissement du lieu de vie.
  • L’activité thérapeutique.
  • Les voyages et les vacances familiales.
  • Les projets créatifs : écriture, dessin, musique.

Choix de vie :

  • Consommer intelligemment, en réduisant les dépenses inutiles.
  • Privilégier les moments de qualité aux achats matériels.
  • Orienter son budget vers le bien-être du foyer, les projets de vie et les expériences essentielles.

5. Comment utiliser cette grille au quotidien ?

  • Chaque fois que vous prenez une décision, repassez-la au filtre de vos valeurs fortes.
  • Chaque fois que vous ressentez un malaise, vérifiez si une valeur non négociable n’est pas violée.
  • Chaque fois que vous vous sentez dépassé(e), observez quel centre d’intérêt a été négligé.
  • Chaque fois que vous devez faire un choix financier, demandez-vous : est-ce aligné avec mes valeurs de vie ?

Conclusion

Définir vos valeurs, ce n’est pas un exercice théorique : c’est un acte de puissance intérieure.
C’est reprendre votre espace, votre énergie, votre liberté.
C’est vous autoriser à construire une vie cohérente, apaisée, fidèle à qui vous êtes vraiment.