Les apports de la psychogénéalogie

Le poids de l’héritage familial

La psychogénéalogie est une théorie qui puise ses racines dans l’observation du transgénérationnel. Le transgénérationnel désigne le bagage transmis d’une génération à l’autre. Ce bagage contient l’histoire de la famille, d’une même lignée, mais aussi les traumatismes de ses membres, qui au fil du temps s’intègrent aux descendants, de façon inconsciente. Le transgénérationnel est donc, en ce sens, un véritable héritage familial historique, émotionnel, psychologique et comportemental. Il peut avoir des répercussions sur plusieurs générations même très éloignées.

Le cordon ombilical : le lien premier

Le cordon ombilical est le lien premier à la mère mais bien plus encore : à toute une lignée construite comme un corps, avec des membres entretenant des peurs, des craintes, ayant assumé et résolu ou non des traumatismes et des deuils variés. Quelle est alors la place de l’autonomie lorsqu’on sait que nous sommes tous naturellement enclins à prolonger (via le cordon) l’histoire familiale ? Certains dysfonctionnements, certaines maladies, angoisses ou phobies paraissant « sans origine » peuvent, en fait, être directement imputés (après présentation spontanée de l’arbre généalogique tel qu’on le connait par les dires et les « traces » de nos aïeux) à notre héritage familial.

Comment s’effectue la transmission ?

Cette transmission est absolument invisible. Elle est silencieuse et non directive. Elle n’est jamais formulée par quiconque. Cependant les éléments occultés par la famille « passent » tout de même d’une génération à l’autre par le biais du cordon et de la filiation. Les deuils non résolus et les situations de « dettes » vont alors s’exprimer chez les membres d’une descendance par des maux (répétitions, phobies, craintes, empêchements…) et par des processus distincts : la date anniversaire, la loyauté familiale invisible, la tache inachevée (effet Zeigarnik)

Des souffrances qui ne nous appartiennent pas

Lorsqu’on arrive à mettre en évidence un événement traumatisant ainsi que d’éventuelles répétitions de l’événement ou la récurrence de dates charnières d’une génération à l’autre alors le client se libère du poids de son héritage familial. Il peut faire le deuil de certains de ces événements notables, décider de conserver le côté le plus positif de son histoire et s’acheminer vers la guérison psychologique. Il comprend que les souffrances, les douleurs, les peurs de ses ancêtres ne lui appartiennent pas. Plutôt que de renouveler l’histoire familiale, il est désormais libre d’organiser sa propre histoire, de se concentrer sur son propre vécu.

Autonomie et nouveau soi

Les liens fusionnels avec les parents, les grands-parents, les arrières grands-parents et les histoires et événements transmis peuvent alors être coupés. Il n’y a plus, pour le client, aucune raison de perpétuer les comportements de ses ancêtres. Il n’y a plus non plus besoin de s’efforcer d’être soi-même en allant systématiquement à contresens de cette histoire familiale. L’autonomie et le cheminement vers soi en sont favorisés. La psychogénéalogie est une approche passionnante pour tous ceux qui portent le poids de leur cercle familial sur les épaules ou qui se sentent « bloqués » dans des automatismes qui ne leur appartiennent pas.

Comment procède le psychopraticien ?

Après discussion avec son client, il initie la réalisation d’un génogramme. Il s’agit du graphique d’un arbre généalogique sur 3 générations ou plus, qui mentionne des informations sur les membres. Ces informations sont celles que le client connait instinctivement ou par dires familiaux. Il est complété par la mise en avant des liens affectifs entre membres et les éléments marquants de l’existence (séparations, divorces, liens d’amour, d’amitié, conflits, suicides, dépressions, avortements etc.). Le script de vie du client peut ensuite être, avec le psychopraticien, modifié. D’autres outils peuvent intervenir dans la résolution à l’instar du psychodrame, très utile pour rejouer et se défaire d’une situation répétitive. Le psychopraticien jouera alors le rôle de l’animateur, du metteur en scène et du leader, tour à tour, en restant neutre, discret, en retrait et en prodiguant une écoute ultra-active. Il mène ainsi les participants à exprimer leurs ressentis et à cheminer vers une réponse personnelle à leurs maux.

 

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