La confiance en soi demeure un pilier essentiel de notre bien-être psychologique et de notre succès dans la vie en général. Elle se définit comme la croyance positive en ses propres capacités, en sa valeur personnelle et en sa compétence pour affronter les défis de la vie et du temps qui passe.
Tout au long de notre parcours, nous pouvons gagner ou perdre cette confiance précieuse, influencée par divers facteurs internes et externes.
Dans cet article, nous allons explorer comment on peut gagner et perdre la confiance en soi, ainsi que les situations-charnières qui peuvent la mettre à rude épreuve…
I. Comment on la Gagne ?
Gagner la confiance en soi est un processus graduel et continu. Voici quelques étapes clés qui permettent de renforcer cette précieuse qualité psychologique :
1. La connaissance de soi : La confiance en soi commence par une connaissance approfondie de soi-même. Il est essentiel de comprendre ses forces, ses faiblesses, ses valeurs et ses aspirations. Une auto-évaluation honnête aide à cultiver une image réaliste de soi et à identifier les domaines où l’on peut s’améliorer. Par exemple : sans être perfectionniste je sais que je me lance souvent dans des grands défis sans évaluer en détail le challenge ou le niveau d’implication qu’ils représentent. Parfois je peux relever de très grands défis comme réaliser une intervention télévisée où je parle de mon travail de thérapeute mais aussi d’artiste et sans même y être réellement préparée. D’autres fois je peux décider de tourner spontanément une vidéo pour ma chaîne de thérapeute parce que je me sens soudainement inspirée et récolter de nombreux avis positifs. Un réel échange va naître avec mes clients ou mes coachés sur le sujet. Et puis d’autres je relève un défi trop élevé qui demandait en fait un réel investissement supplémentaire de temps ou d’argent. Et là je peux me sentir en échec. Par exemple : j’ai emporté avec moi 150 livres pour un salon du livre et je n’en ai vendu que 18 parce que la promotion dudit salon n’avait pas été faite correctement. Je pourrais alors commencer à me remettre en question de façon illégitime car finalement j’ai fait ma part ! La mauvaise organisation d’un salon et le faible nombre de visiteurs ne relève pas de moi, ni de mes capacités d’auteur. Je sais cela et ça m’évite de perdre ma confiance en moi et du temps. Il s’agit aussi pour moi de savoir me dire : « Tu sais comme tu es : tu veux toujours le meilleur mais ce que tu accomplis en général est déjà bien supérieur à ce que peuvent accomplir des gens qui travaillent toute la semaine, qui en plus élèvent leurs enfants comme toi etc.Tu devrais donc t’estimer heureuse plutôt que de ruminer »…
2. Les succès et les réalisations : Les succès passés jouent un rôle fondamental dans la construction de la confiance en soi. Chaque réussite, aussi petite soit-elle, renforce la conviction en ses compétences. Célébrer ses réalisations, même modestes, permet de développer une vision positive de soi. Beaucoup de personnes sont, par exemple, emballées en voyant mes sculptures ou mes dessins, du coup je n’ai pas peur de frapper aux portes pour demander à être exposée. Cela n’était pas le cas il y a encore cinq ans.
3. Les encouragements et le soutien social : Les interactions avec les autres jouent un rôle significatif dans le renforcement de la confiance en soi. Recevoir des encouragements et du soutien de la part de proches, de mentors ou de collègues favorise un sentiment d’acceptation et de reconnaissance. C’est pourquoi on ne peut pas s’entourer de gens critiques et négatifs, de personnes toxiques comme je l’ai expliqué ici
4. L’acceptation des échecs : La confiance en soi ne signifie pas l’absence d’échecs, mais plutôt la capacité à les accepter et à en tirer des leçons. Les revers sont inévitables, mais ils ne doivent pas miner la conviction en ses compétences. Apprendre de ses erreurs et persévérer renforce la confiance en soi. En se donnant de l’air cela est possible. J’aime l’expression « faire son bonhomme de chemin » qui signifie qu’on avance à son rythme en ne se préoccupant pas du rythme des autres et surtout en évitant les comparaisons. Lorsque je me sens en échec j’aime aussi penser à mes futurs voyages et me dire : « Cela ne m’empêchera pas de partir prochainement aux USA, en Utah que j’adore, ou en Inde etc. » Pouvoir penser que je suis finalement la seule personne aux commandes de ma propre vie est bénéfique.
II. Comment on la perd ?
La confiance en soi est vulnérable et peut être altérée par diverses influences négatives. Voici quelques éléments qui peuvent contribuer à la perte de confiance en soi :
1. Les critiques constantes : Recevoir des critiques constantes sans encouragements ni reconnaissances peut miner la confiance en soi. Les paroles blessantes et dévalorisantes peuvent faire douter de ses capacités et de sa valeur personnelle. Attention, beaucoup de personnes n’emploient pas la critique directe mais insinuent le négatif. C’est aussi ravageur que la critique ouverte ! Avec le temps j’ai appris à me séparer dans la vraie vie mais aussi sur les réseaux sociaux ou professionnels des gens qui me causent une forme de ressentiment… Pour exemple un de mes amis de lycée (donc un ami de trente ans de date !) sous-entendait systématiquement que j’étais une hyper-active faisant « trop de choses ». or, c’est ma personnalité profonde d’être très active. Pendant les vacances je suis capable de ne rien faire du tout pendant 1 mois à part profiter de l’instant présent. Il avait aussi tendance à faire comme si mon mari, qu’il connaissait pourtant depuis 15 ans, n’existait pas. J’ai ressenti un calme intérieur et une paix profonde le jour où je l’ai blacklisté de mes réseaux et où j’ai aussi coupé les ponts dans la vie réelle ! Moins de stress, moins de cogitations, plus besoin de se questionner sur le sens caché de ses mots (maux…)
2. Les comparaisons sociales : Se comparer constamment aux autres peut créer un sentiment d’insécurité. Chacun a son propre chemin et ses propres compétences, et se concentrer sur les réussites des autres peut diminuer l’estime de soi. Pour exemple si vous êtes issu d’une classe sociale modeste comme moi et que vous avez travaillé durement pour obtenir ce que vous possédez et que vous vous comparez à une personne milliardaire de naissance qui n’a jamais eu besoin de travailler et qui passe ses vacances dans des lieux de rêves au bout du monde vous serez très malheureux et vous perdrez votre confiance en vous !
3. Les échecs répétés non résolus : Si les échecs s’accumulent sans résolution ou apprentissage, la confiance en soi peut s’éroder. Il est crucial de faire face à ces échecs de manière constructive pour éviter qu’ils n’affectent négativement l’estime de soi. Comme j’aime le dire il y a un temps où il faut savoir devenir son propre parent et ne plus se voiler la face sur des échecs récurrents. Par exemple, si vous avez un idéal d’homme ou de femme mais que vous finissez toujours en couple avec quelqu’un de très éloigné de vos critères parce que vous n’avez pas encore trouvé la perle rare, il faut peut-être arrêter de chercher et attendre, faire autre chose, vous former à un nouvel apprentissage, poser votre concentration sur le développement personnel ou les voyages etc. jusqu’à ce que la bonne personne se présente à vous ! Il faut en tout cas analyser cette situation qui a tendance à se répéter !
4. Le perfectionnisme excessif : Viser la perfection à tout moment peut être épuisant et contre-productif. Lorsque les objectifs sont irréalistes, les déceptions fréquentes peuvent entraver la confiance en soi.
III. Les Situations-Charnières : L’Épreuve de la Confiance en Soi
Certaines situations charnières peuvent malheureusement ébranler notre confiance en soi, même lorsque nous l’avons cultivée avec soin. En voici quelques exemples :
1. Le rejet amoureux ou amical : Être rejeté dans une relation amoureuse ou une amitié proche peut avoir un impact profond sur l’estime de soi. Le sentiment de ne pas être assez bien peut surgir, remettant en question sa confiance en soi.
2. Le licenciement ou l’échec professionnel majeur : Perdre son emploi ou subir un échec professionnel retentissant peut ébranler la confiance en ses compétences et en sa valeur sur le marché du travail.
3. Les événements traumatisants : Des événements traumatisants, comme un accident grave ou une perte importante, peuvent ébranler la confiance en soi et générer un sentiment d’impuissance.
4. Les conflits interpersonnels majeurs : Les conflits intenses avec des proches, des collègues ou des amis peuvent faire douter de ses compétences sociales et émotionnelles.
En conclusion, la confiance en soi est une qualité précieuse qui évolue au fil du temps. En se connaissant soi-même, en célébrant ses succès, en acceptant les échecs et en s’entourant d’un soutien positif, on peut la renforcer. Cependant, il est important de se méfier des influences négatives, telles que les critiques constantes et les comparaisons sociales, qui peuvent la fragiliser. Certaines situations charnières, telles que le rejet ou les échecs majeurs, peuvent également mettre à l’épreuve notre confiance en nous. En comprenant ces processus, nous pouvons mieux préserver et cultiver cette confiance essentielle pour une vie épanouissante. La sophrologie et la visualisation positive peuvent vous aider à développer votre confiance en vous !

